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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 11:05

La mise en veille

Lorsque l’ordinateur est mis en veille, il est mis dans un mode particulier qui consomme très peu d’énergie. Mais il en consomme toujours ! Ainsi, la mémoire vive est toujours alimentée. L’état du système peut donc être conservé lors de la mise en veille. Autrement dit, mettre l’ordinateur en veille ne vous fait pas perdre votre travail en cours.

 

Pour sortir de veille, il suffit bien souvent de bouger la souris ou d’appuyer sur une touche du clavier (cela dépend toutefois de votre matériel). La sortie de veille est quasi-immédiate, ce qui la rend très pratique. Selon la configuration que nous allons voir tout à l’heure, il vous sera peut-être demandé le mot de passe de votre compte utilisateur.

 

Le mode veille prolongée

Un ordinateur en veille prolongée, contrairement à la veille simple, ne consomme plus du tout d'énergie. Autrement dit, vous pouvez débrancher l’ordinateur sans crainte (ou bien retirer sa batterie dans le cas d’un portable). La mémoire vive est donc perdue. Selon ce que nous avons dit précédemment, l'état du système (les logiciels et applications en cours, etc.) devrait donc être perdu également. Pourtant ce n'est pas le cas.

 

Le démarrage rapide

Comme son nom l’indique, permet à Windows de se lancer plus vite. En réalité, ce mode est un mode hybride entre la veille prolongée et l’arrêt du système. En effet, si les sessions utilisateurs sont bien arrêtées, la session « noyau » (la base de Windows si vous préférez) est copiée de la mémoire vive vers le disque dur. Ainsi, à la reprise, il n'y a plus qu'à lancer les sessions utilisateurs.

 

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Source : Openclassrooms.com

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 19:53

Entre 1561 et 1566, les habitants de Nuremberg en Allemagne et Bâle en Suisse furent témoins de phénomènes extraordinaires dans le ciel: de véritables ballets aériens de sphères, disques, tubes engagées dans des ballets voire des batailles avec crash à la clé.

 


Une observation datant de 1561 :


Voici une gravure d'une bataille aérienne entre ovnis au dessus des cieux de Nuremberg en Allemagne le 4 Avril 1561. Certains vaisseaux se sont écrasés. En raison des croyances religieuses des artistes médiévaux, les fuselages et ailes deviennent des croix et les fusées des tubes emplis de sphères.

 

1561b.jpg

(Gravure de la collection Wickiana, Zurich)


Vous noterez qu'il semble que deux personnages sont témoins du crash d'au moins un des objets volants.


Le 4 avril à l'aube, dans le ciel de Nuremberg (Allemagne), beaucoup d'hommes et de femmes voient se produire un très effrayant spectacle où interviennent divers objets, dont des boules: "environ 3 dans la longueur, de temps en temps, quatre dans un carré, beaucoup restaient isolées, et entre ces boules, on vit nombre de croix couleur de sang. Puis on vit deux grand tuyaux, dans lesquels petits et grands tuyaux, se trouvaient 3 boules, également quatre ou plus. Tous ces éléments commencèrent à lutter les uns contre les autres." (Gazette de la ville de Nuremberg).


L'événement dure 1 h et connaît un tel retentissement qu'un artiste, Hans Glaser, en exécute une gravure à l'époque. On décrit deux immenses cylindres noirs lançant de nombreuses sphères bleues, noires et rouge sang, des croix rouge sang et des disques. Ils semblent se livrer bataille dans le ciel. A en juger par la gravure de Glaser, certaines de ces sphères se seraient écrasées au sol, à l'extérieur de la ville.


REFERENCES:
Voir aussi Bâle 1566.

Ces observations ont été mentionnées dans:

"Ein moderner Mythus Von Dingen, die am Himmel gesehen werden"
"A modern myth: things seen in the skies"
"Un mythe moderne: les objets vus dans le ciel"

Carl Gustav Jung
Zürich, Stuttgart
Rascher Verlag 1958.



 

Une observation illustrée datant de 1566 :


1566.jpg

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Photo © Yves Bosson / Agence Martienne http://www.agence-martienne.fr/

(Gravure de la collection Wickiana, Zurich)


Le 7 août, à l'aube, de nombreux citoyens de Bâle (Suisse), effarés, peuvent voir pendant plusieurs heures des sphères noires se livrant à une formidable bataille aérienne, envahissant le ciel de leur cité: "à l'heure du lever du soleil, on a vu dans l'air beaucoup de grosses boules noires qui se dirigeaient à grande vitesse vers le soleil, puis qui firent demi-tour, s'entrechoquant les unes les autres comme si elles menaient un combat, un grand nombre d'entre elles devinrent rouges et ignées, par la suite elles se consumèrent et s'éteignirent" écrivit Samuel Coccius, l'étudiant en "écritures sacrées et en arts libéraux" qui consigna les étranges événements dans la gazette de la ville.


REFERENCES:
Voir aussi Nurnberg 1561.

Ces observations ont été mentionnées dans:

"Ein moderner Mythus Von Dingen, die am Himmel gesehen werden"
"A modern myth: things seen in the skies"

Carl Gustav Jung
Zürich, Stuttgart
Rascher Verlag 1958.

 

 


 

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Observation à Hambourg, 1697.


Cette illustration montre l'observation de deux objets (?) au-dessus de Hambourg, en Allemagne, le 4 Novembre 1697. Les objets ont été décrits comme "deux roues lumineuses".

 

Source : Ostdudauphin.fr/ufo.htm

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 12:50

Victor Lustig parvient à berner son acheteur en se faisant passer pour un fonctionnaire chargé de vendre la Dame de fer.

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Par et

Victor Lustig est sur des charbons ardents. Il lui faut quitter Paris, au plus vite. Qui n'en ferait pas autant à sa place ? Ce Tchécoslovaque de 35 ans vient de réaliser le coup du siècle en vendant la tour Eiffel à un gogo. Ses poches sont littéralement bourrées de liasses de billets de banque. Il n'a pas de temps à perdre, il doit disparaître de la circulation avant d'être démasqué. La police doit certainement être à ses trousses. Direction : Vienne.

 

La vente de la Dame de fer est une escroquerie mythique décrite dans plusieurs films. Cependant, de nombreux points restent obscurs, comme celui de la date exacte de la vente. Ce dont on est certain, en tout cas, c'est du nom du pigeon ferré par Lustig : André Poisson. Il s'agit d'un riche ferrailleur de la région parisienne. Comment croire que la tour Eiffel puisse être vendue ! Ne faut-il pas être le dernier des idiots ? C'est aussi gros que Rachida croyant pouvoir être maire de Paris, ou alors que Hollande prétendant inverser la courbe du chômage...

