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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 20:07

munch_TheScream_big.jpg

Le cri, Edvard Munch
Cliquez ici pour agrandir.

 

Ce tableau est une peinture à l'huile et à la pastel d'Evard Munch réalisé en 1893. L'artiste l'a nommé « le cri ».

 

On pense souvent que le nom « Le cri » vient du personnage qui crie alors qu’il se bouche les oreilles pour se protéger d’un cri extérieur.

 

 

Voir aussi : Les 5 versions de « Le Cri » d’Edvard Munch

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 19:58

Gabe et Brittany ont vu s'envoler 800 000 dollars dans un jeu télévisé aux Etats-Unis, alors qu'après l'émission, les recherches ont pourtant montré qu'ils avaient donné la bonne réponse.

 

 

Dans le jeu télévisé américain Million Dollar Money Drop, un couple a perdu 800 000 dollars (près de 607 000 euros) alors qu'il avait la bonne réponse ! Alors que la question était "Quel objet a été commercialisé en premier ?", les deux candidats avaient le choix entre l'ordinateur Macintosh, le Walkman de Sony, et le Post-It Note. C'est la date de la mise sur le marché des Post-It qui a créé cette polémique. La production a semble t-il fait une erreur dans ses recherches.

 

Selon cette dernière, les premiers Post-It ont été vendus en 1980, et le Walkman en 1979. Mais c'est sans compter qu'en 1977, les feuilles autocollantes étaient déjà en vente dans quelques villes des États-Unis sous le nom de Press N'peel. Le couple, Gabe et Brittany, sûr de lui, avait misé pratiquement toute leur somme sur cette réponse. Mais elle s'est révélée fausse pour la production. 

 

Ce sont donc des recherches extérieures qui ont mis en lumière cette erreur. La page Facebook du Post-It confirme d'ailleurs la réponse du couple. Dans une déclaration officielle, Jeff Apploff, le producteur exécutif de l'émission, a dit vouloir réinviter les participants. En effet, il leur offre l'occasion de revenir dans l'émission pour... retenter leur chance.

 

Le couple interrogé par NBC universal a révélé qu'il n'avait pas encore eu d'informations officielles concernant leur nouvelle participation à ce jeu.

 

 

Source : fr.news.yahoo.com

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 13:53

Cela fait les choux gras des médias en ce moment, mais un voleur repenti, Michael Fraser, a témoigné lors d'une émission de télévision anglaise, avec une logique terrible, pourquoi il faut se méfier de ce que l'on dit sur les réseaux sociaux. « Les informations que les gens fournissent sur Facebook sont une véritable mine d'or pour les cambrioleurs. »

Il rajoute :

 

 «

Une année, vous organisez une fête et donnez votre adresse complète (digicode compris NDLR ?). Après, il est possible que vous donniez à cette occasion votre âge (exemple de l'anniversaire). Si j'arrive à me présenter comme ami d'ami sur le site, je pourrais alors connaître votre nom, votre adresse et votre date de naissance. À partir de là, je peux savoir sur Internet quelle est votre profession, la valeur de votre bien immobilier … et donc si le jeu en vaut la chandelle de vous cambrioler. Il est même envisageable de voir les photos de votre soirée avec tout ce que vous possédez : télé, tableaux, consoles de jeu, etc. Sur Google Street View, je peux avoir des photos de votre habitat sans même avoir à me déplacer et déterminer une potentielle alarme, des endroits où se cacher et autres allées pour fuir et, bien entendu, si vous êtes à la maison.

»



Un voleur ne cambriole que s'il finit par se convaincre qu'il peut réaliser un coup juteux à moindres risques. Internet et les réseaux sociaux permettent cela.

 

Source : Sur-la-toile.com

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 13:16

Il convient avant tout de distinguer deux notions de base : la date limite de consommation (DLC) et la date limite d’utilisation optimale (DLUO).

 

 

La DLC pour les produits frais

 

La DLC s’applique aux produits frais (produits laitiers, viande, poisson…), contenant beaucoup d’eau, terrain favori des microbes à l’origine de problèmes de santé (gastro-entérite, infection aux staphylocoques, aux mycotoxines, listériose, salmonellose, botulisme, etc.). La DLC est stricte (« à consommer jusqu’au »), il faut vraiment la respecter.

