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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 22:30

Nagasaki 1945, après la bombe atomique 

 

japa-fim.jpg

 

 

Otsuchi 2011, après le tremblement de terre et le tsunami (le sanctuaire Kozuchi)

 

Tsunami.png

 

Une fausse version (Hoax) qui a circulé sur internet avec ces mêmes images se faisant passé pour Nagasaki 1945 et 2011.

nagasaki-arch-hoax

 

 

 

Une autre image de Otsuchi, après le 11 mars 2011 jour du tsunami :

 

01-tsunami-otsuchi-iwate-prefecture-tc58dhoku-region.jpg

 

 

 

Quelles images qui comparent le Tsunami aux bombes atomiques

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 20:17

Le bombardement de Zanzibar est le seul événement militaire de la Guerre anglo-zanzibarienne qui a opposé le Royaume-Uni et Zanzibar le 27 août 1896. Avec une durée d'environ 40 minutes, ce conflit détient le record d'être la guerre la plus courte de l'histoire.

 

 

La bataille 

Depuis 1880, le sultanat de Zanzibar, situé sur la côte orientale de l'Afrique, dans l'État actuel de Tanzanie, est un protectorat britannique.

 

Le 25 août 1896, le sultan Sayyid Hamid bin Thuwain bin Said meurt ; Khalid ibn Bargach, un resistant hostile à l'influence britannique, s'empare alors du trône. Rejetant l'ultimatum que lui délivre le Royaume-Uni, celui-ci érige des défenses autour de la ville, face à la mer et mobilise ses forces, soit environ 2 800 hommes. Les Britanniques décident de mettre fin par la force à son règne et l'escadre de l'amiral Rawson de la Royal Navy est dépêchée dans ce but devant Zanzibar.

 

Les offres de reddition ayant été rejetées, la flotte britannique ouvre le feu le 27 août. Les batteries côtières sont détruites et un vieux yacht à vapeur, armé en guerre et portant le pavillon du sultan, est coulé après une résistance acharnée, mais sans espoir devant la disproportion des forces, tant sur le plan matériel que sur l'efficacité.

 

Prenant acte de la défaite de ses forces, l'usurpateur se réfugie au consulat de l'Empire allemand où il reçoit asile pendant trente-huit jours, et il est accueilli sur le navire de la Kaiserliche Marine, le SMS Seeadler. Le 2 octobre, il est évacué vers Dar es Salaam où il vivra en exil pendant une quinzaine d'années, tandis qu'un nouveau sultan, favorable aux Britanniques, est installé à sa place.

 

Cette bataille coûte la vie à plus de cinq cents Zanzibarites.

 

 

Navires engagés 

Bombardement de Zanzibar par la flotte britannique

  • Royaume-Uni
    • St-George, croiseur, navire amiral
    • Racoon, croiseur
    • Philomel, croiseur léger
    • Trush, canonnière
    • Sparrow, canonnière

  • Zanzibar
    • Glasgow, frégate-yacht à vapeur, navire amiral (coulé)

 

800px-Bombardement_de_Zanzibar.jpg

Bombardement de Zanzibar par la flotte britannique

 

 

Source : Bombardement de Zanzibar [Wikipedia Fr] 

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 17:12

Effets d'une bombe atomique

Article détaillé : Explosion atomique.


Les aspects particuliers de la bombe comme sa puissance et sa matière explosive la distinguent des explosifs traditionnels. Plusieurs effets la rendent bien plus dangereuse que les bombes développées jusqu'alors. On distingue généralement quatre grands effets (le souffle, la chaleur, l'impulsion électromagnétique et les radiations). Utilisées en grand nombre, les bombes atomiques peuvent également avoir un effet sur le climat global de la Terre.

 


Souffle

La puissance de l'explosion est bien plus importante qu'avec un explosif traditionnel. Une onde de choc provoque un déplacement important et rapide de l'air environnant, exerçant ainsi une contrainte (pression) sur les objets environnants.

 

Le souffle de l'explosion détruit tous les bâtiments alentour et provoque des lésions et la surdité des personnes qui sont trop proches de l'explosion. Une fois l'onde de choc passée, de forts vents créés par l'effet de vide (dépression, contrainte opposée) dû à l'explosion, semblables à ceux d'un ouragan, finissent de démolir les bâtiments qui seraient encore debout.

 

Si l'explosion a lieu au niveau du sol ou même est souterraine, des séismes peuvent également avoir lieu.

 


Chaleur

La chaleur de l'explosion est telle qu'elle déclenche des incendies et cause des brûlures sur les personnes même distantes de plusieurs kilomètres de l'explosion. Pour donner un ordre de grandeur, une bombe de 10 Mt provoque des brûlures jusque dans un rayon de 30 kilomètres et la température en son centre dépasse plusieurs millions de degrés. À cela peuvent s'ajouter des brûlures aux yeux pour ceux qui regardent l'explosion. 35% de l’énergie d'une bombe nucléaire est dissipée sous forme de chaleur.

 

 

Impulsion électromagnétique (IEM)

Article détaillé : Impulsion électromagnétique.


Une explosion nucléaire provoque un déplacement d'électrons, qui crée un courant électrique. Ce courant est tel qu'il perturbe pendant un certain temps les alimentations électriques et détruit complètement la plupart des circuits électroniques. Cet effet est maximal dans le cas des explosions à très haute altitude ou dans l'espace, plus limité lors d'explosions dans la basse atmosphère ou au niveau du sol.

