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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 00:23



Le Japon est désormais le seul pays au monde, avec la Norvège, à promouvoir la chasse à la baleine. Il le fait sous couvert de recherches scientifiques qui auraient pour but d’estimer certains paramètres biologiques des baleines, d’étudier leur rôle dans l’écosystème…

 

Des explications jugées « hypocrites » par certains pays, Australie en tête, clairement opposés à la chasse aux grands cétacés. Petite victoire : le Japon a officiellement annoncé, fin 2007, qu’il renonçait à la chasse à la baleine à bosse, une espèce vulnérable, mais refuse de stopper complètement, notamment la chasse aux petits rorquals et aux rorquals communs… que vous pourrez retrouver dans certains restaurants de Tokyo après qu’ils aient été étudiés.

 

Extrait de l’agenda Pika éditions 2008-2009

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 00:14

Shiko : les lutteurs chassent les esprits en frappant le sol avec les pieds


Sport national traditionnel du Japon, le sumo est un sport de lutte rituelle d’origine shintoïste entre deux combattants qui s’affrontent au centre d’une arène circulaire appelée dohyô. Le vainqueur est celui qui parvient à renverser son adversaire sur le sol ou à le faire sortir du cercle. Le combat, précédé d’un rituel de purification qui consiste à jeter du sel, est arbitré par un gyôji. Selon la légende, l’origne du sumo remonterait à un combat que se seraient livré deux chefs ennemis (l’un japonais et l’autre probablement coréen), pour la possession du Japon. Les premières luttes se déroulaient en présence de l’Empereur. Ce n’est qu’à l’époque de Héian que des tournois furent organisés. Il faudra attendre la période d’Edo pour que ce sport devienne populaire et qu’il prenne la forme que nous lui connaissons aujourd’hui.

 

 

Petit sumo deviendra grand

 

Organisés par l’Association japonaise de Sumo, des grands tournois (ôzumô) de quinze jours sont planifiés tous les deux mois. Il y a donc 6 grands tournois par an, répartis dans différentes régions du Japon. Le premier tournoi de l’année (hatsubasho), celui du mois de janvier, se déroule à Tokyo, ainsi que les tournois de mai et de septembre, celui de mars à Osaka, juillet à Nagoya et novembre à Fukuoka.

 

En fonction de leur performance lors de ces grands tournois, les lutteurs ou rikishi progressent, difficilement, ou régressent, plus facilement, sur l’échelle des grades. Dans cette hiérarchie, on peut distinguer deux groupes : les rangs inférieurs à makushita comportant, dans l’ordre croissant : jonokuchi, jonidan, sandanme et le groupe supérieur qui comprend, toujours dans l’ordre ascendant : jûryô, maku-uchi, maegashira, komusubi, sekiwake, ôzeki et yokozuna (champion suprême). Ce dernier est le plus haut rang que peut atteindre un lutteur de sumo. Un rikishi monte au rang supérieur s’il remporte huit victoires ou plus dans un tournoi. Dans ce cas, il est déclaré kachikoshi. A l’inverse, huit défaites ou plus le déclarent makekoshi. Toutefois, pour le yokozuna, même s’il subit un makekoshi, il ne peut pas régresser. Néanmoins, si les défaites perdurent, il est contraint à quitter le ring pour toujours.

 

 

Discipline et rigueur

 

Tout d’abord, pour devenir rikishi, les candidats doivent être âgés de moins de 23 ans, mesurer au moins 1,73m, peser 75 kg et avoir terminé l’enseignement obligatoire. Chaque rikishi appartient à une des 55 heya (littéralement « chambre », sorte de foyer pour les lutteurs de sumo), qui sont situées à Tokyo et dans ses environs. La vie dans ces foyers ressemble à celle d’une grande famille avec le maître (oyakata) dans le rôle du père, qui donne de sévères instructions aux élèves durant les entraînements, et son épouse (okami-san), tenant le rôle d’une mère, et qui soutient moralement et mentalement ses « enfants ». Comme dans les entreprises, le principe de l’ancienneté est absolu dans la maison et règle les rapports entre les frères lutteurs. Les plus anciens, les ani-deshi, donnent des conseils et apprennent les vertus du métier à leurs subordonnés, les otôto-deshi.

