12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 13:19

Une arme à feu est entreposée dans plus d'un quart des foyers suisses. Il s’agit, dans la plupart des cas, de l'arme d'ordonnance. Ce chiffre est beaucoup trop élevé et pourrait facilement être réduit en interdisant l’entreposage d’armes militaires dans les foyers et en restreignant l'accès des civils aux armes à feu.

 

Combien de femmes sont tuées chaque année à cause de la présence d’une arme à feu à la maison ? Combien de suicides auraient pu être évités si une arme n'avait pas été làà un moment de désespoir ? Voici des questions tout à fait pertinentes dans un pays où 2,3 millions d'armes sont, selon l'enquête effectuée en 2007 par Small Arms Survey,aux mains de civils. Il est difficile d’avoir des chiffres exacts et actuels sur les effets de la possession d’armes à la maison. Beaucoup de statistiques manquent à ce sujet.

 

S’il est vrai que la violence conjugale n’a pas pour première conséquence l’usage d’armes à feu, on sait que lorsque c’est le cas, la mort en est, malheureusement, bien souvent le résultat. Les femmes sont les premières victimes de cette violence et le risque de décès est triplé pour celles qui vivent dans un foyer dans lequel une arme est entreposée. De plus, les armes à feu sont régulièrement utilisées comme instruments de menace pour commettre d'autres actes de violences, dont les viols.

 

«Pendant cinq ans nous entendions les cris de notre mère. Pendant cinq ans mon père portait une arme et la pointait vers nous.» Karen, Philippines

 

Des lois pour restreindre la détention d'armes à feu pour les civils

Selon la Fédération des médecins suisses, dans les pays où la détention d’armes est interdite pour les civils, le nombre de personnes tuées par des armes à feu est sensiblement plus bas que dans les autres pays. Par ailleurs, lorsque des lois restreignent et contrôlent la détention d’armes à feu par les civils, le nombre de meurtres par an diminue également. L'Autriche a ainsi vu, grâce à une législation plus stricte, baisser le taux de suicides par armes à feu de 40% et celui des homicides commis pararmes à feu de 60%.

 

En Suisse, les lois actuelles sont malheureusement beaucoup trop permissives et le nombre de tués par balles chaque année est très élevé et nous rapproche tristement des USA ou de quelques pays d'Amérique latine.

 

Cette situation est d'ailleurs si préoccupante que le Comité des droits économiques, sociaux et culturels (novembre 2010 - observation finale 19), ainsi que le Comité des droits de l'homme des Nations Unies (novembre 2009 - observation finale 12) ont tous les deux recommandé à la Suisse de prendre des mesures pour restreindre l'accès aux armes et notamment aux armes militaires.

 

Votation le 13 février 2011

La Suisse doit absolument introduire une règlementation plus sévère limitant l’accès auxarmes. Le 13 février 2011, le peuple votera   L'initiative populaire «Pour la protection face à la violence des armes» qui réclame :

  • Un registre national des armes qui permettra d'avoir une vue d'ensemble sur les armes et de ceux qui les possèdent. De plus, il facilitera le travail de la police sans pourtant interdire la possession d'armes à feu.
  • Le maintien des armes militaires à l'arsenal : la grande majorité des armes en circulation en Suisse sont des armes militaires. Les armes de service sont beaucoup trop souvent utilisées en cas de suicides et d'homicides en Suisse. Les recommandations des deux Comités des Nations Unies cités ci-dessus sont sans équivoque à ce sujet. 
  • L’introduction d’une clause du besoin pour la possession d'armes : l'initiative ne vise en aucun à interdire totalement les armes et toute personne qui en démontrera l'utilité, les chasseurs, les collectionneur ou les tireurs sportifs par exemple, ne seront pas concernés par l'initiative.

 

De cette manière, la sécurité - en particulier celle des femmes - sera renforcée, les menaces au moyen d'armes à feu deviendront moins fréquentes et la prévention du suicide sera nettement améliorée.

 

stats armes-a-feu 2010

 

Source : Amnesty.ch/fr

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 20:31

L'Organisation mondiale de la santé s'inquiète d'une augmentation des cas de narcolepsie chez des enfants vaccinés contre le virus de la grippe H1N1, et jugé mardi "justifié" de diligenter des enquêtes "plus poussées".