 

 

Radiations

L'irradiation due à une arme nucléaire peut être de deux types :

  • Une irradiation immédiate et directe, pour les personnes proches de l'explosion, qui peut être très intense (voir Syndrome d'irradiation aiguë) ;
  • Une irradiation à long terme, due aux éléments radioactifs de la bombe et des éléments contaminés, qui peuvent être transportés par les mouvements d'air sur de très grandes distances. Cette irradiation est plus importante en termes de nombre de personnes touchées.

 

Les effets à long terme sont à relativiser d'après les résultats du suivi médical des survivants de Hiroshima et Nagasaki :

  • Il existe bien une augmentation des taux de cancers, significative, mais moins importante que ceux liés à d'autres causes comme le tabagisme (même pour les sujets exposés aux plus fortes doses l'excès de cancer ne semble pas dépasser 4%).
  • Contrairement aux idées reçues, il n'a pas été observé d'augmentation des malformations ou de troubles génétiques chez les descendants de survivants irradiés.

 

 

Impact climatique

Article détaillé : Hiver nucléaire.


Selon certains scénarios, si une guerre nucléaire venait à être déclenchée avec l'emploi massif des bombes nucléaires, des impacts importants sur le climat de la Terre pourraient se faire ressentir. Les incendies en masse déclenchés par l'effet de chaleur, ainsi que le soulèvement de la poussière, pourraient provoquer la formation d'un gigantesque manteau de suie et de poussière dans la stratosphère, qui occulterait les rayons du Soleil. Il s'ensuivrait, pendant quelques jours seulement ou plusieurs années, ce que l'on appelle communément un Hiver nucléaire.


 

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Nagasaki avant / après

 

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Hiroshima en ruines

 

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Le dôme de Genbaku (原爆ドームGenbaku Dōmu), ou le mémorial de la paix d'Hiroshima ou encore le dôme de la Bombe Atomique, était à l'origine le Palais d’exposition industrielle du département de Hiroshima. (photo de nos jours)

 

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Démonstration de force aérienne survolant le Missouri le 2 septembre 1945

 

 

Sources :

Arme nucléaire [Wikipedia fr]

Armes nucléaires en Corée du Nord [Wikipedia Fr]

Bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki [Wikipedia Fr]

 

Dôme de Genbaku [Wikipedia Fr] (L’espoir d’une paix perpétuelle et l’abolition définitive de toutes les armes nucléaires sur la Terre)

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 17:02

Pays disposant de l'arme nucléaire

Depuis 1945, année où la première bombe explosa au Nouveau-Mexique aux États-Unis, plusieurs pays ont tenté de maîtriser la conception d'une telle arme. Ils sont classés ci-dessous en fonction du nombre de têtes nucléaires dont ils disposent.

 

p2006

 

 

Pays détenteurs signataires du TNP

Cinq pays sont juridiquement reconnus comme « États dotés de l'arme nucléaire » par le TNP, voici leur arsenal en mars 2006 :

  • la Russie : 16 000, dont 5 830 actives ;
  • les États-Unis : 5 113 ;
  • la France : 348 têtes actives ; réduction à moins de 300 en projet (déclaration du président Nicolas Sarkozy du 21 mars 2008) ;
  • le Programme nucléaire du Royaume-Uni : pas plus de 225, dont un peu moins de 200 actives.
  • la République populaire de Chine : environ 200, dont environ 145 actives ;

 

Les politologues désignent ces cinq États par le terme de « club nucléaire », qui sont également ceux qui sont membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies.

 

La Corée du Nord est le seul pays qui a acquis l'arme nucléaire après avoir ratifié le TNP (qu'elle avait toutefois dénoncé en 1993). Le nombre de têtes est estimé à moins d'une dizaine, dont quelques-unes seraient peut-être actives. La Corée du Nord a procédé à un essai nucléaire le 9 octobre 2006 puis a déclaré renoncer à son armement nucléaire suite à l'accord de Pékin du 13 février 2007.

 

- Alors que la centrale nucléaire de Yongbyon était fermée en juillet 2008 et que le début de la destruction d'un réacteur de cette centrale le 27 juin 2008 avaient laissé entrevoir la fin du programme nucléaire militaire Nord-Coréen, la situation se dégrade de nouveau lorsque que la Corée du Nord annonce fin août avoir suspendu le démantèlement de ses installations atomiques suite au piétinement des négociations.

 

En septembre 2008, l'annonce d'un processus de réactivation de la centrale de Yongbyon est annoncé suite officiellement au refus des États-Unis de retirer de sa liste des États soutenant le terrorisme crée de nouvelles tensions diplomatiques, mais les États-Unis retirent la Corée du Nord de la liste des États soutenant le terrorisme le 11 octobre 2008. 

 

Le 5 avril 2009, le tir de la fusée Kwangmyŏngsŏng-2 condamné par le conseil de sécurité de l'ONU et l'arrêt de toute coopération avec l'AIEA augmente de nouveau la tension.

