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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 18:28

L’opération Mincemeat (littéralement « chair à pâté ») était un plan britannique durant la Seconde Guerre mondiale destiné à convaincre le Grand quartier général allemand (OKW) que les Alliés envahiraient les Balkans et la Sardaigne au lieu de la Sicile, qui était leur réel objectif.

 

L'opération avait pour but de faire croire à l'OKW que les Allemands auraient réussi à intercepter des documents hautement confidentiels qui détaillaient avec précision les futurs plans d'invasion des Balkans et de la Sardaigne, afin d'éloigner de la Sicile - véritable objectif des Alliés - les troupes allemandes. Cette opération fut un succès, car la Wehrmacht transféra ailleurs ses divisions de l'île et permit aux Alliés de réussir en douceur leur débarquement. Cette histoire fut plus tard rapportée dans un livre puis un film sous le nom de The Man Who Never Was : L'Homme qui n'a jamais existé.

 

 

Planification du projet de désinformation

Comme la campagne en Afrique du Nord touchait à sa fin, les membres du Haut Commandement allié tournèrent leur attention sur le continent européen. La situation géographique de la Sicile faisait d'elle un objectif stratégique primordial et ce aussi bien pour fournir un tremplin idéal pour l'invasion du continent, que pour continuer à maintenir une présence forte des Alliés en Méditerranée. Cependant, cette importance stratégique était aussi reconnue par les Allemands qui y avaient installé une puissante base aérienne d'où partaient les avions de la Luftwaffe notamment en direction de Malte. Comme la puissante armada et la concentration de troupes Alliées destinées à l'invasion (voir Opération Husky) seraient facilement repérées par les puissances de l'Axe, les Alliés se devaient de tromper les Allemands afin que ces derniers ne concentrent pas leurs troupes en Sicile et qu'elles ne puissent pas repousser les forces d'invasion à la mer.

 

Quelques mois auparavant, le Flight Lieutenant Charles Cholmondeley de la section B1(a) du MI5, présentait une idée intéressante : parachuter (avec un parachute qui se serait en apparence mal ouvert) en France un homme précédemment décédé portant sur lui une radio alliée qui fournirait alors aux allemands un moyen d'écouter les messages ennemis lesquels seraient de la désinformation. Cette idée fut écartée car jugée impossible ; mais quelques mois plus tard, le capitaine de corvette Ewen Montagu, un officier naval de renseignement membre du Twenty Committee, a trouvé cette proposition fort intéressante. L'équipe qui travaillait sur cette opération de désinformation pensait, dans un premier temps, que les documents devaient être « trouvés » sur un homme qui aurait été tué durant son évacuation par parachute, ce dernier ne se serait pas ouvert, comme l'avait proposé Cholmondeley. Cependant, depuis que les Allemands savaient que ce n'était pas la politique alliée d'envoyer des documents sensibles au-dessus du territoire ennemi, les Britanniques optèrent plutôt pour un homme qui serait mort lors d'un accident maritime. Cela expliquerait le fait que l'homme soit mort depuis plusieurs jours s'il était trouvé dérivant sur la mer et ceci résolut le problème des documents secrets. Maintenant qu'ils avaient un plan, l'opération avait besoin d'un nom de code et Montagu lui donna le nom de code : opération Mincemeat.

 

 

Précédents historiques

L'idée d'employer un cadavre avec des documents n'était pas nouvelle et plusieurs essais similaires illustraient ceci.

 

 

  • Au XVIe siècle au Japon, on dit que le daimyoMori Motonari employa la même idée, mais dans le but de faire passer les généraux de son ennemi Amako Tsunehisa comme traîtres.

 

Mais aussi durant cette guerre :

  • Le premier s'est produit en août 1942 où un plan identique de tromperie avait été entrepris juste avant la bataille d'Alam Halfa en employant un cadavre qui portait sur lui une carte. Le corps fut placé dans une voiture qui avait sauté dans le champ de mines qui faisait face à la 80th Light Division au sud de Quaret el Abd. La carte indiquait des champs de mines alliés fantômes et les Allemands tombèrent dans le piège. Les panzers d'Erwin Rommel furent envoyés dans un secteur où le sable était non tassé et ces véhicules s'ensablèrent.

 

  • La deuxième tentative relevait également de la désinformation mais à plus petite échelle. En septembre de la même année un PBY Catalina écrasé au large de Cadix transportait à son bord le Paymaster-Lieutnant James Hadden Turner de la Royal Navy. Lorsque son corps fut déposé par le courant sur une plage près de Tarifa et récupéré par les autorités espagnoles, il portait sur lui une lettre du généralMark W. Clark à destination du gouverneur de Gibraltar, qui mentionnait le nom d'agents français en Afrique du Nord et donnait la date du débarquement de l'opération Torch pour le 8 novembre (qui était en fait prévue pour le 4 novembre). Lorsque le corps fut rendu aux autorités britanniques, la lettre était toujours en sa possession, et il fut prouvé par des experts qu'elle ne fut jamais ouverte. Naturellement, les Allemands avaient les moyens de lire celle-ci sans ouvrir l'enveloppe, mais s'ils l'ont fait, ils considérèrent l'information comme fausse, si bien qu’ils ne crurent pas à un débarquement le 4 mais agirent tout de même trop tard le 8.

