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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 12:30

Yukio Mishima (三島 由紀夫, Mishima Yukio ) de son vrai nom Kimitake Hiraoka (平岡 公威, Hiraoka Kimitake ) est un écrivain japonais, né le 14 janvier 1925, et qui s'est suicidé par seppuku le 25 novembre 1970.

 

Mishima publia près de quarante romans pour un total d'une petite centaine d'ouvrages : essais, 20 recueils de nouvelles, 18 pièces de théâtre… Son œuvre est très ambiguë : jusqu'au début des années 1960, ses écrits sont de type plus européen que purement japonais. Il vivait d'ailleurs à l'occidentale, dans une villa moderne, généralement vêtu de complets-vestons, lisant abondamment les classiques européens (il affectionnait Racine, mais lisait aussi l'anglais et un peu le grec). Pourtant il se revendique de la tradition classique japonaise dont il est également familier. Ambiguïté aussi dans son attirance pour les hommes, tout à la fois assumée dans ses livres et refoulée dans sa vie.

 

 

Vie privée 

Après Confessions d'un masque, Mishima essaie de s’échapper de son personnage fragile en s’astreignant à des exercices physiques. En 1955, il a un corps d’athlète qu’il entretiendra jusqu’à la fin de sa vie et il devient un expert en kendo.

 

Mishima fréquente les bars homosexuels en observateur et aurait quelques liaisons avec des étrangers de passage au Japon. Après avoir envisagé une alliance avec Shoda Michiko, qui devient par la suite la femme de l'Empereur du Japon Akihito, il se marie en 1958 avec Yoko Sugiyama. Il aura avec elle deux enfants.

 

En 1968, il joue dans Le Lézard noir aux côtés de l'onnagata Akihiro Miwa, supposément son amant.

 

Dans les années 1960, il exprime des idées fortement nationalistes. En 1967, il s’engage dans les Forces d'autodéfense du Japon puis forme la milice privée Tatenokai (« société du bouclier ») destinée à assurer la protection de l’empereur.

 

À la fin de sa vie, il joue dans plusieurs films et co-réalise une adaptation de sa nouvelle Patriotisme (憂国, Yūkoku ).

 


Suicide par éventrement 

Au cours de l'année 1970, il achève sa tétralogie La Mer de la fertilité avec son quatrième tome, L'Ange en décomposition. Le 25 novembre, il poste à son éditeur la fin de son manuscrit puis se rend au ministère des Armées accompagné de quatre jeunes disciples. Au deuxième étage de l'École militaire du quartier général du ministère de la Défense, quartier d'Ichigaya à Shinjuku (Tokyo), aujourd'hui Mémorial des forces japonaises d'autodéfense, il prend en otage le général commandant en chef des forces d'autodéfense et fait convoquer les troupes : il leur tient alors un discours en faveur du Japon traditionnel et de l'empereur. La réaction des 800 soldats est vite hostile. Devant les huées, il se retire vers 11 h.

 

Suivant le rituel, Mishima se donne la mort par seppuku ; son kaishakunin, un des membres de Tatenokai Masakatsu Morita (en), devait accomplir la décapitation mais devant ses difficultés (il tremblait), c’est Hiroyasu Koga (en) qui termine le geste. Morita suivra ensuite Mishima dans la mort. Ce coup d'éclat avait été minutieusement préparé pendant plus d'une année ; Mishima avait même décrit une action très similaire dans son roman Chevaux échappés, avec une fin tout aussi tragique. Certains ont avancé que cette tentative de coup d'État n’était qu’un prétexte symbolique destiné à accomplir le suicide rituel que Mishima avait toujours fantasmé et qu'il avait depuis longtemps prémédité et mis en scène.

 

Selon Marguerite Yourcenar, « la mort de Mishima est l'une de ses œuvres et même la plus préparée de ses œuvres. » Elle écrit un essai Mishima ou la Vision du vide en 1980.

 

 

Japon---Yukio-Mishima-Portrait.jpg

 

 

Source : Wikipedia - Yukio Mishima [Fr]

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Published by Milem - dans Japon
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