 

Né en 1890 dans une famille très bourgeoise, Victor Lustig n'est pas à son coup d'essai dans l'arnaque. À son actif : trucages de jeux, tuyaux pour courses de chevaux, fausse monnaie... Sa victime favorite est le milliardaire en croisière. Il a l'idée de vendre la tour Eiffel alors qu'il séjourne dans le Paris des Années folles pour y claquer le pognon de ses précédentes escroqueries. Quand il finit par se retrouver à sec, il se met en chasse d'un nouveau gogo. Qu'inventer, cette fois ? Attirer Depardieu dans le "trou du cul du monde" de la Belgique, en lui faisant croire qu'il y paiera moins d'impôts ? C'est déjà fait... C'est en lisant le journal que l'idée de sa prochaine arnaque prend forme. Il paraît que la tour Eiffel pose un gros souci d'entretien à l'État. Fleuron de l'Exposition universelle de 1889, elle aurait dû être démontée en 1909, mais elle est toujours debout à cause de son utilité dans le domaine militaire. Affichant 36 ans, la Dame de fer a grand besoin d'être rénovée, repeinte. L'article mentionne que l'État se bat les flancs pour trouver les fonds nécessaires. L'idée jaillit instantanément : trouver un ferrailleur à qui vendre la tour Eiffel !

 

Discrétion

Le Tchécoslovaque choisit d'incarner un haut fonctionnaire du ministère des Postes et Télégraphes, chargé par le président Doumergue en personne de vendre la tour Eiffel. Il envoie une invitation "officielle", à l'en-tête de la Ville de Paris, aux cinq ferrailleurs les plus nantis de la région pour les inviter à déjeuner au prestigieux hôtel Crillon. Dans ce repaire de milliardaires, de diplomates et d'hommes politiques, les ferrailleurs sont mis en confiance. Avec son allure aristocratique et son langage châtié, Victor Lustig crée immédiatement la confiance. Aucun doute n'effleure ses convives quant à son personnage. Avec un art consommé de la flatterie, il leur explique les avoir choisis pour le sérieux de leur réputation. Les cinq ferrailleurs sont aux anges. Quand il les sent bien à point, Lustig leur annonce la bonne nouvelle : ils ont le privilège d'avoir été choisis pour acheter la ferraille de la tour Eiffel, sur le point d'être démontée. Devant leur stupeur, il leur sert l'argument du coût d'entretien trop élevé pour l'État - tous les journaux en parlent ! - et précise que si la vente n'a pas été officiellement annoncée, c'est simplement pour éviter les mouvements de protestation inutiles. Bien entendu, "la France" compte sur leur discrétion pour ne pas répandre ce secret d'État. Après le dessert, Lustig les invite à monter à bord d'une limousine pour visiter la "Dame de fer".

 

L'incroyable escroc court-circuite la longue file de visiteurs attendant de monter sur la tour Eiffel en brandissant une fausse carte ministérielle au guichet. L'instant est crucial. Une bouffée d'adrénaline l'inonde. Mais ça marche. L'employé lui fait signe de passer avec sa petite troupe de ferrailleurs. Lustig les emmène se rendre compte par eux-mêmes combien la tour Eiffel est en mauvaise santé et que la France est forcément obligée de s'en séparer, c'est inévitable. La visite achevée, Victor Lustig indique aux ferrailleurs qu'ils doivent lui faire savoir au plus vite leur intention ou non d'être candidats à l'achat des 7 000 tonnes de ferraille.

 

Hameçon

Fin psychologue, l'escroc a flairé, dès le déjeuner du Crillon, qui sera son pigeon. Ou plutôt son poisson, puisqu'il s'appelle... André Poisson. C'est le seul à n'avoir pas l'air d'être très sûr de lui, à avoir les mains moites, et à manifester un besoin de reconnaissance. Quel coup de pub ce serait pour lui d'être l'homme qui a acheté la tour Eiffel, doit-il se dire. Effectivement, c'est lui qui rappelle l'escroc. Le Poisson a mordu à l'hameçon. Lustig lui propose un second rendez-vous, en tête à tête. Le ferrailleur se montre hésitant, sa femme est réticente, c'est un gros investissement, tout semble si secret, il ne sait plus sur quel pied danser. L'aigrefin comprend qu'il va falloir lui sortir le grand jeu. Pas question qu'une bonne femme lui fasse rater l'affaire. Il prend le ton de la confidence pour expliquer à Poisson qu'il n'est, lui-même, qu'un pauvre fonctionnaire pas bien riche et qu'en les arrosant un peu, lui et ses collègues, il leur sera très facile de le placer tout en haut de la liste des acheteurs. Sachant combien la corruption est courante dans l'administration, le ferrailleur est désormais convaincu qu'il peut emporter le marché du siècle. Il rêve déjà de voir son nom en une de tous les quotidiens. Pour cela, il n'a qu'à remettre à celui qu'il prend pour le représentant du ministère une grosse somme en liquide et à s'engager à faire un virement bancaire, pour lequel, bien sûr, Lustig fournira une facture. L'affaire est conclue, Poisson paie, l'escroc empoche.

 

Quand, quelques jours plus tard, en l'absence de toute nouvelle, Poisson se rend compte qu'il est victime d'une escroquerie, Lustig est déjà à Vienne. Il a sauté dans un train gare de l'Est sitôt l'affaire conclue. L'imbécile de Poisson n'ose même pas porter plainte tant il se sent ridicule. Imaginez, lui, le riche ferrailleur, son nom étalé dans toute la presse pour s'être fait avoir comme un bleu alors qu'il rêvait de gloire, pas question ! Constatant qu'il ne fait l'objet d'aucune poursuite, que l'affaire n'a pas été ébruitée, Victor Lustig caresse l'idée de vendre la tour Eiffel une seconde fois. Le mois suivant, le voilà de nouveau à Paris, avec un complice. Mais cette fois, le ferrailleur à qui il a affaire est moins crédule, il se méfie et alerte la police. Avant que les flics ne lui mettent la main dessus, Lustig a le temps de s'enfuir aux États-Unis, où il se recycle dans la vente de machines à imprimer des faux billets de banque. On dit qu'il en aurait vendu une à Al Capone. Mais quand il comprend qui est son client, il s'empresse de lui dire qu'il n'arrive malheureusement pas à obtenir la machine promise et qu'en homme honnête il vient lui rendre son fric. La vérité, c'est qu'il n'avait pas le choix, c'était rendre l'argent ou finir en steak haché. Lustig finit par se faire arrêter en 1934 et meurt en prison en 1947.

Source : Lepoint.fr

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 18:25

La Grotte de Psychro, Grotte ou antre du Dikté, est une grotte de Crète, en Grèce. Située dans le nome de Lasithi, à 1025 mètres d'altitude, elle est considérée comme le lieu de naissance de Zeus. Selon Hésiode, Rhéa mit au monde Zeus dans une caverne du mont Égée, près de Lyttos. Lors de fouilles à la fin du XIXe siècle, le site fut identifié comme celui décrit par Hésiode.