 

« Je mange les yaourts périmés d’une semaine, est-ce grave ? », se demande Marion. Pas de panique : les yaourts font exception car, pasteurisés, ils sont démunis de microbes. Ils peuvent être consommés jusqu’à deux semaines après leur DLC si leur aspect et odeur sont normaux (sauf si l’opercule est bombé).

 

Mais attention, la DLC ne s’applique plus une fois le produit ouvert. Il faut alors consommer l’aliment très rapidement, dans les 48 h pour les jus, 3 jours pour le lait UHT, etc. Les restes d’une conserve ouverte, placés dans un récipient fermé, peuvent être gardés 2 jours au réfrigérateur.

 

 

La DLUO pour les produits secs

 

« Je jette mes céréales dès qu’elles sont périmées », déclare Vanessa. La jeune femme pourrait encore les garder un peu. En effet, les céréales possèdent une DLUO (« à consommer de préférence avant le/avant fin »), seulement indicative, comme tous les aliments secs (pâtes, riz, biscuits…) mais aussi les produits lyophilisés (café, épices), déshydratés (purée, soupe), stérilisés (conserves), salés (charcuterie), fumés (poisson), congelés, surgelés, les fromages affinés, le lait UHT et la plupart des boissons. Ces produits, s’ils sont consommés au-delà de la DLUO, perdront de leur saveur mais ne présenteront pas de risque pour la santé.

 

 

Direct à la poubelle !

 

Même si la DLC ou DLUO n’est pas passée, ces signes doivent vous alerter :

- Les yaourts dont l’opercule est gonflé ;
- Les conserves dont le couvercle est bombé (risque de botulisme) ;
- Les œufs dont le blanc n’est pas transparent et le jaune pas ferme (les œufs se conservent 21 jours au réfrigérateur) ;
- Les viandes et poissons sentant mauvais, à l’aspect gluant, changeant de couleur (gris-vert pour la viande), dont l’emballage plastique est gonflé ;
- Les pains avec des traces de moisissures (toxique, voire cancérigène) ;
- Les aliments riches en eau avec des moisissures – compotes, jus, légumes (risque d’intoxication alimentaire) ;
- Les aliments qui ont été congelés puis recongelés.

 

Source : Yahoo.fr

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 20:24

Une réplique de la Statue de la Liberté, œuvre de Frédéric Auguste Bartholdi, fut inaugurée par le président Carnot le 4 juillet 1889, trois ans après celle de New York (28 octobre 1886). Cette statue fut offerte à la France par les citoyens français établis aux États-Unis à l'occasion du centenaire de la Révolution. Il s'agit de la version coulée en bronze d'un modèle d'étude en plâtre réalisé par Bartholdi, qui avait servi à concevoir la Statue de la Liberté de New-York. Pour ce faire, le Comité des Américains de Paris avait lancé une souscription dès 1884. Le premier emplacement du monument fut la place des États-Unis, en 1885. En fait, ce fut le modèle original en plâtre qui fut inauguré en mai 1885 place des États-Unis, la souscription n'étant pas close et la statue en bronze n'étant pas encore fondue à cette date. Celle-ci fut achevée deux ans plus tard. Le site finalement choisi est la pointe aval de l'île des Cygnes, dans le cadre de l'Exposition universelle de 1889. La statue y fut transportée en juin 1889, avant son inauguration officielle le 4 juillet.

 

Installée à l'époque de manière à faire face à la Tour Eiffel, elle tournait le dos aux États-Unis afin de ne pas tourner le dos à l'Élysée ; Bartholdi le déplorait. Elle fut finalement retournée face à l'ouest en 1937, au moment de l'exposition universelle de 1937, alors que l'île accueillait le Centre des colonies.

 

Son socle porte une plaque commémorative, et le livret qu'elle tient dans la main gauche porte l'inscription « IV Juillet 1776 = XIV Juillet 1789 » dates respectives des révolutions américaine et française.

 

D'une hauteur de 11,50 mètres, elle est bien plus petite que l'originale qui mesure 46,50 mètres.

 

Pendant un an, du printemps 1998 au printemps 1999, la statue de la Liberté de l'île des Cygnes a été prêtée au Japon : à l'occasion de l'« Année de la France au Japon », elle a été installée à Odaiba dans la baie de Tokyo, avant de revenir sur son île parisienne.

