29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 10:46

On savait depuis longtemps déjà que les baleines approchaient, voire dépassaient le siècle d’âge. Les preuves en sont qu’il arrive de temps à autre de trouver des morceaux de harpon datant du début du XXème siècle dans le corps de baleines pêchées par les autochtones du Grand Nord. Cette fois-ci, c’est un morceau datant des années 1880 qui fut découvert en mai 2007 dans l’épaule d’une baleine boréale, ou baleine du Groenland, de 20 m de long. Compte tenu du fait qu’elle a survécu à cette première chasse, et qu’elle devait être suffisamment grosse pour intéresser les harponneurs, on peut estimer avec une forte probabilité que cet individu était âgé d’au moins 120-130 ans. Un âge plus de trois fois canonique pour un animal à sang chaud, interrompu de mort non naturelle. Mais ce n’est pas tout.

Non, en effet, ce n’est pas tout, puisque plusieurs découvertes récentes de cas similaires laissaient déjà présager que les trois Parques de la mythologie romaine ne semblent pas bien pressées de dérouler le fil de la vie de ces géants débonnaires. Des examens poussés de la structure de l’oeil en vue d’évaluer l’âge de ces baleines sont arrivés à la conclusion crédible d’un âge de 150 à 200 ans pour certains individus ! Des chiffres qui donnent le tournis pour un animal à sang chaud, censé se "brûler" plus vite qu’un animal à sang froid, dont le métabolisme est ralenti pendant les heures froides, voire les mois d’hiver pour les reptiles qui hibernent, et dont l’espérance de vie est ainsi allongée.

Le record suivant, parmi les animaux à sang chaud, est en principe l’homme. L’âge record d’un être humain est d’environ 120 ans, mais compte tenu du caractère très exceptionnel d’un tel âge, atteint à l’aide de conditions de vie artificielles et sur un échantillon de plusieurs milliards d’individus (contre quelques milliers pour les baleines dont, en outre, les individus étudiés n’ont pas décédé de mort naturelle), on devrait, pour comparer ce qui est comparable, ramener cet âge à 80-90 ans maximum.

A la suite de l’homme et des cétacés, les plus vieux animaux à sang chaud sont des oiseaux : grands corbeaux, aras, cacatoès, vautours, grues, condors et sans doute d’autres oiseaux de grande taille ont atteint des âges allant de 70 à 80 ans en captivité. Idem des éléphants, qui succombent généralement -même en captivité- à l’usure totale de leurs dents vers 60-70 ans. Sur un plus grand nombre, avec des soins vétérinaires gériatriques analogues à ceux dont bénéficient les humains et d’ici quelques décennies de statistiques supplémentaires, il est possible que le seuil du siècle d’âge soit atteint pour les uns ou les autres. Ce qui serait d’autant plus remarquable pour les oiseaux que l’âge maximal tend à être supérieur chez des animaux de grande taille, alors qu’ici, nous avons affaire à des animaux de moins d’un kg (corbeaux, perroquets) à une quinzaine de kilos (condors). Leurs proches cousins dinosauriens, dont une partie au moins avait le sang chaud, atteignaient peut-être un âge supérieur. Pourquoi pas 200 ans et plus chez les immenses sauropodes, dont aucun prédateur ne venait interrompre la vie passée une certaine taille ? Des études sur la croissance des os de très gros individus permettront peut-être un jour de confirmer ou infirmer cette hypothèse.

A côté de cela, chez les animaux terrestres à sang froid, le record est détenu par les tortues terrestres géantes, pouvant atteindre 150 à 200 ans, et dont un exemplaire des Seychelles est réputé avoir dépassé 180 ans en captivité. La longévité moyenne des crocodiles est estimée à 70-100 ans. De nombreux poissons d’eau froide dépassent aisément les 50 ans. L’âge maximal des esturgeons est quant à lui estimé entre 100 et 200 ans.