 

En outre, les lutteurs dont le rang est inférieur à makushita sont appelés généralement wakamono (littéralement « les petits jeunes »), contrairement à ceux qui font partie du groupe de maku-uchi qui sont appelés sekitori. Les wakamono doivent rendre service à leurs anciens, et s’occuper des tâches quotidiennes (ils servent les repas, font la vaisselle, la lessive, etc…).

 

Les entraînements se déroulent très tôt le matin (asageiko) et durent environ 4 heures. Après chaque entraînement, les rikishi nettoient l’arène. Ils prennent ensuite tous un bain, se relaxent et vont passer les uns après les autres devant le coiffeur (tokoyama) qui va leur faire leur chonmage (nom que l’on donne à leur coiffure).

 

 

Le poids du succès

 

Après de rudes entraînements, un bon repas, bien chaud et bien copieux leur est servi, appelé chankonabe (une marmite remplie de légumes, de viandes et de poissons qui ont mijoté longtemps), le tout est accompagné de riz. En général, un lutteur ingurgite en moyenne quatre à cinq grands bols de riz ! 



Il faut noter que tous ces repas sont élaborés par les wakamono qui les préparent soigneusement en respectant l’équilibre nutritionnel.

 

Le repas terminé, c’est l’heure de la sieste jusqu’à environ quatre heures de l’après-midi. En effet, dormir après un entraînement très intense et un repas copieux est une manière radicale de prendre du poids. Après le repos des guerriers, les rikishi font le ménage, préparent de nouveau le chankonabe qui sera servi vers 6 heures. Le soir, les lutteurs ont quartier libre, mais souvent ils restent à la « maison » pour regarder la télévision ou discuter entre eux. A dix heures et demie, ils doivent aller se coucher et il est interdit de veiller plus tard.

 

 

  Extrait de l’agenda Pika éditions 2007-2008

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 00:12

Auparavant, le travail salarié était essentiellement masculin et l’on restait souvent à vie dans une entreprise. Mais la main-d’œuvre japonaise a changé : de plus en plus de femmes travaillent (depuis la loi de 1987 qui réduit la discrimination homme-femme), les gens changent plus souvent d’emploi, et les étudiants et les personnes âgées travaillent à temps partiel pour payer leurs études ou pour arrondir leur retraite.

 

On entre dans la vie active entre 20 et 25 ans, après des études courtes (deux ans) pour la majorité des filles ou des études longues (quatre à cinq ans) pour les garçons.

 

   

L’employé typique

 

L’Office lady (OL) est une jeune femme entre 20 et 25 ans, sortant d’un cursus universitaire court, dont le travail consiste à servir le thé et accueillir les clients. Elle travaille généralement jusqu’à 25 ans, puis se marie et quitte son travail pour élever ses enfants. Il est très difficile pour les femmes de trouver un compromis entre famille et travail : les crèches sont chères et leurs horaires d’ouverture ne correspondent pas toujours avec les horaires de travail. De plus, même si les congés de maternité existent, les femmes subissent de fortes pressions pour qu’elles démissionnent après la naissance de leur premier enfant.

 

Le Salary Man consacre sa vie à son entreprise. Parti de 6 heures du matin, il a deux heures de transport, et quitte son travail vers 21 heures, après quatre heures de travail supplémentaires, non payées (zangyô), pour deux nouvelles heures de transport, avant de rentrer chez lui. L’évolution dans l’entreprise dépend étroitement non seulement de l’ancienneté et de l’âge, mais aussi de la cote de l’université et même de l’année d’obtention du diplôme.

