3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 20:49
Aussi léger que l’air, mais plus solide que le fer et plus malléable que le caoutchouc; un nouveau matériel, fait de faisceaux de nanotubes, combine toutes ses caractéristiques dans une substance qui réagit comme un biceps bionique lorsqu’on lui applique une charge électrique.





Le muscle de nanotubes peut se contracter et se dilater plus de 1000 fois par seconde

Ce nouveau muscle artificiel est un aérogel; une substance extrêmement légère et particulièrement spongieuse. Sous forme de longs filaments, ce muscle, lorsque soumis à une charge électrique, voit ses nanotubes se contracter et se dilater perpendiculairement à leur longueur sur plus de trois fois leur diamètre, et ce, à une vitesse ahurissante, précise Ray Baughman de l’Université de Dallas au Texas.

Ce muscle artificiel peut se contracter et se dilater à plus de 4000 fois la vitesse d’un muscle humain et peut être interrompu et réactiver plus de 1000 fois par seconde sans qu’aucune détérioration dans le matériel n’apparaisse.

Autre particularité impressionnante est l’étendue des températures que peut supporter ce muscle artificiel. En effet, le muscle conserve ses propriétés sans aucune détérioration de 80 K (-193 C) jusqu’à 1900 K (1627 C). Baughman nous rappelle que ces températures ne sont pas des limites, le muscle peut certainement fonctionner au-delà de ces extrêmes, mais leurs instrumentations n’ont pas la capacité de prendre des mesures au-delà de ces limites.

Ces nouveaux muscles pourraient donc être utilisés dans des conditions extrêmes tels que dans la profondeur des océans, dans l’espace ou même dans des environnements de hautes températures.


Animation de la contraction et de la dilatation des nanotubes

Source :
Nature

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