Une autre caractéristique des animaux à très forte longévité, c’est leur faible taux de reproduction et la longueur intergénérationnelle : la maturité sexuelle est atteinte vers 10-15 ans pour les grands mammifères (en particulier l’homme), quelque 5-7 ans pour les albatros ou les condors, une dizaine d’années pour les crocodiles, et 20-25 ans pour les tortues géantes des Galapagos. Cette faible natalité est un mécanisme naturel permettant de conserver les populations de ces animaux ayant peu ou pas de prédateurs à peu près en équilibre avec leur environnement. Le mécanisme risque de s’avérer inadapté à présent pour la baleine boréale, en danger d’extinction avec 8 à 9000 individus (la population du Spitzberg est en danger critique d’extinction), tandis qu’avec ses près de 7 milliards d’individus, l’humanité doit d’urgence mettre au point des mécanismes de régulation supplémentaires pour assurer l’équilibre de sa population avec son milieu.

 

 

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 10:40

BELFAST (AFP) - Des scientifiques ont trouvé un type de femelle requin qui peut se reproduire sans avoir de rapports sexuels, ce qui est une première biologique, selon des recherches publiées mercredi.

Une femelle de la race des requins-marteaux a donné naissance sans accouplement à sa progéniture qui ne présente pas d'ADN paternel, selon les experts d'Irlande du Nord et des Etats-Unis.

C'est la première étude scientifique sur la reproduction sexuelle chez les requins et les chercheurs disent que la découverte suscite des inquiétudes concernant la santé génétique et reproductrice des populations de requins en voie de diminution.

La découverte a été déclenchée par une naissance inattendue dans un aquarium au zoo Henry Doorly au Nebraska aux Etats-Unis en décembre 2001, ont rapporté les chercheurs dans le journal Biology Letters publié par la Société Royale Britannique.

L'arrivée du nouveau bébé requin a dérouté le personnel étant donné qu'aucune des trois femelles requin-marteaux du réservoir n'a été exposée à un mâle requin-marteau pendant trois ans, depuis qu'elles ont été attrapées bébés en Floride.

La recherche a été effectuée par des scientifiques de la Queen's University à Belfast (Irlande du Nord), de l'Institut de recherches Guy Harvey de la Nova Southeastern University en Floride et du zoo Henry Doorly.

Le directeur de l'équipe de recherche de la Queen's et le co-auteur de l'étude, Docteur Paulo Prodohl, de l'école des sciences biologiques, ont décrit les résultats comme "réellement surprenants".

"Jusque là tout le monde pensait que tous les requins se reproduisaient seulement par le biais de rapports sexuels entre un mâle et une femelle, l'embryon devant obtenir de l'ADN des deux parents pour se développer, comme chez les mammifères".

Le Dr Mahmood Shivji, le co-auteur qui a conduit l'équipe de l'institut de recherches Guy Harvey, a dit que la recherche pourrait résoudre le mystère présenté par les autres espèces de requins ayant des bébés en captivité sans avoir de contacts avec un mâle.

"A présent, il apparaît clairement qu'au moins quelques femelles requins peuvent passer d'un mode de reproduction sexuel à un mode de reproduction non-sexuel en l'absence de mâles".

"Malheureusement, cet évènement n'est pas bénin car il entraîne une réduction de la diversité génétique chez la progéniture puisqu'il n'y a aucune nouvelle variation génétique introduite du côté paternel".

Les femelles d'un petit nombre seulement d'espèces vertébrées peuvent donner naissance à des petits entièrement formés sans exiger que leurs oeufs soient fertilisés par le sperme du mâle.

Cette capacité de reproduction peu commune, appelée parthénogenèse est observée très occasionnellement au sein de petits groupes comme les oiseaux, les reptiles et les amphibiens.

Cependant, cela n'avait jamais été observé auparavant chez les vertébrés principaux comme les mammifères ou les requins.

 

 

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 14:29

D’après plusieurs recherches scientifiques, la méduse nutricula de Turritopsis serait le seul animal pouvant être immortel. En effet, cette méduse serait capable de remonter le temps, passant d’une phase de vie avancée à une phase de vie plus jeune.

 


Les nutricula de Turritopsis sont une espèce de méduses bien spécifique. En effet, ils pourraient être les seuls animaux dans le monde à avoir découvert le secret d’une jeunesse et d’une vie éternelle, une véritable avancée dans le monde scientifique. Cette méduse serait ainsi capable  de se rajeunir, une fois une certaine phase de vie dépassée, ne donnant ainsi aucune limite à leur durée de vie. Les scientifiques expliquent ainsi que la méduse hydrozoaire est le seul et unique animal dans le monde à pouvoir inverser son vieillissement pour revenir dans le temps et régénérer sa structure entière afin de revenir à l’état de polype, c'est-à-dire lors de sa première phase de vie.