 

Le Freeter (de free : libre, en anglais), ou furitâ. Ces jeunes, de plus en plus nombreux, refusent le carcan de l’entreprise et enchaînent des petits boulots requérant peu ou pas de qualification. On les trouve le plus souvent dans la restauration, la vente (dans les convenient store) ou les petits métiers « presque inutiles » typiquement japonais (distributeur de publicité, porteur de panneau…). Ils sont peu payés, mais peuvent se consacrer à leurs loisirs. L’engouement pour ce mode de vie entraîne une pénurie de salary men et les entreprises rivalisent de propositions alléchantes pour attirer les jeunes diplômés. Attention, freeters et étudiants ou retraités faisant un baito (petit boulot), ce n’est pas la même chose. Les freeters ne font que ça.

 


Le rythme du quotidien

 

Les horaires et le rythme de travail sont lourds. La vie quotidienne est entièrement assujettie au rythme du travail.

 

Le nombre d’heures de travail hebdomadaires est, en principe, de 40 (repas et pauses non compris), mais peut aller jusqu’à 44 selon le secteur d’activité de l’entreprise. La semaine se déroule du lundi au vendredi (certaines personnes travaillent également le week-end).

 

Les heures supplémentaires montrent l’attachement de l’employé à son travail et à son entreprise. Un japonais fait environ 202 heures supplémentaires par an (contre 78 pour un européen). Toutes les heures supplémentaires ne sont pas rémunérées.

 

Les vacances sont courtes : deux semaines. Généralement, on ne prend qu’une semaine, et encore, pas d’un coup, ce serait mal vu… De ce fait, chaque année, près de 10 000 salariés japonais sont victimes de karôshi (mort par épuisement au travail).

 

Le droit de grève est particulier : les employés mécontents n’arrêtent pas leurs taches, mais enfilent un brassard noir en signe de protestation.

  

 

La seconde famille de l’employé

 

La politique salariale est basée sur l’ancienneté. Un employé fera généralement toute sa carrière dans la même entreprise.

 

Les écarts de salaire entre cadres et ouvriers sont réduits. Les salaires fluctuent selon l’activité et la taille de l’entreprise : les grosses entreprises paient mieux que les petites, la production de biens paie moins que les banques ou les assurances.

 

L’esprit d’équipe a la primauté. L’individu japonais se définit toujours par l’entreprise ou le groupe social auquel il appartient (on se présente souvent comme « monsieur untel de la société untel »). L’avis du groupe prévaut sur l’avis d’une seule personne. Un bon chef écoute toujours ce que ses subordonnés et les autres en général ont à dire, et met en application une bonne idée, même si ce n’est pas la sienne. Après le travail, au lieu de rentrer à la maison, les japonais sortent avec leurs collègues de bureau ou leurs supérieurs au karaoké ou dans les bars : c’est une façon de s’intégrer à l’équipe de travail.

 

Les règles de l’entreprise sont strictes : respect absolu de la hiérarchie, règles de vie commune et, souvent, port de l’uniforme.

 

L’entreprise a un rôle de « seconde famille » : elle intervient dans la vie personnelle des employés (mariage arrangé…) et décide de leurs vacances et loisirs.

 

 

Extrait de l’agenda Pika éditions 2006

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 00:09

Quelques formules de politesse

 

Donnez-moi […] s’il vous plaît   […] kudasai

 

Donnez-moi de l’eau s’il vous plaît   Mizu kudasai

 

Merci   Arigatô

 

Merci (plus poli)   Dômo arigatô

 

Merci (encore plus poli)   Dômo arigatô gozaimas

 

De rien !   (en réponse aux remerciements)   Dô itashi mashite !

 

Excusez-moi   Sumimasen

 

Pardon   Gomen nasai

 

Bon appétit   Itadakimas

 

Asseyez-vous, je vous en prie   Dôzo

 

Servez-vous, je vous en prie   Dôzo

 

Après vous, je vous en prie   Dôzo osaki ni

 

S’il vous plaît   Onegai shimas

 

Ce repas était délicieux   Gochisôsama deshita

 

Bienvenue   Irasshaimase

 

Je suis heureux de faire votre connaissance. Mon nom est […]. Je m’en remets à vous   Hajime mashite. Watashi no namae […] des. Dozo yoroshiku.

