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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 21:44


Au Sommet de Rio de 1992, une jeune canadienne de Vancouver, Severn Cullis-Suzuki, alors âgée de 13 ans — qui avait fondé quatre ans plus tôt une association «Environmental Children’s Organization» E.C.O, avec des camarades de classe — s’était adressée de la tribune, lors d’une séance plénière, à l’assemblée des représentants. Severn, aujourd’hui trentenaire, est une activiste écologique.

On se souviendra qu’en 1992, Les Humains Associés avaient traduit, publié et distribué gratuitement le premier rapport du PNUD. Seize ans, plus tard, malheureusement, les propos de Severn sont d’une brûlante actualité.

Texte du discours (via Averlok)

 

 


Rio Centro, Brésil 1992

Bonjour. Je m’appelle Severn Suzuki et je parle pour l’E.C.O. - la « Environmental Children’s Organization ». Nous sommes un groupe d’enfants de 12 à 13 ans du Canada et nous voulons essayer de changer quelque chose : Nous ce sont Vanessa Suttie, Morgan Geisler, Michelle Quigg et moi.

Nous avons collecté de l’argent pour pouvoir entreprendre ce long trajet de 9500 kilomètres afin de pouvoir vous dire chers adultes que votre attitude doit se changer. En venant ici aujourd’hui, je le fais sans aucune intention cachée. Je me bats pour mon avenir - car si je perds mon avenir, ce n’est pas comme si l’on perdait une élection ou quelques points à la bourse. Je suis venue ici pour parler au nom de toutes les générations futures.

Je suis ici pour parler au nom de tous les enfants affamés du monde entier dont personne n’entend les cris. Je suis ici pour parler pour les innombrables animaux qui doivent mourir de tout autour de la terre parce qu’ils ne trouvent plus d’espace vital. Nous tous ne pouvons plus nous permettre de ne pas être entendus.

J’ai peur d’aller au soleil parce que la couche d’ozone présente des trous. J’ai peur de respirer l’air parce que je ne sais pas avec quelles substances chimiques il est contaminé.

Autrefois j’allais souvent à la pêche avec mon père jusqu’au jour où il y a quelques années de ça, nous avons trouvé les poissons pleins d’ulcères. Et maintenant nous apprenons que beaucoup d’animaux et de plantes disparaissent chaque jour - ils disparaissent pour toujours.

Dans ma vie j’ai souvent rêvé de voir les grands troupeaux d’animaux sauvages, la jungle et les forêts équatoriales pleines d’oiseaux et de papillons. Mais maintenant je me demande s’ils existeront toujours afin que mes enfants puissent s’en réjouir un jour.

Avez-vous dû vous préoccuper de toutes ces petites choses quand vous aviez mon age ? Tout ceci se passe sous nos yeux et malgré tout, nous nous comportons comme si nous avions du temps à volonté et toutes les solutions.
Je ne suis qu’une enfant et je n’ai pas toutes les solutions mais je voudrais que vous compreniez - que vous non plus !

Vous ne savez pas combler les trous dans la couche d’ozone.
Vous ne savez pas comment faire nager un saumon à nouveau à contre-courant dans un fleuve pollué.
Vous ne savez pas comment faire revenir un animal disparu.

Et vous ne pouvez pas non plus faire revenir les forêts qui jadis se trouvaient là où aujourd’hui est le désert.
Si vous ne savez donc pas comment réparer tout ça, alors, s’il vous plaît, arrêtez de tout détruire!

Ici vous êtes peut-être des délégués de votre gouvernement, des hommes d’affaires, des organisateurs, des reporters ou des politiciens - mais en réalité vous êtes des mères et des pères, des frères et des sours, des tantes et des oncles - et vous êtes tous l’enfant de quelqu’un.

Je ne suis qu’une enfant mais je sais que nous faisons tous partie d’une famille, cinq milliards à savoir 30 million de différents espèces et nous tous partageons ensemble le même air, l’eau, le sol - Des gouvernements n’en changeront jamais rien. Je ne suis qu’une enfant mais je sais que nous sommes tous embarques ensemble et que nous devrions nous comporter comme un seul peuple en route vers un même but. Je ne suis pas aveuglée par la colère et, malgré mon inquiétude, je n’ai pas peur de dire au monde comment je me sens.

On produit beaucoup de déchets dans mon pays, nous achetons et nous jetons, achetons et jetons et, malgré tout, les pays de l’hémisphère du nord ne sont pas prêts à partager avec ceux qui sont dans le besoin. Même si nous avons suffisamment nous avons quand même peur de perdre un peu de notre richesse, nous avons peur de partager.

Au Canada nous avons une vie privilégiée avec de la nourriture, de l’eau et des logements en abondance - nous avons des montres, des bicyclettes des ordinateurs et des téléviseurs. Il y a deux jours nous étions effrayés de voir des enfants vivant dans les rues, ici au Brésil. Et un enfant nous disait : « je souhaiterais être riche ; alors je donnerais à manger, des médicaments, des logements, de l’amour et de l’affection à tous les enfants des rues. » Si un enfant des rues, qui n’a rien, est prêt à partager, pourquoi sommes nous si avare, nous qui avons tout ? Je dois toujours penser que ces enfants ont mon age et que l’endroit où on est né fait une énorme différence. Je pourrais être un des enfants dans les ghettos de Rio ; je pourrais être un de ces enfants mourant de faim en Somalie ; une victime de guerre au Moyen Orient ou un mendiant en Inde.
Je ne suis qu’une enfant mais je sais qu’en utilisant tout l’argent dépensé pour la guerre on mettrait fin à la pauvreté et on trouverait des réponses à la pollution - Quel endroit merveilleux serait cette terre !

A l’école, oui même à la maternelle, vous nous enseignez de nous comporter correctement dans le monde :
- ne pas se disputer avec les autres
- traiter les choses ensemble
- se respecter réciproquement
- mettre de l’ordre
- ne pas martyriser d’autres êtres vivants
- ne pas être ni avide et ni avare
mais alors pourquoi faites-vous exactement ce que vous nous interdisez de faire ?

N’oubliez pas pourquoi vous êtes venus à cette conférence, pour qui vous faites cela - nous sommes vos propres enfants.
Vous décidez dans quel monde nous allons grandir. Les parents devraient être en mesure de rassurer leurs enfants en disant « Tout ira bien », « nous faisons du mieux que nous pouvons » et « ce n’est pas la fin du monde ». Mais je crains que vous ne puissez plus nous dire cela. En fait, comptons nous encore parmi vos priorités ? Mon père disait toujours : « Tu es ce que tu fais - non pas ce que tu dis ». Eh bien, ce que vous faites me fait souvent pleurer la nuit. Les adultes disent qu’ils nous aiment. Je vous en supplie : S’il vous plaît, conformez vos actes à vos paroles !