Ce processus s’expliquerait notamment par le phénomène de trans-différentiation, ce qui signifie qu’un type de cellule se transforme en un autre type de cellule. Seuls quelques animaux dans le monde peuvent provoquer une trans-différentiation, mais celle-ci est toujours limitée, comme la salamandre par exemple, qui peut refaire "pousser" sa queue  lorsqu’elle la perd. La méduse nutricula de Turritopsis a la particularité de régénérer l’ensemble de son corps, et cela de façon infinie. Plusieurs chercheurs et équipes scientifiques étudient attentivement cette espèce afin de déterminer de quelle façon il est possible de reproduire ce processus de vieillissement/rajeunissement.

 

Évoluant souvent en eaux profondes, et puisqu’elles ne peuvent peu ou pas mourir, ces méduses sont en train de développer leur présence dans les eaux du monde entier, et non plus seulement dans les eaux des Caraïbes où elles étaient à l’origine. Et le Docteur Maria Miglietta de l’institut marin tropical de Smithsonien d’expliquer : "Nous attestons à une invasion silencieuse mondiale".



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Source : zigonet.com

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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 15:54

Alors que les pêcheurs français réclament une hausse des quotas de prise, un rapport du Fonds mondial pour la nature (WWF) estime que 40% des animaux pêchés dans le monde le sont par erreur. Un beau gâchis qui aggrave le problème de l'exploitation des ressources maritimes.


"Peu d'industries toléreraient de tels niveaux de gaspillage et une gestion aussi peu durable d'une ressource naturelle", s'insurge le WWF dans son étude intitulée "Defining and estimating global fisheries bycatch". Le "bycatch", prise accessoire en français, est donc le nouveau cheval de bataille des défenseurs de la mer. Il représente 38 millions de tonnes de poissons par an et touche également les autres espèces : reptiles (tortues), oiseaux (albatros) et mammifères (dauphins).
Toujours selon le WWF, les méthodes de pêche actuelles causeraient chaque année la mort de 300 000 baleines, dauphins et marsouins. La plupart des 100 millions de requins tués par an seraient aussi des victimes collatérales de campagnes visant d'autres animaux.




 


A l'heure où les pêcheurs européens ont de plus en plus de mal à travailler en raison des quotas imposés par Bruxelles, la situation devient inextricable. D'autant que les poissons rejetés survivent rarement. Un cercle vicieux qui conduit à l'épuisement des ressources. D'après le rapport du WWF, il existe pourtant des moyens techniques qui pourraient permettre de réduire le gaspillage. Reste à les définir et à les appliquer avant qu'il ne soit trop tard.



Source : Societe.fluctuat.net/blog

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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 14:41
Du 27 mars 2008 au 1er avril 2008, l'exposition "Latitudes animales" présentait une série de clichés des plus grands photographes animaliers français. Dominique Delfino, Vincent Munier, Tony Crocetta, Christine et Michel Denis-Huot et Alain Pons ont accepté de présenter leurs œuvres pour défendre la biodiversité en péril.


La bataille des Ours Polaires, Churchill, Canada. © Alain Pons


La tendresse de la Lionne, Kenya. © Christine et Michel Denis-Huot


Le Dauphin à gros nez est une espèce qui présente de formidables capacités d'adaptation. Il est également appelé Souffleur ou Grand Dauphin. Texas, USA. © Christine et Michel Denis-Huot


L'Anaconda est un boa aquatique. De très nombreuses espèces d'anacondas vivent en Amérique du Sud. Ils ne sont pas venimeux, mais sont dotés d'une mâchoire puissante à l'aide de laquelle ils agrippent leurs proies afin de les entraîner dans l'eau et les noyer. Venezuela. © Tony Crocetta


Cette Tortue Marine parcourt chaque année des centaines de kilomètres pour venir pondre à l'endroit où elle est née. Son nom a pour origine la couleur verdâtre des algues qu'elle consomme et qui colore sa chair. Mayotte. © Tony Crocetta


Très facilement reconnaissable grâce à son long bec incliné vers les bas, l'Ibis Rouge est doté un magnifique plumage, dont la coloration a pour origine les crevettes qu'il consomme. Venezuela. © Tony Crocetta