 

 

Extrait de l’agenda Pika éditions 2006

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 00:07


Bienséance aux bains

 

Dans les bains publics, ne vous trompez pas de salle (onsen, sentô). L’entrée des hommes est généralement à gauche et en bleu, celle des femmes à droite et en rouge.

 

Ne portez jamais de maillot de bain dans un bain public. Les gens tatoués, eux aussi, sont très souvent refusés.

 

Avant d’entrer dans le bain, asseyez-vous sur le tabouret prévu à cet effet, lavez-vous bien avec du savon et de l’eau chaude, et rincez-vous complètement. Rincez la petite serviette que vous avez emportée avec vous et utilisez-là pour préserver votre modestie. Entrez dans le bain.

 

Tâchez de ne pas vous mouiller les cheveux.

 

Si le bain est mixte, évitez tout voyeurisme.

 

En quittant le bain, rincez-vous en évitant d’asperger vos voisins.

 

 

Extrait de l’agenda Pika éditions 2006

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 00:05

Règles de bienséance dans une maison, un hôtel ou un restaurant

 

 

 

Quand on entre dans une maison ou un restaurant, il faut se déchausser. Laissez vos chaussures dans le genkan (vestibule) et enfilez des chaussons.

 

Dans la maison, on porte des chaussons, sauf dans les pièces où il y a des tatamis. On change de chaussons dans les toilettes pour des raisons d’hygiène (on met des chaussons réservés aux toilettes).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



L’invité ayant le rang le plus élevé s’assoit dans la partie honorifique de la pièce, habituellement près du tokonoma (sorte d’estrade). Les autres personnes prennent place par ordre décroissant d’importance. On s’assied sur un coussin (zabuton).

 

Il est de coutume d’offrir un cadeau (omiyage) à l’hôte. L’échange de cadeaux est également d’usage dans les milieux d’affaires (cravates, stylos d’entreprise ou spiritueux de bonne qualité). L’offre d’un cadeau doit être accompagnée d’un commentaire dépréciatif (« cela ne vaut rien »), de même que l’hôte ou l’hôtesse s’excuse de n’avoir « rien du tout » à offrir, juste avant de servir un copieux repas. Le cadeau doit être remis à deux mains. La plupart du temps, il s’agira de fruits ou de gâteaux (des cadeaux « consommables », en somme, gurume gift), mais des articles de marque sont appréciés de la part d’un étranger. On n’offre pas de cadeau pour la maison. Evitez les chiffres 4 et 9 dans les omiyage car ils représentent la mort et la souffrance. L’encens et les objets blancs s’offrent lors de funérailles. Les fleurs s’offrent à l’être aimé, aux malades, ou lors de funérailles, uniquement.

 

Tous les plats sont servis en même temps. Il convient d’attendre que l’hôte ou l’hôtesse signifie le début du repas par un « dôzô » et de dire avant de manger « itadakimas ».

 

 

Ce qu’il faut faire

 

Si vous êtes un homme, faites du bruit en mangeant, notamment en mangeant les nouilles.

 

Demandez ce que vous avez mangé après l’avoir avalé. Il est bien vu de demander mais de ne pas écouter la réponse.

 

Placez les baguettes sur le porte-baguettes (hashioki) ou en travers de l’assiette quand vous ne vous en servez pas.

 

Mangez copieusement : il n’y a ni entrée, ni plat principal, ni dessert, tout est sur la table.

 

A la fin du repas, dites « goshiso sama deshita » (« ce repas est délicieux »).

 

 

 

Ce qu’il ne faut pas faire

 

Ne mettez pas de sauce sur le riz blanc.

 

Ne refusez pas de goûter, c’est une offense.

 

Ne plantez pas les baguettes dans le riz. Cela rappelle un rite funéraire : c’est ainsi que l’on offre la nourriture aux morts lors de la fête Obon.

 

N’échangez pas de la nourriture de baguette à baguettes : c’est ainsi que l’on procède avec les os des défunts après crémation.