 

 

L'organisation mondiale de la santé tire la sonnette d'alarme. Elle s'inquiète d'une augmentation des cas de narcolepsie chez des enfants vaccinés contre le virus de la grippe H1N1, et jugé mardi "justifié" de diligenter des enquêtes "plus poussées". "Depuis août 2010, à la suite d'une vaccination étendue contre la grippe H1N1 de 2009, des cas de narcolepsie, en particulier chez des enfants et adolescents ont été constatés dans au moins 12 pays", a expliqué l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans une note. Ces cas ont été plus fréquents en Suède, Finlande et Islande, ajoute l'organisation près d'une semaine après que la plus haute autorité sanitaire finlandaise a annoncé qu'elle soupçonnait fortement le vaccin Pandemrix du laboratoire GlaxoSmithKline (GSK) d'avoir contribué à la multiplication des cas de narcolepsie chez les enfants et les adolescents finlandais en 2009 et 2010.

 

L'Institut national finlandais pour la santé (THL) a reconnu que des études plus poussées étaient nécessaires pour le démontrer mais a estimé que "l'association observée (était) si évidente qu'il est improbable que d'autres facteurs dits collatéraux puissent expliquer le phénomène". Rare, la narcolepsie, ou maladie de Gélineau, est une affection neurologique qui se traduit par des accès de sommeil irrésistibles qui surviennent de façon inopinée et par une fatigue extrême.


Pandemrix
 

En 2009-2010, les médecins finlandais ont diagnostiqué des cas de narcolepsie chez 60 enfants et adolescents de 4 à 19 ans, soit près de trois fois plus que lors des deux années précédentes. Dans près de 90% des cas (52), ceux-ci avaient été vaccinés avec le Pandemrix, qui a été injecté à plus de 90 millions de personnes dans 19 pays lors de campagnes de vaccinations contre la grippe H1N1, selon THL.
 
Le Comité consultatif sur la Sécurité des Vaccins (GACVS) de l'OMS s'est penché sur la question et il "a convenu que des enquêtes plus poussées étaient justifiées concernant (le lien entre) la narcolepsie et la vaccination contre la grippe H1N1 avec le Pandemrix et d'autres vaccins" contre ce virus déclaré première pandémie du siècle en juin 2009, a indiqué l'OMS. La question ne se pose en revanche pas, assure l'agence onusienne, pour les vaccins classiques contre les grippes saisonnières ou autre maladie utilisés par le passé.

 

 

Source : Lci.tf1.fr

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 13:43

La Chine, qui figure parmi les plus grands exportateurs du monde, avait suscité la controverse en 2008 avec son lait contenant une toxine, la mélamine.

 

Environ 290 000 personnes étaient tombées malade après en avoir consommé, et 11 décès pourraient être reliés directement à ce produit.

 

Le dernier scandale alimentaire à éclabousser cette nation touche le riz, qui aurait été produit massivement à partir de plastique. 

 

Selon le quotidien Weekly Hong Kong, le faux riz serait distribué dans la ville de Taiyuan, en province Shaanxi. Celui-ci serait composé de trois ingrédients : des patates douces, des pommes de terre et du plastique. Il est préparé en forme de grains de riz, puis la résine synthétique industrielle (plastique) est ajoutée au mélange final. En plus des problèmes évidents de santé découlant de l’indigestion de ce riz artificiel, celui-ci demeure dur même une fois cuit.

 

Selon une association de restaurateurs chinoise, manger trois bols de ce riz équivaudrait à avaler un sac de plastique. Pendant ce temps, les distributeurs s’en mettent plein les poches grâce aux marges de profit incroyables entre le prix coûtant et le prix vendu de cet aliment. Les usines qui fabriquent ces grains devraient bientôt faire l’objet d’une enquête officielle.

 

Source : Insolite.ca

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 14:17

L'Agence des produits de santé (Afssaps), sous pression depuis la scandale du Mediator, a placé sous surveillance particulière 59 médicaments, dans le cadre d’une procédure spéciale de suivi d’éventuels effets indésirables appelée «plan de gestion des risques».