Rongeur emblématique des forêts françaises, l'Ecureuil Roux est caractérisé par sa longue queue en panache, qui peut mesurer jusqu'à 24 cm de long. Vosges, France. © Vincent Munier


La Grue Royale est un bel échassier au plumage sophistiqué. Elle fréquente assidûment les marécages, qui sont riches en poissons et en insectes, la base de son alimentation. Kenya. © Alain Pons


Les petits Guépards restent près de deux ans avec leur mère. Cette période est destinée avant tout à l'apprentissage de la chasse. Kenya © Christine et Michel Denis-Huot


La Rainette Aux Yeux Rouges est un amphibien arboricole et nocturne. Malgré la toxicité de sa peau, elle a de nombreux prédateurs, parmi lesquels la chauve-souris et le serpent. Costa Rica. © Tony Crocetta


La Rainette Aux Yeux Rouges est un amphibien arboricole et nocturne. Malgré la toxicité de sa peau, elle a de nombreux prédateurs, parmi lesquels la chauve-souris et le serpent. Costa Rica. © Tony Crocetta


Le Caïman à Lunettes est un petit crocodilien originaire d'Amérique centrale. Très prisé en captivité, cette espèce reste avant tout sauvage, avec un mode de vie bien particulier. Venezuela. © Tony Crocetta


Le Puma vit en Amérique. Ce félin, qui aime la solitude, est difficile à observer. On l'appelle également Couguar ou lion des montagnes. Venezuela. © Tony Crocetta


Dans la péninsule de Kamtchatka, en Russie, vivent plus de 6 000 Ours Bruns. Les luttes ne sont pas rares entre les individus, qui cherchent à dominer un ou plusieurs territoires de pêche. © Vincent Munier


Capriné emblématique des Alpes, le Bouquetin s'active essentiellement au lever du jour et à la tombée de la nuit. Il aime se prélasser au soleil pendant la journée. Suisse. © Dominique Delfino


Ce Grand Coq De Bruyère aime les forêts de conifères qui lui permettent de vivre en toute discrétion. Il est malheureusement menacé du fait de la disparition progressive de nos forêts naturelles. Doubs, France. © Dominique Delfino


Le Tigre Du Bengale figure sur la liste rouge des espèces menacées. Malgré des programmes répétés pour le protéger, sa population est aujourd'hui estimée à seulement 5 000 individus. Inde. © Alain Pons


L'Eléphant d'Afrique, lui aussi menacé de disparition, aime se détendre dans les bains de boue, qui protège l'organisme des moustiques. Kenya. © Tony Crocetta


Elégant et solitaire, le Léopard est un félin dont l'accélération spectaculaire le transforme en prédateur redoutable. Kenya. © Christine et Michel Denis-Huot


Cette Buse et ce Héron semblent régler un conflit de territoire. Doubs, France. © Dominique Delfino

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 18:38

10. Le Requin

Eh non, le requin n'est pas l'animal le plus dangereux, mais le moins dangereux de la liste. Il provoque entre 30 et 100 morts par an dans le monde. Les attaques de requin sur des hommes sont assez rares, leur férocité étant une idée reçue essentiellement véhiculée par le film "les dents de la mer". Sachez, d'ailleurs, que le requin n'aime pas le goût de l'être humain. Il lui arrive de confondre un nageur avec l'une de ses proies habituelles, mais il se rend vite compte de son erreur et recrache souvent le membre arraché. Bon, vous me direz, le nageur en question, ça lui fait une belle jambe que le requin la recrache...

9. La méduse

Toutes les méduses ne sont pas dangereuses pour l'homme. La plupart sont juste urticantes, comme celles que l'on rencontre sous nos latitudes. Mais certaines, dans les eaux tropicales (essentiellement en Australie et dans les Philippines), ont un poison très puissant, voire mortel pour l'Homme. Elles provoqueraient plus de 100 morts par an.