Merci pour votre attention
Severn Cullis-Suzuki (E.C.O.)

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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 11:45


 

 

 

Si vous vous êtes toujours demandé comment les radeaux de sauvetage d’un Airbus fonctionnent, voilà une occasion miraculeuse, surtout pour les 155 passagers et membres d’équipage qui remercient leur As des As de pilote de les avoir fait amerrir sur la rivière Hudson sans bobo.

Jorge Mozo, un pilote d’Airbus A340, dit que le pilote est un génie, avant de bientôt devenir héros national, à la fois pour avoir pris la décision d’amerrir sur la rivière Hudson, plus calme que l’océan tout proche, et pour ses talents de pilotage.

Il a eu un peu de chance, mais son amerrissage est brillant”, dit le pilote.


Après avoir apparemment rencontré un vol d’oiseaux, les deux moteurs de l’appareil ont été coupés, le système électrique probablement en mode d’urgence et l’ordinateur de bord sans jus. On ne connaît pas le nom du pilote mais il gagne le trophée des Cojones en Or de l’année! [Twitter - excite.fr]

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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 11:19
Psychologie et Neurologie Chez les animaux de laboratoire en tout cas, mais ce n'est pas rassurant. Décidément, les portables sont de plus en plus décriés par les scientifiques.



La question qui se pose naturellement alors : « Est-ce que notre mémoire peut être affectée par notre utilisation des téléphones portables? » Henrietta Nittby a étudié des rats qui ont été exposés à des rayonnements de téléphonie mobile à raison de deux heures par semaine pendant plus d'un an.

Ensuite, on a remarqué que ces rats obtenaient des résultats plus médiocres lors d'un test de mémoire par rapport aux rats qui n'avaient pas été exposés à des radiations de portables. Le test mémoire consistait à libérer plusieurs fois des rats dans une boîte avec quatre objets. Ces objets pouvaient être différents ainsi que leurs placements selon les répétitions des essais.

Les chercheurs responsables de l'étude pensent que ces résultats confirment des conclusions d'une étude antérieure, à savoir que le rayonnement micro-ondes des téléphones mobiles peut avoir une incidence sur la barrière hémato-encéphalique.

Petite leçon d'anatomie : cette barrière protège le cerveau en empêchant les substances qui circulent dans le sang de pénétrer dans les tissus cérébraux et d'endommager les cellules nerveuses.

On a donc déjà constaté que l'albumine, une protéine qui fonctionne comme une molécule de transport dans le sang, « fuit » dans les tissus du cerveau lorsque les animaux de laboratoire sont exposés à des rayonnements de téléphonie mobile. L'équipe de recherche a également révélé certaines lésions sous la forme de cellules nerveuses endommagées dans le cortex cérébral et dans l'hippocampe, la mémoire centrale du cerveau.

La fuite d'albumine se produit directement après la radiothérapie, tandis que les lésions nerveuses ne se produisent que plus tard, après quatre à huit semaines. De plus, ils ont découvert des modifications de l'activité d'un grand nombre de groupes de gènes (et pas dans les gènes simples de manière isolée).

Il semblerait donc que l'oreillette soit de rigueur si vous voulez retrouver vos clés de bagnole...

Sources : Imaginascience, Sciencedaily
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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 00:30
Retrouvez ici le lexique que vous avez pu découvrir dans le manga GTO :

Amazake : Saké (alcool de riz) sucré. Bien meilleur que le saké ordinaire.

Anmitsu : salade de fruits traditionnelle composée, entre autres, d'anko (haricot rouge sucré) et de petits dés de gelée translucide qui baignent dans le mitsu (sirop).

Atom : célèbre personnage d'Osamu Tézuka, plus connu sous nos horizons sous le nom d'Astroboy.

Bain public : au japon, chaque quartier a son bain public. Il est d'usage de se laver avant d'entrer dans l'eau du bain.

Baito : abréviation de l'allemand « Arbeit » (que les Japonais prononcent « arubaito »). Ce mot est passé dans la langue japonaise pour désigner ce que nous appelons en France un « job ». Dès le lycée, les Japonais sont très nombreux à pratiquer un petit boulot pour gagner leur argent de poche. À l'université, où ils ont beaucoup de temps libre, il est quasiment systématique qu'ils en aient un, voire parfois deux simultanément.

Bentô : boîtes-repas que de nombreux travailleurs ou écoliers japonais emmènent avec eux pour déjeuner le midi. Le bentô peut être soit préparé à la maison ou être acheté à l'extérieur pour un prix modique dans différents magasins, tels que les « conbini ». Dans les deux cas, il est plus économique qu'un repas au restaurant et permet de gagner du temps. En outre, les bentô sont souvent bien équilibrés, avec une viande ou un poisson, diverses sortes de petits légumes agrémentés à la façon japonaise et, bien sûr, du riz.

Bozoku, Bosozoku, Bôsô ou Zoku : voyous à moto.

Bukatsu : ce terme désigne toutes les activités de club, entreprises au sein d'un établissement scolaire, de l'école primaire à l'université. Les écoles japonaises proposent toutes sortent d'activité à leurs élèves, qu'il s'agisse de sports (base-ball, foot, basket, tir à l'arc, judo...) ou d'activités culturelles (art, histoire, philatélie...). Tous les élèves appartiennent à l'un ou l'autre de ces clubs où les relations sont régies par la structure senpai/kôhai. Ils y consacrent une très grande partie de leur temps, que ce soit en semaine, après les cours, ou le week-end.

Campaï ! : lever son verre en disant « tchin », au Japon, cela ne se fait pas vraiment ; dites « zizi » en levant votre verre, et vous verrez comment on vous regardera. Surtout dans une culture pudibonde, comme on peut l'être, à certains égards, là-bas.

Chan : suffixe qui se place derrière un nom ou un prénom pour signifier une affection particulière envers la personne désignée. Le plus souvent utilisé avec les petits enfants, ou les amies filles, il peut néanmoins être aussi utilisé pour les garçons, lorsqu'il s'agit d'une personne très intime.

Chocolat : au Japon, le jour de la Saint-Valentin est un rituel social (et hautement commercial évidemment). En France, on s'offrirait plutôt des fleurs. Au Japon, les filles offrent du chocolat aux garçons... dont elles sont amoureuses évidemment. Ah, c'est le seul jour où elles peuvent se permettre d'exprimer leurs sentiments avec une boîte de chocolats ! Dans les établissements scolaires, c'est toujours la folie, en tout cas pour les garçons qui ont le plus de succès. Et à la fin de la journée, ils se retrouvent avec des tas de boîtes de chocolats à ne plus savoir qu'en faire !

