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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 19:26

L'astroblème de Rochechouart-Chassenon (entre la Haute-Vienne et la Charente, France), aussi surnommé « la météorite de Rochechouart », est un ensemble de marques laissées par l’impact d’un astéroïde tombé il y a environ 200 millions d’années. De récents travaux fixeraient l'âge du cratère à 201 millions d'années le rendant contemporain de l'extinction massive du Trias-Jurassique.

 

Un astéroïde d’un kilomètre et demi de diamètre percute la Terre à une vitesse d’environ 20 kilomètres par seconde, au lieu-dit de La Judie, dans la commune de Pressignac en Charente. Il laisse un cratère d’au moins 21 kilomètres de diamètre, et ravage tout à plus de 100 kilomètres à la ronde. Des éjectas retombent à plus de 450 kilomètres de là. L’impact modifie également les roches du sous-sol sur plus de 5 kilomètres de profondeur.

 

L’érosion a complètement effacé toute trace dans le relief et seul le léger détour de la Vienne vers le sud dans la commune de Chassenon pourrait lui être attribué. Par contre, le sous-sol conserve de nombreuses roches fracturées, fondues, remuées, que l’on appelle des brèches. Ces roches particulières ont été utilisées pour la construction des monuments gallo-romains, comme les thermes de Chassenon, ainsi que des habitations et monuments dans toute la région.

 

Après avoir suggéré le 8 mai 1967 à l’Académie des sciences de Paris la possibilité d’un impact météoritique à Rochechouart, c’est en 1969 que François Kraut, géologue au Muséum national d'histoire naturelle (MNHN), fait officiellement et formellement état de l’existence du cratère d’impact dans la revue de la société Geologica Bavarica en Allemagne. Cette publication mettait fin au mystère qui entourait l’origine de ces roches et durait depuis leur première description à la fin du XVIIIe siècle.

 

L’astroblème de Rochechouart est la première structure d’impact terrestre à avoir été découverte uniquement par l’observation des effets du choc sur les roches alors qu’aucune structure topographique circulaire n’est identifiable.

 

La photo du site aujourd'hui, cliquer ici.

 

Astrobleme-rochechouart.jpg

Image de synthèse du cratère quelques années après l’impact.

 

Source : Wikipedia [Fr]

Voir aussi : Liste de cratères d'impact sur Terre - Wikipedia [Fr]

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 19:19

Au Japon, une quarantaine de personnes se sont mobilisés pour libérer une trentenaire tombée entre le quai et un train.

 

 

hNdFqRn.jpg

Norihiro Shigeta/AP/SIPA.

 

Ce lundi 22 juillet, une quarantaine de voyageurs japonais ont soulevé à mains nues un wagon de 32 tonnes afin de libérer une femme, prisonnière de l'engin. Cette dernière était tombée dans l’espace de 20 cm entre le quai et le train, dans la gare de Minami-Urawa, au nord de Tokyo. Cet acte d’héroïsme ordinaire a été immortalisé par un photojournaliste de "Yomiuri Shimbum", comme le relève "The Guardian". 


Après une annonce faite dans la gare, les passagers sont descendus du train. De nombreuses personnes sont venues en aide aux employés de la compagnie de train pour faire levier sur le train, dont le système de suspension permet de le faire basculer d’un côté ou de l’autre.

 

La victime était une femme de 30 ans. Elle a été transportée à l’hôpital mais ne souffrait d’aucune blessure. Son sauvetage a été applaudi par la foule. Le train est reparti avec un retard de seulement huit minutes.

 

Source : Tempsreel.nouvelobs.com

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 17:10

Hashima (端島 ), aussi appelée Gunkanjima ou Gunkanshima (軍艦島 , littéralement « île navire de guerre »), est une île du Japon située dans la préfecture de Nagasaki à moins de vingt kilomètres au sud-ouest de la ville du même nom.

 

Après la découverte d'un gisement houiller, l'île accueille une mine et une ville où résident les employés. La population croît fortement au point d'être le lieu le plus densément peuplé au monde. La baisse de l'activité minière provoque le départ des derniers habitants en 1974, abandonnant l'île et ses infrastructures aux intempéries.