8. L'hippopotame

hippopotame.jpgVoici un animal qu'on ne s'attendait pas trouver dans cette liste. On a l'habitude de voir cet animal tranquillement plongé dans l'eau, la tête dépassant à peine. Une sorte de grosse vache marine, herbivore d'ailleurs. Sauf que c'est une vache marine avec une gueule impressionnante. Vous avez sûrement déjà vu un hippopotame en train de bailler (voir photo). Ses canines font 50cm de long. La taille d'un TV moyenne. De quoi bien se défendre contre les prédateurs. Mais comme la meilleure défense est l'attaque, l'hippopotame, une fois sur la terre ferme, est capable de charger à 45km/h, soit beaucoup plus vite qu'un homme... Il tuerait ainsi plus de 200 personnes par an.

7. Le lion

Ah, enfin. Le roi de la jungle. Lui, c'est un prédateur, un vrai. La puissance incarnée. Mais l'homme ne fait pas vraiment parti de ses proies habituelles. Comme tous les animaux, il a appris à s'en méfier. Mais il arrive de plus en plus fréquemment qu'il s'y attaque tout de même. La principale raison invoquée est la raréfaction de leurs proies. Aussi attaquent-ils ce qu'ils trouvent, et on trouve des hommes un peu partout... Il arrive également que des lions chassent l'homme à cause d'une particularité physique qui les empêchent de s'attaquer à leurs proies naturelles. Par exemple, en 2006, un lion soupçonné d'avoir tué une trentaine de personnes avait un problème de dents... Il existe également de rares cas où des lions aiment à chasser l'homme. Probablement parce qu'ils en apprécient le goût, contrairement aux requins. Plus de 250 personnes trouveraient la mort tous les ans à cause des lions.

6. L'abeille

Voilà, les insectes entrent en scène. En soi, l'abeille n'est pas vraiment capable de tuer un être humain. Sa piqûre est désagréable mais pas mortelle. Malheureusement certaines personnes sont particulièrement sensibles à leur venin, et peuvent en mourir. Ce serait le cas de plus de 400 personnes par an.

5. L'éléphant

elephant-charge.jpgBon, je n'ai pas grand chose à dire sur l'éléphant. Vous le savez, c'est le plus gros mammifère terrestre. Imaginez un éléphant (ou un troupeau entier) en train de vous charger. Vous n'avez aucune chance d'en réchapper. Vous pouvez toujours le charger à votre tour, mais à la dégonfle, l'homme est toujours perdant. Tous les ans, plus de 600 personnes en feraient la mortelle expérience.

4. Le crocodile

Vous aviez probablement pensé à lui quand je vous ai demandé de faire votre propre liste. Le crocodile mangeur d'hommes, ça, ce n'est pas un mythe. Si vous être en Afrique ou en Asie du Sud-Est, mieux vaut éviter de vous baigner dans une eau où ce reptile règne en maître depuis 200 millions d'années. Il est cependant possible d'échapper à une attaque de crocodile, si vous êtes capables de lui fermer la mâchoire. Il a en effet beaucoup de force pour la fermer, mais très peu pour l'ouvrir. Sur terre ferme, vous pouvez toujours monter dans un arbre, mais c'est risqué. Il est très patient : en 2007, un australien a passé une semaine perché dans un arbre pour échapper à un crocodile. Plus de 2000 personnes trouveraient la mort tous les ans.

3. Le scorpion

Le venin de la plupart des scorpions n'est pas létal pour un homme adulte en bonne santé. Mais les enfants et les personnes âgées sont plus exposées. Certaines personnes peuvent également être allergiques à son venin. Mais contre certaines espèces particulièrement toxiques, vous mourrez de toute façon. Comme le dit si bien Indiana Jones "plus ils sont petits, plus ils sont dangereux". Plus de 5000 personnes dans le monde trouveraient la mort tous les ans à cause du scorpion.

2. Le serpent

Bon, vous connaissez. C'est à peu près le même schéma que le scorpion. Une histoire de venin, pas toujours létal. Mais en général se faire piquer mordre par un serpent ce n'est pas un bon signe, comme pourraient l'attester plus de 100 000 victimes par an.

1. Le moustique

moustique.jpgAlors là, surprise. Le moustique est l'ennemi public numéro 1 ! En réalité, il n'est pas dangereux en soi. Ni canines imposantes, ni venin toxique. Mais cette buveuse de sang (seule la femelle s'en nourrit) nous inocule toute sorte de maladies plus ou moins dangereuses. La première d'entre elles, le paludisme, est la première cause de mortalité humaine. Récemment en France, le moustique a fait parler de lui à cause du chikungunya. Plus de 2 millions de personnes meurent chaque année à cause des maladies transmises par le moustique. Le paludisme tue une personne toutes les 30 secondes.