Comiket : abréviation de Comic Market, le plus grand salon de la bande dessinée amateur. Il y a deux éditions par an à Tokyo, en août et en décembre.

Conbini : abréviation pour « convenience store » (magasin de proximité). Ces supérettes ouvertes 24h/24, 7j/7 et 365 jours par an sont indissociables du paysage japonais. On y trouve tout ce qui est nécessaire à la vie quotidienne, notamment de la nourriture et des produits frais, mais aussi des ampoules, de la lessive, des sous-vêtements ( !), des produits d'hygiène... On peut y réserver les dernières nouveautés en matière de jeux vidéo ou de dvd, y acheter les derniers magazines ou manga sortis, retirer de l'argent au distributeur, payer ses factures d'électricité ou de téléphone, faire des photocopies, et même envoyer des fax !

Daigaku : « les grandes études », autrement dit, l'université. Pour pouvoir s'inscrire dans une université, il faut d'abord réussir un examen d'entrée à la fin du lycée. Cet examen est plus ou moins difficile en fonction des établissements, le plus sélectif de tous étant celui de Tôdai. Le premier cycle dure quatre ans, jusqu'à l'obtention de la licence qui est sanctionnée par la rédaction d'un mémoire. Après quoi, les jeunes diplômés s'engagent, pour une grande majorité, dans la vie professionnelle. Seule une minorité d'étudiants poursuit en deuxième et troisième cycle. À noter que le coût des études dans les universités japonaises est très cher : environ 4 500 euros par an.

Daikon : gros radis blanc.

Dome : abréviation pour le Tokyo-Dome, l'une des plus grandes salles de concert de Tokyo.

Dona dona : chanson yiddish parlant d'un petit veau emmené à l'abattoir. Allégorie des enfants juifs emmenés par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.

Dono : seigneur, Sire. Ce mot s'emploie principalement comme suffixe placé derrière un nom propre afin de marquer un respect particulier. Outre les contextes médiévaux où on le rencontre fréquemment, on l'utilise encore aujourd'hui dans des situations officielles ou pour écrire un nom sur une enveloppe, par exemple.

Drama : Ce terme désigne tous les feuilletons dramatiques de la télévision. Drama s'associe à d'autres mots pour définir un genre particulier (Keïsatsu Drama pour policiers, Samouraï Drama...).

Family restaurant : couramment appelé « famiresu » (prononcer : familess), ces chaînes de restaurants proposent une cuisine assez éloignée de la grande gastronomie, mais, outre des prix corrects, ils offrent deux avantages : ils accueillent les jeunes enfants, ce qui n'est pas le cas de la plupart des autres restaurants, et sont bien souvent ouverts 24h/24.

Fantôme (Yûrei) : le folklore nippon est peuplé de fantômes et d'esprits en tout gente, sans parler d'une ribambelle d'autres créatures surnaturelles et de monstres féroces. Les yûrei sont les esprits des morts restés dans notre monde. Il arrive que ce soit pour accomplir une vengeance, mais ces fantômes ne sont pas forcément néfastes, et ces apparitions paranormales ne sont pas toujours ressenties comme terrifiantes. Beaucoup de Japonais vous soutiendront mordicus qu'ils ont été victimes de kanashibari (état inexpliqué de paralysie totale du corps bien qu'on soit parfaitement conscient) en ayant déjà vu un fantôme !

Fukuzawa Yukichi : écrivain et philosophe japonais de la fin du XIXe siècle, dont le portrait est sur les billets de 10 000 yens.

Furyo : Dévergondé. Désigne en général les voyous ou les jeunes agressifs.

Gaïjin : l'étranger. Terme courant, mais vaguement xénophobe. Les kanjis eux-mêmes sont explicites quand on sait que gaïkokujin est le terme correct (jin : personne, koku : pays, gaï : hors). Cela part du mythe de la culture inaccessible. Mais toute culture dont on ne fait pas partie n'est-elle pas inaccessible ? C'est là tout l'intérêt de la culture des différences et de la connaissance de l'autre. Mais c'est vrai que la culture japonaise est si nivelée et si subtile qu'elle reste particulièrement difficile d'accès. Une pudeur ou une fierté fait également qu'une personne étrangère, qui serait parvenue au bout d'années d'efforts à pénétrer dans les arcanes de la culture, sera ressentie dans le fond comme sacrilège.

Gakunen : « année scolaire ». Au Japon, elle commence au mois d'avril et se termine en mars, tout comme l'année fiscale. Les élèves ont six semaines de vacances en été, deux semaines au nouvel an, et deux semaines en mars. Les élèves vont à l'école six jours par semaine sauf les deuxième et quatrième samedi du mois. Les cours ont lieu de 8 h 30 à 15 h ou 15 h 30 en semaine et se terminent avant midi le samedi. De nombreux élèves suivent des cours dans un juki ou participent à des activités sportives ou autres en dehors du programme scolaire, l'après-midi.

Gôkon : terme consacré pour parler de soirées organisées afin que des groupes de célibataires des deux sexes se rencontrent.

Golden Week : la Golden Week est une semaine située à la fin du mois d'avril et au début du mois de mai durant laquelle, plusieurs jours fériés s'enchaînant, les salariés du Japon tout entier se retrouvent en vacances simultanément. Il s'ensuit une affluence extraordinaire dans les aéroports et les gares. Tous les hôtels des régions touristiques affichent complet, alors qu'exceptionnellement Tokyo se libère...

Gyôsa : ravioli chinois grillé la viande.

Gyûdon : plat typique et bon marché qu'on mange sur le pouce. Il est servi dans un grand bol de riz sur lequel sont disposées des tranches de bœuf très fines revenues dans les oignons et la sauce soja.

Hikaru Genji : les boys bands et les girls bands occupent la scène télévisuelle depuis 30 ans. Un des pires qui ait existé est, dans les années 80, le boys band Hikaru Genji (12 ados qui dansent et chantent de la J-POP commerciale... en rollers !).

Hôtel à mariages : hôtel spécialisé dans l'organisation des mariages. On y trouve la salle de banquet, les chambres pour les invités et la chapelle (si nécessaire).

Idole (aidoru) : star, starlette. Forcément mignon(ne) et éventuellement talentueux(se).

Ijime : désigne tous les actes de brimades, subis dans le cadre scolaire ou professionnel. Il s'agit d'un véritable phénomène de société au Japon où certains individus décident parfois, pour une raison plus ou moins anodine, d'en prendre un autre pour souffre-douleur et de lui faire une vie impossible. Ces dernières années, plusieurs cas de suicides de jeunes gens ne pouvant plus supporter les brimades de leurs camarades ont défrayé la chronique. Dans le cadre de l'entreprise, de telles pratiques peuvent parfois être mises en œuvre pour conduire une personne indésirable à donner sa démission. Le roman d'Amélie Nothomb, Stupeurs et tremblements (chez Albin Michel), présente ce problème d'une façon extrême.