 

 

Battle-Ship_Island_Nagasaki_Japan.jpg

(Cliquer dessus pour agrandir) 

 

Hashima-------Gunkanjima-ou-Gunkanshima------.JPG

(Cliquer dessus pour agrandir)

 

 

Toponymie

Hashima, 端島 en caractères japonais, est aussi appelée Gunkanjima, 軍艦島 en caractères japonais. Ce surnom provient de sa ressemblance avec les cuirassés de la Classe Tosa .


Exploitation minière

En 1810, un important gisement de houille est découvert sur l'île alors inhabitée. Elle est rachetée en 1890 par le conglomérat japonais Mitsubishi qui exploite cette ressource et installe sur Hashima la main-d'œuvre nécessaire.

 

Durant la Seconde Guerre mondiale, alors que la Corée est sous occupation japonaise, 800 travailleurs forcés coréens sont envoyés sur l'île. Plus de 120 y sont morts selon le rapport d'une commission d’enquête gouvernementale, publié en 2012.

 

Après la guerre, la population augmente rapidement au point qu'en 1950, elle atteint 5 300 habitants pour 6,3 hectares de superficie, soit une densité de 83 500 hab/km2 . Ces chiffres augmentent encore pour culminer à 84 100 hab/km2 pour l'ensemble de l'île et 139 100 hab/km2 pour le quartier des habitations en 1959. C'est alors la plus forte densité de population enregistrée au monde.

 

Hashima connait ensuite un déclin rapide avec le remplacement de la houille par le pétrole comme principale source d'énergie dans l'économie japonaise. L'activité des puits diminue au point que les derniers habitants sont évacués en 1974. Les conditions climatiques, notamment le passage des typhons, accélèrent le délabrement des bâtiments et des installations minières abandonnés.

 

 

Tourisme

L'île est jugée dangereuse et interdite d'accès jusqu'en 2009. Depuis, un bateau assure la liaison vers Hashima et la municipalité de Nagasaki a réalisé des travaux pour un montant de 100 millions de yens afin d'accueillir des touristes. En 2011, 235 000 personnes ont suivi la visite guidée de l'île, qui est limitée à un parcours aménagé.

Outre des touristes, des anciens habitants ont pu y retourner pour la première fois depuis leur départ.

 

Durant les années 2000, le Japon demande l'inscription de l'île au patrimoine de l'humanité, liste de biens établie par le comité du patrimoine mondial de l'Unesco. L'initiative est critiquée en Corée du Sud par la « Truth Commission on Forced Mobilization under the Japanese Colonial Rule ».

 

 

 

 

Source : Wikipedia [fr]

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 16:52

SCIENCES - Des chercheurs estiment que les poissons ne peuvent pas ressentir consciemment la douleur physique...

 

Ecailles qui tirent, arêtes endolories ? Impossible, selon des scientifiques américains. Le très sérieux sujet de la capacité des poissons à ressentir la douleur a été étudié par une équipe de l’université du Wyoming. Et contrairement à ce qui avait été conclu par des recherches précédentes, il semble que les poissons n’aient pas un système neurologique suffisant pour sentir consciemment la douleur.

 

 

Seulement un réflexe de protection

Ainsi, lorsqu’un poisson est harponné par un pêcheur, sa réaction serait seulement inconsciente du fait de l’absence de nocicepteurs, des récepteurs sensoriels de douleur qui transmettent un message nerveux au cerveau. Chez l’homme, ces récepteurs de douleur envoient d’abord un message permettant de déclencher un réflexe de protection, comme enlever sa main d’un endroit brûlant, puis informent le cerveau de cette sensation désagréable où elle est interprétée selon la sensibilité et le vécu de chacun.

 

Chez les poissons, la douleur s’arrêterait à la réaction réflexive, leur cerveau n’étant pas doté d’un néocortex aussi développé que celui de l’homme. Ainsi, lorsqu’on injecte une solution acide dans les lèvres d’une truite, elle va se frotter la bouche sur le fond de la rivière et nager de manière nerveuse, mais en aucun cas elle ne ressentira consciemment de la douleur, assurent les scientifiques américains. Ce qui ne veut pas dire que l’on a le droit de torturer les poissons : « Le bien-être des poissons est très important, mais la pêche et la science le sont aussi, a déclaré le professeur Robert Arlinghaus, un des chercheurs de l’université du Wyoming. Il existe des débats autour de la question de la douleur chez les poissons et souvent les pêcheurs sont caricaturés comme des sadiques cruels. C’est un conflit inutile », assure-t-il.