 

 

NB : je n'ai pas pu trouver de source sûre à 100% pour ces chiffres, mais le classement me parait très probable. Notez qu'aucun mammifère n'occupe le podium, férocement tenu par de vilains insectes et reptiles. Heureusement, ceux-ci se rattrapent en étant souvent source de substances utilisées en médecine pour sauver nombre de vies.

 

 

Source : Encyclo123.com

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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 22:02

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qui a déjà vu un Bec-en-sabot, cette créature hors du commun, un oiseau massif à l'allure préhistorique et qu'on trouve seulement dans certaines contrées reculées d'Afrique ?

 


Qui a déjà vu un Bec-en-sabot, cette créature hors du commun, un oiseau massif à l'allure préhistorique et qu'on trouve seulement dans certaines contrées reculées d'Afrique ?


Geneviève Renson, photographe naturaliste, l'a rencontré par hasard lors d'un reportage en République centrafricaine en 1978 et a depuis multiplié les expéditions au coeur des marais à papyrus, de la Zambie au Botswana, pour en savoir plus sur cette espèce en péril.


Son livre "Sur les traces du roi des marais" apporte un témoignage unique sur ce grand échassier (1,20 m) à la démarche altière et au bec impressionnant, en même temps qu'un passionnant récit de voyage.


"J'ai passé dix ans dans les marais et dix ans à la recherche d'une maison d'édition pour mon livre : s'il avait été question de grands singes ou d'éléphants, ça aurait marché tout de suite", déclare-t-elle à l'AFP.


L'image un peu effrayante de cet étrange animal, également dénommé Roi-à-tête-de-baleine (Balaeniceps rex), a fait reculer plus d'un éditeur.


Un "oiseau gros comme un chameau", racontaient les premiers voyageurs occidentaux à l'avoir rencontré dans les marais du sud Soudan au XIXème siècle.


Toutes ailes déployées pour prendre son envol, la bête d'une envergure de 2,50 mètres, ressemble à un ptérodactyle, ce reptile volant du jurassique.


"Moi je le trouve magnifique", déclare Geneviève Renson, avant de nuancer: "il est particulier, il est très attachant".


"La première fois que j'en ai vu un, j'ai tout de suite su que c'était quelque chose d'unique, une rencontre exceptionnelle", indique cette passionnée.


Cette première rencontre lui a cependant valu un bon coup de bec qui lui a laissé au bras un énorme hématome: "des pêcheurs lui avaient ficelé le bec avec des morceaux de chambre à air. Je l'ai libéré", explique-t-elle.


Mais à une autre occasion, en Zambie, le courant est passé entre la jeune femme et la bête. L'oiseau qu'elle avait recueilli était mal en point, avec une plaie à l'aile et refusait de s'alimenter: "je lui ai ouvert le bec et lui ai enfoncé dans le gosier des poissons frais en y mêlant mes propres antibiotiques : il s'est laissé faire", explique-t-elle.


"Je l'ai soigné, j'ai vu un gros ver blanc sortir de la plaie. Après, je suis resté en contact avec lui pendant près d'un mois. C'était séduisant, il venait vers moi quand j'avais du poisson", raconte-t-elle.


Pour s'approcher des nids de ce rarissime animal, l'exploratrice a du ruser, pataugeant dans les marais, courbée en deux "comme une petite vieille" avec son matériel photo sur le dos, progressant tant bien que mal sur des tapis de végétation flottante, la tête recouverte d'herbes pour ne pas se faire repérer, essayant de ne pas trop penser aux crocodiles ni aux serpents.


"Je m'étais installée sur un îlot de 10 m2 né d'une termitière sur lequel je suis restée six mois", précise-t-elle.


Ce qui lui a permis de rentrer dans l'intimité de ce drôle de bipède : "j'ai été la première à observer un accouplement, la première à assister à une éclosion et à en ramener des photos", se réjouit-elle.


Mais ce roi des marais est désormais menacé par la destruction de son habitat naturel sous la pression démographique humaine et le réchauffement climatique.