 

 

# Article détaillé : Essai nucléaire nord-coréen du 25 mai 2009. 

 

Deux ans et demi après son premier essai, la Corée du Nord a annoncé le 25 mai 2009 avoir réalisé à 1h53 (GMT) un second essai nucléaire souterrain d'une puissance évalué entre 10 et 20 kilotonnes par le ministère russe de la Défense et entre 2 et 4 kilotonnes par le Commissariat à l'énergie atomique français.

 

Celui-ci suscite un nouveau tollé de la communauté internationale et une condamnation unanime du Conseil de sécurité de l'ONU. La Corée du Sud s'engage suite à cela pleinement à l'initiative de sécurité en matière de prolifération (PSI), ce qui est aussitôt dénoncé comme une provocation par la Corée du Nord qui dénonce l'armistice de 1953.

 

Après le vote à l'unanimité de la résolution 1874 alourdissant les sanctions contre le régime nord coréen le 12 juin 2009, ce dernier déclare que tout le plutonium extrait sera utilisé à des fins militaires et qu'il va débuter l'enrichissement d'uranium. Le 4 septembre 2009, il annonce être au stade final d'enrichissement d'uranium.

 

L'annonce le 21 novembre 2010 de la mise en service d'une usine d'enrichissement d'uranium à Yongbyon par la Corée du Nord relance et amplifie la crise alors que 48 heures plus tard l'artillerie nord-coréenne bombarde l'île sud-coréenne de Yeonpyeong.

 

 

Pays détenteurs non-signataires du TNP

Trois pays, non-signataires du TNP, disposent de l'arme nucléaire :

 

  • l'Inde : 40 à 50 têtes, presque toutes actives ; a réalisé le 18 mai 1974 son premier essai nucléaire, officiellement à but pacifique. Le 11 mai 1998, elle réalise son premier essai militaire.
  • le Pakistan : 50 à 60, presque toutes actives ; a réalisé quelques jours après l'Inde, le 28 mai 1998, son premier essai nucléaire.
  • Israël : dispose d'armes nucléaires. Une centaine seraient actives. Selon un ancien technicien de la Centrale nucléaire de DimonaMordechaï Vanunu, Israël disposerait de plus de 200 bombes atomiques. Cette déclaration lui a valu une condamnation pour espionnage et trahison et une peine de prison de 18 ans, comme le rappelle Gordon Thomas. Il affirme de même dans son ouvrage (Histoire Secrète du Mossad: De 1961 à nos Jour) qu'Israël aurait procédé, avec l'aide de l'Afrique du Sud, à un essai sous-marin dans l'Océan Indien le 22 septembre 1979, connu sous le nom de l'Incident Vela, mais aucune certitude n'existe à ce sujet. La position officielle israélienne a toujours été de ne pas confirmer ni infirmer les spéculations relatives à sa possession de l'arme atomique. Le 6 décembre 2006Robert Gates, secrétaire d'État à la défense américain déclarait lors de son audition au Sénat : « l'Iran est entouré de pays dotés de l'arme nucléaire : le Pakistan à l'est, Israël à l'ouest… », une première pour un haut fonctionnaire américain. Quelques jours plus tard, le 11 décembre 2006 lors d'une interview de la chaîne de télévision allemande N24 à propos des ambitions nucléaires iraniennes, Ehud Olmert déclarait : « Pourriez-vous dire que c'est la même chose que pour l'Amérique, la France, Israël et la Russie ? ». Il a été obligé de corriger la déclaration de Robert Gates ainsi que son lapsus et a rappelé la position d'Israël sur le sujet : « Israël ne sera pas le premier pays à introduire l'arme nucléaire au Proche-Orient. C'était notre position, c'est notre position, cela restera notre position. » .

 

 

Pays possédant un programme d'acquisition nucléaire

Article détaillé : Prolifération nucléaire.

 

Nuclear weapon programs worldwide

Pays soupçonnés de développer un programme nucléaire militaire

  • L'Iran, signataire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, qui essaie depuis plusieurs années de se procurer l'énergie atomique à des fins, officiellement, civiles. Cependant plusieurs membres de la communauté internationale pensent que ce programme peut être utilisé pour développer l'arme nucléaire, notamment depuis la découverte de l'installation de recherche de Natanz en août 2002, qui n'avait pas été déclarée à l'AIEA. Une troïka européenne (composée de l'Allemagne, de la France et du Royaume-Uni) s'est formée et tente de pousser l'Iran à accepter un contrôle strict de son programme civil par les experts de l'AIEA. Israël et les États-Unis pour leur part laissent planer le déclenchement de représailles militaires si l'existence d'un programme militaire venait à être confirmée. Au début du mois de janvier 2006, l'Europe et les États-Unis se sont mis d'accord pour présenter l'affaire devant le Conseil de sécurité de l'ONU. 

 

 

  • L'Algérie, qui est soupçonnée de vouloir développer un programme nucléaire. Les Algériens ont mis en marche un second réacteur nucléaire, qui est particulièrement protégé. Elle suscite des craintes chez les Américains à cause de la taille de ce réacteur, et de la large défense aérienne dont il bénéficie. Une enquête de la CIA avait conclu à l'éventuelle utilisation militaire du réacteur nucléaire d'Aïn Oussara (160 km au sud d'Alger).

 

  • L'Arabie saoudite, qui est soupçonnée de vouloir développer un programme nucléaire. L'Arabie-Saoudite et le Pakistan auraient signé un accord secret sur « la coopération nucléaire » qui fournirait aux Saoudiens la technologie du nucléaire en échange de pétrole bon marché.