 

 

Mythologie

La grotte du Dikté est connue dans la mythologie grecque comme le lieu où Amalthée, nourrit Zeus, caché dans cette grotte par sa mère Rhéa pour le protéger contre son père Chronos.

 

Archéologie

La grotte fut découverte en 1886 par des paysans, et fouillée la même année par Joseph Hazzidakis et Halbherr. En 1894, Arthur Evans se procure auprès des paysans locaux de nombreux objets votifs, des figurines humaines et animales et des armes en bronze provenant peut-être de la grotte. En 1895, il se rend à la grotte où il découvre d'autres objets similaires et une tablette votive en bronze portant des inscriptions. En avril 1896, un paysan découvre un fragment de table à libations en stéatite dont Demargne trouva un second fragment en 1897. La grotte fut finalement fouillée à l'été 1900 par la British School.

 

La grotte est composée de deux parties, la première glissant vers la seconde, plus profonde. La grotte commença sans doute à être fréquentée au Minoen moyen. Les poteries retrouvées dans la partie haute confirment cette hypothèse, et l'absence de poterie de Kamarès dans la partie basse laisse penser que la partie basse ne fut accessible que bien plus tard. La grotte de Psychro connut son apogée au minoen récent et cessa d'être fréquentée à la période géométrique.

 

Source : Grotte de Psychro - Wikipedia [Fr]

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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 14:55

Une croyance populaire veut qu'il y ait un effet de la Lune sur les naissances, avec notamment plus d'accouchements les jours de pleine lune, ou de nouvelle lune. Cette croyance est notamment répandue chez les personnels des maternités. Les études statistiques montrent que cette légende persistante n'est pas fondée. La première trace écrite se retrouve dans le discours d'Aristophane dans son discours du Banquet de Platon.

Cycle menstruel et cycle lunaire

Le cycle lunaire est d'environ 29 jours et demi.

La durée du cycle menstruel est souvent de 28 jours pour les femmes des pays occidentaux, mais cela ne constitue qu'une moyenne commode (28 jours = 4 semaines) et ne représente ni la moyenne, ni la valeur la plus probable dans le monde (En Inde par exemple la moyenne (avec écart-type) a été mesurée à 31,2 ± 3,2 jours en 1974 et à 31,8 ± 6,7 jours dans une étude de 1992.

La proximité de la durée de ces deux cycles est probablement l'une des origines de la croyance en l'influence de la Lune sur les naissances.

Chez les singes anthropoïdes la durée du cycle est plus longue : de 32 à 35 jours.

 

Études scientifiques statistiques

En 1986, P. Guillon et al analysèrent 5 927 978 naissances en France de 1968 à 1974. Ils trouvent deux rythmes différents, un hebdomadaire avec un minimum de naissance le dimanche et un maximum le mardi, et un annuel avec un maximum en mai et un minimum en septembre-octobre. Ils trouvent par ailleurs une légère corrélation avec le mois lunaire, avec un maximum durant le dernier quartier et la nouvelle lune (et non la pleine lune) par rapport à l'autre moitié du cycle, avec une moyenne de 2321,69 naissances par jour contre 2315,97. Ils jugent cette différence statistiquement significative. Cette dernière conclusion a été contredite par le démographe Laurent Toulemon pour qui cette étude présente une erreur classique de statistique dans son analyse.

En 1994, Caton et Wheatley, en analysant 45 millions de naissances sur 12 ans, observent une variation apparemment sinusoïdale (avec des dispersions importantes) du nombre de naissance en fonction du jour lunaire. En étendant l'étude en 2001 à 70 millions de naissances aux États-Unis sur vingt ans, Dan Caton n'observe pas de pic ou de variation sinusoïdale convaincante en fonction des phases de la Lune, ni de la distance Terre-Lune. Il note une dispersion plus importante qu'attendue, qu'il attribue au fait qu'il n'a pas pris en compte les variations systématiques saisonnières ou hebdomadaires. Il conclut que la variation sinusoïdale observée dans son étude précédente n'était probablement qu'une anomalie aléatoire.

Le directeur de recherche à l'IRD Frédéric Sandron a analysé les 4 613 875 naissances en France de 1985 à 1990, soit en moyenne 2106 par jour. Il montre qu'une fois corrigé le biais d'excès de naissances des jours ouvrables (lié au déclenchement artificiel des accouchements), il y a eu en moyenne 2109 naissances lors des 75 jours de pleine lune de la période. Les 0.14% de différence avec la moyenne globale n'étant pas statistiquement significatifs, il en conclut que « sur la période 1985-1990, il n'y a pas eu en France plus de naissance les jours et nuits de pleine lune que les autres jours ».

En 2005, Jill M. Arliss, Erin N. Kaplan, Shelley L. Galvin ont analysé les 564 039 naissances en Caroline du Nord de 1997 à 2001. Ils n'ont trouvé aucune corrélation significative entre les phases lunaires et les jours de naissance, non plus qu'avec le taux de césariennes ou de naissances multiples : « As expected, this pervasive myth is not evidence based » .

 

Source : Effet de la Lune sur les naissances - Wikipedia [Fr]]

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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 14:20

L'Église Sainte-Marie-de-Sion est une célèbre église située dans la ville d'Aksoum en Éthiopie.

Selon la tradition, elle abrite l'Arche d'alliance qui aurait été volée par le roi Ménélik Ier.

La tradition fait des rois éthiopiens des descendants du roi Salomon. Selon la légende, la reine de Saba serait retournée enceinte dans son royaume et son fils, Ménélik 1er, premier empereur d’Éthiopie, serait le fils de Salomon. La légende précise que le jeune prince fut éduqué à Jérusalem pour s’imprégner de la sagesse de son père et aurait rapporté de là en Éthiopie les Tables de la Loi.

 

 

 

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Chapelle de l'Arche d'Alliance, dans l'enclos de l'Église Sainte-Marie-de-Sion à Aksoum.

 

Source : Wikipedia [Fr]

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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 19:50

Le téléphone sonne dans mon bureau. C’est une des réceptionnistes de l’école qui m’explique qu’il y a un visiteur en bas qui a besoin d’accéder au réseau WiFi de l’école. iPad en main, je me rends à l’accueil où je trouve une femme d’une vingtaine d’années, assise avec son MacBook sur les genoux.

Je souris et me présente en m’asseyant à côté d’elle. Elle me tend son MacBook silencieusement et son regard veut tout dire. Répare mon ordi, le geek, et dépêche toi. On me prend assez souvent pour un technicien pour que je reconnaisse l’expression.