-Audrey Chauvet
Source : 20minutes.fr
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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 15:43

Des dauphins jouent au père Noël. En Australie, 12 Tursiops offrent des cadeaux aux êtres humains ! Ces cétacés partagent leur meilleure nourriture avec l'Homme, lui offrant thons, poulpes et fins poissons... Serait-ce une nouvelle preuve d'amicalité entre les deux espèces ? 

Offrir sa nourriture est un acte significatif chez tous les animaux. Lorsque l'Homme partage son repas avec quelqu'un, il s'agit souvent d'un acte social, et l'individu livre un peu de son intimité. Dans le comportement animal, le partage de nourriture peut être un jeu, ou peut montrer le jugement de l'un sur la capacité de chasse de l'autre. L'idée de partage de nourriture est commune entre animaux de la même espèce. Il est en revanche très rare d'observer un partage entre deux espèces différentes. 

À Tangalooma, une station balnéaire sur l'île Moreton, en Australie, un étonnant partage se produit. Depuis quelques années, des dauphins sauvages offrent de la nourriture aux êtres humains. Si ce genre de cadeau n'est pas forcément celui que l'Homme mettrait sous son sapin de Noël, le geste n'en reste pas moins surprenant ! Depuis 1998, des Hommes se sont vu offrir des anguilles, du thon, un calamar, un poulpe et un assortiment de différents types de poissons. Certains de ces cadeaux ont une grande valeur aux yeux des dauphins. 

 


Flipper le dauphin s'appelle Fred 

Les dauphins Tursiops sont les plus étudiés de l'ordre des cétacés, mais leurs biologie et écologie sont encore assez méconnues. Depuis 1992, à la station balnéaire de Tangalooma, un programme de recherche, le Tangalooma Wild Dolphin Provisioning Program, donne la possibilité aux chercheurs de suivre en continu un groupe de dauphins. Nourri tous les soirs au crépuscule, ce groupe comporte une douzaine de Tursiops. 

En 1998, c'est Fred, un dauphin mâle, qui rapporta pour la première fois une murène morte à l'un des membres du programme. Depuis lors, 22 événements de ce type se sont produits. Un article paru dans le journal Anthrozoös décrit cet étonnant comportement des dauphins. 

Jusqu'alors, le geste de partage entre espèces n'avait pas été beaucoup documenté. Un des actes les plus connus d'échange entre l'animal et l'Homme est probablement le cas du chat qui laisse au pied de son maître la proie qu'il vient d'attraper. Mais Flip Nicklin, un photographe duNational Geographic, avait rapporté voilà quelques années une histoire étonnante. À Hawaï, lors d'une mission de plongée, il s'est vu offrir un mahi-mahi par une fausse orque (Pseudorca). Le photographe a accepté son présent, puis l'a rendu à l'animal, qui s'en est allé avec. 

Qu'est-ce qui pousse ces cétacés à offrir de si précieux cadeaux à l'Homme ? Les dauphins de l'île Moreton qui jouent au père Noël sont d'âges et de sexes différents. À ce jour, les scientifiques ne sont pas sûrs de leurs motivations. Souvent, le partage de nourriture entre espèces montre une volonté de jeu, un simple désir de partage de la nourriture ou la croyance que l'autre est un chasseur incompétent. Pour ces dauphins, c'était probablement une forme de comportement de jeu. Mais libre à chacun de l'interpréter comme il le souhaite... 

Liens externes :

 

Source : Futura-Sciences

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 17:51

Il s'agit bien, en définitive, dans l'abolition, d'un choix fondamental, d'une certaine conception de
l'homme et de la justice. Ceux qui veulent une justice qui tue, ceux-là sont animés par une double conviction :
qu'il existe des hommes totalement coupables, c'est-à-dire des hommes totalement responsables de leurs actes, et qu'il peut y avoir une justice sûre de son infaillibilité au point de dire que celui-là peut vivre et que celui-là doit mourir.