 

Ne vous servez pas à boire vous-même. Quand votre verre est vide, votre hôte s’empressera de le remplir. Vous ferez de même pour votre hôte.

 

Ne trinquez pas en disant « tchin-tchin », cela signifie « zizi » en japonais. « Kampai ! » (« santé ! ») est de rigueur.

 

Ne vous mouchez jamais. Même dans la rue, c’est impoli. Il vaut mieux renifler.

 

Ne rotez pas, même discrètement.

 

Les pourboires ne font pas partie des moeurs japonaises et peuvent paraître déplacés. Il n’est pas rare qu’un serveur vous poursuive dans la rue pour vous le rendre.

 

 

Extrait de l’agenda Pika éditions 2006

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 00:05

La société japonaise est régie par un code de conduite et de politesse strict. De nombreuses attitudes admises en Occident sont considérées comme impolies. Même si les japonais ne s’attendent pas à ce que nous connaissions l’ensemble de leurs coutumes, il faut s’abstenir de se conduire en malotru. La politesse japonaise est tout un art de vivre.

 

D’un côté, de grands principes : une immense serviabilité, une obligation de venir en aide à tout un chacun, une ponctualité extrême (de la part des personnes mais aussi des services publics, la poste, les trains, le métro…). De l’autre, des manières finement réglées : les courbettes, les excuses (sumimasen)… Les gens se saluent généralement de la tête, ou par une courbette, mais la poignée de main est de plus en plus utilisée lors des rendez-vous d’affaires avec les Occidentaux.

 

La pudeur et le respect des sentiments tiennent une grande place dans le mode de vie japonais : on n’exprime pas ses sentiments, on ne dit pas les choses de façon directe, on les « fait sentir ». Un japonais auquel vous faites plaisir vous le dira. S’il n’apprécie pas votre geste, il vous dira que ça lui fait plaisir, mais exprimera par d’autres moyens (il vous « fera sentir ») son indifférence voire sa colère. De toute façon, il restera poli et aimable.

 

 

Ce qu’il faut faire

 

Ayez des meishi (cartes de visites), avec une face en japonais si possible. Tendez la carte de visite à deux mains.

 

Dans une discussion, laissez des blancs afin de permettre à votre interlocuteur d’assimiler ce qui vient d’être dit.

 

Excusez-vous et remercier abondamment, manifestez votre reconnaissance.

 

Sachez refuser avec élégance. Les refus catégoriques ne font pas partie de l’étiquette japonaise.

 

Dans les gares, respectez les queues (attendez à gauche et marchez sur la droite des escalators) et les flèches indiquant le sens de la circulation.

 

Utilisez les porte-parapluies à l’entrée des magasins et des maisons.

 

Eteignez les bougies et l’encens en remuant la main pour les éventer. Ne soufflez pas dessus !

 

Utilisez des mouchoirs en papier. Se moucher plusieurs fois dans un même bout de tissu, c’est sale !

 

 

Ce qu’il ne faut pas faire

 

Ne mangez pas en marchant. Cette pratique est très impolie, voire interdite dans certains lieux publics.

 

Ne fumez pas n’importe où. D’abord pour ne pas gêner les non-fumeurs et ensuite parce qu’on n’a pas le droit de jeter les mégots par terre. Il existe des « smoking areas », des zones réservées aux fumeurs.

 

La notion de dignité humaine étant très importante, efforcez-vous de ne jamais diminuer, embarrasser ou contrarier les autres, surtout en public.

 

Ne coupez la parole à personne, et surtout pas à un supérieur ou à une personne âgée.

 

Ne gesticulez pas en parlant : ça peut paraître agressif.

 

Ne vous montrez pas arrogant. Ne vous laissez pas faire pour autant : les japonais, surtout les policiers, sont forts avec les faibles et faibles avec les forts.

 

Soyez ponctuels. En cas de retard, ne vous perdez pas en explications, excusez-vous platement.

 

Dans la rue, évitez de regarder les gens droit dans les yeux.

 

Dans les transports, ne parlez pas à voix forte et ne faites pas sonner votre mobile.