Ikura : œufs de saumon.

Izakaya : bar-restaurant où l'on sert toute sorte de nourriture, japonaise ou autre, en petite quantité. Les Japonais aiment s'y retrouver entre collègues après le travail. L'alcool n'y est pas en reste...

J-pop : japanese pop.

Juku : cours privés qui accueillent les élèves du primaire et du collège pour leur fournir des enseignements complémentaires en parallèle de l'école classique. Il y en a environ 45 000 à travers tout le Japon, et malgré des frais de scolarité très élevés, quasiment tous les élèves en dernière année de collège y vont.

Kangji, Katakana ou hiragana : il existe trois types d'écriture au Japon. Les idéogrammes (kanji) qui sont utilisés pour représenter des mots ou des idées complètes. Plus de 2 000 kanji sont utilisés couramment. Les deux autres systèmes d'écriture japonais sont le katana et le hiragana, qui sont des systèmes syllabaires de 46 lettres. Les lettres représentent des sons, similaires aux lettres de l'alphabet romain et sont utilisées pour écrire des mots qui ne peuvent pas l'être sous forme de kanji. Ils servent notamment à transcrire les mots d'origine étrangère.

Katsudon : escalope panée servie avec du riz.

Ketsuekigata : ce terme désigne le groupe sanguin. Au Japon, il est admis couramment que le groupe sanguin détermine le caractère d'une personne. Ainsi, les personnes de groupe O sont extraverties, tandis que celles de groupe A sont introverties. Les B sont plutôt indépendantes et lunatiques, tandis que les AB sont susceptibles. Le groupe sanguin peut également être utilisé en complément de l'astrologie pour déterminer l'horoscope.

Kinpachi Senseï : Drama très célèbre des années 80. Kinpachi représente l'enseignant idéal pour tout lycéen. C'est dans le même genre que Le Cercle des poètes disparus.

Kôhai : dans toute structure collective japonaise, les kôhai sont les petits nouveaux, ceux qui viennent d'arriver, sans que la notion d'âge entre en compte. Leurs aînés au sein de la structure, les senpai, ont pour responsabilité de les guider et les instruire. Dans un lycée, par exemple, les élèves de seconde sont les kôhai des 1re et des terminale.

Kotatsu : couverture que l'on met sur les tables basses sous laquelle on glisse les jambes. Il y a une résistance dans la table pour la chauffer un peu.

Kun : suffixe qui se place après un nom ou un prénom pour marquer l'affection ou la proximité envers un garçon de même âge ou son cadet. Toutefois, la règle n'est pas stricte et l'on peut parfois entendre « kun » derrière le nom d'une fille (à l'école) ou d'une femme (en entreprise).

Love Hotel : hôtels où se retrouvent les jeunes couples japonais. Il est d'usage d'aller dans ces hôtels quand à la maison, il y a les enfants, les grands-parents... et des murs en papier !

Magazine (ou Shônen Magazine) : hebdomadaire édité par Kodansha dans lequel est prépublié GTO.

Mama-chari : les « mama-chari », ce sont littéralement « les vélos de mémère », ces bicyclettes munies d'un porte-bagages et d'un panier fixé au guidon vendues souvent moins de 10 000 yens (80 euros). Il y en a des millions au Japon. Il suffit de voir leur nombre aux abords des gares pour comprendre que le vélo est un moyen de locomotion très populaire. Les personnes âgées et les femmes au foyer ne sont pas les seules à utiliser ces vélos, beaucoup de collégiens et de lycéens se rendent à l'école sur ces mama-chari. Certains sont même équipés de moteurs qui facilitent grandement la tâche dans les montées un peu raides.

Mangado : littéralement, « la voix du manga », ou l'art et la manière de réaliser un manga.

Mangaka : auteur de BD japonaises. Le mangaka, qu'on appelle sensei (maître) quand on s'adresse à lui, est respecté. Enfin, généralement...

Massage : des gadgets (dont on penserait qu'ils ne servent qu'à égayer la vie intime et solitaire de certains) sont vendus dans des magasins tout à fait normaux comme appareils de massage – afin de soulager nuque et épaules endolories par le travail de bureau... Il faut savoir que le Japonais moyen qui achète ce genre d'article l'utilisera vraiment pour se soulager la nuque et les épaules et pas du tout pour... bon...

Miaï (ou omiaï) : rencontre arrangée en vue d'un mariage arrangé... contrairement au gôkon, le miaï est extrêmement sérieux, l'objectif étant le mariage.

Mugicha : thé au blé, très prisé des Japonais en été pour ses vertus rafraîchissantes et désaltérantes.

Namihei : Sazaé-san de Machiko Hasegawa est le manga le plus populaire du Japon, toutes générations confondues. Il raconte la vie quotidienne d'une famille japonaise. Namihei est le nom du grand-père et il a un cheveu sur le sommet du crâne !

Nattô : soja fermenté. C'est gluant et c'est très bon quand on l'ajoute à du riz blanc ou dans la soupe (enfin, bon, son goût est aussi prononcé que le bleu ou le roquefort). Quelque part, ça a un goût similaire, d'ailleurs).

Nigiri ou Onigiri : les onigiri sont des boules de riz de forme plus ou moins triangulaire enveloppées d'une feuille d'algue et fourrées de prunes séchées, de saumon grillé, ou bien encore d'œufs de morue. C'est un peu l'équivalent du sandwich chez nous. Les Japonais les emportent partout, à l'école, au bureau, en voyage ou en pique-nique.

Nyûgaku-Shiki : cérémonie de début d'année scolaire. Elle se tient en général dans le gymnase de l'établissement où ont été installées une estrade pour que le proviseur puisse faire son discours et des chaises pour les élèves.

O.L. : abréviation de l'anglais « Office Lady », employée de bureau.

Okonomiyaki : sorte de crêpes épaisses à la viande, fruits de mer ou légumes, que l'on fait griller soi-même sur une plaque chauffante, souvent lors d'un pique-nique. Aliment très populaire chez les Japonais. C'est une des spécialités d'Hiroshima et du Kansai.

Onden : sorte de bouillon dans lequel cuisent toutes sortes de légumes.

Onibaku Combi : « combi » pour duo et « oni » de Onizuka, qui signifie démon et « baku » pour Danma, parce que « bakudan » signifie bombe, autrement dit : le « duo démon-bombe ».

Onibaku gumi : les groupements, organisations s'appellent des kumis (le kumi d'onibaku, c'est l'onibaku gumi, le ku devient gu à cause de la liaison). On appelle aussi comme ça les clans de yakuzas. Clan célèbre : le shônan junaï gumi.