Je lui dis : « Je dois faire ça vite, je donne un cours dans 5 minutes. »
« Vous enseignez ? »
« C’est mon boulot, oui, je m’occupe du réseau de l’école en plus. »

Elle me réévalue instantanément. Au lieu d’être un geek-puceau-tapoteur-de-clavier-associal anonyme, elle me voit maintenant comme un collègue. Pour les gens comme elle, les techniciens sont un mal nécessaire. Elle se contenterait bien de les ignorer et de se foutre d’eux dans leur dos, mais elle sait que quand elle aura un problème avec sa présentation PowerPoint, elle aura besoin d’un technicien, donc elle maintient le niveau de politesse minimal, quand bien même elle considère qu’ils sont trop geek pour interagir avec.

Je regarde le MacBook. À l’époque, je n’avais aucune expérience avec OSX. Comme Jobs n’est pas complètement stupide, le symbole WiFi habituel est bien visible dans le coin supérieur droit de l’écran. Ça m’a pris quelques secondes pour connecter l’ordinateur au réseau.

Je rends le MacBook à la femme qui lance Safari. « l’Internet ne marche pas. » dit-elle dédaigneusement.

J’ai entendu cette phrase tellement souvent, par des étudiants ou des profs, que j’ai une réaction toute prête. Normalement, je sors mon téléphone, fais semblant de taper quelques chiffres, et, en le portant à mon oreille, je dis « Oui, passez moi le bureau du président des États-Unis… NON NE ME METTEZ PAS EN ATTENTE, c’est une urgence… Allô, monsieur le président ? J’ai de bien mauvaises nouvelles, j’en ai peur. On vient de m’apprendre que l’Internet ne marche pas. »

 

Je ne pense pas que la jeune femme apprécie le sarcasme, donc j’attrape le MacBook pour paramétrer le proxy. Je n’ai aucune idée de comment ça se règle sous OSX. Le proxy est là pour s’assurer que les étudiants et les enseignants ne puissent pas accéder à du porno sur le réseau de l’école. Ça permet aussi de filtrer la violence, l’extrémisme, les jurons, les réseaux sociaux, l’alcool, la drogue, le hacking, les jeux et le streaming vidéo. Ironiquement, si vous deviez chercher sur Google « paramètres proxy OSX », les premiers résultats seraient tous bloqués parce que « proxy » est un mot filtré.

Je lui demande avec espoir si elle sait où on peut paramétrer le proxy.

Je n’obtiens pas de réponse. J’aurai aussi bien pu lui demander « Pouvez-vous me dire comment réticuler des splines en utilisant un système de décodage hexagonal pour construire un GUI en VisualBasic et traquer une adresse IP ? »

Ça me prend environ 10 secondes de trouver et remplir les paramètres du proxy. Je lui rends son MacBook, et elle ferme puis rouvre Safari au lieu de juste rafraîchir la page. « Merci ». Tant de gratitude, ça fait chaud au cœur.

Je suis sur le point de partir quand elle m’arrête. « PowerPoint ne marche pas. »

Bon, ça ne vaut sûrement pas un appel au président des États-Unis. Je suis sûr qu’il s’intéresse aux affaires technologiques, mais la disparition du leader mondial de la présentation assistée par ordinateur serait certainement un soulagement pour lui. Au moins, la NSA arrêterait de pondre des diapositives mal foutues.

 

Je me rassieds et reprends possession du MacBook. Les slides qu’elle regardait contenaient une vidéo Youtube embarquée, et comme je l’ai mentionné, le streaming vidéo est bloqué. J’essaye de lui expliquer, ce à quoi elle rétorque que ça n’a aucune importance, vu que la vidéo est dans son PowerPoint, et qu’elle tourne depuis sa clé USB. Je n’essaye pas d’argumenter, j’ai mieux à faire de mon temps. À la place, je fais comme d’habitude quand j’aide des gens : je fais en sorte que ça marche. Grâce à la connexion 3G de mon iPad, je mets en place un hot-spot et je télécharge la vidéo Youtube en utilisant un site de téléchargement de vidéos populaire, puis j’intègre la vidéo, maintenant présente sur l’ordinateur, dans sa présentation.

Pendant que je travaille sur sa présentation, la femme me demande « Qu’est-ce que vous enseignez ? »
« L’informatique »
« Ah… Je suppose que la plupart des gamins s’y connaissent mieux en informatique que les profs, de nos jours… »

Si vous enseignez l’informatique, c’est une phrase que vous avez entendue un million, un milliard, epsilon zéro fois, aleph fois. Ok, j’exagère un peu, mais vous l’avez sûrement beaucoup entendue. Il y a des variantes de cette phrase, qui vantent toutes les grandes capacités technologiques des gamins d’aujourd’hui. Ma préférée vient des parents : « Oh Kevin aura sûrement de très bonnes notes en informatique, il passe son temps sur l’ordinateur à la maison ». On dirait que les parents s’imaginent qu’en passant des heures sur Facebook et Youtube tous les soirs, on peut acquérir, via une sorte d’osmose cybernétique, des connaissances en PHP, HTML, JavaScript et Haskell.

Normalement, quand quelqu’un sort ce genre d’énormité, je me contente d’acquiescer et de sourire. Mais là, impossible de laisser passer. « Non, les gamins ne savent pas utiliser les ordinateurs. » (et vous non plus j’aurai pu rajouter).

Elle a l’air surprise par mon démenti de ce qui est généralement considéré comme un truisme. Après tout, les ados ne sont-ils pas des « digital natives » ? Ils ont des ordinateurs portables, et des tablettes, et des consoles, et des smartphones… Ils sont forcément la partie de la population la plus à l’aise avec la technologie ! La cloche sonne et j’ai vraiment un cours à donner, donc je n’ai pas le temps de lui expliquer ma théorie sur le pourquoi de l’incapacité des gamins à utiliser les ordinateurs. Elle lira peut-être mon blog.

En vérité, les gamins ne savent pas utiliser les ordinateurs de manière générale, et il en est de même pour la majorité des adultes que je connais. Il y a très peu d’individus que je considère comme experts en technologie à l’école. Il s’agit en gros des gens qui ont entre 30 et 55 ans et qui ont possédé un ordinateur durant la majeure partie de leur vie d’adultes. Bien sûr, il y a des exceptions parmi les profs et les étudiants. Il y a toujours quelques gamins dans la masse qui se sont frottés à la programmation ou au développement web, ou qui savent démonter un ordinateur, remplacer la carte mère et réinstaller leur système d’exploitation. Il y a souvent quelques profs, souvent de maths ou de sciences, en dehors de la tranche d’âge que j’ai cité qui sont férus d’informatique et qui ne sont battus par leurs ordinateurs portables que parce qu’ils n’ont pas d’accès administrateur, mais ce sont des cas isolés.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je suppose que je devrais définir ce que j’entends par « ne savent pas utiliser un ordinateur ». En étant administrateur réseau et prof, je suis souvent en première ligne quand un enseignant ou un élève a des problèmes avec un ordinateur ou autre équipement. Comme mon technicien en chef aime à dire : « Le problème se situe généralement au niveau de l’interface chaise-clavier« . Voici quelques exemples des problèmes que je rencontre assez régulièrement.