 

  • La Syrie, qui est soupçonnée par les États-Unis de vouloir développer un programme nucléaire. Un site bombardé en 2007 par l'aviation israélienne aurait pu abriter une centrale de production de plutonium. Des traces suspectes d'uranium ont également été trouvées sur le site bombardé et sur celui d'un réacteur de recherche à Damas.

 

 

Pays ayant démantelé leurs installations atomiques

  • La Suisse a préconisé de se doter d'un armement nucléaire, a construit des installations pour l'enrichissement de l'uranium, puis a pris des contacts avec l'état-major de l'armée française pour acquérir une arme nucléaire avant d'abandonner le projet au milieu des années 1960.
  • Durant les années 1950 et 1960, la Suède a développé un programme secret d'arme nucléaire, dans l'objectif de se protéger d'une éventuelle invasion de l'Union soviétique. Ce programme lui a permis de réaliser une bombe atomique, mais le programme a été abandonné en 1968, après la ratification du TNP.
  • La Libye qui a officiellement abandonné son programme nucléaire en 2003. C'est le résultat de neuf mois de tractations secrètes entre la Libye, les États-Unis et la Grande-Bretagne.
  • L'Irak a arrêté son programme nucléaire après la première guerre du Golfe. Les États-Unis et le Royaume-Uni ont soupçonné pendant un temps que le programme puisse avoir été relancé, mais depuis l'invasion de l'Irak en 2003, aucune preuve en ce sens n'a été trouvée.
  • Les nouveaux États issus de la dissolution de l'Union soviétique, tels l'Ukraine et le Kazakhstan ont rendu les ogives à la Russie et démantelé les bases nucléaires sur leur sol.
  • Les installations françaises en Algérie ont été démantelées et le pays n'a hébergé aucune arme nucléaire depuis son indépendance en 1962.
  • De même, la base britannique d'essais nucléaires en Australie a été démantelée.

 

 

 

      Suite Ici >>

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 15:59

L'arme nucléaire est une arme non conventionnelle qui utilise l'énergie dégagée par la fission de noyaux atomiques lourds (uraniumplutonium dans le cas des bombes A), par la fusion de noyaux atomiques légers (hydrogène dans le cas des bombes H) ou par une combinaison des deux phénomènes.

 

Ses effets destructeurs, qui sont sans commune mesure avec ceux des « armes conventionnelles », sont non seulement dus au souffle et à l'augmentation de la température, comme pour les explosifs classiques, mais aussi aux rayonnements. L'énergie libérée par l'explosion s'exprime par son équivalent en TNT.

 

L'arme nucléaire a été utilisée opérationnellement deux fois durant la Seconde Guerre mondiale, par les États-Unis contre le Japon par les bombardements des villes d'Hiroshima et de Nagasaki, entraînant plusieurs centaines de milliers de morts.

 

En raison de sa puissance, l'arme nucléaire n'est généralement pas considérée comme une arme conventionnelle, mais comme une arme de dissuasion (politique de dissuasion nucléaire), visant à empêcher toute attaque majeure, qui serait sanctionnée par l'utilisation de cette arme. Inversement, l'impact psychologique potentiel d'une arme nucléaire en fait une cible de choix pour des mouvements ou États terroristes. Depuis que plusieurs pays se sont dotés plus ou moins rapidement de l'arme nucléaire, des accords internationaux visent à réduire l'arsenal nucléaire et à limiter la prolifération nucléaire.

 


Débuts de la recherche nucléaire

Article détaillé : Course à la bombe (Seconde Guerre mondiale)

 

La littérature exploite le concept de bombe atomique à partir des années 1910 et les physiciens commencent à envisager l'emploi de l'énergie atomique et de la bombe atomique dans les années 1930.

 

L'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler en Allemagne déclenche une fuite des cerveaux immédiate dès 1933, y compris des savants d'origine juive qui contribuèrent ensuite de façon décisive aux filières française et britannique ; la bombe allemande ne vit jamais le jour malgré les travaux de l'institut de chimie Kaiser-Wilhelm de Berlin pendant la guerre, le Japon entreprit également un programme nucléaire menés par l’Institut de recherche physique et chimique du Japon (Riken) et construit pendant la Seconde guerre mondiale à Hungnanm, en actuelle Corée du nord, un réacteur. Les recherches visant à fabriquer une bombe nucléaire furent entamées mais les Japonais ne réussirent jamais à mettre sur pied la bombe. A la fin de la guerre, les Soviétiques démontèrent le réacteur et récupérèrent ainsi de précieuses informations sur la technologie de fission nucléaire.

 

Les découvertes et travaux effectués au Collège de France par Frédéric et Irène Joliot-CurieHans Halban et Lew Kowarski en 1939 et 1940 sont significatifs. Des communications sont faites et des brevets pris à cette époque, dont un décrit le principe de la bombe atomique.

 

La commission MAUD britannique est lancée pendant la drôle de guerre et récupère les résultats de la filière française après la débâcle de la bataille de France en mai 1940.

 


 

Projet Manhattan

Article détaillé : Projet Manhattan.