 

Les premiers et derniers wagons de métro n’acceptent généralement pas les mobiles, pour des raisons médicales (pacemaker…).

 

Ne faites pas la bise, encore moins aux femmes.

 

Si on vous offre un cadeau, ne l’ouvrez pas en présence de celui qui vous l’a offert. Obéissez à la règle du « don et contre-don » : offrez un cadeau de valeur égale en retour.

 

 

Extrait de l’agenda Pika éditions 2006

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 00:01

Fantasmes japonais

 

En Occident, il y a des normes sur ce qui est acceptable ou non qui n’existent pas au Japon, car il s’agit essentiellement de normes religieuses. Ce qui est considéré comme « bestialité » ou « pédophilie » en Occident et n’est pas toléré, même en imagination, est toléré au Japon tant que la personne ne le met pas en pratique et ne porte pas atteinte à la société. Les fantasmes sont ainsi souvent relayés par les manga, les jeux vidéo ou les animes.

 

Certains fantasmes sont propres au Japon. Les love dolls sont des poupées de silicone à grandeur humaine, à l’aspect hyper-réaliste et à la peau douce, valant entre 3 700 et 5 000 euros. Au Japon, 30% des hommes célibataires de plus de 30 ans resteront célibataires. Il leur reste donc ces substituts dociles à l’allure enfantine qu’ils habillent et mettent en scène pour leur donner une illusion de vie.

 

Le fétichisme des couches, contrairement à l’Occident, est assez répandu au Japon. De nombreuses vidéos et revues montrent des personnes se faisant langer. C’est la vulnérabilité et le côté infantile qui excitent.

 

D’autres fantasmes, répandus dans le monde, sont ici perçus différemment. Le sado-masochisme et le bondage sont assez courants : on peut lire librement, même dans le métro, des revues sur ces sujets. Le bondage a ses origines au Japon dans le shibari, « l’art d’attacher ». Les techniques sont si complexes qu’elles demandent plusieurs années d’apprentissage. Les artistes japonais se font appeler senseï et gagnent leur vie en ligotant des femmes : invités comme des stars par les clubs ou les journaux, ils participent à des démonstrations, des séances photo et des tournages de films pornos… La fonction principale du shibari est d’ordre esthétique, même si les japonais, dans leur fantasme de domination, raffolent de ces filles attachées et réduites à une impuissance toute symbolique.

 

Le lolicon, ou attirance sexuelle pour les jeunes filles, atteint des proportions importantes dans l’univers érotique japonais. Les fureshu gyaru (« fresh girl ») font recette : ces midinettes mentholées séduisent plus les hommes que les femmes d’âge mûr. Et les médias perpétuent l’image de la femme-enfant à travers divers stéréotypes : nymphettes en maillot de bain, idoles au regard angélique…

 

La mode des travestis tient une part importante dans la société japonaise. Dans certains bars, les hôtes sont des femmes travesties en hommes, les onabe : la clientèle y est surtout féminine et vient pour être câlinées par « ces hommes qui les comprennent si bien ». Dans d’autres, les hôtesses sont des hommes travestis en femme : cela fait partie de la culture. Autrefois, le théâtre était interdit aux femmes, et les hommes tenaient les rôles féminins.  Aujourd’hui, on assiste à une nouvelle mode : les okama, ou « garçons-paons », sont des jeunes hommes efféminés, pas toujours homosexuels, qui cultivent leur côté féminin en portant jupes longues et attributs féminins, et en dépensant des fortunes en cosmétiques et vêtements. A l’opposé, les oyaji girls (filles machos) rejettent les attributs de la féminité pour envahir les lieux et les activités traditionnellement réservés aux hommes : bars, mah-jong, courses…

 

 

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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 23:59

La prostitution

 

Cette visibilité à outrance du sexe entraîne des dérives : prostitution et harcèlement sexuel sur le lieu de travail ou dans les transports en commun sont chose courante. Les femmes victimes de harcèlement et de viol se taisent de peur de perdre leur emploi ou le respect de leur famille

 

La prostitution, quoique punie par la loi, est tolérée, sauf quand il s’agit de mineurs. Dans beaucoup de quartiers, on trouve des maisons closes fréquentées par des cadres, des salary men ou des personnes fortunées. On estime à 150 000 le nombres de prostituées asiatiques et russes installées au Japon.