Un lycéen m’apporte son ordinateur portable et m’explique qu’il est très lent et n’arrête pas de s’éteindre. Le portable crie littéralement, les ventilateurs tournent à fond et il est brûlant. Je lance le gestionnaire de tâches, et je vois que le processeur tourne à 100% alors que le seul programme lancé est µTorrent (qui, au passage, est en train de partager environ 200 fichiers). Je regarde la liste des processus en train de tourner, et j’en trouve plein, qui monopolisent le processeur et la RAM. Je ne peux pas en couper un seul. Je demande « Quel antivirus tu utilises ? » et me fait répondre qu’il n’aime pas utiliser un antivirus parce qu’il a entendu que ça ralentirait son ordinateur. Je lui rend son portable et lui dit qu’il est vérolé. Il me demande quoi faire, je suggère de réinstaller Windows. Il me regarde sans comprendre. Il ne sait pas utiliser un ordinateur

Une gamine lève la main pendant une leçon. « Mon ordinateur ne veut pas démarrer », dit-elle avec l’air désespéré de celle qui a tout tenté. Je m’approche et allume le moniteur, qui laisse apparaître l’écran de connexion de Windows. Elle ne sait pas utiliser un ordinateur.

Une enseignante m’apporte son ordinateur portable de l’école. « Cette saleté ne veut pas se connecter à Internet ! » rage-t-elle, comme si c’était ma faute. « J’avais des tonnes de boulot à faire hier soir, et impossible de me connecter. Même mon mari a essayé, et il est doué avec les ordinateurs. » Je lui prends l’ordinateur coupable des mains, enclenche le bouton poussoir sur le côté de l’ordinateur qui contrôle le WiFi, et lui rends le portable. Ni elle ni son mari ne savent utiliser un ordinateur.

Un gamin frappe à mon bureau pour se plaindre qu’il ne peut pas se connecter. « Tu as oublié ton mot de passe ? » Il affirme que non. « Tu as quoi comme message d’erreur ? » Il hausse les épaules. Je le regarde taper son nom d’utilisateur et son mot de passe. Un message apparaît, mais le gamin clique sur OK tellement vite que je n’ai rien le temps de lire. Il recommence 3 fois, comme si l’ordinateur allait soudainement changer d’avis et le laisser se connecter. Au 3ème essai j’ai le temps de saisir une partie du message. Je me penche derrière l’ordinateur et rebranche le câble réseau. Il ne sait pas utiliser un ordinateur.

Une prof m’apporte son tout nouvel iPhone, qui remplace le précédent, cassé. Elle a perdu tous ses contacts, ce qui l’ennuie beaucoup. Je lui demande s’il lui est déjà arrivé de connecter son iPhone à son ordinateur, mais elle n’en a aucune idée. Je lui demande d’apporter son ordinateur en plus de l’iPhone. Quand elle s’exécute le lendemain, je restaure son téléphone depuis la sauvegarde qui se trouve sur son ordinateur. Elle retrouve ses contacts et ses photos. Elle est contente. Elle ne sait pas utiliser un ordinateur.

Un prof appelle mon bureau pour se plaindre que son ordinateur « n’a pas d’internet ». Je me rend dans sa classe. Il me dit que l’internet était là hier, mais qu’aujourd’hui il a disparu. Son bureau est une magnifique mosaïque d’icônes Microsoft Office en vrac. J’essaye rapidement de lui expliquer qu’il ne faut pas stocker ses fichiers sur le bureau parce qu’ils ne sont pas sauvegardés par le serveur, mais il s’en moque, il veut juste qu’on lui rende son internet. J’ouvre le menu démarrer, je clique sur Internet Explorer, qui se lance avec sa page d’accueil. Il m’explique que l’Internet était sur son bureau, mais que maintenant il n’y est plus. Je ferme IE, survole le bureau et fini par trouver le petit ‘e’ bleu perdu au milieu des icônes Excel et PowerPoint. Je lui montre. Il me désigne un autre endroit sur l’écran, m’indiquant que c’est là qu’il se trouvait. Je remets l’icône à son ancien emplacement. Il est content. Il ne sait pas utiliser un ordinateur.

Un gamin lève la main. Il me dit qu’il a un virus sur son ordinateur. Je regarde son écran. Dans son navigateur, on peut voir une fenêtre de dialogue de Windows XP l’avertissant que son PC est infecté et lui offrant un assortiment d’outils anti-malware. Sa machine tourne sous Windows 7. Je ferme l’onglet. Il ne sait pas utiliser un ordinateur.

Ne pas savoir utiliser un ordinateur est acceptable si vous avez plus de 25 ans. Certaines personnes en sont même bizarrement fières. Par contre, la croyance populaire comme quoi toute personne de moins de 18 est un magicien de l’informatique est tout simplement fausse. Ils savent utiliser certains logiciels, particulièrement des applications web. Ils savent utiliser Facebook et Twitter. Ils peuvent utiliser YouTube et Pinterest. Ils savent même utiliser Word et PowerPoint et Excel. Par contre, demandez-leur de réinstaller un système d’exploitation et ils sont perdus. Demandez-leur de changer leur disque dur ou leur mémoire vive et ils font une crise d’angoisse. Demandez-leur ce que veut dire https et pourquoi c’est important, et ils vous regarderont comme si vous leur aviez parlé Klingon.

Ils cliquent sur « OK » sans lire les messages des boîtes de dialogue. Ils choisissent des mots de passe comme « azerty1234″. Ils éteignent l’ordinateur en appuyant sur le bouton power jusqu’à ce que l’écran devienne noir. Ils quittent une pièce en laissant leurs comptes connectés. Si un programme met du temps à réagir, ils cliquent sur le même bouton jusqu’à le faire crasher.

Comment a-t-on pu en arriver là ? Comment une génération peut-elle avoir accès à autant de technologie et savoir aussi mal s’en servir ?

 

les Parents

Je me suis planté, et je suis sûr que c’est également le cas de beaucoup d’entre vous. Quand nous avons acheté une XBox, ça a été Techno-Papa à la rescousse. J’ai joyeusement dépatouillé la jungle de câbles et créé des profils pour tout le monde. Quand le MacBook de mon fils a été infecté par le virus FlashBack, TechnoPapa est venu à sa rescousse. J’ai regardé quelques guides en ligne, puis j’ai maltraité le terminal jusqu’à m’être débarrassé des indésirables. Quand nous avons acheté un Raspberry Pi familial, TechnoPapa est venu à la rescousse. J’ai tout mis en place, paramétré, installé, puis j’ai attendu fièrement, me demandant pourquoi personne ne voulait s’en servir à part moi. Durant toute leur vie, j’ai fait les choses pour eux. J’ai monté le nouveau matériel, installé les nouveaux logiciels, et servi de réparateur à chaque problème. Résultat ? J’ai une famille d’illettrés technologiques.