La population globale du Bec-en-sabot a chuté de moitié depuis une quinzaine d'années à quelque 5.000 ou 8.000 individus aujourd'hui, selon les dernières estimations.


Il figure sur la liste rouge des espèces menacées de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

 


Source : ("Sur les traces du roi des marais", Geneviève Renson, Editions Kubik, format 23x31 cm, 34,90 euros).

 

 

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Le Bec-en-sabot du Nil (Balaeniceps rex) ou Abu-Markub (père du soulier) pour les Arabes du Soudan, est une espèce d'oiseau massif. C'est la seule espèce du genre Balaeniceps et de la famille Balaenicipitidae. Ainsi nommé à cause de son bec qui est aussi gros, voire plus gros que sa tête, cet oiseau aux allures préhistoriques est un échassier au même titre que la cigogne ou le héron. Il est actuellement menacé par la destruction de son habitat naturel.

 

Mensurations

Le Bec-en-sabot est un grand échassier (100 à 120 cm) à longues pattes sombres et au bec énorme. Son envergure peut atteindre 2,30 m. Il pèse de 4 à 7 kg. Il n'y a pas de réel dimorphisme sexuel chez cette espèce : le mâle est juste un peu plus gros que la femelle et a un bec plus long. De même, il n'y a guère de différence entre le plumage nuptial et le plumage habituel.

 

 

Source : Wikipedia [Fr] (plus d'info)

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 21:59

Le passage d’un okapi devant une caméra de surveillance installée dans le Parc national des Virungas, au Congo, permit qu’on puisse capter l’image de cet animal en liberté. L’okapi affiche des rayures comme le zèbre sur une partie de son corps. Sa langue noire, sa tête et ses longues jambes lui attribuent une ressemblance avec la girafe.

Rare et timide, cet animal laisse parfois derrière lui quelques signes de son passage mais se réfugie à l’abri des regards dans les forêts congolaises. Ces photographies, qualifiées d’historiques, constituent une preuve de la survie de l’okapi dans une région où se déroulèrent des combats durant une décennie, laissant croire à une disparition possible de cette espèce.





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les photographies prises de l’okapi permettent de bien identifier l’animal. Les responsables affirment pouvoir reconnaître trois spécimens distincts sur ces images. Des observateurs relevaient parfois des traces de la présence de ces bêtes en cette région d’Afrique mais la fréquentation de cette zone de conflits armés devenait périlleuse.

Des travaux ultérieurs permettront en premier lieu d’évaluer la population des okapis et de situer leur emplacement à l’intérieur du parc et hors de ces lieux protégés. Outre les okapis, les gorilles des montagne et les éléphants, de savane en très petit nombre, figurent parmi les espèces menacées.

La période de guerre 1998-2003, le prélèvement de bêtes malgré l’interdiction de la loi et la corruption alliée à une mauvaise gestion de cette réserve réduisirent le nombre d’animaux en liberté dans ce parc. Certains craignent également l’existence d’un marché local pour l’écoulement de la viande de brousse.

De violents combats se poursuivent encore sur ces terres dont la vocation première demeure la sauvegarde d’animaux en liberté. Ces photographies d’okapis ayant survécu aux luttes fratricides témoignent de la capacité des animaux de survivre à la folie des hommes.



Sources :
Cnn.com, Monuc.org

 

 

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L’okapi (Okapia johnstoni) est une espèce de mammifère ruminant de la même famille que la girafe, venant des forêts équatoriales de l'Afrique centrale. Bien que connu par les Pygmées, il est « découvert » en 1901 par Sir Harry Johnston à qui il doit son nom. C’est l’un des derniers grands mammifères à être observé scientifiquement sur la planète. Cet animal dont l’allure étrange rappelle à la fois celle du zèbre et de la girafe vit exclusivement dans une petite région de la République démocratique du Congo, la forêt tropicale de l’Ituri, où une réserve lui est spécialement dédiée.

 

Son nom vernaculaire en lingala est "mondonga".