 

 

Major William Martin, Royal Marines

Avec l'aide du pathologiste de renom, Sir Bernard Spilsbury, Montagu et son équipe avaient les moyens de dénicher le corps idéal pour arriver à leur fin avec le maximum de réalisme. Grâce à des enquêtes des plus discrètes ils purent trouver un homme de 34 ans mort peu avant d'une pneumonie due à l'ingestion de mort aux rats. Ils ont informé sa famille des besoins de l'armée de ce corps et leur demanda, bien sûr, de garder le secret. La famille de l'homme accepta, mais à condition que la véritable identité de celui-ci ne soit jamais révélée. Ce cadavre convenait parfaitement pour cette opération car des suites de sa pneumonie une quantité importante de liquide se trouvait dans ses poumons ce qui se rapprochait des effets d'une mort par noyade et d'un séjour prolongé dans l'eau.

 

L'étape suivante était de créer une fausse identité et une vie à cet homme, le major William Martin des Royal Marines, un capitaine nommé major à titre provisoire, né à Cardiff, au Pays de Galles, en 1907, et assigné au Quartier Général des opérations combinées. Ce grade lui fut attribué car il était trop jeune pour avoir un rang supérieur. Ce grade lui permettait d'être crédible et justifiait la mise en sa possession de ces documents.

 

Par souci de réalisme, il lui attribua une fiancée surnommée Pam (en fait une employée du MI5, Nancy Jean Leslie (1923-2012), qui épousera après-guerre le colonel des Life Guards William H. Gerard Leigh), dont on glissa la photographie et des lettres d'amour dans son portefeuille. On lui fournit aussi un jeu de clefs, un talon de billet d'entrée d'une pièce de théâtre récemment représentée, un justificatif de logement pour son club londonien, et ainsi de suite. Afin de le rendre encore plus réel, Montagu et son équipe ont décidé de lui créer une nature distraite, à l'aide de différents éléments comme des rappels de factures, une carte d'identification de rechange pour remplacer celle qu'il avait perdue, un passe du QG expiré qu'il aurait oublié de remplacer, et la lettre incendiaire d'un directeur d'agence du groupe Lloyds Bank pour un découvert de £17.19s 11d. Ces derniers rajouts, bien qu'ingénieux, comportaient un élément de risque car il était possible que l'Abwehr reste soupçonneux sur le fait de confier à un homme si négligent des documents si sensibles. Cependant, même si Montagu était au courant de ce qui s'était passé avec l'homme du PBY, il comptait aussi sur le fait que les Allemands seraient fortement intéressés de posséder de telles informations.

 

Mais il était également nécessaire d'employer son inattention parce qu'ils devaient encore trouver la façon de s'assurer que le corps et ses documents seraient récupérés ensemble. La solution retenue fut que Martin soit relié par une chaîne à ces documents afin qu'il puisse y garder un œil durant toute la durée du vol.

 

Tandis que la couverture était créée par Montagu et son équipe, les documents importants étaient rédigés. Ceux-ci devaient tromper les Allemands en leur signifiant explicitement que l'invasion aurait lieu ailleurs qu'en Sicile. Ainsi, le scénario d'attaque sur la Sardaigne mettant en avant le fait qu'elle servirait d'avant-poste à un débarquement en Provence puis serait suivi d'un deuxième débarquement en Grèce depuis les Balkans. Plutôt qu'énoncer clairement les plans d'attaques, ceux-ci étaient suggérés dans une lettre personnelle du Lieutnant General, Sir Archibald Nye, vice-chef du General Imperial Staff à destination du général Sir Harold Alexander, le commandant britannique en Afrique du Nord. On y indiquait qu'il y aurait deux opérations : Alexander attaquerait la Sardaigne et la Corse, alors que le Général Sir Henry Maitland Wilson prendrait le commandement du front sur la Grèce (auquel ils donnèrent le nom d’opération Husky, le vrai nom de l'attaque sur la Sicile). En outre, dans le but de maintenir les Allemands dans le doute, la lettre révélait que les alliés devaient à tout prix faire croire aux Allemands qu'ils allaient simuler une attaque sur la Sicile. Ceci donnerait réellement l'impression aux Allemands qu'ils allaient être confrontés à une force Alliée si importante qu'elle aurait été capable d'attaquer sur deux fronts séparés sans aucun problème, les obligeant ainsi à disperser leurs défenses pour contrer la menace ennemie.

 

Pour souligner la nature sensible de cette lettre et aussi afin d'établir les qualifications requises au major Martin pour expliquer son voyage en Afrique du Nord, Montagu y a également inclus une autre lettre de Lord Louis Mountbatten, le chef des Opérations Combinées à destination, de l'amiral Andrew Cunningham, le Commander in Chief en méditerranée. Dans cette lettre, Mountbatten ordonnait à Martin de réaliser une expertise des opérations amphibies ; mais indiquait aussi à Cunningham que cette lettre était bien trop importante pour qu'elle voyage par les voies habituelles, et par conséquent le besoin de Martin de voyager en avion. La lettre comportait entre autres l'information que la Sardaigne devait être la principale cible de l'invasion.

 

 

Mise en exécution du plan

Le major Martin, conservé dans de la neige carbonique et habillé dans son uniforme de Royal Marines, a été placé dans une boîte en acier scellée, puis Cholmondeley et Montagu louèrent une voiture pour la ramener à Holy Loch, en Écosse et la placer eux-mêmes à bord du sous-marin britannique HMS Seraph. Montagu avait contacté l'amiral Barry, l'officier de liaison responsable des sous-marins et il lui conseilla d'embarquer sur le HMS Seraph car il était alors disponible et pratique pour ce genre de mission. C'était un fait totalement fortuit, mais pour son officier commandant, le lieutenant Norman L.A. "Bill" Jewell et son équipage, avaient déjà effectué ce genre de mission.