 

L’école

Quand il est devenu évident que les ordinateurs allaient avoir de l’importance, le gouvernement du Royaume-Uni a reconnu qu’il pourrait être intéressant d’enseigner l’informatique à l’école. Étant une bande d’illettrés technologiques, les politiciens et leurs conseillers se sont tournés vers l’industrie pour demander ce qu’il fallait inclure à ce nouveau programme. A cette époque, la seule industrie, c’était Microsoft et son monopole. <sarcasme> Microsoft a énormément réfléchi à ce qui devrait être inclus dans le programme, et après mûre réflexion, ils ont indiqué que les étudiants devraient apprendre à utiliser les suites bureautiques. </sarcasme> C’est ainsi que le programme est né. <sarcasme> Naturellement, les écoles ont longtemps cherché quelle suite bureautique utiliser pour l’enseignement, et ont fini par se décider pour Microsoft Office. </sarcasme>. C’est pourquoi, depuis 2000, les écoles offrent des compétences Microsoft à leurs étudiants. (des compétences Adobe ont été introduites un peu plus tard).

Mais le programme n’est pas notre seule erreur. L’infrastructure réseau des écoles du Royaume-Uni est tout autant à blâmer. Nous avons imité les réseaux d’entreprises, empêchant les étudiants et les professeurs d’accéder aux paramètres système, à la ligne de commande, et en réclamant des droits d’administration pour faire à peu près n’importe quoi. Ils sont assis devant un ordinateur à usage général et n’ont pas la possibilité de faire de l’informatique générale. On les laisse accéder à quelques applications, et c’est tout. Les ordinateurs ont accès à Internet à travers des serveurs proxy qui filtrent à peu près tout ce qui est moins mièvre que Wikipédia, et la plupart des écoles ajoutent une couche de filtrage supplémentaire, pour finir avec uniquement une liste de « sites acceptables ».

 

Windows et OSX

Mon premier ordinateur était un ESCOM P100 avec Windows 3.1. Mon deuxième était un Packard Bell avec Windows 95. Mon troisième était un « sur mesure » avec Windows XP. Mon quatrième était un portable Acer avec Windows 7. Maintenant, j’utilise un MacBook Pro avec OSX (ou Ubuntu parfois, en fonction de mon humeur et de mon niveau de paranoïa). Windows 7 a tout changé pour moi. Pour la première fois, j’ai installé un système d’exploitation et je n’ai absolument rien eu à configurer. Même un prof de sport aurait pu y arriver.

Windows 7 (je déteste Windows 8, mais c’est une autre histoire) et Mac OSX sont de très bons systèmes d’exploitation. Ils sont faciles à utiliser, ne demandent presque pas de configuration, incluent ou fournissent un accès facile à tous les pilotes dont on pourrait avoir besoin… en résumé, « ils fonctionnent ». C’est fantastique que tout le monde, du plus petit des enfants au plus vieux des grand-parents, puisse maintenant utiliser un ordinateur avec absolument aucune connaissance technique, mais c’est aussi une catastrophe. Avant, ça n’était pas comme ça. Utiliser un système d’exploitation était dur. Quand il y avait un problème, il fallait se remonter les manches et mettre les mains dans le cambouis pour tout réparer. Vous appreniez à gérer les systèmes de fichiers, les clés de registres et les pilotes pour votre matériel. Ca n’est plus le cas.

Je suppose qu’un jour on dira la même chose pour la conduite. Il y aura toujours des geeks des voitures qui construiront des voitures en kit et passeront leurs journées à mesurer leurs compétences de conducteur pendant que nous, nous nous laisserions tranquillement balader par Google dans des petites bulles.

 

Les téléphones portables

Le mobile a tué la compétence technique. Nous transportons tous des ordinateurs qui prétendent qu’ils sont des téléphones portables ou des tablettes. La majorité des gens ne pensent même par à leur smartphone comme à un ordinateur. C’est un appareil qui permet d’aller rapidement sur Google. C’est un appareil qui nous permet de prendre des photos et de les poster sur Facebook. C’est un appareil qui nous permet de jouer à des jeux et de poster nos scores sur Twitter. C’est un appareil qui bloque complètement ses fichiers système (ou nous les cache). C’est un appareil sur lequel on peut uniquement installer des applications via un store régulé. C’est un appareil dont on ne peut pas modifier ou remplacer le matériel, et qui sera obsolète d’ici un an ou deux. C’est un appareil qui est à peu près aussi proche de l’ordinateur généraliste que ce jouet Fisher Price que j’avais à 3 ans.

Jouet téléphone en plastique

Voilà où on en est. Illustrons mon propos avec quelques statistiques. S’il y a 20 ans, 5% d’entre nous avaient un ordinateur chez eux, on pouvait garantir que 95% de ces possesseurs d’ordinateurs étaient des « lettrés informatiques ». Maintenant, admettons qu’actuellement 95% d’entre nous possèdent un ordinateur, je suppose que 5% des possesseurs sont des « lettrés informatiques ».

C’est effrayant, et je suis sûr que les vraies statistiques sont plus effrayantes encore. C’est quelque chose dont nous devrions tous nous soucier.

 

Pourquoi ?

La technologie affecte beaucoup plus nos vies qu’auparavant. Nos ordinateurs nous donnent accès à la nourriture que nous mangeons et aux vêtements que nous portons. Nos ordinateurs nous permettent de travailler, de nous sociabiliser et de nous divertir. Nos ordinateurs nous donnent accès à nos banques, nos services. Nos ordinateurs permettent à des criminels de nous atteindre, de nous voler nos données, notre argent, nos identités. Nos ordinateurs sont maintenant utilisés par nos gouvernements pour surveiller nos communications, nos comportements, nos secrets. Cory Doctorow le formule mieux que moi quand il dit :

Il n’y a pas d’avions, juste des ordinateurs qui volent. Il n’y a pas de voitures, juste des ordinateurs dans lesquels on s’assied. Il n’y a pas d’aides auditives, juste des ordinateurs que nous mettons dans nos oreilles.


Le « Summer of Surveillance » m’inquiète.

