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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 23:59

La prostitution

 

Cette visibilité à outrance du sexe entraîne des dérives : prostitution et harcèlement sexuel sur le lieu de travail ou dans les transports en commun sont chose courante. Les femmes victimes de harcèlement et de viol se taisent de peur de perdre leur emploi ou le respect de leur famille

 

La prostitution, quoique punie par la loi, est tolérée, sauf quand il s’agit de mineurs. Dans beaucoup de quartiers, on trouve des maisons closes fréquentées par des cadres, des salary men ou des personnes fortunées. On estime à 150 000 le nombres de prostituées asiatiques et russes installées au Japon.

 

D’autres modes de prostitution se développent également. Le delivery health (« santé à domicilie ») correspond à la prostitution à domicile de jeunes femmes (hôtesses de bar notamment).

 

L’enjo kôsai est une forme de prostitution des lycéennes et collégiennes. Celles-ci sont payées par des hommes beaucoup plus âgés qu’elles, mariés ou célibataires, pour des rendez-vous galants, au cours desquels il arrive souvent qu’elles fournissent des services sexuels plus ou moins poussés. Les contacts sont organisés par des sites internet ou des clubs téléphoniques de rencontre (telekura). L’enjo kôsai est lié à la politique consumériste du Japon. Les jeunes filles y participant ont des motifs plus ou moins triviaux, comme la curiosité, la recherche d’attention parentale, la solitude, l’obtention de cadeaux et d’argent pour l’achat de divers produits (souvent des sacs de grandes marques) ou pour partir en voyage. On estime qu’environ 13% des lycéennes ont déjà participé à l’enjo kôsai, qui ne fait qu’augmenter, malgré la répression (les hommes arrêtés risquent jusqu’à un an de prison). La lutte contre ce phénomène est d’autant plus difficile que l’anonymat des adultes est garanti par internet, les téléphones portables et les love hotel.

 

 

Love hotel

 

On trouve des love hotel aux sorties des autoroutes ou près des grandes gares : ils permettent aux coupls, légitimes ou non, de profiter d’un moment d’intimité. L’entrée et la sortie sont différentes, pour préserver l’anonymat. Les chambres sont plus grandes et plus confortables que dans un hôtel classique et chacune correspond à un fantasme particulier, avec plein d’accessoires : caméra, télé, karaoké, jacuzzi, miroir, films porno, préservatifs,… Il faut compter autour de 3 000 yens (25 euros) pour 2 à 3 heures, entre 6 500 et 8 000 yens (50 à 65 euros) pour la nuit. On paie à la chambre, et non à la personne.

 

 

Extrait de l’agenda Pika éditions 2006

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Published by Milem - dans Japon
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