Otaku : c'est celui qui reste enfermé dans sa chambre pour jouer aux jeux vidéo ou lire des manga...

Otoro : partie la plus goûteuse du thon. Ces sushi sont parmi les plus chers.

Pachinko : sorte de flipper vertical ou l'on essaye de faire passer des petites billes de métal dans des trous qui rapportent d'autres billes. On peut ensuite, échanger ses billes contre divers produits de consommation courante. Les « salary-man » font ainsi leurs courses du soir. C'est une véritable institution au Japon.

Panpi : contraction de « ippan people », gens ordinaires, autrement dit, qui ne sont pas yankee.

Print Club : se prononce « Purikura » en japonais. Très à la mode dans la deuxième moitié des années 90. C'est une sorte de Photomaton qui fait de petites photos d'identité d'environ 2 x 1,5 cm.

Racines de bonsaï : au Japon, il est de mauvais goût d'offrir une plante en pot, donc avec ses racines, à un patient dans un hôpital. Cela signifie que l'on souhaite que le malade s'enracine dans l'hôpital, et donc qu'il ne guérisse pas.

Ramen : soupe de nouilles. Ce plat populaire d'origine chinoise s'est complètement enraciné dans la culture culinaire japonaise. De nombreuses émissions télévisées et d'innombrables magazines sont consacrés à ces nouilles et informent le consommateur des bonnes adresses où il faut absolument aller. C'est ainsi que se créent souvent d'immenses files d'attente devant les échoppes les plus réputées.

Salaryman : terme d'usage courant pour désigner l'employé qui fait son métro-boulot-dodo, au quotidien, et souvent jusqu'à fort tard le soir, voire même le week-end !

Sama : suffixe honorifique qui se place après un nom en marque de respect. Il exprime la déférence à l'égard de l'interlocuteur. Il est, par exemple, fréquent de l'employer dans une relation de vendeur à client.

San : suffixe honorifique qui vient se placer après le nom de famille ou le nom personnel d'un individu. Il marque moins de déférence que « sama », mais plus que « kun » ou « chan » qui dénotent, eux, une certaine familiarité. En conclusion, « san » est donc plutôt neutre.

Seconde : au Japon, il y a l'école (shôgaku), 6 ans, le collège (chûgaku), 3 ans et le lycée (kôkô), 3 ans. Pour l'école, le CP s'appelle la première année, le CE-1, la seconde année ainsi de suite jusqu'à la 6e année d'école ; pour le collège, les 5e, 4e et 3e correspondent aux première, seconde et troisième année de collège (chûgaku 1 nen, chûgaku 2 nen, chûgaku 3 nen) et pour le lycée, la seconde, la première et la terminale se disent première année, seconde année et troisième année de lycée (kôkô 1 nen, kôkô 2 nen, kôkô 3 nen).

Seifuku : uniforme qu'imposent la plupart des établissements scolaires de l'enseignement primaire et secondaire. Il s'agit d'une marinière pour les filles et d'un costume pour les garçons, frappés de l'écusson de l'école. Quant aux petits écoliers, ils sont souvent en culotte courte et coiffés d'une casquette ou d'un béret. Le port de ces uniformes est plus ou moins strict en fonction des établissements, mais certains vont même jusqu'à réglementer les coiffures et interdisent à leurs élèves de se teindre les cheveux.

Senpai : dans la société japonaise très hiérarchisée, le senpai est celui qui est l'aîné, soit en âge, soit en expérience, dans un milieu donné (au bureau, dans une classe, dans un club de sport etc.). Le kôhai, le cadet, lui, doit naturellement respect car c'est le senpai qui lui montre le chemin. À moins d'être un débutant arrivant en bas de l'échelle ou d'être le chef qui a atteint le sommet, on est tous le senpaï et le kôhai de quelqu'un.

Shabu-shabu : sorte de fondue japonaise à la viande.

Shiokara : ingrédient culinaire salé issu de la fermentation d'organes internes de poissons ou de seiche... Question goût, c'est équivalent au nattô... en plus prononcé !

Shôyu : sauce au soja.

Shûgaku Ryokô : « Voyage de fin d'études ». Lorsque se termine la dernière année scolaire avant de passer dans un établissement de niveau supérieur, les élèves partent tous ensemble faire un dernier voyage à l'intérieur du Japon avec leurs professeurs. Les villes de Kyôto ou de Nikkô sont des destinations privilégiées en raison des nombreux monuments historiques qu'elles abritent. Pour les étudiants de fac, il s'agit parfois d'un voyage à l'étranger. Voilà pourquoi l'on peut croiser de nombreux groupes de voyages organisés dans les grandes villes d'Europe durant les mois de février et mars !

Shukiyaki (avec du bœuf de Kobe) : plat japonais composé de lamelles de bœuf et de légumes sautés.

Soba : sorte de spaghetti à la farine de sarrasin.

Sotsugyô-Shiki : « Cérémonie de fin d'études ». Lorsqu'ils quittent l'école primaire, le collège, le lycée ou l'université, les Japonais organisent une cérémonie où les jeunes gens viennent sur leur 31 (kimono pour les filles, costume pour les garçons), accompagnés de leurs parents. Après un discours du proviseur et des professeurs les amis se retrouvent tous pour des photos de groupes qui seront de précieux souvenirs de leurs années passées ensemble.

Soûtra : préceptes bouddhiques.

Takosan wiener : le « wiener », c'est la saucisse, et « tako » signifie pieuvre. « Takosan », c'est « monsieur pieuvre ». Ça fait diminutif. Prenez une petite saucisse d'apéro, 4 petits coups de couteau sur un des bouts, passer un peu à la poêle et la voilà transformée en petite pieuvre toute mimi... indispensable dans tout bentô pour enfants !

Takoyaki : boulettes grillées (yaki), de farine et d'œuf contenant divers ingrédients qui lui donnent son goût si caractéristique (pieuvre « tako », gingembre, poireau, etc.).

Tatouage : les yazukas sont célèbres pour se faire des tatouages impressionnants, par la méthode traditionnelle évidemment (encres et aiguilles à la main)... des heures et des heures de souffrance. Ultime épreuve pour montrer qu'on supporte toutes formes de douleur, ça se termine en entrant dans un bain extrêmement chaud !

Tôdai : abréviation de Tokyo Daigaku (Université de Tokyo). L'université la plus réputée de tout le Japon.

Tofu : paté de soja.

Traqueur : traduction littérale de Stalker (terme anglais repris par les Japonais (Stookaa) désignant ceux qui suivent les femmes ou leur téléphonent tout le temps.