Mais c'est aux États-Unis que la bombe atomique sera mise au point et assemblée durant le projet Manhattan. Ce projet est mis sur pied suite à une lettre signée par Albert Einstein (aux opinions pacifistes), adressée au Président des États-UnisFranklin Delano Roosevelt. Dans cette lettre, datée du 2 août 1939, Einstein ainsi que d'autres physiciens expliquent à Roosevelt que l'Allemagne nazie effectue des recherches sur la fission nucléaire et ses applications possibles dans le domaine militaire, comme la création d'une bombe atomique. Einstein explique que cette bombe est capable de libérer une énergie si colossale qu'elle pourrait détruire une ville entière.


Le 14 août 1940, le Comité consultatif pour l'uranium, un organisme fédéral créé par Roosevelt, après avoir pris connaissance de la lettre, demande dans un mémorandum la création d'un projet de recherche sur le thème de la fission nucléaire et sur ses applications militaires. Une somme de 100 000 dollars est débloquée.

 

La première étape consiste en l'enrichissement de l'uranium naturel en uranium 235 fissile, c'est-à-dire que son atome peut se « casser » et produire une réaction de fission nucléaire. Durant cette étape de recherche, un second élément fissile est découvert, le plutonium.

 

Alors que jusque-là, le projet avait uniquement un but expérimental, avec pour objectif de valider la réalisation d'une bombe atomique, il est décidé en 1943, au vu des résultats, de passer au stade du développement. Le Projet Manhattan vient de voir le jour.

 

Des milliers de chercheurs, mis au secret, vont développer cette arme. Plusieurs laboratoires sont construits un peu partout aux États-Unis, comme dans le Tennessee, à Washington et enfin le plus célèbre, le LANL de Los Alamos auNouveau-Mexique en mars 1943.

 

Le Laboratoire national de Los Alamos (LANL) est dirigé par le physicien Robert Oppenheimer, il sera entouré par une brillante équipe de physiciens, parmi lesquels quatre prix Nobel de physique (Niels BohrJames ChadwickEnrico Fermiet Isidor Isaac Rabi). Durant deux ans, ils vont surmonter un grand nombre de problèmes techniques, aidés par un budget de deux milliards de dollars. Ils développent les deux filières, uranium et plutonium en parallèle. Au début de juillet 1945, s'ils disposent de bombes opérationnelles dans chacune des filières, ils ont encore un doute sur la bombe au plutonium. Ils décident donc que le premier test portera sur cette technologie.

 

Le 16 juillet 1945, sur la base aérienne d'Alamogordo, la première bombe atomique, Gadget, explose lors d'un test baptisé Trinity. La petite histoire dit que Kenneth Bainbridge, le responsable des essais, glissa à l'oreille de Robert Oppenheimer, qui avait déclaré I am become Death, the Destroyer of Worlds (« Maintenant, je suis la Mort, le Destructeur des Mondes ») après l'explosion : Now we are all sons-of-bitches (« À partir de maintenant, nous sommes tous des fils de putes »).

 


 

Hiroshima et Nagasaki

Article détaillé : Bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki.


Dans la matinée du 6 août de la même année, le président Harry Truman, qui a succédé à Franklin Roosevelt décédé le 12 avril, donne l'ordre de larguer une bombe atomique sur un objectif civil, la ville d'Hiroshima, avec pour objectif de faire capituler le Japon.

 

Même aujourd'hui, les raisons de cette décision sont loin d'être parfaitement connues. Il faut en effet se rappeler que le projet Manhattan visait initialement l'Allemagne et non pas le Japon. L'explication officielle (celle, à l'origine, de Truman) soutient que la capitulation du Japon fut ainsi réalisée en évitant de lourdes pertes américaines, un débarquement sur les côtes Japonaises ayant été évalué à plusieurs centaines de milliers de vies tuées. Pour d'autres, c'est l'imminence de la déclaration de guerre de l'URSS au Japon prévue lors des accords de Yalta trois mois après la capitulation de l'Allemagne (soit au 8 août 1945), qui est le facteur déterminant ; avec leur nouvelle puissance nucléaire, les États-Unis pouvaient écourter la guerre et n'avaient plus besoin de composer avec un allié encombrant qui voulait en partager les profits (zones d'influence, bases militaires, etc.). Ce fut le point de vue d'Eisenhower pendant la guerre et, au début de la Guerre froide, du prix Nobel de physique Patrick Blackett.

 

Cette bombe fut surnommée par l'armée américaine Little Boy (« Petit Garçon »), du fait de sa petite taille, et Pikadon (« Lumière et bruit ») par les japonais. La bombe A à l'uranium enrichi (de type revolver) détona en expulsant une énergie équivalente à environ 15 kt de TNT. Il est difficile de connaître avec précision le nombre de personnes tuées par l'explosion. Le Département de l'énergie américain (DOE) estime quant à lui le nombre de personnes tuées instantanément à environ 70 000 et environ 200 000 personnes supplémentaires dans les cinq années qui ont suivi.

 

Le 9 août, trois jours plus tard, Truman donne l'ordre de larguer une seconde bombe sur la ville de Kokura (actuellement Kitakyushu). Celle-ci étant recouverte par des nuages, c'est Nagasaki qui est alors visée : lors d'une éclaircie, le bombardier confond les usines Mitsubishi sur les quais du port avec la cathédrale chrétienne. La bombe larguée, cette fois-ci, est au Plutonium, a une puissance de 22 kt et est surnommée Fat Man (« Gros Bonhomme »). Tout comme pour Hiroshima, le nombre de décès est difficile à définir, le DOE estime qu'il y a eu environ 40 000 personnes tuées instantanément et 60 000 autres blessées. En janvier 1946, il était estimé qu'environ 70 000 personnes étaient décédées des conséquences de l'explosion et peut-être le double dans les cinq années suivantes.