Cette liste, disponible ici,  couvre un spectre très vaste, avec par exemple une pilule du lendemain (Ellaone, des laboratoire HRA Pharma), le Champix, déjà mal en point aux Etats-Unis, des médicament de traitement du surpoids (Alli, des laboratoires GSK, et Acomplia, de Sanofi-Aventis) et des vaccins contre la méningite (Prevenar 13, de Pfizer) ou pour prévenir le cancer du col de l’utérus (Gardasil, de Sanofi-Pasteur MSD). Elle comprend ainsi des médicaments utiles et d’autres à l’efficacité plus contestée.

 

De plus, elle ne recouvre pas tous les médicaments sous surveillance, parfois sous d’autres procédures, tels le vasodilatateur buflomédil, commercialisé notamment sous divers noms de marque dont Fonzylane (laboratoire Cephalon) qui fait partie des médicaments dont la revue médicale Prescrire demande le retrait.

 

Pour Bruno Toussaint, directeur de Prescrire, qui a contribué à révéler l'affaire du Mediator, cette liste regroupe une grande variété de situations. «Certains devraient être retirés du marché (…) d’autres ont une utilité, mais on ne sait pas si la surveillance des risques est efficace», explique-t-il au Parisien. «Pour l’instant, ce sont les laboratoires qui font les suivis d’effets secondaires, et les transmettent à l’Agence. Il vaudrait mieux que ce soit fait par des experts indépendants.»

 

Source : Liberation.fr

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 19:54

Le groupe UMP de l'Assemblée nationale a essuyé mardi le feu des critiques pour avoir tenté de s'opposer à un projet visant à plus de transparence financière pour les parlementaires.

 

A l'issue d'un long débat, les députés ont rejeté dans la nuit de lundi à mardi un amendement déposé par Christian Jacob, le président du groupe UMP, et Jean-François Copé, secrétaire général de la formation majoritaire, qui visait à supprimer une mesure votée à l'unanimité par la commission des Lois du Palais-Bourbon.

 

Finalement, le dispositif a été adopté. Il prévoit que tout député ayant omis "sciemment" de déclarer son patrimoine ou qui en aura fourni une évaluation "mensongère" à la Commission pour la transparence financière de la vie politique (CTFPV) pourra être puni de 30.000 euros d'amende et, le cas échéant, de la privation de ses droits civiques.

 

Le président de la commission des Lois, Jean-Luc Warsmann (UMP), et son rapporteur, Charles de La Verpillière (UMP), ont accepté de supprimer la peine d'emprisonnement de deux ans qui figurait dans la version initiale du dispositif.

 

"Je trouve particulièrement choquant ce qui s'est passé cette nuit à l'Assemblée, " a déclaré mardi François Sauvadet, le président du groupe du Nouveau Centre (NC), lors de son point de presse hebdomadaire.

 

"J'ai été choqué par le fait que le groupe UMP ait déposé cet amendement de suppression alors qu'un accord avait été obtenu en commission des Lois", a-t-il poursuivi.

 

"C'est proprement inadmissible. Je ne comprends pas que l'on puise aujourd'hui envoyer un tel message à l'opinion", a-t-il dit avant d'accuser plus généralement le groupe UMP "de remettre en cause systématiquement tout le travail fait en commission".

 

Son homologue socialiste Jean-Marc Ayrault a lui aussi vivement critiqué le groupe UMP, accusant Christian Jacob et Jean-François Copé "d'avoir tout fait pour faire capoter ce qui est considéré comme un progrès" en matière de transparence de la vie politique.

 

"Pour quelle raison étrange ?", s'est-il interrogé lors d'un point de presse. "A chaque fois qu'il s'agit de transparence M. Copé est à la manoeuvre. Tout ça est délétère", a-t-il poursuivi en se félicitant du rejet de l'amendement contesté.

 

Christian Jacob s'est défendu de toute manoeuvre. "Il n'y a pas d'un côté les chevaliers blancs et de l'autre ceux qui ont des choses à cacher", a-t-il dit lors de son point de presse hebdomadaire. "Ma position était que les outils dont nous disposons étaient suffisants", a-t-il ajouté. "Il faut assumer lorsqu'on a des points de désaccord."