A cet âge de ma vie, l'une et l'autre affirmations me paraissent également erronées. Aussi terribles, aussi odieux que soient leurs actes, il n'est pas d'hommes en cette terre dont la culpabilité soit totale et dont il faille pour toujours désespérer totalement. Aussi prudente que soit la justice, aussi mesurés et angoissés que soient les femmes et les hommes qui jugent, la justice demeure humaine, donc faillible.


Et je ne parle pas seulement de l'erreur judiciaire absolue, quand, après une exécution, il se révèle,
comme cela peut encore arriver, que le condamné à mort était innocent et qu'une société entière - c'est-à dire nous tous- au nom de laquelle le verdict a été rendu, devient ainsi collectivement coupable puisque sa justice rend possible l'injustice suprême. Je parle aussi de l'incertitude et de la contradiction des décisions rendues qui font que les mêmes accusés, condamnés à mort une première fois, dont la condamnation est cassée pour vice de forme, sont de nouveau jugés et, bien qu'il s'agisse des mêmes faits, échappent, cette fois-ci, à la mort, comme si, en justice, la vie d'un homme se jouait au hasard d'une erreur de plume d'un greffier. Ou bien tels condamnés, pour des crimes moindres, seront exécutés, alors que d'autres, plus coupables, sauveront leur tête à la faveur de la passion de l' audience, du climat ou de l'emportement de tel ou tel.


Cette sorte de loterie judiciaire, quelle que soit la peine qu'on éprouve à prononcer ce mot quand il y
va de la vie d'une femme ou d'un homme, est intolérable. Le plus haut magistrat de France, M. Aydalot, au terme d'une longue carrière toute entière consacrée à la justice et, pour la plupart de son activité, au parquet, disait qu'à la mesure de sa hasardeuse application, la peine de mort lui était devenue, à lui magistrat, insupportable. Parce qu'aucun homme n’est totalement responsable, parce qu'aucune justice ne peut être absolument infaillible, la peine de mort est moralement inacceptable.


Robert Badinter, Garde des sceaux, ministre de la Justice.
Discours à l'assemblée nationale sur l'abolition de la peine de mort, 17 septembre 1981.

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 11:58

Chalcides chalcides, ou Luscengola, est une espèce de sauriens de la famille des Scincidae.

 

Répartition

Cette espèce se rencontre :

  • dans le Nord de la Tunisie et en Libye ;
  • au Portugal, en Espagne, à Gibraltar, dans le Sud de la France, sur les îles de Sardaigne et d'Elbe en Italie.

 

 

Description

La caractéristique principale de cette espèce est de posséder des membres très petits, parce qu’atrophiés. Celles-ci sont minuscules et possèdent trois doigts.
Autre particularité il peut les replier dans des petites dépressions situées le long de son corps.

Le corps en forme de serpent, long de 40 cm maxi, brillant, d’une couleur allant du vert olive au gris ou au marron, avec des stries noires. La queue, comme pour les Lacertilia, peut se détacher quand l’animal est pris par cette partie du corps : c’est la faculté d’autotomie, comme l’orvet.

Étant un animal poïkilotherme (à sang froid), il vit dans les zones herbeuses, humides et buissonneuses, exposées au soleil. Il est vivipare.

 

Saurien serpentiforme 

 

Chalcides chalcides, ou Luscengola

 

Sources :

Chalcides chalcides- Wikipédia [Fr]

Seps - Wikipédia [Fr]

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 13:23

Le lancement du ballon stratosphérique a eu lieu le dimanche 14 octobre à 17 h 31, heure française, supervisé par un centre de contrôle (mission control) basé à Roswell dans l'état américain du Nouveau-Mexique et retransmis en direct sur internet. Le ballon rempli d'hélium atteint l'altitude de 10 000 m en 26 minutes, à une vitesse variant de 5,2 m/s à 5,8 m/s, puis celle de 20 000 m en h 5 pour enfin atteindre les 39 000 m en un peu plus de deux heures, le vétéran Joseph Kittinger restant tout ce temps en contact radio avec Felix Baumgartner.