 

 

585px-Paris-liberte-eiffel.jpg

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 19:54

Le groupe UMP de l'Assemblée nationale a essuyé mardi le feu des critiques pour avoir tenté de s'opposer à un projet visant à plus de transparence financière pour les parlementaires.

 

A l'issue d'un long débat, les députés ont rejeté dans la nuit de lundi à mardi un amendement déposé par Christian Jacob, le président du groupe UMP, et Jean-François Copé, secrétaire général de la formation majoritaire, qui visait à supprimer une mesure votée à l'unanimité par la commission des Lois du Palais-Bourbon.

 

Finalement, le dispositif a été adopté. Il prévoit que tout député ayant omis "sciemment" de déclarer son patrimoine ou qui en aura fourni une évaluation "mensongère" à la Commission pour la transparence financière de la vie politique (CTFPV) pourra être puni de 30.000 euros d'amende et, le cas échéant, de la privation de ses droits civiques.

 

Le président de la commission des Lois, Jean-Luc Warsmann (UMP), et son rapporteur, Charles de La Verpillière (UMP), ont accepté de supprimer la peine d'emprisonnement de deux ans qui figurait dans la version initiale du dispositif.

 

"Je trouve particulièrement choquant ce qui s'est passé cette nuit à l'Assemblée, " a déclaré mardi François Sauvadet, le président du groupe du Nouveau Centre (NC), lors de son point de presse hebdomadaire.

 

"J'ai été choqué par le fait que le groupe UMP ait déposé cet amendement de suppression alors qu'un accord avait été obtenu en commission des Lois", a-t-il poursuivi.

 

"C'est proprement inadmissible. Je ne comprends pas que l'on puise aujourd'hui envoyer un tel message à l'opinion", a-t-il dit avant d'accuser plus généralement le groupe UMP "de remettre en cause systématiquement tout le travail fait en commission".

 

Son homologue socialiste Jean-Marc Ayrault a lui aussi vivement critiqué le groupe UMP, accusant Christian Jacob et Jean-François Copé "d'avoir tout fait pour faire capoter ce qui est considéré comme un progrès" en matière de transparence de la vie politique.

 

"Pour quelle raison étrange ?", s'est-il interrogé lors d'un point de presse. "A chaque fois qu'il s'agit de transparence M. Copé est à la manoeuvre. Tout ça est délétère", a-t-il poursuivi en se félicitant du rejet de l'amendement contesté.

 

Christian Jacob s'est défendu de toute manoeuvre. "Il n'y a pas d'un côté les chevaliers blancs et de l'autre ceux qui ont des choses à cacher", a-t-il dit lors de son point de presse hebdomadaire. "Ma position était que les outils dont nous disposons étaient suffisants", a-t-il ajouté. "Il faut assumer lorsqu'on a des points de désaccord."

 

Ces mesures font partie d'un bloc de trois textes relatifs à l'élection des députés qui seront soumis le 11 janvier à un vote solennel des députés avant que le Sénat ne les examine à son tour.

 

Source : Reuters

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 19:48

Total, Danone ou encore Arcelor Mittal ne reversent rien à l'Etat au titre de l'impôt sur les sociétés, affirme le Journal du Dimanche. Rien d'illégal à cela : de nombreuses niches permettent d'échapper au fisc en toute impunité.

 
 

Les plus grosses entreprises françaises ne sont pas forcément celles qui rapportent le plus aux caisses de l'Etat. Selon une enquête publiée ce week-end dans le Journal du Dimanche, une entreprise du CAC 40 sur quatre n'aurait pas payé d'impôt sur les sociétés (IS) l'an dernier. Danone, Suez environnement, Total, Saint-Gobain ou encore Schneider échappent par exemple complètement à ce prélèvement. La moitié des sociétés du CAC 40 n'ont pas souhaité répondre aux questions du journal, mais «si elles ne disent rien, c'est qu'elles ne paient pas grand-chose», estime dans ses colonnes un avocat fiscaliste. Comme l'avait déjà souligné un rapport du Conseil des prélèvements obligatoires en octobre dernier, les sociétés du CAC 40 sont en moyenne imposées à hauteur de 8% de leurs bénéfices, contre 33% normalement. Les PME, moins à même d'exploiter les différentes niches fiscales, en reverseraient en moyenne 22%.