 

Ces mesures font partie d'un bloc de trois textes relatifs à l'élection des députés qui seront soumis le 11 janvier à un vote solennel des députés avant que le Sénat ne les examine à son tour.

 

Source : Reuters

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 19:48

Total, Danone ou encore Arcelor Mittal ne reversent rien à l'Etat au titre de l'impôt sur les sociétés, affirme le Journal du Dimanche. Rien d'illégal à cela : de nombreuses niches permettent d'échapper au fisc en toute impunité.

 
 

Les plus grosses entreprises françaises ne sont pas forcément celles qui rapportent le plus aux caisses de l'Etat. Selon une enquête publiée ce week-end dans le Journal du Dimanche, une entreprise du CAC 40 sur quatre n'aurait pas payé d'impôt sur les sociétés (IS) l'an dernier. Danone, Suez environnement, Total, Saint-Gobain ou encore Schneider échappent par exemple complètement à ce prélèvement. La moitié des sociétés du CAC 40 n'ont pas souhaité répondre aux questions du journal, mais «si elles ne disent rien, c'est qu'elles ne paient pas grand-chose», estime dans ses colonnes un avocat fiscaliste. Comme l'avait déjà souligné un rapport du Conseil des prélèvements obligatoires en octobre dernier, les sociétés du CAC 40 sont en moyenne imposées à hauteur de 8% de leurs bénéfices, contre 33% normalement. Les PME, moins à même d'exploiter les différentes niches fiscales, en reverseraient en moyenne 22%.

 

Car c'est en vertu du code des impôts que la contribution des grosses entreprises atteint un niveau aussi bas. Malgré le taux élevé de l'impôt sur les sociétés en France, nombre de dispositifs fiscaux, tels le report illimité des pertes, le crédit impôt-recherche ou encore la déductibilité des intérêts d'emprunt, leur permettent en effet de limiter leurs versements. Selon le Conseil des prélèvements obligatoires, le coût pour l'Etat des différentes niches fiscales et sociales bénéficiant aux entreprises atteint 172 milliards d'euros en 2010. Danone, par exemple, déduit de ses impôts les emprunts contractés pour l'acquisition de Numico en 2007, précise le JDD. Et si d'autres entreprises, telles Total ou PSA, ne reversent rien cette année pour avoir été dans le rouge, elles pourront limiter également leurs versements les années suivantes, grâce au report illimité des pertes déplorées durant la crise.

 

Finalement, sous l'effet de ces multiples dispositifs, le produit de l'impôt sur les sociétés se réduit progressivement. D'où l'idée, soutenue par l'Elysée, d'une refonte du dispositif pour une plus grande convergence avec d'autre Etats européens, et en particulier l'Allemagne. La pression exercée sans succès sur l'Irlande pour qu'elle relève son IS - le plus bas d'Europe à 12,5% -, a souligné le caractère crucial pour la France et l'Allemagne de cette variable fiscale. Si l'établissement d'un même taux pour tous les pays européens paraît illusoire, la France et l'Allemagne souhaiteraient aboutir, au moins, à la fixation d'une assiette similaire. La Commission européenne devrait faire des propositions en mars prochain.

 

Source : lefigaro.fr

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 08:50

Mercredi matin, dans le journal Libération, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, dénonçait "la présence de policiers en exercice camouflés sous des badges syndicaux" et l'action de "manipulateurs" qui "poussent au crime" dans les manifestations contre la réforme des retraites. Il rejoignait ainsi les accusations du président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui avait dénoncé dimanche la "présence dans les cortèges de personnes infiltrées qui jettent des pierres, brisent des vitrines et ensuite sortent des brassards de police" et se faisait ainsi l'écho des nombreuses interrogations  qui animent le Web, à ce sujet depuis quelques jours, vidéos à l'appui.