 

Les deux bombes ont explosé à environ 500 mètres d'altitude afin de maximiser leurs effets.

 

Le 15 août, le Japon accepte la capitulation sans conditions, l'Acte de la reddition du Japon est signé le 2 septembre 1945, à bord du cuirassé « Missouri », ce qui met fin à la Seconde Guerre mondiale (après la déclaration de guerre soviétique au Japon le 8 août 1945).

 

 

Tracts

Le 8 août 1945, des tracts imprimés sur de petites feuilles de papier sont largués sur le Japon :


À L'ATTENTION DU PEUPLE JAPONAIS
L'Amérique demande que vous prêtiez immédiatement attention à ce que vous allez lire sur cette feuille.
Nous sommes en possession de l'explosif le plus destructeur jamais conçu par l'homme. Une seule de nos bombes atomiques, que nous avons récemment développées, est équivalente à la puissance explosive de 2 000 B-29 lors d'une seule mission. Cette affreuse affirmation doit vous faire réfléchir et nous pouvons vous assurer solennellement qu'elle est terriblement exacte.
Nous venons juste de commencer à utiliser cette arme contre votre patrie. Si vous avez un quelconque doute, faites une enquête et demandez ce qui s'est passé à Hiroshima quand une seule de nos bombes est tombée sur la ville.
Avant d'utiliser cette bombe pour détruire toutes les ressources militaires qui permettent de continuer cette guerre inutile, nous vous demandons de faire une pétition à l'attention de l'empereur pour cesser la guerre. Notre président a exposé les treize conséquences d'une capitulation honorable. Nous vous pressons d'accepter ces conséquences et de commencer le processus de construction d'un nouveau Japon, meilleur et en paix.
Vous devriez prendre maintenant des décisions pour arrêter la résistance militaire. Nous devrons autrement nous résoudre à utiliser cette bombe et toutes nos autres armes supérieures pour cesser rapidement et avec force cette guerre.

 


Début de la prolifération nucléaire

Article détaillé : Prolifération nucléaire

 

La fin de la Seconde Guerre mondiale et la connaissance de la puissance destructrice de la bombe atomique ont poussé plusieurs gouvernements à vouloir acquérir, comme les États-Unis, l'arme nucléaire.

 

C'est ainsi que rapidement, l'Union soviétique, a conçu une bombe A à l'institut panrusse de recherche scientifique en physique expérimentale, le RDS-1 et l'a testée le 29 août 1949. Elle est suivie le 3 octobre 1952 par le Royaume-Uni. Suivront alors les premières bombes A de la France en 1960 et la Chine en 1964.

 

Le 1er novembre 1952, les États-Unis déclenchent l'explosion de la première bombe H, une bombe cent fois plus puissante qu'une bombe A. Le premier essai soviétique de la bombe H a lieu le12 août 1953 et le 15 mai 1957 pour le Royaume-Uni.

 

Cette rapide prolifération nucléaire, avec les tentatives, parfois réussies, de nombreux pays comme l'Afrique du Sud ou Israël, a poussé les responsables politiques à limiter l'accession aux connaissances nécessaires pour réaliser une telle arme. C'est dans ce cadre que furent ratifiés des traités comme le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), en 1968.

 

En 1982, on estimait qu'il y avait environ 50 000 armes nucléaires dans le monde totalisant entre 12 000 et 14 000 mégatonnes soit l'équivalent de 3 tonnes de TNT par habitant (il y avait alors quatre milliards d'humains sur Terre).

 

 

 

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 15:36

La Troisième Guerre mondiale est une hypothétique guerre mondiale qui suivrait la deuxième et qui se caractérise par l'usage de l'arme nucléaire.

 

 

Utilisations de l'expression

Elle puise son origine dans la crainte que la confrontation entre les deux superpuissances de la Guerre froide, l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) et les États-Unis, n'aboutisse à une guerre totale utilisant les armes nucléaires. Toutes ces situations sont parfois appelées par l'expression biblique armageddon. Il en aurait résulté un combat définitif (avec la chute de la civilisation et l'extinction de l’espèce humaine due à un hiver nucléaire). Un recours à l'utilisation limitée d'armes nucléaires ainsi que la destruction du globe terrestre figurent parmi les concepts multiples de cette guerre.

 

La menace d'anéantissement était prégnante dans la pensée collective dès les lendemains concluant le second conflit mondial, l'opinion publique internationale découvrant le champignon atomique. Questionné en 1948 à propos de l'armement employé lors d'une éventuelle troisième guerre mondiale, Albert Einstein répondit: « Je ne sais pas, mais je peux vous dire ce dont ils se serviront pour la quatrième. Ils se jetteront des pierres ! »

 

Cette peur fut relayée par divers médias et sous diverses formes, y compris de nombreuses fictions reprenant l'hypothèse et entretenant la psychose collective. Il est admis de manière générale qu'en 1962, la crise des missiles à Cuba entre les États-Unis, Cuba, et l'Union des républiques socialistes soviétiques, venant ajouter un surcroît de tensions à celles déjà générées, en 1961, par la construction du mur de Berlin, aurait pu être un sérieux élément déclencheur de la Troisième Guerre mondiale.