 

Car c'est en vertu du code des impôts que la contribution des grosses entreprises atteint un niveau aussi bas. Malgré le taux élevé de l'impôt sur les sociétés en France, nombre de dispositifs fiscaux, tels le report illimité des pertes, le crédit impôt-recherche ou encore la déductibilité des intérêts d'emprunt, leur permettent en effet de limiter leurs versements. Selon le Conseil des prélèvements obligatoires, le coût pour l'Etat des différentes niches fiscales et sociales bénéficiant aux entreprises atteint 172 milliards d'euros en 2010. Danone, par exemple, déduit de ses impôts les emprunts contractés pour l'acquisition de Numico en 2007, précise le JDD. Et si d'autres entreprises, telles Total ou PSA, ne reversent rien cette année pour avoir été dans le rouge, elles pourront limiter également leurs versements les années suivantes, grâce au report illimité des pertes déplorées durant la crise.

 

Finalement, sous l'effet de ces multiples dispositifs, le produit de l'impôt sur les sociétés se réduit progressivement. D'où l'idée, soutenue par l'Elysée, d'une refonte du dispositif pour une plus grande convergence avec d'autre Etats européens, et en particulier l'Allemagne. La pression exercée sans succès sur l'Irlande pour qu'elle relève son IS - le plus bas d'Europe à 12,5% -, a souligné le caractère crucial pour la France et l'Allemagne de cette variable fiscale. Si l'établissement d'un même taux pour tous les pays européens paraît illusoire, la France et l'Allemagne souhaiteraient aboutir, au moins, à la fixation d'une assiette similaire. La Commission européenne devrait faire des propositions en mars prochain.

 

Source : lefigaro.fr

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 13:13

L'expérience de Milgram est une expérience de psychologie réalisée entre 1960 et 1963 par le psychologue américain Stanley Milgram. Cette expérience cherchait à évaluer le degré d'obéissance d'un individu devant une autorité qu'il juge légitime et à analyser le processus de soumission à l'autorité, notamment quand elle induit des actions qui posent des problèmes de conscience au sujet.

 

Les résultats ont suscité beaucoup de commentaires dans l’opinion publique, mais la méthode utilisée a fait naître critiques et controverses chez les psychologues et les philosophes des sciences.

 

 

 

Déroulement de l'expérience :

 

Fac-similé de l'annonce

 

 

 

L'objectif réel de l'expérience est de mesurer le niveau d'obéissance à un ordre même contraire à la morale de celui qui l'exécute. Des sujets acceptent de participer, sous l'autorité d'une personne supposée compétente, à une expérience d'apprentissage où il leur sera demandé d'appliquer des traitements cruels (décharges électriques) à des tiers sans autre raison que de « vérifier les capacités d'apprentissage ».

 

L'université Yale à New Haven faisait paraître des annonces dans un journal local pour recruter les sujets d'une expérience sur l'apprentissage. La participation devait durer une heure et était rémunérée 4, plus 0,5 $ pour les frais de déplacement, ce qui représentait à l'époque une bonne affaire, le revenu hebdomadaire moyen en 1960 étant de 25 $. L'expérience était présentée comme l'étude scientifique de l'efficacité de la punition, ici par des décharges électriques, sur la mémorisation.

 

La majorité des variantes de l'expérience a eu lieu dans les locaux de l'université Yale. Les participants étaient des hommes de 20 à 50 ans de tous milieux et de différents niveaux d'éducation. Les variantes impliquent le plus souvent trois personnages :

 

  • l’élève (learner), qui devra s'efforcer de mémoriser des listes de mots et recevra une décharge électrique, de plus en plus forte, en cas d'erreur ;
  • l'enseignant (teacher), qui dicte les mots à l'élève et vérifie les réponses. En cas d'erreur, il enverra une décharge électrique destinée à faire souffrir l'élève ;
  • l’expérimentateur (experimenter), représentant officiel de l'autorité, vêtu de la blouse grise du technicien, de maintien ferme et sûr de lui.

L'expérimentateur et l'élève sont en réalité des comédiens et les chocs électriques sont fictifs.