Le lundi après qu’on ait commencé à parler des révélations de Snowden, je suis allé à l’école et la plupart de mes collègues et étudiants n’avaient pas entendu parler du scandale ou s’ils étaient au courant s’en moquaient. Alors que je m’occupais de supprimer mes comptes en ligne et de sécuriser mes machines, mes amis m’ont traité de paranoïaque, et ont enchaîné les blagues sur les chapeaux en aluminium. Ma famille a haussé les épaules et cité le célèbre « si t’as rien à cacher, t’as rien à craindre ». Et là, sorti de nulle part, voilà que Cameron annonce que les FAI vont commencer à filtrer Internet. Ce qui est présenté comme un « filtre à porno » filtrera en réalité bien plus que du porno, selon les recherches de l’Open Rights Group. Comme si ça ne suffisait pas, la conseillère en chef de Cameron sur ce sujet s’est fait hacker son site et a prouvé l’étendue de son illettrisme technique.

C’est aujourd’hui que se créent les politiciens, les fonctionnaires, les officiers de police, les profs, les journalistes et les patrons de demain. Ces gens ne savent pas utiliser les ordinateurs, et pourtant ils vont créer des lois concernant les ordinateurs, faire appliquer des lois concernant les ordinateurs, apprendre aux jeunes à utiliser les ordinateurs, parler des ordinateurs dans les médias et faire du lobbying à propos des ordinateurs. Pensez-vous que cette situation soit acceptable ? David Cameron me dit que le filtrage d’Internet est une bonne chose. William Hague me dit que je n’ai rien à craindre du GCHQ (service de renseignements électronique du gouvernement britannique). J’ai une question pour ces gens :

Sans consulter Wikipédia, sauriez-vous me dire la différence entre Internet, le World Wide Web, un navigateur et un moteur de recherche ?

Si vous n’en êtes pas capable, alors vous n’avez aucun droit de prendre des décisions qui affectent ces technologies. Essayez. Vos amis connaissent la différence ? Et vous ?

 

Tout arranger

Les parents

Arrêtez de mâcher le travail de vos enfants. Vous passez des heures et des heures à leur apprendre à aller au pot quand ils sont enfants parce que savoir utiliser des toilettes est une compétente indispensable dans la société moderne. Vous devez faire la même chose avec la technologie. Achetez-leur un ordinateur, mais si les choses tournent mal, laissez-les le réparer. Achetez-leur un smartphone, donnez leur 10€ de budget sur la logithèque et laissez-les découvrir pourquoi le système de logithèque fermée est une mauvaise chose. Quand nous apprenons à nos enfants à faire du vélo, à un moment il faut enlever les roulettes. Une idée : quand ils atteignent onze ans, donnez leur un fichier texte avec 10.000 clés WPA2 et dites leur que la vraie est cachée dans le lot. Vous allez voir qu’il ne leur faudra pas longtemps pour découvrir Python ou Bash.

 

Les écoles

Au Royaume-Uni, on s’approche d’une solution. J’ai une relation amour/haine avec le gouvernement, mais j’aime sincèrement ce qu’il est en train de faire avec l’enseignement de l’informatique. Il faut juste s’assurer que les académies jouent le jeu et ne profitent pas des réformes pour économiser de l’argent.

On pourrait faire plus. On ferait mieux d’apprendre aux gamins à ne pas installer de malware que de bloquer les machines pour que ça soit physiquement impossible. On ferait mieux d’apprendre aux gamins à naviguer de façon sécurisée que de filtrer leur internet. Google et Facebook donnent aux gamins qui trouvent des failles de sécurité dans leurs systèmes de l’argent. Les gamins qui font de même avec les systèmes de leur école sont exclus. Normal ?

 

Windows et OSX

UTILISEZ LINUX. Ok, c’est pas toujours pratique, mais la plupart des distributions Linux vous apprennent à utiliser un ordinateur. Tout le monde devrait s’y frotter au moins une fois dans sa vie. Si vous n’avez pas l’intention d’utiliser Linux et que vous êtes sous OSX faites un tour dans le terminal, c’est vraiment amusant et vous aurez l’impression d’être un hacker, tout comme avec la ligne de commande ou le PowerShell de Windows.

 

Les téléphones portables

Question piège. iOS est une cause perdue, à moins de jailbreaker, et Android n’est pas tellement mieux. J’utilise Ubuntu-Touch, et ça a ses avantages. Au moins, vous avez l’impression que votre téléphone vous appartient. Ok, je ne peux pas utiliser la 3G, ça plante quand j’essaye d’appeler et mon téléphone est tellement chaud dans la poche de ma veste qu’il me sert de radiateur d’appoint, mais il y a du potentiel !

 

Conclusion

Ce n’est pas un nouveau phénomène, c’est déjà arrivé auparavant. Il y a une centaine d’années, si vous étiez assez chanceux pour posséder une voiture, vous saviez probablement comment la réparer. Les gens savaient au moins comment vérifier les niveaux d’huile, changer les pneus ou vérifier le moteur. Pendant la majeure partie de ma vie d’adulte, j’ai possédé une voiture, et elles sont un vrai mystère pour moi. Ce qui fait que je dépends des vendeurs pour me dire quelle voiture acheter, des mécaniciens pour me dire ce qui ne va pas et réparer, et avec les progrès de la technologie, je deviens même dépendant de la navigation par satellite. Je doute que mon fils de 5 ans ait besoin d’apprendre à conduire un jour. Sa voiture le fera pour lui. Quand il aura besoin de la faire réparer, il sera redirigé vers le mécanicien qui aura le plus investi dans la pub en ligne. Quand il aura envie de faire une pause repas, il sera redirigé vers le fast-food qui aura le plus investi dans la pub en ligne. Quand il aura besoin de faire le plein de cristaux de Dilithium, il sera redirigé vers la station service qui aura le plus investi dans la pub en ligne.

Je veux que les gens qui aideront à façonner notre société dans le futur comprennent les technologies qui aideront à façonner notre société dans le futur. Pour que ça arrive, nous devons inverser la tendance qui voit l’augmentation de l’illettrisme technologique. Nous devons agir ensemble, en tant que parents, en tant que profs, en tant que responsables. Construisons une génération de hackers. Qui est avec moi ?

Source : Lunatopia.fr

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 18:25

L'expression « mur vitrifié » (ou « fort vitrifié ») désigne des vestiges archéologiques présentant des caractéristiques impliquant une chauffe à très haute température et datant d'une période comprise entre 800 et 200 ans av. J.-C.

 

Il s'agit le plus souvent de construction composées de blocs de grès, de granite ou d'autres roches métamorphiques, soudés entre eux par un mortier noirâtre, verdâtre ou rougeâtre, ressemblant à une coulée de lave refroidie. Pour fondre de tels murs de granite, une température supérieure à 1 100 et 1 300 °C est nécessaire et doit être combinée à un procédé de combustion lente.

 

Des vestiges d'enceintes vitrifiées ont été découverts dans toute l'Europe du Nord (Îles britanniques, France, pays scandinaves, Allemagne, Hongrie) mais aussi en Europe du Sud (Portugal).

 

Diverses théories ont été proposées pour expliquer la formation des murs vitrifiés mais aucune n'est satisfaisante.