 

La Guerre froide est parfois elle-même qualifiée de Troisième Guerre mondiale, notamment dans l'idée que la guerre contre le terrorisme serait, elle, la « Quatrième Guerre mondiale ». Cette thèse se base sur le fait que la confrontation mondiale entre les deux blocs, communistes et occidentaux a eu pour conséquence des guerres ou l'alimentation de guerres. Celles-ci ont pour point commun le fait d'être le théâtre de guerres par procuration entre l'URSS et les États-Unis :

guerre de Corée, guerre du Viêt Nam, guerre civile angolaise, guerre d'Afghanistan (1979), etc.

 

Ceux qui y ont cru ont donc introduit l'idée d'une Quatrième Guerre mondiale, en lui donnant la légère nuance que, contrairement à la connotation de la troisième avec la fin des fins futures, la quatrième, qui aurait déjà commencé lors des attentats du 11 septembre 2001, conduisant aux guerres d'Afghanistan et d'Irak, ne verrait l'apocalypse que comme un risque possible de l'issue de ces conflits. Le passage de « troisième » à « quatrième » illustrerait aussi le changement d'adversaire du bloc capitaliste; le communisme étant remplacé par le nationalisme, dont notamment l'islamisme, dans les années 1990.

 

Mais l'expression Troisième Guerre mondiale a également été employée en une occasion par l'ancien président américain George W. Bush pour désigner sa campagne militaire antiterroriste, ou pour évoquer la possibilité d'une confrontation armée qui opposerait Israël et les grandes puissances occidentales à l'Iran et la Corée du Nord à propos de leurs programmes nucléaires respectifs dont le but principal ne serait autre que la fabrication et l'utilisation d'armes de destruction massive.

 

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Source : Troisième Guerre mondiale [Wikipedia Fr]

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 14:24

La guerre de Corée eut lieu de 1950 à 1953 entre les forces de la Corée du Nord communiste, soutenues par la République populaire de Chine et l'Union soviétique, et celles de la Corée du Sud sous influence occidentale, soutenues par les Nations unies (principalement les États-Unis).

 

 

L'assaut nord-coréen

Dans les heures précédant l'aube du 25 juin 1950, sous la protection d'un formidable barrage d'artillerie, 135 000 Nord-Coréens franchirent la frontière entre les deux Corées. Le gouvernement nord-coréen annonça que des troupes commandées par le « traître et bandit » Syngman Rhee avaient traversé le 38e parallèle, et que par conséquent le Nord avait été obligé de riposter « à une grave provocation des fantoches de Washington », selon L'Humanité du lendemain.

 

De son côté, Jean-Paul Sartre, compagnon de route du Parti communiste français, affirma que « c’était la Corée du Sud qui avait attaqué la Corée du Nord à l'instigation des États-Unis ». Conseillée et équipée par les Soviétiques, qui ne s'engageront toutefois jamais ouvertement, l'armée nord-coréenne mit en ligne 7 divisions, 150 T-34, 1 700 pièces d'artillerie, 200 avions de combat et d'importantes réserves. L'attaque nordiste fut dévastatrice. Au moins les deux tiers de la petite armée sud-coréenne (à peine 38 000 hommes répartis sur 4 divisions d'infanterie) étaient alors en permission, laissant le pays largement désarmé. Les Nordistes attaquèrent en plusieurs endroits stratégiques, parmi lesquels Kaesong, Chunchon, Uijongbu, et Ongjin. En quelques jours, les forces sudistes, surclassées en nombre et en puissance de feu, furent mises en déroute et durent battre en retraite. Tandis que l'attaque au sol progressait, l'armée de l'air nordiste bombarda l'aéroport de Gimpo à Séoul où se trouvait les 22 avions de liaison et d'entraînement de l'aviation du sud. Séoul fut prise dans l'après-midi du 28 juin. Les Nord-Coréens n'avaient toutefois pas réussi à atteindre leur objectif principal, à savoir la reddition rapide du gouvernement de Rhee et la désintégration de son armée.


L'invasion de la Corée du Sud (République de Corée, RdC, ROK en anglais) semble avoir été une surprise complète pour les États-Unis et leurs alliés ; quelques jours avant l'offensive nord-coréenne, le 20 juin, Dean Acheson, le nouveau Secrétaire du Département d'État, avait déclaré officiellement au Congrès qu'une guerre était improbable. Truman lui-même fut contacté quelques heures après le déclenchement de l'offensive ; il crut qu'il s'agissait du début de la troisième Guerre mondiale. En tout état de cause, une partie de l'état-major américain aurait accueilli avec enthousiasme l'annonce, espérant pouvoir ainsi « endiguer » (stratégie du containment) la progression des communistes en Extrême-Orient. « Les Coréens nous sauvent », aurait déclaré le secrétaire d’État Acheson quand il reçut le 25 juin la nouvelle du déclenchement des hostilités.