 

Après que Kittinger a énoncé un à un les nombreux points de la check-list, Baumgartner se lance dans une chute libre de 4 minutes et 19 secondes et 36 529 mètres, devenant le premier homme à dépasser le mur du son sans propulsion et atteignant la vitesse maximale de 1 342 km/h au bout de (45,5 ± 0,5) secondes, avant d'ouvrir son parachute à 2 500 m d'altitude (et une vitesse d'équilibre alors d'environ 200 km/h) et de se poser sans encombres après une chute totale de 9 minutes et 3 secondes.

 

Comme annoncé par l'équipe Stratos et de très nombreux titres de presse, il bat les records du saut le plus haut du monde à 39 045 mètres d'altitude et de chute libre avec 36 529 mètres, il a également dépassé le mur du son durant sa chute ; plus précisément il aurait atteint 1,24 fois la vitesse du son d'après les résultats officiels. En effet, cette vitesse maximale de 1 342 km/h ayant été atteinte à une très haute altitude et donc à une température très basse, la vitesse du son y est bien inférieure à celle au sol (environ 1 224 km/h), de l'ordre de 1 000 km/h « seulement ».

 

Felix-Baumgartner.jpg

©Jay Nemeth / www.redbullcontentpool.com / AFP

 

Sources :

Felix Baumgartner - Wikipedia [Fr]

La-croix.com

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 17:27

Le Surcouf est un croiseur sous-marin français ayant servi pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est coulé par accident ou par méprise dans la nuit du 18 au 19 février 1942 dans la mer des Antilles. C'était, en tonnage, le plus grand sous-marin militaire du monde de son époque.

 

Surcouf (sous-marin) Français

 

Surcouf-FRANCE.jpg

 

 

La conception

Le traité de Washington de 1922 a instauré des limites strictes pour les déplacements et les calibres d'artillerie des bâtiments de ligne et des croiseurs. Mais aucun accord n'a été trouvé pour les bâtiments légers (torpilleurs, contre-torpilleurs, frégates ou destroyers) ni pour les sous-marins. Aussi, pour assurer sa sécurité et celle de son empire, la France a entrepris la construction d'une importante flotte sous-marine (79 unités en 1939). Le Surcouf devait être le premier d'une série de trois croiseurs sous-marins mais il n'en a été que l'unique exemplaire.

 

Ses missions sont :

  • assurer le contact avec les colonies ;
  • chercher et détruire les flottes ennemies en collaboration avec les escadres ;
  • mener une guerre de course contre les convois ennemis.

 

 

Le Surcouf était armé d'une tourelle double de 203 mm, calibre identique à celui de l'artillerie d'un croiseur lourd (c'est pourquoi il a été appelé « croiseur sous-marin »), approvisionnée à 600 coups. Pour le réglage de ses tirs et l'observation, le Surcouf embarquait un hydravion Marcel Besson (MB 411) rangé dans un hangar étanche formant la partie arrière du kiosque. Son armement antiaérien était constitué par 2 canons de 37 mm. Il était équipé de 12 tubes lance-torpilles (8 de 550 mm et 4 de 400 mm) avec 12 torpilles de réserve.

 

Il transportait également un canot à moteur de 5 mètres pour arraisonner les navires et disposait d'un poste d'équipage pouvant loger 40 passagers ou prisonniers.

 

Sa profondeur maximale de sécurité était de 80 mètres, mais il pouvait atteindre 110 mètres sans déformation notable de sa coque épaisse, sa profondeur de flambement étant de 178 mètres. Sa profondeur d'écrasement était calculée pour 491 mètres.

 

Son premier commandant fut le capitaine de frégate Raymond de Belot. Il servit dans les Forces navales françaises libres, après avoir été modernisé à l'arsenal de Portsmouth (États-Unis). Mais hélas il ne fut pas équipé de radar.

 

Bâtiment exceptionnel pour son époque, le Surcouf a rencontré de nombreux problèmes de mise au point, notamment d'étanchéité de sa tourelle d'artillerie, et de stabilité. Il a été contraint à une refonte à Brest en 1936/1937.