 

Pierre-vitrifiee-St-Suzanne.JPG

Pierre vitrifiée de Sainte-Suzanne (Mayenne), fouilles 2006.


Au pied des remparts de la cité fortifiée de Sainte-Suzanne dans la Mayenne, cette partie de mur a été découverte en 2006, côté sud, par l'équipe d'Anne Bocquet, archéologue départementale.

 

Source : Wikipedia [Fr]

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 18:07

Les alignements de Carnac sont situés sur la commune de Carnac dans le département du Morbihan en Bretagne. Il s'agit d'un site d'alignements mégalithiques exceptionnel constitué d'alignements de menhirs, de dolmens et d'allées couvertes et réparti sur plus de quatre kilomètres. Les alignements de Carnac sont les ensembles mégalithiques les plus célèbres et les plus impressionnants de cette période avec près de 4 000 pierres levées. Depuis 1991, le site est fermé au public en été et libre d'accès en hiver afin de préserver et de conserver le site. En effet, le libre accès provoquait surtout en période estivale de nombreuses dégradations des menhirs (chutes et déchaussement) et de la lande.

 

Les menhirs sont protégés au titre des monuments historiques par plusieurs listes et arrêtés successifs, les premiers en 1889. En 1996, les sites mégalithiques de Carnac sont inscrits sur la liste indicative de l'UNESCO en vue d'une candidature d'inscription au Patrimoine mondial dans la catégorie culturelle. Le site est géré par le Centre des monuments nationaux, établissement public sous tutelle du Ministère de la Culture. Cependant, à ce jour l'aire d'étude pressentie pour une candidature au Patrimoine mondial regroupe une vingtaine de communes permettant de contextualiser les sites de Carnac dans un ensemble géographique et culturel cohérent de plusieurs centaines de sites.

 

306px-Carnac_Geant_du_Manio.jpg

Le géant du Manio

 

Contexte historique

Les alignements ont été érigés au Néolithique par des communautés sédentarisées entre le Ve millénaire av. J.-C. et le IIe millénaire av. J.-C.. Ces tribus, installées dans de grandes maisons en bois et en argile pratiquaient l'élevage et l'agriculture. La sédentarisation les amena à créer un culte de morts en construisant d'immenses tombeaux collectifs, des stèles géantes, des dolmens et des alignements de menhirs. Les hommes savaient manœuvrer les lourdes pierres grâce à des rondins et des cordes. De nombreuses expériences ont montré qu'avec peu d'hommes la manutention de lourdes pierres était faisable. Le grand menhir de Locmariaquer, lourd de 300 tonnes et constitué de 20 mètres de granite, est un exemple parfait de transport et de levage de pierre.

 

Composition des alignements

Le site est découpé en plusieurs ensembles de menhirs. Dans chaque alignement, les menhirs sont placés par ordre décroissant et chaque série forme un angle précis avec la précédente. En moyenne, les pierres pèsent entre 1 et 2 tonnes mais beaucoup sont nettement plus lourdes. Chaque alignement se termine sur une enceinte mégalithique plus ou moins visible.

 

On constate une certaine organisation entre la taille des blocs et la nature du terrain. En effet, la pente du terrain et la fracturation du granite sous-jacent a influé sur cette organisation. Les interruptions dans les alignements sont dus à des détériorations au cours des siècles, notamment pour la construction des bâtiments voisins aux alignements.

 

D'ouest en est, on trouve :

  • Les alignements du Ménec et ceux de Toul-Chignan.
  • Les alignements de Kermario, ceux du Manio, puis ceux de Kerlescan.
  • Les alignements du petit Ménec, qui se trouvent sur la commune de la Trinité-sur-Mer.

 

La maison des mégalithes, au Ménec, présente au public les enjeux de la restauration du monument et permet de découvrir le site dans toute son ampleur.

 

Source : Wikipedia [Fr]

Voir aussi : Les photos du site

La Roche-aux-Fées - Wikipedia [Fr]
Le dolmen de Bagneux - Wikipedia [Fr]

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 17:48

Le terme alignement de sites désigne une notion controversée : celle de lignes imaginaires reliant certains grands sites préhistoriques. Elle est différente de l’alignement mégalithique, qui est un ensemble de menhirs posés sur une ou plusieurs rangées. Il faut au moins trois menhirs pour parler d'alignement et ceux-ci peuvent compter jusqu'à plusieurs milliers de pierres comme à Carnac. Un alignement de site se caractérise par un alignement à grande échelle de monuments ou d’œuvres importantes. Les lignes ainsi tracées sont plus connues sous le nom de ley lines.

 

stmichael.png

La ligne Saint-Michel - Source : http://www.mythospress.co.uk

 

apollo.png

Les sites consacrés à Saint-Michel et Apollon - Source : http://www.mythospress.co.uk

 

Historique

En septembre 1870, William Henry Black donnait à la British Archaeological Association, à Hereford, une conférence où il supposait qu'entre « les monuments existe un marquage fait de lignes géométriques qui couvrent l'ensemble de l'Europe occidentale ».

 

L'inventeur de la notion ou le découvreur du phénomène est Alfred Watkins en 1921. Dans son livre Early British Trackways (1922) il propose comme explication celle d'une route d'échanges, inconnue des historiens, mais réelle et utile. Il a systématisé son idée en 1925, dans The Old Straight Track. Le 30 juin 1921, Watkins traversait à cheval des collines près de Blackwardine, dans le Hereforshire quand il nota que de nombreux sentiers semblaient relier une colline à l'autre selon une ligne droite. Il examina alors une carte, et eut une soudaine intuition : les ley lines. Watkins croyait que, dans les temps anciens, quand l'Angleterre était bien plus boisée, le pays était traversée par un réseau de routes fait de lignes droites, et qui utilisait des caractéristiques marquantes du paysages comme des points de navigation, cela avant même l'époque romaine.

 

L’occultiste Dion Fortune, en 1936, dans son roman The Goat-Foot God a émis l’idée que les ley lines sont des lignes de force reliant des sites préhistoriques.

 

Il ne manque pas d'esprits originaux pour affirmer que ces alignements sont parfois des pistes d'atterrissage pour engins spatiaux de civilisations anciennes et inconnues, ou pour des OVNI.

 

David Cowan (2004) et le mouvement New Age y voit des lignes d'énergie terrestre.

 

Le film documentaire La Révélation des Pyramides affirme que les pyramides de Gizeh sont alignées avec un certain nombre d'autres sites archéologiques comme l'île de Pâques, Machu Pichu, Ollantaytambo, la civilisation de Paracas, le pays dogon et Mohenjo-daro1, s'inscrivant dans le cadre des théories pseudo-scientifiques sur la destination de la pyramide de Khéops.

Source : Wikipedia [Fr]

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