 

Le 19 avril 1943 le Seraph prit la mer et navigua jusqu'à se trouver à environ un mille au large d'Huelva sur la côte espagnole. Cet endroit avait été choisi parce qu'ils savaient que l'Espagne, en dépit de son officielle neutralité, était en sympathie avec les puissances de l'Axe et de ce fait collaborait souvent avec les membres de l'Abwehr. De plus, les alliés savaient qu'un agent allemand était très actif à Huelva et qu'il entretenait d'excellents contacts avec les fonctionnaires espagnols.

 

À h 30 le 30 avril, le lieutenant Jewell ordonna de placer la boîte métallique sur le pont prétextant à ses hommes que ceci était une expérience météorologique classée top secret et qu'ils devaient ainsi garder le secret sur ce qu'ils avaient fait durant leur mission. Ils ouvrirent alors la boîte, mirent au major Martin son gilet de sauvetage, attachèrent sa serviette avec ses papiers, puis le corps fut doucement jeté à la mer où la marée devait se charger de le déposer sur la plage. Ceci fait, Jewell envoya le message suivant au comité : « Mincemeat completed » (« Hachis terminé »).

 

Le corps a été découvert à environ h 30 par un pêcheur local, José Antonio Rey Maria, qui le rapporta au port, et cette découverte fut transmise à l'Abwehr, qui était représentée dans la ville par Adolf Clauss, un technicien agricole.

 

 

La-fausse-identite---martin-williams.jpg

La fausse identité de Martin williams

 

 

Source : Wikipédia - Opération Mincemeat [Fr] (plus d'info)

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 17:51

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'opération Fortitude (Courage en anglais) fut le nom de code collectif pour des opérations de désinformation et d'intoxication menées par les Alliés dans le but de :

 

  • Cacher aux Allemands que le lieu du débarquement qui serait la Normandie, en leur faisant croire qu'il serait effectué ailleurs (Norvège ou Pas de Calais),
  • Et, une fois celui-ci lancé, leur faire croire, afin de retarder l'arrivée des renforts allemands, que ce n'était qu'un débarquement de diversion, le véritable débarquement devant avoir lieu ailleurs.

 

Fortitude fut la pièce maîtresse d'un ensemble plus large d'opérations de dissimulation appelé opération Bodyguard qui, elles, visaient à cacher aux Allemands l'ensemble des projets de débarquement alliés en Europe, dont ceux de Méditerranée.

 

Ces opérations étaient planifiées et dirigées par la London Controlling Section, située à Londres et conduite par l'état-major suprême allié (Supreme Headquarters Allied Expeditionary Force ou SHAEF).

 

 

Objectifs

L'imminence d'un débarquement dans le nord-ouest de l'Europe ne pouvait plus être cachée, à la vue de la concentration de troupes qui avait commencé, fin 1943. L'idée était de cacher son lieu réel, en Normandie, en confortant un certain nombre d'hypothèses émises par le haut commandement allemand :

 

  • Au nord : en faisant croire à l'hypothèse d'un débarquement en Norvège, hypothèse soutenue par Adolf Hitler et son entourage immédiat (Fortitude Nord) ;

 

  • Au sud : en faisant croire qu'il aurait effectivement lieu là où il paraissait le plus vraisemblable, c'est-à-dire le Pas de Calais (Fortitude Sud), car offrant la distance maritime la plus courte.

 

Lorsque le débarquement en Normandie aurait débuté, il fallait faire croire aux Allemands qu'il ne s'agissait que d'une diversion ou d'un débarquement secondaire le plus longtemps possible pour retenir les forces allemandes dans le Nord de la France et sur les autres points du mur de l'Atlantique et, ainsi, de permettre aux Alliés de consolider leur tête de pont jusqu'à atteindre la parité, puis, la supériorité numérique.

 

 

Moyens

L'opération reposait sur des activités majeures :

 

  1. Création d'unités fantômes sur le sol anglais et écossais, grâce à la mise en place de leurres et d'une activité radio intense ;
  2. Des fuites contrôlées dans les canaux diplomatiques à travers les États neutres.
  3. L'utilisation d'agents doubles destinés à envoyer des informations contrôlées par les services secrets alliés aux services secrets allemands.

 

Des mesures passives avaient également été prises.

 

 

Conséquences de l'opération Fortitude

Les Alliés pouvaient juger facilement l'efficacité de ces stratagèmes. Comme Ultra avait révélé le codage de la machine Enigma assez tôt, les Alliés pouvaient déchiffrer les réponses du haut commandement allemand à leurs actions.

 

Il est à peu près certain que les Allemands ont cru au débarquement dans le Pas-de-Calais jusqu'au redéploiement de la XVe armée allemande face aux Alliés en août 1944. Il est fort probable qu'ils n'aient définitivement renoncé à l'hypothèse qu'en septembre.

 

En tout état de cause, l'opération fut décisive pour le succès du plan allié, car elle a forcé les Allemands à garder une masse de troupes concentrées dans le Pas-de-Calais en réserve, en attente d'une improbable attaque, permettant ainsi aux Alliés de maintenir, puis consolider, leurs positions en Normandie. Elle n'a toutefois pas permis une offensive décisive des Britanniques le long de la côte vers l'est comme le prévoyait Montgomery et a obligé les Américains à percer vers le sud, avant de reprendre la direction de l'Allemagne.