  

Cette présence, "à Lyon et à Paris, ne fait aucun doute", pour le leader syndical, qui assure qu'"on a vu des policiers avec des badges CGT repérés par les nôtres, qui se réfugient dans un hall d'immeuble, et finissent par se faire exfiltrer par des CRS". Bernard Thibault faisait notamment directement référence à cette vidéo, tournée à Lyon :

 


Manifestation Lyon 19/10/10 : la CGT infiltrée par la police

 

OUVERTURE D'UNE ENQUÊTE DE LA DGPN

Mercredi, lors d'une conférence de presse, le préfet du Rhône a répondu à Bernard Thibault et officiellement reconnu que des policiers s'étaient bien fait passer pour des manifestants, munis de badge CGT, évoquant même une "tradition" : "Il y a une tradition dans la police d'infiltrer la population, ils le font couramment", a dit Jacques Gérault.

 

Il a toutefois ajouté avoir demandé l'ouverture d'une enquête par les instances de la Direction générale de la police nationale (DGPN) "pour vérifier que c'était conforme à la déontologie"."Quand j'ai appris ce qui s'était passé, j'ai appelé le délégué départemental de la CGT pour l'en informer, mais il connaissait déjà la situation", a poursuivi Jacques Gérault.

 

Refusant d'indiquer le corps d'origine de ces fonctionnaires de police, le préfet a simplement précisé qu'ils ne faisaient pas partie de la Brigade anti-criminalité (BAC). "Deux de ces policiers ont sauvé des personnes à l'occasion de prises d'otages et ils ont fait l'objet plusieurs fois d'une médaille pour acte de courage et de dévouement", a-t-il souligné.

 

Le magazine "Lyon Capitale" rappelle pourtant que lorsque le soir même des faits, ses journalistes avaient interrogé Albert Doutre, le directeur départemental de la sécurité publique, patron de la police lyonnaise, "celui-ci avait nié en bloc, parlant de 'mythomanie'", malgré plusieurs témoignages concordants. Dimanche, le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, avait, lui, jugé "inadmissibles" les propos de Jean-Luc Mélenchon.

 

Source : Lemonde.fr

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 08:46

Depuis le 1er octobre, les (rares) visiteurs du site officiel de la troisième assemblée de la République découvrent un étrange avis : "Le mandat des membres du Conseil économique, social et environnemental (CESE) a expiré le 30 septembre 2010. L'assemblée sera renouvelée au cours des prochaines semaines." L'agenda de Jacques Dermagne, 72 ans, qui préside le CESE depuis 1999, est vide. Le président ne préside plus. Les 170 membres, sur 233, qui ont été choisis par la société civile (syndicats, patronat, représentants de l'écologie, etc.), dans le cadre de la réforme instituée par la révision constitutionnelle de 2008, ne siègent pas. Le Conseil est devenu une assemblée fantôme.

  

Pour qu'il puisse fonctionner de nouveau, le CESE attend le bon plaisir de l'Elysée. Soixante-trois membres - 40 personnalités qualifiées (PQ), sept représentants d'associations, quatre jeunes, onze citoyens d'outre-mer et un responsable de l'économie solidaire - doivent être nommés en conseil des ministres. Nicolas Sarkozy a la haute main sur les 40 PQ. Mais en plein conflit des retraites, le président a d'autres soucis.

 

En août 2009, une loi organique avait déjà prorogé d'un an le mandat des conseillers, indiquant que "cette prorogation ne pourra excéder la date du 30 septembre 2010". La date butoir est dépassée mais, depuis, rien, silence radio. "On pourrait faire jouer l'article 16 de la Constitution, plaisante un conseiller sortant, qui confère au chef de l'Etat des pouvoirs exceptionnels si le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu."

 

L'OMBRE DU REMANIEMENT

 

La situation est inédite, pour ne pas dire abracadabrantesque. Si d'aventure les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat voulaient faire usage de leurs nouveaux droits de saisine du CESE, ils trouveraient porte close. Il en serait de même si au moins 500 000 personnes déposaient une pétition sur une question économique et sociale, comme les retraites. L'effet est le même que si l'assemblée avait été dissoute, confirmant au passage le peu de cas que M. Sarkozy fait des corps intermédiaires et des contre-pouvoirs. Si les 63 conseillers manquants ne sont pas nommés, rétroactivement au 1er octobre, au conseil des ministres du 27 octobre - ce que l'on n'ose imaginer -, les 170 autres ne toucheront pas leur indemnité (3 767,91 euros, brut).