Uirô : gâteaux à base de farine de riz, d'eau, de sel et de sucre. Spécialité de la région Nagoya.

Unching style : « unchi » (prononcer ounntchi), c'est la crotte, ou l'acte de faire une crotte. Le yankee moyen est repérable à sa façon très particulière de s'asseoir en « unching style », c'est-à-dire accroupi, comme s'il faisait une crotte (cuisses bien écartées et talons bien à plat sur le sol)... On les voit assis en cercle, en train de discuter, la clope à la main, pendant des heures... ou comment être provoc' et vulgaire sans rien faire (image du gars qui fait chier le monde...).

Undôkai : « journée sportive » qui se tient une fois l'an dans tous les établissements d'enseignement primaire et secondaire. Des marathons et des courses de relais sont organisés, et les parents viennent encourager leurs enfants.

Unidon : riz servi avec une couche d'oursins.

Yak, Yakuza : Mafioso japonais. Les voyous qui travaillent pour les Yakuza sont recrutés chez les Yankee parfois, mais on les appelle spécifiquement des Chinpira !

Yaki-imo : patate douce cuite dans du sable chaud. Chaque quartier avait son vendeur ambulant de yaki-imo ; il passait le soir en scandant, par intermittence, sa lente mélopée si caractéristique (« ils sont bons mes imo, ils sont bons ») et en tirant derrière lui son four d'où émanait une si appétissante odeur... Image d'Épinal du Japon idéal et nostalgique d'antan. Aujourd'hui, ils sont plus rares, et déambulent en camionnette, et la mélopée enregistrée sur cassette passe par des haut-parleurs...

Yakiniku : barbecue coréen spécialisé dans la viande grillée.

Yakisoba-pan : brioche garnie de nouilles grillées.

Yamato : Uchuu Senkan Yamato (Yamato, le navire de guerre de l'espace). Film d'animation culte des années 70 de Matsumoto Reiji. N'importe quel Japonais reconnaît les premières notes de la musique. La banane a la forme du vaisseau.

Yankee : loubards japonais. Et plus spécifiquement ceux qui se teignent en blond, se font un look à la James Dean et roulent dans de superbes voitures trafiquées payées à crédit.

Yobikô : « boîtes à concours », les yobikô sont des écoles privées qui préparent les lycéens et les rônin aux concours d'entrée des universités. Les cours ont lieu le soir, en parallèle de l'école normale, ou le week-end.

Yoshinoya : chaîne de restaurants bon marché spécialisés dans le gyûdon.
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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 00:25
Vous avez certainement déjà rencontré dans les manga ou dans les anime, une diversité de suffixes placés après les noms et prénoms japonais, sans savoir réellement à quoi ils correspondent. Ces suffixes permettent, en réalité, de situer le rapport hiérarchique ou relationnel du locuteur.

さん - san

Ce suffixe s’applique non seulement après les noms de famille (équivalent de Monsieur, Madame, Mademoiselle) mais aussi après les prénoms et les pseudonymes. Employé lorsqu’on s’adresse à une personne de même hiérarchie ou d’une hiérarchie supérieure, aussi bien pour les hommes que pour les femmes.

ちゃん - chan

Celui-ci est utilisé pour les enfants ou pour les amis, quel que soit leur sexe. Alors, surtout, évitez de l’employer avec vos supérieurs. On le rencontre très souvent dans les surnoms ou les pseudonymes.

君(くん) - kun

Ce suffixe est généralement employé lorsque vous vous adressez aux garçons, ou des amis proches. Toutefois, dans certains contextes, un homme (un professeur ou un chef d’entreprise, par exemple) peut l’utiliser pour s’adresser à une fille d’une hiérarchie inférieure (une élève ou une employée). En revanche, il n’est jamais utilisé entre des personnes de sexe féminin.

様(さま) - sama


S’emploie envers les personnes que l’on respecte profondément, marquant la soumission et l’obéissance. On l’utilise après le nom d’un supérieur hiérarchique ou bien après les noms de dieu ou de déesse. Il est également employé lorsqu’on s’adresse à des clients.

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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 00:18

xxxHolic, Kekkaishi, ... les manga regorgent de références aux yokai.

 


Les yokai sont des monstres, des esprits, des créatures mythiques, issus des contes et légendes shintoïstes et bouddhiques. Des sculptures datant de l'époque Jômon (période préhistorique) montrent que ces créatures ont toujours fasciné les Japonais.

Il faut attendre le XIIesiècle (le régime des nobles cède alors la place à celui des samurai) pour voir apparaître les premières peintures de monstres. Ces œuvres reflètent souvent un monde misérable, une société angoissée par le système du shogounat et par la guerre. La population commence alors à s'intéresser à tout ce qui a trait au surnaturel.

À l'époque Muromachi (1392-1573), la peinture sur rouleau, qui représente les aventures de créatures maléfiques, gagne en popularité. À l'époque d'Edo (1603-1868), période de croissance économique et culturelle, la passion pour les yôkai devient une véritable source de divertissement. Ainsi, les représentations et les classifications de ces créatures se déclinent sous forme d'estampes, de livres illustrés et de kakemono.

Le bestiaire semble inépuisable. Certaines créatures sont féroces et effrayantes, alors que d'autres sont attendrissantes et drôles, telles que le kitsune, le tanuki, le kappa ou le nopperabo. Le thème populaire du spectre, que le cinéma reprendra par la suite, occupe aussi une place prédominante.

Grâce au développement des techniques picturales, la diffusion des œuvres représentant des yokai croît dès le début du XVIIe siècle. Mais le déclin survient à l'époque Meiji (1868-1912), où les Japonais se désintéressent de ces créatures folkloriques, en raison de la modernisation. Il faut attendre l'après-guerre pour que les yokai soient de nouveau en vogue, par l'intermédiaire de la bande dessinée japonaise. À la fin des années 60, ce genre à part entière connaît une popularité sans précédent, qui marque également le début du succès de l'édition de manga.

 


Pour en savoir plus sur les yokai, leur nom, leurs attributions, leur histoire, vous pouvez lire le Dictionnaire des Yokai dans la collection Pika (2 volumes).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un été avec coo - Titre original : Kappa no coo to natsu-yasumi

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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 22:09

Prononciation et transcription


Lorsque vous lisez un mot japonais transcrit en rômaji (alphabet occidental), il y a des différences de prononciation. Toutes les voyelles se prononcent à la française, sauf "u" qui se prononce "ou" et "e" qui se prononce "é". Lorsque deux voyelles se suivent, elles se prononcent individuellement :
"ai" se dit "aï" ; "ue" se dit "oué" ; "oi" se dit "oï" ; "ae" se dit "aé" ; "ei" se dit "éï".
Les voyelles longues sont transcrites par un accent circonflexe sur la voyelle (exemple : "Ômisoka").