 

 

Fortitude---char-gonflable.jpg

 

 

Char-Sherman-gonflable---operation-Fortitude.jpg

Un char gonflable. M4 Sherman.

 

 

Source : Wikipédia - Opération Fortitude [Fr] (plus d'info)

 

Voir aussi : Les communications japonaises décodées

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 17:23

Un classement du magazine « Linéaires » dresse, pour un même panier de produits, un panorama des enseignes bon marché… et des autres.

 

 

Parmi les enseignes de la grande distribution, laquelle est meilleur ? C’est ce qu’a cherché à déterminer le magazine spécialisé « Linéaires », qui réalise chaque trimestre un indice des prix des produits de grande dans une douzaine de chaînes d’hypers et de supermarchés.

 


talonné par Carrefour

La méthodologie est rigoureuse : plus de 170 magasins ont été visités et une centaine de références de grande consommation (produits frais, épicerie, etc.) passées au crible. Publié par notre journal, le verdict de cette enquête est éloquent, les écarts de prix pouvant atteindre jusqu’à 20%. En tête du peloton on trouve les Centres Leclerc, fidèles à leur promesse « d’écraser les prix », tandis que loin derrière, l’enseigne de centre-ville Monoprix, qui cible une clientèle plus aisée, se révèle la plus chère du marché (voir infographie ci-contre). Un comparatif d’autant plus utile que, dans un contexte économique et social particulièrement difficile, les Français surveillent de près leur budget.


Après un début d’année dynamique, la consommation en produits alimentaires était en recul en mars et en avril. De plus, selon les chiffres officiels de l’Insee, les prix ont grimpé de 2,1% entre avril 2011 et avril 2012. L’inflation est même encore plus sensible sur l’alimentaire : + 3,5% sur un an.

 

 

le-palmares-des-enseignes-les-moins-cheres.JPG

 

 

Sources :

Leparisien.fr

Et le magazine : Linéaires

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 14:42

Une martingale est une technique donnant l'illusion d'augmenter les chances de gain aux jeux de hasard tout en respectant les règles de jeu. Le principe dépend complètement du type de jeu qui en est la cible et, dans de nombreux cas, les règles visent à empêcher la possibilité d'une martingale.

 

Néanmoins, le terme est accompagné d'une aura de mystère qui voudrait que certains joueurs connaissent des techniques secrètes pour tricher avec le hasard et, par exemple, battre la banque dans les casinos. Pour ce faire, une martingale doit changer l'espérance mathématique qui est telle que, sur le long terme, les chances de gagner sont inférieures à celles de perdre.

 

 

Différentes martingales

De nombreuses martingales ne sont que le rêve de leur auteur, certaines sont en fait inapplicables, quelques-unes permettent effectivement de tricher un peu. Les jeux d'argent sont en général inéquitables : quelle que soit la stratégie adoptée, la probabilité de gain du casino (ou de l'État dans le cas d'une loterie) est plus importante que celle du joueur. Dans ce type de jeu, il n'est pas possible d'inverser les chances, seulement de minimiser la probabilité de ruine du joueur.

 

 

La martingale classique

Elle consiste à jouer une chance simple à la roulette (noir ou rouge, pair ou impair, passe ou manque) de façon à gagner, par exemple, une unité dans une série de coups en doublant sa mise si l'on perd, et cela jusqu'à ce que l'on gagne. Exemple : le joueur mise 1 unité sur le rouge, si le rouge sort, il arrête de jouer et il a gagné 1 unité (2 unités de gain moins l'unité de mise), si le noir sort, il double sa mise en pariant 2 unités sur le rouge et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il gagne.

 

Ayant une chance sur deux de gagner, il peut penser qu'il va finir par gagner ; quand il gagne, il est forcément remboursé de tout ce qu'il a joué, plus une fois sa mise de départ.

 

Cette martingale semble être sûre en pratique. Sur le plan théorique, pour être sûr de gagner, il faudrait avoir la possibilité de jouer un nombre de fois illimité. Ce qui présente des inconvénients majeurs :

 

  • Cette martingale est limitée par les mises que le joueur peut faire, car il faut doubler la mise à chaque coup tant que l'on perd : 2 fois la mise de départ, puis 4, 8, 16.... s'il perd 10 fois de suite, il doit pouvoir avancer 1 024 fois sa mise initiale pour la 11e partie. Il faut donc beaucoup d'argent pour gagner peu.

 

Exemple :

  • Mise initiale de 1 euro.
  • Mise de 1 euro, soit on gagne 2 euros moins notre mise précédente 2-1=1 euro, soit on perd.
  • Mise de 2 euros, soit on gagne 4 euros moins notre mise précédente : 4 -3=1 euro, soit on perd.
  • Mise de 4 euros, soit on gagne 8 euros moins notre mise précédente 8-4-2-1=1 euro, soit on perd.
  • Mise de 8 euros, soit on gagne 16 euros moins notre mise précédente 16-8-4-2-1=1 euro, soit on perd.
  • Mise de 16 euros, soit on gagne 32 euros moins notre mise précédente 32-16-8-4-2-1=1 euro, soit on perd.
  • Mise de 32 euros, soit on gagne 64 euros moins notre mise précédente 64-32-16-8-4-2-1=1 euro, soit on perd.
  • Mise de 64 euros, soit on gagne 128 euros moins notre mise précédente 128-64-32- 16-8-4-2-1=1 euro, soit on perd.
  • Mise de 128 euros, soit on gagne 256 euros moins notre mise précédente 256-128-64-32-16-8-4-2-1=1 euro, soit on perd.