 

Dans le cadre de l'expérience simulée (apprentissage par la punition), élève et enseignant sont tous deux désignés comme « sujets » (subject). Dans le cadre de l'expérience réelle (niveau d'obéissance, soumission à l'autorité), seul l'enseignant sera désigné comme sujet.

 

Au début de l'expérience simulée, le futur enseignant est présenté à l'expérimentateur et au futur élève. On lui décrit les conditions de l'expérience, on l'informe qu'après tirage au sort il sera l'élève ou l'enseignant, puis on le soumet à un léger choc électrique (réel celui-là) de 45 volts pour lui montrer un échantillon de ce qu'il va infliger à son élève et pour renforcer sa confiance sur la véracité de l'expérience. Une fois qu'il a accepté le protocole, un tirage au sort truqué est effectué, qui le désigne systématiquement comme enseignant.

 

L’expérimentateur (E) amène le sujet (S) à infliger des chocs électriques à un autre participant, l’apprenant (A), qui est en fait un acteur. La majorité des participants continuent à infliger les chocs jusqu'au maximum prévu (450 V) en dépit des plaintes de l'acteur.

 

 

 

L'élève est ensuite placé dans une pièce distincte, séparée par une fine cloison, et attaché sur une chaise électrique. Le sujet cherche à lui faire mémoriser des listes de mots et l'interroge sur celles-ci. Il est installé devant un pupitre où une rangée de manettes est censée envoyer des décharges électriques à l'apprenant. En cas d'erreur, le sujet enclenche une nouvelle manette et croit qu'ainsi l'apprenant reçoit un choc électrique de puissance croissante (15 volts supplémentaires à chaque décharge). Le sujet est prié d'annoncer la tension correspondante avant de l'appliquer.

 

Les réactions aux chocs sont simulées par l'apprenant. Sa souffrance apparente évolue au cours de la séance : à partir de 75 V il gémit, à 120 V il se plaint à l'expérimentateur qu'il souffre, à 135 V il hurle, à 150 V il supplie qu'on le libère, à 270 V il lance un cri violent, à 300 V il annonce qu'il ne répondra plus. Lorsque l'apprenant ne répond plus, l'expérimentateur indique qu'une absence de réponse est considérée comme une erreur. Au stade de 150 volts, la majorité des sujets manifestent des doutes et interrogent l'expérimentateur qui est à leur côté. Celui-ci est chargé de les rassurer en leur affirmant qu'ils ne seront pas tenus pour responsables des conséquences. Si un sujet hésite, l'expérimentateur lui demande d'agir. Si un sujet exprime le désir d'arrêter l'expérience, l'expérimentateur lui adresse, dans l'ordre, ces réponses :

  1. « Veuillez continuer s'il vous plaît. »
  2. « L'expérience exige que vous continuiez. »
  3. « Il est absolument indispensable que vous continuiez. »
  4. « Vous n'avez pas le choix, vous devez continuer. »

Si le sujet souhaite toujours s'arrêter après ces quatre interventions, l'expérience est interrompue. Sinon, elle prend fin quand le sujet a administré trois décharges maximales (450 volts) à l'aide des manettes intitulées XXX situées après celles faisant mention de Attention, choc dangereux.

 

À l'issue de chaque expérience, un questionnaire et un entretien avec le sujet permettaient de recueillir ses sentiments et d'écouter les explications qu'il donnait de son comportement. Cet entretien visait aussi à le réconforter en lui affirmant qu'aucune décharge électrique n'avait été appliquée, en le réconciliant avec l'apprenant et en lui disant que son comportement n'avait rien de sadique et était tout à fait normal.

 

Un an après l'expérience, il recevait un nouveau questionnaire sur son impression au sujet de l'expérience, ainsi qu'un compte rendu détaillé des résultats de cette expérience.

 

 

 

Résultats

Lors des premières expériences menées par Stanley Milgram, 62,5 % (25 sur 40) des sujets menèrent l'expérience à terme en infligeant à trois reprises les électrochocs de 450 volts. Tous les participants acceptèrent le principe annoncé et, éventuellement après encouragement, atteignirent les 135 volts. La moyenne des chocs maximaux (niveaux auxquels s'arrêtèrent les sujets) fut de 360 volts. Toutefois, chaque participant s'était à un moment ou à un autre interrompu pour questionner le professeur. Beaucoup présentaient des signes patents de nervosité extrême et de réticence lors des derniers stades (protestations verbales, rires nerveux, etc.).