Cette règle paraît simple, mais l’appliquer peut devenir un vrai casse-tête, surtout pour les "o" longs ! En effet, certains traducteurs emploient systématiquement le "o" long quand d’autres choisissent parfois de ne pas mettre d'accent circonflexe...


En français, l'accent circonflexe, placé sur les voyelles longues("île"), est aussi utilisé en relation avec la prononciation du "a" postérieur, du "o" fermé et du "e" ouvert (comme dans "pâte", "rôle", "hêtre"). Cet accent n'étant pas très courant dans notre langue, on comprend que des traducteurs l'omettent pour traduire certains "o" longs. Ils écrivent ainsi "Tokyo", mais les puristes, eux, écrivent "Tôkyô". Ainsi, la règle est claire, mais son usage l'est moins et tout dépend de l'habitude des traducteurs. Pour notre part, nous avons choisi d'écrire les noms de villes et de personnages sans utiliser les "o" longs, selon l'usage courant. Par contre, les noms de fêtes respectent la règle de transcription. Enfin, pour les autres mots japonais, nous nous sommes alignés sur l'orthographe donnée dans le dictionnaire ("shogun", par exemple).


Pour la prononciation des consonnes, la lettre "l" n'existe pas, mais le "r" se prononce "l" ; "g" est une consonne dure (comme dans le mot "garçon") ; "j" se prononce "dj" ; "h" est toujours aspiré (comme en anglais) ; "ch" se prononce "tch" ; "sh" se prononce "ch" (comme dans le mot "chat"). Les autres consonnes se prononcent comme en français.



Le système d'écriture


L'alphabet syllabique japonais compte 46 sons qui s'écrivent de deux façons différentes : le hiragana et le katakana. Ce sont des systèmes de signes qui ont uniquement une valeur phonétique, et n'ont donc pas de sens. Le hiragana est une écriture simple que les enfants apprennent en premier. Il sert à noter les désinences grammaticales et certains mots qui n'ont pas de transcription phonétique en caractères sino-japonais (kanji). Ensuite, les enfants étudient le katakana, qui sert à transcrire les mots d'origine étrangère ainsi que les noms propres, de villes et de pays.


De plus, les Japonais n'espacent pas les mots quand ils écrivent. Imaginez-vous en train de lire un texte en français avec toutes les lettres liées ! Une phrase écrite uniquement en hiragana est donc illisible. C'est pourquoi les Japonais ont introduit les kanji, afin de faciliter la lecture. En chinois, chaque signe représente une idée ou un mot, tandis qu'en japonais, il représente une idée et un son de la langue.


Par exemple, "une montagne" se dit "yama" en japonais, et s'écrit : 山. Par ailleurs, ce caractère a aussi une lecture phonétique, qui est "san", qu'on retrouve dans un mot tel que 富士山, "fujisan", le fameux Mont Fuji.

 


Les jours et les mois


Français Rômaji Hiragana Kanji
Lundi Getsuyôbi げつようび 月曜日
Mardi Kayôbi かようび 火曜日
Mercredi Suiyôbi すいようび 水曜日
Jeudi Mokuyôbi もくようび 木曜日
Vendredi Kinyôbi きんようび 金曜日
Samedi Doyôbi どようび 土曜日
Dimanche Nichiyôbi にちようび 日曜日


Français Rômaji Hiragana Kanji
Janvier ichigatsu いちがつ 一月
Février nigatsu にがつ 二月
mars sangatsu さんがつ 三月
avril shigatsu しがつ 四月
mai gogatsu ごがつ 五月
juin rokugatsu ろくがつ 六月
juillet shichigatsu しちがつ 七月
août hachigatsu はちがつ 八月
septembre kugatsu くがつ 九月
octobre jûgatsu じゅうがつ 十月
novembre jûichigatsu じゅういちがつ 十一月
décembre jûnigatsu じゅうにがつ 十二月


Les chiffres et les nombres

Français Rômaji Hiragana Kanji
0 zero ゼロ  
1 ichi いち
2 ni
3 san さん
4 yon/shi よん/し
5 go
6 roku ろく
7 nana/shichi なな/しち
8 hachi はち
9 kyû/ku きゅう/く
10 じゅう
100 hyaku ひゃく
1000 sen せん
10 000 man まん
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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 23:45

Voici quelques techniques courantes utilisées par différents organes de pouvoir – publics ou privés – cherchant à occulter des vérités qui dérangent. Il est utile de garder ces concepts à l’esprit lors de la lecture d’informations relatives à des sujets controversés (ils sont nombreux) … pour autant, règle n°1, que vous sachiez même qu’ils le sont.


Faites le test. Vous serez sans doute surpris de constater à quel point ces procédés percolent au travers de nombre de propos tenus par des instances officielles, des “experts” et par extension de nombreux médias.

 

 

Technique n°1 : Evitement
Ne pas écouter la controverse, ne pas la voir, ne pas en parler. Si elle n’est pas rapportée, elle n’existe pas et il n’y a pas lieu de s’en occuper.

Technique n°2 : Superficialité
N’aborder la controverse qu’en périphérie, sur des points mineurs voire pittoresques. Eviter soigneusement les points clés de l’argumentation.

Technique n°3 : Indignation
Rejeter le sujet de façon indignée (”jamais une chose pareille ne serait possible”). Jouer sur le sentiment d’incrédulité (”il y aurait eu des fuites”, “ça se saurait”, …)

Technique n°4 : Rumeur
Considérer la controverse comme une rumeur de plus, sans fondements, quels que soient les arguments présentés.

Technique n°5 : Homme de paille
Présenter la position de son adversaire de façon volontairement erronée, en sélectionnant son argument le plus faible, en amplifiant sa portée puis en le détruisant.

Technique n°6 : Messager
Décrédibiliser le porteur du message. Par extension, associer les opposants à des dénominations impopulaires telles que “excentrique”, “extrême-droite”, “gauchiste”, “terroriste”, “conspirationniste”, “radical”, “fanatique”, ou même “blonde” etc…

Technique n°7 : Biais
Exacerber tous les faits qui pourraient donner à penser que l’opposant opère en dissimulant ses véritables intentions ou est sujet à tout autre forme de biais.

Technique n°8 : Confusion
Quelque soit le niveau de la polémique mais sans y faire référence, confirmer la thèse officielle par un communiqué laconique sur une nouvelle étude favorable et rassurante.

Technique n°9 : Autorité
S’associer à l’autorité (organismes internationaux etc.) et présenter ses arguments avec suffisamment de jargon, de détails techniques et de sources pour les crédibiliser.