 

En somme, plus le joueur mise, plus il doit miser beaucoup pour gagner 1 seul euro.

 

  • Les roulettes comportent un « 0 » qui n'est ni rouge ni noir. La probabilité élémentaire Pe de gain à chaque tirage est donc de 18/37 (0,48648) et non 1/2. La probabilité de gagner en disposant d'une somme infinie est de 1.

 

  • De plus, pour paralyser cette stratégie, les casinos proposent des tables de jeu par tranche de mise : de 1 à 100 euros, de 2 à 200, de 5 à 500, etc... Impossible donc d'utiliser cette méthode sur un grand nombre de coups, ce qui augmente le risque de tout perdre.

 

Exemple : Mises de 5 avec limite du casino à 500. On ne peut donc miser, suite à pertes, que 7 fois de suite (jusqu'à 320), cela nécessite une somme de départ de 635 et le nombre de séries victorieuses envisageables dans ce cas est de 17. Si l'on est "prudent" et qu'une série de 7 tirages d'une même couleur vient de tomber, on peut espérer un gain, relativement assuré, en 8 séries victorieuses, soit 40, pour un capital initial de 635, soit 6,3 % de gain.

 

Si la probabilité de perdre diminue, la perte augmente avec le nombre de rangs consécutifs joués et l'espérance des gains reste négative (soit une perte), le risque étant couru sur l'ensemble des sommes investies.

 

 

Source : Wikipédia - Martingale (pour voir les différentes martingales)

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 10:56

Le problème de Monty Hall est un casse-tête probabiliste librement inspiré du jeu télévisé américain Let's Make a Deal. Il est simple dans son énoncé mais non intuitif dans sa résolution et c'est pourquoi on parle parfois à son sujet de paradoxe de Monty Hall. Il porte le nom de celui qui a présenté ce jeu aux États-Unis pendant treize ans, Monty Hall.

 

 

Énoncé

Le jeu oppose un présentateur à un candidat (le joueur). Ce joueur est placé devant trois portes fermées. Derrière l'une d'elles se trouve une voiture (ou tout autre prix magnifique) et derrière chacune des deux autres se trouve une chèvre (ou tout autre prix sans importance). Il doit tout d'abord désigner une porte. Puis le présentateur ouvre une porte qui n'est ni celle choisie par le candidat, ni celle cachant la voiture (le présentateur sait quelle est la bonne porte dès le début). Le candidat a alors le droit ou bien d'ouvrir la porte qu'il a choisie initialement, ou bien d'ouvrir la troisième porte.

 

 

Monty-Hall---Jeu-televise.JPG

Les données de base du problème de Monty Hall : Soient trois portes cachant soit une chèvre soit une superbe voiture, l'automobile étant derrière une seule porte et deux chèvres se cachant derrière les deux autres portes.

 

 

Les questions qui se posent au candidat sont :

  1. - Que doit-il faire ?
  2. - Quelles sont ses chances de gagner la voiture en agissant au mieux ?

 

 

Historique et évolution de l'énoncé du problème

Ci-dessous est reproduite la traduction d'un énoncé célèbre du problème, issu d'une lettre que Craig F. Whitaker avait fait paraître dans la rubrique Ask Marylin de Marilyn vos Savant du Parade Magazine en septembre 1990 :

 

« Supposez que vous êtes sur le plateau d'un jeu télévisé, face à trois portes et que vous devez choisir d'en ouvrir une seule, en sachant que derrière l'une d'elles se trouve une voiture et derrière les deux autres des chèvres. Vous choisissez une porte, disons la numéro 1, et le présentateur, qui lui sait ce qu'il y a derrière chaque porte, ouvre une autre porte, disons la numéro 3, porte qui une fois ouverte découvre une chèvre. Il vous demande alors : « désirez-vous ouvrir la porte numéro 2 ? ». À votre avis, est-ce à votre avantage de changer de choix et d'ouvrir la porte 2 plutôt que la porte 1 initialement choisie ? »

 

La publication de cet article dans le Parade Magazine a eu un impact immédiat sur le lectorat et a engendré de très nombreuses discussions parmi les mathématiciens, célèbres ou non, et les amateurs anonymes. Marilyn vos Savant, réputée pour figurer au Guinness Book of Records comme étant la personne au quotient intellectuel le plus élevé au monde (QI de 228), a ainsi reçu plus de 10 000 lettres (estimation faite par elle-même) traitant du problème, dont plusieurs provenant d'universitaires remettant en question la pertinence de la démonstration reproduite dans sa rubrique. En 1991, pour une édition dominicale, la une du New York Times ouvre sur ce sujet. Jerry Pournelle, célèbre chroniqueur du Chaos Manor de Byte, a également discuté le problème longuement en tant qu'adversaire de la solution de Marilyn, pour se ranger finalement de son côté. Enfin, une discussion controversée a eu lieu à propos de l'article du Parade Magazine dans la rubrique The Straight Dope tenue par Cecil Adams dans l'hebdomadaire The Chicago Reader.