 

Description

L’okapi mesure environ 1,80 m au garrot et pèse au maximum 300 kg. Sa morphologie est relativement proche de celle de la girafe : son corps est court et massif, ses pattes arrières plus courtes que les antérieures (ce qui lui donne l'allure qu’il a sa croupe plus basse que ses épaules) et il possède une colonne vertébrale sur un axe oblique. Toutefois son cou est moins long et plus épais que celui de la girafe. Le mâle porte des ossicônes, sortes de petites cornes osseuses recouvertes de peau qui se développent entre 1 et 5 ans. Ses oreilles sont larges et particulièrement mobiles. Sa langue préhensile est noire et mesure entre 30 et 50 cm de long : avec elle, il peut saisir sa nourriture mais aussi nettoyer toutes les parties de son corps, y compris ses oreilles.

 

Son pelage court est d’un brun chocolat sur le corps avec des zébrures noires et blanches sur les pattes et l’arrière train. La tête est marquée d’une tache blanche au niveau de la joue.


Comme la girafe, l’okapi va l’amble.

 

 

Source : Wikipedia [Fr]

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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 14:02

L'axolotl est une salamandre originaire du Mexique appartenant à la famille des amphibiens urodèles, vertébrés munis d'une capacité régénératrice.

 

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L’axolotl tient dans le creux d’une main et vit dans l’eau douce. Cette petite salamandre mexicaine possède la fantastique capacité de régénérer la plupart de ses organes endommagés ou amputés : pattes, doigts, cristallin de l’oeil jusqu’au lobe olfactif de son cerveau.

 

Il fait partie des animaux ayant la capacité de passer toute leur vie à l'état larvaire sans jamais se métamorphoser en adulte (on parle de néoténie), et donc de se reproduire à l'état larvaire (pédogenèse). Il est de ce fait très étudié en biologie animale. Pendant longtemps, on l'a confondu avec Ambystoma tigrinum (ou salamandre tigrée) dont on pensait qu'il s'agissait de la forme adulte.

 

La salamandre tigrée n'est qu'occasionnellement néoténique, alors que l'axolotl l'est généralement dans la nature.

 

 

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Régénération : la piste de l’axolotl

 


Une équipe de recherche de l’Université de Montréal vient d’élucider une partie du mystère qui permet à ce petit animal aquatique de faire repousser ses tissus et membres. Il s’agit d’un gène, le TGF ß1, qui pilote la voie de signalisation cellulaire de la régénération. «C’est le principal acteur exprimé lors de la régénération. Il s’agit d’une bonne piste pour comprendre comment cela fonctionne, et dans un futur lointain, pouvoir contrôler la régénération», avance Mathieu Lévesque, doctorant en biochimie.

Actif lors de la première phase de la régénération chez axolotl, l’importance du TGF ß1 – de la famille des TGF : «transforming growth factor-beta» - vient d’être démontrée dans un récent article publié sur le site de PloS ONE. Également présent chez l’homme, ce gène possède un rôle plus limité chez les mammifères comparativement aux animaux à sang froid, tel axolotl. Il s’avère utile lors de la fermeture et la cicatrisation des plaies.

 

 

Le mystère de la régénération

Lors de cette expérience, les chercheurs ont bloqué, au moyen d’un inhibiteur pharmacologique, la signalisation cellulaire permettant la régénération. Comme cet amphibien possède une peau perméable et respire en partie à travers elle, l’ingestion de cette mixture a permis d’empêcher la régénération de la patte amputée en bloquant l’expression de ce gène.

Chez l’axolotl, la régénération s’opère en deux phases, la préparation – guérison et migration de cellules qui vont se redifférencier — puis le développement qui s’apparente au développement embryonnaire avec reconstruction des organes. Sauf qu’il ne s’agit pas là de cellules souches. « Après la constitution du blastème de régénération, une sorte de bourgeon de cellules, les cellules agglomérées vont se redifférencier: les doigts se forment, la main grandit, la patte reprend son patron », explique Mathieu Lévesque.

Le processus de régénération, présent chez l’axolotl, se retrouve aussi chez le têtard capable de régénérer sa patte ou encore le poisson-zèbre, le bout de sa nageoire ou l’apex de son cœur. Un mystère qui semble familier à de nombreux invertébrés capables même de recréer des individus entiers par « morpholaxisme », telles l’étoile de mer et l’hydre. Difficile alors de ne pas être fasciné – et même un peu jaloux — par les ressources surprenantes de la nature à renaître sous l’adversité !

 

Axolotl (Ambystoma mexicanum)

 

Sources :

Sciencepresse.qc.ca

Wikipedia (fr)

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