Technique n°10 : Innocence
Faire l’innocent. Quelle que soit la solidité des arguments de l’opposant, éviter la discussion en leur contestant toute crédibilité, toute existence de preuves, toute logique ou tout sens. Mélanger le tout pour un maximum d’efficacité.

Technique n°11 : Amalgame
Associer les charges de l’opposant à des charges farfelues facilement réfutables, qu’elles soient antérieures ou le fait d’autres opposants. En y étant associées, les charges subséquentes, quelle que soit leur validité, sont alors beaucoup plus facilement discréditées.

Technique n°12 : Diviser
Diviser pour mieux régner et par extension mettre l’accent sur les différences entre les différents courants des opposants et l’impression de chaos que cela procure.

Technique n°13 : Pseudo-débat
Présenter la version de l’opposant en premier lieu puis démentir par une succession de déclarations issues de sources faisant apparemment autorité.

Technique n°14 : Confession
Admettre avec candeur que des manquements (mineurs) ont été identifiés et que des solutions ont été apportées. Les opposants cependant en ont tiré parti pour gonfler la controverse et tenter de démontrer ce qui n’existe pas.

Technique n°15 : Edulcorer
Utiliser des termes techniques sans contenu émotif pour décrire le problème.

Technique n°16 : Enigme
Les énigmes n’ont pas de solution. Etant donné la multitude des paramètres, des intervenants et de leurs interactions, le sujet est bien trop complexe pour ne pouvoir être jamais résolu. Une technique couramment utilisée pour décourager ceux qui cherchent à suivre…

Technique n°17 : Solution complète
Eviter le problème en exigeant de l’opposant qu’il fournisse une solution complète à la résolution de la controverse.

Technique n° 18 : Omission
Omettre des preuves, des publications ou des témoignages contraires. S’ils n’existent pas, ce ne sont pas des faits, et le sujet ne doit pas être couvert.

Technique n°19 : Sang froid
Amener l’opposant à argumenter dans une position difficile et jouer sur sa perte de sang froid pour le décrédibiliser.

Technique n°20 : Expertise
“You don’t bite de hand that feeds you”, disent les Anglais. Créer son propre groupe d’experts et le financer directement ou indirectement.

Technique n°21 : Preuve impossible
Ignorer les preuves présentées par l’opposant comme étant non pertinentes et lui demander des preuves inaccessibles, que ce soit matériellement (non disponibles ou soustraites au regard du public), techniquement (années de recherche) ou financièrement.

Technique n° 22 : Déni
Dénier toute crédibilité ou être extrêmement critique vis à vis de publications, de témoignages ou même de propos officiels d’organes de pouvoir, en les désignant comme des “sources non valides” ou “des éléments sortis de leur contexte”.

Technique n°23 : Fausse preuve
Introduire des éléments contradictoires par rapport à l’argument de l’opposant, au besoin en fabriquant de fausses preuves, par exemple sous la forme d’études scientifiques au protocole particulièrement étudié.

Technique n°24 : Grand Jury
Organiser un grand jury ou des états généraux avec tous les atours de la consultation la plus large et la plus ouverte qui soient. Neutraliser ensuite les sujets qui fâchent et présenter le rapport final comme étant l’état du consensus général.

Technique n°25 : Diversion et distraction
Créer l’événement ailleurs pour distraire et écarter l’attention du public.

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 14:49

nos_enfants_nous_accuseront

Dans un petit village français au pied des Cévennes, le maire a décidé de faire face, a décidé de réagir en faisant passer la cantine scolaire en Bio. Ici comme ailleurs la population est confrontée aux angoisses contre la pollution industrielle, aux dangers de la pollution agro chimique. Ici commence un combat contre une logique qui pourrait devenir irréversible, un combat pour que demain nos enfants ne nous accusent pas.
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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 15:14
Des chercheurs de l'Institut Pasteur et du CNRS viennent d'identifier une nouvelle source de production de neurones dans le cerveau adulte. Leurs travaux, publiés dans le Journal of Neuroscience, apportent la preuve des capacités intrinsèques du cerveau à s'auto-réparer. Ils ouvrent ainsi des perspectives inattendues pour le développement de thérapies, notamment pour le traitement des pathologies neurodégénératives, comme la maladie de Parkinson ou la Chorée de Huntington.

En 2003, alors que les neurobiologistes considéraient depuis toujours que le cerveau et la moelle épinière ne pouvaient se réparer, en cas de lésion ou de maladie, la découverte de cellules souches au coeur du cerveau adulte par Pierre-Marie Lledo et son équipe, à l'Institut Pasteur (unité Perception et mémoire , CNRS URA 2182), avait bouleversé le dogme central en neurobiologie. Les chercheurs avaient en effet montré que certaines cellules non-neuronales, appelées cellules gliales, pouvaient se transformer en neurones, eux-mêmes capables d'intégrer des réseaux cellulaires existants. L'année suivante, la même unité avait identifié une molécule chargée d'attirer ces néo-neurones depuis leur zone de formation jusque dans le bulbe olfactif, une autre région du cerveau.

Aujourd'hui, Pierre-Marie Lledo et son équipe apportent de nouveaux espoirs pour les stratégies thérapeutiques qui visent à réparer le cerveau. En collaboration avec l'unité de Virologie moléculaire et vectorologie, dirigée à l'Institut Pasteur par Pierre Charneau, les chercheurs prouvent en effet que ces cellules souches de type glial, capables de se transformer en neurones, sont localisées non seulement dans la zone de formation qu'ils ont identifiée en 2003, mais également tout le long d'un tunnel dans lequel migrent les nouveaux neurones, ainsi que dans le bulbe olfactif.

Les chercheurs ont pu observer et prouver directement ce phénomène grâce à la mise au point vecteur viral capable de cibler spécifiquement les cellules gliales et de les rendre fluorescentes. Après avoir injecté ce vecteur dans la zone neurogénique déjà connue, puis dans de nouveaux territoires, ils ont constaté que de nombreuses régions du cerveau devenaient fluorescentes, et possédaient donc la capacité unique à produire des neurones.

L'équipe a en outre observé que l'absence de stimulation olfactive, à la suite d'une lésion de l'organe sensoriel, intensifiait la transformation des cellules gliales en neurones. Cette formation des néo-neurones ainsi exacerbée prouve donc que le cerveau possède des propriétés intrinsèques d'autoréparation.

"Ces travaux donnent un nouvel éclairage sur les fonctions réparatrices du système nerveux d'un central, souligne Pierre-Marie Lledo. En détournant des neurones nouvellement formés depuis leur zone germinative vers les régions lésées, on pourrait en effet espérer contribuer à élaborer de nouvelles stratégies thérapeutiques, pour le traitement des pathologies neurodégénératives comme la Chorée de Huntington ou la maladie de Parkinson".

  Source: CNRS
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