 

La pertinence des résultats statistiques était parfois contestée, mais ce qui posait le plus souvent problème était que l'article n'insistait pas sur les « contraintes » du présentateur. Les résultats donnés impliquaient nécessairement les postulats suivants :

 

  • Que le présentateur ne peut ouvrir la porte choisie par le candidat.
  • Que le présentateur donne systématiquement la possibilité au candidat de revenir sur son choix initial.

 

Or, comme ces éléments n'étaient pas mis en avant dans l'énoncé du problème, et ce même s'ils étaient implicites, d'autres résultats statistiques que ceux donnés dans l'article devenaient possibles. Rien n'indiquant que l'énoncé de départ doive nécessairement inclure ces postulats, on devrait pouvoir généraliser le problème à d'autres cas.

 

Finalement, en considérant que ces postulats étaient une condition sine qua non de l'énoncé du problème, il s'est avéré que les résultats de l'article étaient effectivement justifiés.

 

Cependant il manquait au moins un élément de taille : la question de savoir si le candidat devait ou non changer sa décision initiale pour avoir plus de chances de gagner la voiture n'avait de sens que si l'énoncé précisait bien que le présentateur savait précisément ce qui se cachait derrière chaque porte, élément justement omis dans l'article du Parade Magazine. Si le présentateur ne le savait pas, alors la question aurait été dénuée de sens.

 

Cela dit, cet énoncé ne fait que s'inscrire dans la lignée de ceux consacrés à ce type de paradoxe.

 

En effet, une des premières apparitions de ce problème date de 1898 dans Probabilités de Calcul de Joseph Bertrand où il est décrit comme le paradoxe de la boîte de Bertrand.

 

 

Un énoncé actuel exempt d'ambiguïté

Il est donc préférable de se baser sur un énoncé non équivoque du problème, incluant donc expressément les contraintes du présentateur, décrit par Mueser et Granberg comme suit :

 

  • Derrière chacune des trois portes se trouve soit une chèvre, soit une voiture, mais une seule porte donne sur une voiture alors que deux portes donnent sur une chèvre. La porte cachant la voiture a été choisie par tirage au sort.
  • Le joueur choisit une des portes, sans que toutefois ce qui se cache derrière (chèvre ou voiture) ne soit révélé à ce stade.
  • Le présentateur sait ce qu'il y a derrière chaque porte.
  • Le présentateur doit ouvrir l'une des deux portes restantes et doit proposer au candidat la possibilité de changer de choix quant à la porte à ouvrir définitivement.
  • Le présentateur ouvrira toujours une porte derrière laquelle se cache une chèvre, en effet :
    • Si le joueur choisit une porte derrière laquelle se trouve une chèvre, le présentateur ouvrira l'autre porte où il sait que se trouve également une chèvre.
    • Et si le joueur choisit la porte cachant la voiture, le présentateur choisit au hasard parmi les deux portes cachant une chèvre. (on peut supposer qu'un tirage au sort avant l'émission a décidé si ce serait la plus à droite ou à gauche)
  • Le présentateur doit offrir la possibilité au candidat de rester sur son choix initial ou bien de revenir dessus et d'ouvrir la porte qui n'a été choisie ni par lui-même, ni par le candidat.

La question qui se pose alors est :

  • Le joueur augmente-t-il ses chances de gagner la voiture en changeant son choix initial ?

Ou formulé autrement, cela revient à dire :

  • Est-ce que la probabilité de gagner en changeant de porte est plus grande que la probabilité de gagner sans changer de porte ?

Ou encore :

  • Quelle est la meilleure stratégie : Faire un nouveau choix ou rester avec le choix initial ? Les chances de gain vont-elles augmenter, diminuer ou bien resteront-elles les mêmes ?

 

 

Clés pour comprendre le problème

Raisonnement par la probabilité que le présentateur apporte de l'information


Prenons le cas d’un candidat qui suit toujours la même stratégie à chaque jeu, celle de maintenir systématiquement son premier choix. Ce candidat aura donc 1 chance sur 3 de gagner la voiture. En moyenne, il gagnera donc une fois sur trois et perdra forcement 2 fois sur 3, exactement comme si le présentateur n'ouvrait pas de porte.

 

Au contraire, un candidat qui suit la stratégie inverse, changer systématiquement son premier choix, gagnera en moyenne 2 fois sur 3, en effet, lorsque le présentateur ouvre une porte deux cas de figure sont possibles:

 

  • Soit le candidat avait choisi la voiture (1 chance sur 3) et le présentateur ouvre n'importe quelle porte, n'apportant pas d'information,
  • Soit le candidat avait choisi une chèvre (2 chances sur 3) et le présentateur ouvre la porte de la seule chèvre restante, désignant de fait la porte restante comme celle cachant la voiture.

Donc faire confiance au présentateur en changeant son choix apporte 2 chances sur 3 de gagner.

 

On note au passage que le présentateur n'a absolument aucune liberté dans le fait d'apporter de l'information ou non, donc que sa volonté d'aider ou de nuire n'a aucun effet.

 

Raisonnement par les probabilités complémentaires

Lorsque le candidat choisi une porte, il y a 1 chance sur 3 que ce soit celle de la voiture, et 2 chances sur 3 qu'il y ait une chèvre derrière. Ces probabilités sont des probabilités a priori et ne changeront donc jamais pendant toute la durée du jeu. Lorsque le présentateur fait sortir une chèvre, la probabilité d'avoir une chèvre derrière la porte choisie est toujours de 2/3, et donc la probabilité que la voiture soit derrière la porte restante est également de 2/3. D'où l'intérêt pour le candidat de choisir la porte restante et de changer son choix.