 

L'ombre du remaniement plane sur l'assemblée fantôme, le CESE étant souvent perçu comme une maison de retraite politique dorée pour ministres déchus. Lâché par le patronat, d'où il vient, et les syndicats, M. Dermagne n'a guère de chances de se succéder à lui-même. Dans les coulisses du palais en hibernation, la bataille de la présidence se joue entre Jean-Paul Delevoye, le médiateur de la République qui rêvait de devenir, en 2011, le Défenseur des droits, et Jean-Pierrre Davant, président de la Mutualité française. M. Delevoye, maire UMP de Bapaume (Pas-de-Calais), fait figure de favori. A suivre.



Source : Lemonde.fr

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 15:48
Le président Barack Obama, furieux, a ordonné une enquête sur une malencontreuse opération photo qui a réveillé la terreur du 11 Septembre à New York et dont un responsable de son administration pourrait payer le prix.

Le survol à basse altitude de New York pendant environ une demi-heure lundi par un Boeing présidentiel escorté de deux chasseurs continuait à faire des vagues mardi, et Louis Caldera, directeur du bureau militaire à la Maison Blanche, dont relève la flotte présidentielle, paraissait en sursis.

Panique et colère
En cas de démission ou de renvoi, il serait le premier haut responsable installé à être poussé vers la sortie sous M. Obama. Censé servir à une opération photo avec l'appareil présidentiel dans le ciel de New York, ce survol non loin du site des deux tours du World Trade Center et de la Statue de la Liberté a provoqué un mouvement de panique et d'évacuations.

Il a aussi suscité la colère du maire de New York Michael Bloomberg, et de M. Obama lui-même. M. Obama ne se trouvait pas à bord de l'avion blanc et bleu, l'un de ceux qu'il utilise habituellement pour son transport, et ignorait tout de l'opération jusqu'à ce que l'affaire éclate.

Enquête
"C'était une erreur, comme cela a été dit. C'est quelque chose que nous avons appris en même temps que vous tous, et cela ne se reproduira pas", a dit M. Obama. Ce dernier a ordonné à son chef de cabinet adjoint Jim Messina de mener une enquête pour "comprendre comment cette décision a été prise et veiller à ce que cela ne se reproduise pas", a dit le porte-parole du président, Robert Gibbs.

"Nous prendrons des mesures à partir de là", a-t-il ajouté. Interrogé à plusieurs reprises sur la nécessité d'une démission ou d'un renvoi de M. Caldera, M. Gibbs a dit vouloir laisser l'enquête se dérouler. Mais il a souligné que M. Caldera avait assumé l'entière responsabilité de l'affaire. (belga)

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 15:35
Le président américain Barack Obama a reconnu mardi que le survol à basse altitude de New York par un de ses Boeings accompagné de deux chasseurs, à l'origine d'un mouvement de panique, était une "erreur" qui ne se reproduirait pas, selon des journalistes à ses côtés.

"C'était une erreur, comme cela a déjà été dit", a déclaré M. Obama à un groupe de journalistes au lendemain de l'incident. "Cela ne se reproduira pas", a-t-il ajouté.

Le survol à basse altitude de New York pendant environ une demi-heure par un appareil "Air Force One" servant au transport du président et deux chasseurs F-16 a brutalement réveillé le souvenir des attentats du 11 Septembre lundi, et provoqué panique et évacuations de bureaux.

L'administration a présenté lundi des excuses exceptionnelles, par la voix de Louis Caldera, le directeur du bureau militaire à la Maison Blanche, dont relève la flotte présidentielle.

"Je présente mes excuses et j'assume la responsabilité du désarroi que ce vol a causé", a dit M. Caldera. Il n'a pas précisé cependant quel était l'objet de cette opération.

Selon l'administration fédérale de l'aviation (FAA), "il s'agissait d'une manoeuvre autorisée du département de la Défense destinée à faire des photos". (belga/th)

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