 

Malgré la démobilisation partielle des forces américaines et alliées après la défaite du Japon, ce qui causa de sérieux problèmes logistiques aux troupes américaines dans la région - hormis les Marines, les divisions d'infanterie envoyées en Corée ne comptaient que 40% de leurs effectifs et la majeure partie de leur équipement était inutilisable -, les États-Unis avaient encore 83 000 hommes destinés à l'occupation du Japon répartis en 3 divisions d'infanterie plus la 1re division de cavalerie, sous le commandement du général Douglas MacArthur. À part les unités du Commonwealth en Corée, aucune autre nation ne pouvait fournir des renforts importants. Le président Harry S. Truman, à la nouvelle de l'invasion, ordonna à Mac Arthur de transférer des munitions au profit de l'armée sud-coréenne (en anglais ROK Army, ROKA) et de fournir une protection aérienne afin de permettre l'évacuation des citoyens américains. Toutefois, Truman était en désaccord avec ses conseillers, qui voulaient lancer des raids aériens contre la Corée du Nord. Il autorisa cependant la Septième flotte américaine à protéger Taïwan, mettant ainsi fin à la politique américaine de désengagement vis-à-vis du gouvernement nationaliste du Kuomintang, confiné à Taïwan - réplique américaine redoutée par Mao avant l'attaque nord-coréenne -. Tchang Kaï-chek proposa de participer à la guerre, mais cette demande fut rejetée par les Américains au motif que cela ne ferait qu'encourager une intervention des communistes chinois.

 

 

Bilan du conflit

Avec 3 millions de morts et une situation militaire inchangée (la tension reste toujours vive entre le Nord et le Sud), le pays a subi la pire destruction matérielle et humaine de son histoire. Ce conflit a été le premier d'importance internationale après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il a aussi constitué la première intervention armée de l'ONU dans un conflit ouvert.

Le coût du conflit fut estimé pour les seuls États-Unis à environ 50 milliards de dollars américains de l'époque soit environ 215 milliards de dollars valeur 2010.


L'après-guerre

L'armistice ne cessa pas les incidents de frontières et raids de commandos venus du Nord attaquer le Sud et la tension reste vive entre les deux Corées. Le 27 mai 2009, dans le cadre de la crise nucléaire nord coréenne, la Corée du Nord estime ne plus être liée par l'armistice qui a fait cesser les combats de la guerre de Corée. La guerre du Crabe depuis les années 1990 a occasionné plusieurs batailles navales. La paix n'est toujours pas signée.

 

La participation française

Impliquée dans la guerre d'Indochine, la France n'a apporté qu'un soutien limité mais néanmoins marquant à l'appel des Nations Unies. Cela s'est traduit par le détachement de l'aviso colonial La Grandière chargé des missions de protection des convois maritimes participant au renfort du périmètre de Pusan et au débarquement de Incheon, ainsi que par l'envoi de 3 421 hommes formant le bataillon français de l'ONU, intégré, avec des renforts coréens et deux bataillons américains, dans les effectifs du 23e régiment de la 2nd "Indianhead" Infantry Division. Cette division s'est illustrée dans plusieurs faits d'armes qui lui ont valu plusieurs citations. À l'issue de la guerre, le bataillon a eu 287 tués, dont 18 Coréens, 1 350 blessés, 12 prisonniers et 7 disparus.

 

 

Source : Guerre de Corée [Wikipedia Fr] (Plus d'information)

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 20:09

Vous êtes une femme et un homme charmant vous tend un verre lors d'une soirée ? Méfiance ! En 2007, 200 000 femmes sont « tombées dans le panneau » et ont été violées sans pouvoir résister. La drogue du viol fait des ravages. Un chercheur vient de mettre au point un détecteur spécial pour cette drogue (GHB ou kétamine) qui provoque à la fois une amnésie et un effet sédatif. Il fonctionne sur un principe optique. La drogue est en effet incolore, mais change tout de même d'une certaine manière les propriétés optiques du liquide dans lequel elle est plongée. Le test de ces effets par le prototype donne un résultat fiable à 100 %.


Il faut maintenant miniaturiser le système et le rendre bon marché, mais cela semble possible. Un « stylo » détecteur permettra de mettre derrière les barreaux pas mal de voyous et de sauver un grand nombre de femmes (et quelques hommes aussi) d'un traumatisme.

 

 

Source : Sur-la-toile.com

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 19:37

Une étude vient de générer beaucoup de bruit chez les spécialistes du cancer. Des chercheurs ont en effet réussi à cibler spécifiquement des cellules cancéreuses en utilisant les propres cellules immunitaires du patient. Il s'agissait d'une leucémie particulière (cancer du sang). Cela fait des années que les chercheurs se demandent s'il est possible de tuer les cellules cancéreuses grâce au système immunitaire du patient. C'est donc une grande victoire.

 

On a utilisé des globules blancs qui se battent d'habitude contre les bactéries. On les a retirés, reprogrammés en « terminators de cellules cancéreuses » et réinjectés, en résumé. Trois patients ont été traités de la sorte et chez deux d'entre eux, les cellules cancéreuses ont disparu six mois plus tard. Ce résultat a étonné tout le monde. Il n'y a pas d'effets secondaires a priori. On espère maintenant généraliser la méthode à d'autres cancers. L'entraînement commence...



Source : Sur-la-toile.com
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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 22:03

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Directeur de Création : Olivier Apers // Illustrateur : Les Graphiquants

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