 

 

Paradoxe-de-Monty-Hall---solution.png

Diagramme servant à faciliter l'explication.

 

 

Source : Wikipédia - Problème de Monty Hall [Fr]

 

Voir aussi : Le paradoxe des (trois) prisonniers

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 23:54

La police de Miami a lancé un avertissement sur une nouvelle drogue de synthèse, baptisée "septième ciel", après plusieurs agressions à caractère cannibale, dont une pendant laquelle des policiers ont tué un assaillant.

 

La direction de la police a appelé ses unités à la plus grande prudence, après un deuxième incident impliquant cette drogue, de type "ecstasy", lors duquel un suspect a menacé de "manger" deux policiers et tenté d'en mordre un.

 

Brandon De Leon, un SDF de 21 ans, avait été interpellé dans un restaurant où il était entré en criant des insultes. En route pour le poste, il s'était frappé la tête contre la vitre de séparation interne du véhicule de police en hurlant "je vais vous manger" , puis, arrivé au commissariat, grogné comme un animal et tenté de mordre un policier à la main. Les policiers avaient dû lui passer un masque anti-morsures et lui lier les jambes.

 

En plus d'avoir pris du "septième ciel" -un des noms de cette nouvelle drogue de synthèse également connue sous l'appellation générique de "sels de bain"-, De Leon a été testé positif à l'alcool, au cannabis et aux médicaments.

 

Son cas "ressemble à un incident survenu la semaine dernière à Miami quand un suspect de sexe masculin a dévoré le visage d'un autre homme", avertit une note interne de la police.

 

Dans cette première affaire, baptisée "l'attaque zombie" par les médias locaux, l'assaillant, nu, avait agressé un SDF, lui arrachant ses vêtements et le mordant atrocement au visage, au point que la victime est toujours hospitalisée dans un état critique.

 

L'agresseur, Rudy Eugene, 31 ans, a été abattu par la police.

 

Selon la police, il pourrait lui aussi avoir été drogué au "septième ciel", décrit par la police comme une substance "addictive et dangereuse".

 

La petite amie d'Eugene, Yvonka Bryant, citée par le Miami Herald, a affirmé que son comportement ne correspondait en rien à son tempérament habituel, estimant qu'il pouvait avoir été drogué à son insu. "La seule autre explication est surnaturelle, qu'il ait été victime d'un sort vaudou", a-t-elle poursuivi, en référence aux origines haïtiennes d'Eugene.

 

Par AFP.

 

 

Source : Fr.news.yahoo.com

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 18:31

Greta oto est un papillon de la famille des nymphalidés qui fait partie des papillons qui ont la propriété d'avoir des ailes transparentes. Son envergure est de 5,6 à 6,1 cm.


On retrouve ces papillons du Mexique au Panama. Greta oto butine des fleurs communes comme le lantana, mais préfère pondre ses œufs sur les plantes tropicales toxiques tels que les Cestrum nocturnum. Les chenilles qui sont rouges et violettes à rayures, se nourrissent de ces toxines et stockent les alcaloïdes végétaux dans leurs tissus. Elles deviennent ainsi à leur tour toxiques (ou au moins désagréables) pour leurs prédateurs naturels tels que les oiseaux. Cette toxicité acquise à l'état larvaire perdure chez le papillon adulte. Les mêmes alcaloïdes végétaux (et toxiques) sont convertis en phéromones par les mâles pour attirer les femelles.


Adultes, les Greta oto affichent également un certain nombre de comportements intéressants, parmi lesquels on notera la constitution d'une aire de parade chez les mâles et la capacité à réaliser des migrations importantes.

 

 

Greta-oto-1.jpg

 

Greta-oto-2.jpg

 

papillon-transparent---Greta-oto.jpg

 

 

Source : Wikipédia - Greta oto [Fr]

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 18:14

La paiche (Pérou), pirarucu (Brésil) ou arapaima (Arapaima gigas) est une espèce de poisson de la famille des Osteoglossidés, vivant en Amazonie.

 

 

Étymologie du nom

Le nom Pirarucu vient d'une langue indienne d'Amazonie, dans laquelle ce mot signifie "poisson rouge".

 

 

Description

L'Arapaima gigas est le plus gros poisson d'eau douce d'Amérique du Sud. Avec une taille maximale pouvant atteindre 3 m pour un poids de 250 à 300 kg, il fait également partie des plus gros poissons d'eau douce du monde. Il est notamment connu pour être l'un des rares animaux à opposer une parfaite résistance aux morsures des piranhas grâce à un véritable gilet pare-dents.

 

 

Répartition et conservation

Menacé d'extinction au Brésil, le pirarucu est inventorié dans la base de données de l'Arche du goût.

 

 

Écologie

Le régime alimentaire de l'Arapaima se compose de poissons, de crustacés et d'autres petits animaux. Ce poisson a une respiration aérienne obligatoire, il vient respirer en surface en utilisant sa vessie natatoire riche en vaisseaux sanguins, un avantage pour capter l'oxygène souvent rare dans les rivières d'Amazonie. Ce poisson est donc en mesure de survivre dans les eaux où l'oxygène dissous est aussi faible que 0,5 ppm. L'Arapaima peut rester sous l'eau durant vingt minutes sans prendre de respiration à la surface (source:monstre en eau douce, Canal Évasion).