 

D’autres modes de prostitution se développent également. Le delivery health (« santé à domicilie ») correspond à la prostitution à domicile de jeunes femmes (hôtesses de bar notamment).

 

L’enjo kôsai est une forme de prostitution des lycéennes et collégiennes. Celles-ci sont payées par des hommes beaucoup plus âgés qu’elles, mariés ou célibataires, pour des rendez-vous galants, au cours desquels il arrive souvent qu’elles fournissent des services sexuels plus ou moins poussés. Les contacts sont organisés par des sites internet ou des clubs téléphoniques de rencontre (telekura). L’enjo kôsai est lié à la politique consumériste du Japon. Les jeunes filles y participant ont des motifs plus ou moins triviaux, comme la curiosité, la recherche d’attention parentale, la solitude, l’obtention de cadeaux et d’argent pour l’achat de divers produits (souvent des sacs de grandes marques) ou pour partir en voyage. On estime qu’environ 13% des lycéennes ont déjà participé à l’enjo kôsai, qui ne fait qu’augmenter, malgré la répression (les hommes arrêtés risquent jusqu’à un an de prison). La lutte contre ce phénomène est d’autant plus difficile que l’anonymat des adultes est garanti par internet, les téléphones portables et les love hotel.

 

 

Love hotel

 

On trouve des love hotel aux sorties des autoroutes ou près des grandes gares : ils permettent aux coupls, légitimes ou non, de profiter d’un moment d’intimité. L’entrée et la sortie sont différentes, pour préserver l’anonymat. Les chambres sont plus grandes et plus confortables que dans un hôtel classique et chacune correspond à un fantasme particulier, avec plein d’accessoires : caméra, télé, karaoké, jacuzzi, miroir, films porno, préservatifs,… Il faut compter autour de 3 000 yens (25 euros) pour 2 à 3 heures, entre 6 500 et 8 000 yens (50 à 65 euros) pour la nuit. On paie à la chambre, et non à la personne.

 

 

Extrait de l’agenda Pika éditions 2006

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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 23:55

Le sexe « impudique »

 

A côté de cette pudeur individuelle, le Japon est un pays où l’industrie du sexe est partout : dans les magazines, les manga, les vidéothèques et les bars.

 

Les japonais lisent ouvertement, en public, de nombreux magazines traitant de façon légère et/ou médicale, des thèmes d’ordre sexuel, comme « comment séduire une femme », « comment retarder l’éjaculation », « comment bien faire l’amour » pour les hommes ; « comment plaire à un homme », « comment lui donner du plaisir », « comment bien se protéger » pour les femmes.

 

Bien que la représentation des organes sexuels soit censurée, manga et animés relaient les fantasmes sexuels des japonais (inceste, sodomie, pédophilie, viol) mais les situent dans une atmosphère violente ou fantastique, totalement irréelle, afin d’augmenter la distance qui les sépare de l’acte réel.

 

Les bars, restaurants et salons de thé sont des lieux de rencontre : les hôtesses y incarnent l’image de la séduction féminine. Elles sont à la fois mères, sœurs, confidentes et maîtresses. Les imakura (image club) mettent en scène des femmes dans le métier choisi par le client : secrétaire, infirmière ou hôtesse de l’air. La plupart du temps, seuls les attouchements sont permis. Les clubs sado-masochistes sont particulièrement en vogue et les « bars à hôtes », fréquentés par les jeunes femmes actives (des office ladies en majorité), mariées ou non, sont en pleine expansion. Les établissement les plus osés sont souvent interdits aux étrangers, sauf s’ils sont accompagnés de japonais habitués des lieux.

 

 

Extrait de l’agenda Pika éditions 2006

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