 

Milgram a qualifié à l'époque ces résultats « d’inattendus et inquiétants ». Des enquêtes préalables menées auprès de 39 médecins-psychiatres avaient établi une prévision d'un taux de sujets envoyant 450 volts de l'ordre de 1 pour 1000 avec une tendance maximale avoisinant les 150 volts.

 

Les expériences ayant eu lieu avant 1968, à une époque à laquelle l'on donnait donc à l'autorité un poids qui ne lui fut plus autant reconnu par la suite, on pouvait espérer ensuite de ce fait une amélioration du pourcentage de résistants aux pressions. Comme on va le voir, il n'en fut rien. Le pourcentage d'environ 10% de réfractaires aux pressions, le même qui fut constaté aux lavages de cerveau pendant la guerre de Corée, resta sensiblement le même.

 

 

 

Analyse de Milgram

 

En plus des nombreuses variantes expérimentales qui permettent de mettre en valeur des facteurs de la soumission, Stanley Milgram propose dans son livre paru en 1974 une analyse détaillée du phénomène. Il se place dans un cadre évolutionniste et conjecture que l'obéissance est un comportement inhérent à la vie en société et que l'intégration d'un individu dans une hiérarchie implique que son propre fonctionnement en soit modifié : l'être humain passe alors du mode autonome au mode systématique où il devient l'agent de l'autorité. À partir de ce modèle, il recherche les facteurs intervenant à chacun des trois stades :

  1. Les conditions préalables de l'obéissance : elles vont de la famille (l'éducation repose sur une autorité dans la famille) à l'idéologie dominante (la conviction que la cause est juste, c'est-à-dire ici la légitimité de l'expérimentation scientifique).
  2. L'état d'obéissance (ou état agentique) : les manifestations les plus importantes sont la syntonisation (réceptivité augmentée face à l'autorité et diminuée pour toute manifestation extérieure) et la perte du sens de la responsabilité. Il constate aussi une redéfinition de la situation en ce sens que l'individu soumis « est enclin à accepter les définitions de l'action fournies par l'autorité légitime ».
  3. Les causes maintenant en obéissance : le phénomène le plus intéressant parmi ceux relevés est l'anxiété, qui joue le rôle de soupape de sécurité ; elle permet à l'individu de se prouver à lui-même par des manifestations émotionnelles qu'il est en désaccord avec l'ordre exécuté.

 

A contrario, Stanley Milgram s'oppose fortement aux interprétations qui voudraient expliquer les résultats expérimentaux par l'agressivité interne des sujets. Une variante met d'ailleurs en évidence cela, où le sujet était libre de définir le niveau d'intensité. Ici, seule une personne sur les quarante a utilisé le niveau maximal.

 

Il propose également une série d'arguments factuels pour réfuter les trois critiques qui lui sont le plus souvent adressées : la non-représentativité de ses sujets, leur conviction en ce protocole expérimental et l'impossibilité de généraliser l'expérience à des situations réelles.

 

Rôle de l’obéissance dans la société

 

L'obéissance à une autorité et l'intégration de l'individu au sein d'une hiérarchie est l'un des fondements de toute société. Cette obéissance à des règles, et par voie de conséquence à une autorité, permet aux individus de vivre ensemble et empêche que leurs besoins et désirs entrent en conflit et mettent à mal la structure de la société.

 

Partant de cela, Stanley Milgram ne considère pas l'obéissance comme un mal. Là où l'obéissance devient dangereuse, c'est lorsqu'elle entre en conflit avec la conscience de l'individu. Pour résumer, ce qui est dangereux, c'est l'obéissance aveugle.

 

Un autre moteur de l'obéissance est le conformisme. Lorsque l'individu obéit à une autorité, il est conscient de réaliser les désirs de l'autorité. Avec le conformisme, l'individu est persuadé que ses motivations lui sont propres et qu'il n'imite pas le comportement du groupe. Ce mimétisme est une façon pour l'individu de ne pas se démarquer du groupe.

 

Le conformisme a été mis en évidence par le psychosociologue Solomon Asch dans l'expérience de Asch réalisée dans les années 1950.