 

 

Utilisation par l'homme

Il fait l'objet d'une pêche intensive car sa chair (légèrement sucrée et aux arêtes peu nombreuses) est recherchée. Il est servi même en période de fermeture dans tous les restaurants du bassin amazonien. L'élevage permettra peut-être d'enrayer la disparition de l'espèce : sa croissance est rapide (10 kg/an) et peu coûteuse (4 €/kg).

 

D'autre part, les écailles de l'arapaima suscitent l'intérêt de nombreux chercheurs en raison de leur résistance très intéressante. On envisage actuellement d'élaborer des matériaux biomimétiques inspirés des écailles de l'arapaima (pour faire des protections par exemple), qui font de l'arapaima l'une des seules espèces animales à ne pas redouter une attaque de piranhas

 

 

Arapaima gigas

 

Arapaima

 

Paiche, Pirarucu ou Arapaima gigas

 

 

Source : Wikipédia - Arapaima gigas [Fr]

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 17:57

Chittorgarh (ou Chittor, Chittaur ou Chittaurgarh) est une ville et une municipalité du Rajasthan, dans l'ouest de l'Inde. Chef-lieu du District de Chittorgarh, elle se trouve sur les berges de la Berach, un sous-affluent de la Chambal. C'est une ancienne capitale du clan Sisodia des Rajputs du Mewar.

 

Farouchement indépendante, la ville possède le plus grand fort de l'Inde, le fort de Chittorgarh (280 hectares). Celui-ci a été assiégé trois fois par les conquérants musulmans (en 1303, 1535 et 1568) et chaque fois les défenseurs pratiquèrent le Jauhâr des femmes et des enfants.

 

 

fort de Chittorgarh

Le fort et la Tour de la Victoire - (Cliquer sur l'image pour agrandir)

 

 

Le réservoir du fort Chittorgarh

(Cliquer sur l'image pour agrandir)

 

 

Inde - Chittorgarh

Le réservoir du fort - (Cliquer sur l'image pour agrandir)

 

 

Source : Wikipédia - Chittorgarh [Fr]

 

Pour voir d'autre panorama d'Inde : Skyscrapercity.com

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 14:46

L'expérience de la goutte de poix est une expérience de longue durée destinée à mesurer l'écoulement d'un fragment de poix sur de nombreuses années. Le nom de poix est donné à n'importe quel liquide très visqueux, qui semble solide, le plus souvent, du bitume. Ainsi, le goudron forme un écoulement à température ambiante et forme une goutte, bien que très lentement.

 

 

L'expérience de la goutte de poix à l'université du Queensland

La version la plus réputée de l'expérience a été démarrée en 1927 par le professeur Thomas Parnell (en) de l'université du Queensland de Brisbane, en Australie, afin de démontrer à ses étudiants que certaines substances d'apparence solide sont en réalité des fluides de très haute viscosité. Parnell fait couler un échantillon de poix chaude dans un entonnoir bouché et le laisse reposer trois ans. En 1930, le bouchon du cou de l'entonnoir est coupé, de façon à ce que la poix puisse s'écouler. De grosses gouttes se forment alors, et tombent au bout d'une décennie.

 

La huitième goutte est tombée le 28 novembre 2000, de sorte que les expérimentateurs ont pu estimer la viscosité de la poix à environ 230 milliards (2,3 × 1011) de fois celle de l'eau.

 

 

Poix--matiere-.jpg


 

Ainsi que le répertorie le Livre Guinness des records, il s'agit de la plus longue expérience en laboratoire fonctionnant en continu au monde. On estime qu'il reste suffisamment de poix dans l'entonnoir pour que l'expérience continue durant encore au moins un siècle. Deux autres expériences, elles aussi toujours en cours, sont plus anciennes que celle-ci : la Beverly Clock et l'Oxford Electric Bell.

 

À l'origine, l'expérience n'a pas été réalisée sous des conditions atmosphériques spécifiques, de sorte que la viscosité puisse changer au fil des saisons du fait des variations de température. Cependant, quelque temps après la chute de la septième goutte en 1988, l'air climatisé a été installé dans la pièce où se trouve l'expérience ; à présent, la température est contrôlée, et cette stabilité a augmenté l'allongement de la goutte avant sa séparation du reste de la poix.

En octobre 2005, John Mainstone et Thomas Parnell (à titre posthume pour ce dernier), ont reçu le prix Ig Nobel de physique, parodie du prix Nobel, pour l'expérience de la goutte de poix.


À ce jour, personne n'a pu être témoin de la chute d'une goutte. L'expérience se trouve sous l'objectif d'une webcam, mais des problèmes techniques ont empêché l'enregistrement de la chute de la dernière goutte.

 

 

Chronologie

  •   1927 : mise en place de l'expérience ;
  •   1930 : le bouchon est retiré ;
  •   Décembre1938 : chute de la première goutte (temps de formation en mois : 96-108) ;
  •   Février1947 : deuxième goutte (100) ;
  •   Avril1954 : troisième goutte (108) ;
  •   Mai1962 : quatrième goutte (97) ;
  •   Août1970 : cinquième goutte (99) ;
  •   Avril1979 : sixième goutte (104) ;
  •   Juillet1988 : septième goutte (111) ;
  •   28 novembre 2000 : huitième goutte (148).

 

 

L-experience-de-la-goutte-de-poix.jpg

 

 

Sources :

Wikipédia - Expérience de la goutte de poix [Fr] 

Wikipédia - Poix (matière) [Fr]

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