 

Le Surcouf souffrait de plusieurs handicaps dans l'utilisation de son artillerie de 203 mm.

 

  • Compte tenu de la hauteur de commandement du télémètre (c'est-à-dire sa hauteur au-dessus de l'eau), la portée pratique de tir est de 12 000 mètres avec le télémètre ou de 16 000 mètres avec l'observation avec le périscope de secours. Nettement en deçà des possibilités des canons qui portent à 26 000 mètres.
  • La durée écoulée entre l'ordre d'émersion et le premier coup est de 3 minutes 35 secondes. Cette durée peut être plus longue car si le navire doit tirer plein travers, il lui faut attendre d'être en surface avant de pouvoir orienter sa tourelle,
  • Il a l'obligation de tirer au passage, c'est-à-dire quand le navire passe à l'horizontale lors des mouvements de tangage et de roulis,
  • Il lui est impossible de pointer latéralement la tourelle si le roulis dépasse 8°.
  • Le Surcouf n'est pas équipé pour tirer de nuit et ne peut donc observer seul les résultats de son tir.
  • La disposition des soutes, des monte-charges et de la chambre de tir ne permettait pas un approvisionnement en continu des gargousses et obus mais on devait attendre que les 14 salves en parc dans la tourelle aient été tirées pour réapprovisionner.

 

 

Pour remplacer son hydravion dont la mise en œuvre était très contraignante et l'emploi limité, des essais du gyroplane ont été réalisés à bord du Surcouf en 1938.

 

 

Surcouf (sous-marin)

 

Surcouf dechargement

Déchargement sur le SURCOUF. Ici l'on débarque l'hydravion qui équipe le submersible.

 

 

Source : Surcouf (sous-marin) - Wikipedia [Fr]

 

Voir aussi :

Le Yamato, le plus grand Cuirassé de tous les temps (navire)

Le dirigeable Zeppelin LZ 129 Hindenburg - La catastrophe de l’Hindenburg

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 11:41

Pour fournir un abri à sa progéniture, le poisson-globe réalise d'étranges mandalas de sable au fond des mers.

 

 

Quand on sait les spéculations qui entourent encore les crop circles, ces motifs réalisés dans les champs par flexion des épis, on imagine assez bien la tête qu'a pu faire le photographe sous-marin Yoji Ookata lorsqu'il a découvert leur équivalent minutieusement tracé dans le sable au large de l'île d'Amani Oshima, dans l'archipel Nansei, au sud-ouest du Japon. Quel genre de petit plaisantin pouvait bien avoir réalisé un tel travail, aussi symétrique, dans un cercle presque parfait de près de deux mètres de diamètre, et ce, à presque 25 mètres de profondeur ? Pour tenter de répondre à cette question, le plongeur passionné s'est mis en cheville avec quelques collègues et une chaîne de télévision japonaise (NHK) afin d'observer sur la durée, via des caméras, le mystérieux phénomène.

 

L'artiste, qui n'a pas tardé à être démasqué, n'est autre qu'un jeune fugu mâle, ce poisson-globe dont les Japonais raffolent en dépit du poison mortel présent dans certains de ses organes. C'est lui qui, à l'aide de ses seules nageoires, a patiemment tracé cet étonnant mandala en prenant bien soin d'y faire une provision de petits fragments de coquillages. Pourquoi, me direz-vous ? D'abord pour séduire une femelle et s'accoupler avec elle en son centre, et, ensuite, pour pouvoir y loger ses oeufs. La brisure de coquillage est, quant à elle, destinée à fournir ses premiers repas à sa progéniture. Une oeuvre esthétique, mais pas seulement donc... Car, à y regarder de plus près, il semble que l'édifice ait bel et bien la forme idéale pour protéger oeufs et alevins des courants.

 

 

Crop Circles sous-marins

Crédit photo : © Yoji Ookata NHK

les crop-circles du poisson-globe

Crédit photo : © Yoji Ookata NHK

Mystérieux Crop Circles

Crédit photo : © Yoji Ookata NHK

fugu - poisson globe

Crédit photo : © Yoji Ookata NHK

 

 


 

 

 

Source : Lepoint.fr

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