 

Les variantes avec plusieurs pairs ont montré que si l'obéissance entre en conflit avec la conscience de l'individu et que le conformisme « impose » à l'individu de ne pas obéir, il se range souvent du côté du groupe. Ainsi, si l'on veut s'assurer de l'obéissance aveugle d'un groupe, il faut faire en sorte que la majorité de ses membres adhère aux buts de l'autorité

 

 

 

Exemples

Dans son livre, Stanley Milgram ne cherche pas à couper sa démarche scientifique de la société contemporaine. Sans pour autant mélanger les genres, il fait fréquemment référence tant aux situations d'obéissance de la vie quotidienne qu'aux grands événements. La Seconde Guerre mondiale et en particulier la Shoah ont ainsi joué un grand rôle dans le choix de Stanley Milgram de s'intéresser à l'obéissance. Il mentionne souvent le procès d'Adolf Eichmann. Il soutient la journaliste et philosophe Hannah Arendt qui, dans des reportages controversés, vit en ce criminel de guerre plus un bureaucrate qu'un cruel antisémite. L'épilogue de son livre Soumission à l'autorité est pour une bonne part consacré à la guerre du Vietnam et au massacre de My Lai.

 

Il insiste sur le fait que les situations d'autorité des régimes fascistes ne sont pas absentes de nos sociétés occidentales :

« Les exigences de l'autorité promue par la voie démocratique peuvent elles aussi entrer en conflit avec la conscience. L'immigration et l'esclavage de millions de Noirs, l'extermination des Indiens d'Amérique, l'internement des citoyens américains d'origine japonaise, l'utilisation du napalm contre les populations civiles du Viêt Nam représentent autant de politiques impitoyables qui ont été conçues par les autorités d'un pays démocratique et exécutées par l'ensemble de la nation avec la soumission escomptée. »

Il finit d'ailleurs son livre en faisant sienne une citation de Harold Laski :

« … la civilisation est caractérisée, avant tout, par la volonté de ne pas faire souffrir gratuitement nos semblables. Selon les termes de cette définition, ceux d'entre nous qui se soumettent aveuglément aux exigences de l'autorité ne peuvent prétendre au statut d'hommes civilisés. »

 

 

 

Reproductions de l'expérience

Des reproductions de l'expérience à travers le monde (en Italie, Jordanie, Allemagne de l'Ouest, Afrique du Sud, Autriche, Espagne et Australie) et à différentes époques (de 1967 à 1985) ont validé les résultats obtenus par Milgram.

 

En 2006, ABC News a reproduit l'expérience de Milgram et a obtenu des résultats similaires (65 % des hommes et 73 % des femmes ont suivi les instructions jusqu'au bout).

 

En 2008, Jerry Burger de l'Université de Santa Clara aux États-Unis a reproduit l'expérience en obtenant un taux de 70 % d'obéissance et ces personnes étaient prêtes à aller au-delà de la limite de 150 V si l'expérimentateur le désirait.

 

France Télévisions produit en 2009 le documentaire Le Jeu de la mort mettant en scène un faux jeu télévisé (La Zone Xtrême) reproduisant l'expérience de Milgram. La différence notable est que l'autorité scientifique représentée par le technicien en blouse grise est remplacée par une présentatrice de télévision. Selon les premières estimations, le taux d'obéissance est de 81 %, supérieur au 62,5 % en rétroaction vocale de l'expérience originale. Le producteur de l'émission, Christophe Nick, présente son documentaire comme une critique de la télé réalité. La comparabilité de La zone extrême avec les études de Milgram a été interrogée par Bègue et Terestchenko.


- Article détaillé : Le Jeu de la mort (Documentaire).

La différence du taux d'obéissance à une autorité légitime entre les hommes et les femmes a également été étudiée et il n'a pas été remarqué de différence significative. Par contre lors d'une expérience réalisée en 1974 en Australie où l'élève était une femme et l'enseignant un homme, le taux d'obéissance est descendu à 28 %.

 

 

Source : Wikipedia - Expérience de Milgram [Fr]

 

Voir aussi :

Expérience de Asch

Wikipédia - Influence sociale [Fr]

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 13:18

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Naruto un petit phénomène

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 13:18

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