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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 09:45

Le siège d'Alésia est une bataille décisive de la guerre des Gaules qui voit la défaite d'une coalition de peuples gaulois menée par Vercingétorix face à l'armée romaine de Jules César en 52 av. J.-C..

 

Désireux d’accroître son propre prestige et saisissant l'occasion d'étendre le territoire de la République romaine, Jules César intervient dans les affaires gauloises en 58 av. J.-C. et contrôle rapidement une grande partie de la Gaule. Cette domination irrite les Gaulois qui se révoltent à plusieurs reprises et, en 52 av. J.-C., le chef arverne Vercingétorix rassemble de nombreux peuples du centre de la Gaule. Il parvient à repousser les assauts romains au siège de Gergovie mais c'est à l'été, encerclé dans l'oppidum d'Alésia que le débat historique situe dans la ville actuelle d'Alise-Sainte-Reine en Côte d'Or.

 

César entreprend immédiatement d’ériger un double réseau de fortifications autour de la colline, pour repousser une éventuelle armée de secours ou une tentative de sortie des assiégés. Longues d'une trentaine de kilomètres, ces défenses sont composées d'une série de remblais, de fossés, de palissades et de tours et témoignent des compétences du génie romain. Les forces en présence sont mal connues, mais les historiens estiment que les Gaulois disposent d'une confortable supériorité numérique sur les Romains. Vers août-septembre, les encerclés et l'armée de secours tentent de rompre l'encerclement mais les Romains parviennent à tenir leurs positions et à repousser les assaillants qui se dispersent en désordre. Démoralisés et craignant la famine, les Gaulois décident de se rendre peu après cet affrontement.

 

La défaite d'Alésia marque la fin de toute résistance organisée à la domination romaine en Gaule. Auréolé de son succès, César est accueilli en héros à Rome, mais les tensions politiques provoquées par son ascension débouchent sur une guerre civile. De son côté, Vercingétorix a probablement été exécuté après le triomphe de son vainqueur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vercingétorix jette ses armes aux pieds de César
(tableau de Lionel Royer, 1899)

Source : Wikipedia

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 12:40

Le mur d'Hadrien (latin : Vallum Aelium) est une fortification en pierre et en tourbe construite à partir de 122 après J.-C. par les Romains sur toute la largeur de l'Angleterre pour protéger le sud de l'île des attaques des tribus calédoniennes de l'actuelle Écosse. Le nom est également parfois employé pour désigner la frontière entre l'Écosse et l'Angleterre, même si la frontière actuelle ne le suit pas.

 

Le mur a marqué le nord de l'Empire romain en Grande-Bretagne pendant très longtemps. En plus de son utilisation comme fortification militaire et comme marque de puissance politique, on pense que les portes du mur auraient également servi de postes de contrôle pour la perception de taxes sur les produits importés. Ce limes breton fortifié est en effet plus symbolique qu'efficace.

 

Une importante partie du mur existe toujours, en particulier dans la partie centrale, et le mur est encore praticable à pied sans danger. C'est aujourd'hui l'attraction touristique la plus populaire du nord de l'Angleterre. En 1987, l'UNESCO l'a inscrit au patrimoine historique mondial.

 

Avec ses 4,5 mètres de hauteur et ses 2,7 mètres de largeur, le mur d'Hadrien s'étend sur 117 kilomètres, du fleuve Tyne à l'est jusqu'au Solway Firth à l'ouest. Il longe au sud la frontière actuelle entre l'Angleterre et l'Écosse et en est le plus proche à son extrémité occidentale. Il s'agit de l'un des derniers vestiges de la présence romaine dans cette région.

 

Hadrian-s_Wall_west_of_Housesteads_3.jpg

Section du mur d'Hadrien près de Housesteads.


Le mur d’Antonin est une muraille que l'empereur Antonin le Pieux fit construire vers 140 en Bretagne (Grande-Bretagne) par Quintus Lollius Urbicus entre le Firth of Forth et la Clyde (Écosse) et qui « doublait » au Nord la fortification (mur d'Hadrien) déjà édifiée par son père adoptif Hadrien. Il fut submergé par les invasions barbare pictes (écossaises) à la fin du IIe siècle. Aujourd'hui, ce mur couvert d'herbe est ce qui reste d'une ligne défensive faite de tourbe d'environ 7 mètres de haut et comptant 19 forts s'étend sur 60 km.

Hadrians_Wall_map-fr.svg.png


Sources : Wikipedia - Mur d'Hadrien
Wikipedia - Mur d'Antonin

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 01:34

L'Opération Aphrodite était le nom de code d'une mission de l'USAAF pendant la Seconde Guerre mondiale. L'USAAF avait préparé cette opération comme méthode expérimentale pour détruire les équipements de production et de lancement des V-1 en se débarrassant des bombardiers B-17 qui étaient très endommagés.

Le plan réclamait des B-17 en fin de vie qui devaient être entièrement chargés d'explosifs puis conduits sur leurs cibles comme les bases des U-boots ou les sites des V-1 par télécommande depuis un avion volant proche de lui.

 

 

1280px-B-24J-55-CO.jpg

 

 

Le système de téléguidage

Pour faciliter la commande de ce qui était essentiellement un missile téléguidé très lent, deux caméras de télévision furent installées dans l'habitacle des B-17, fournissant ainsi une vue des instruments de contrôle et du sol. Cette vue devait ensuite être transmise aux avions d'accompagnement, nommés CQ-17.

Cette télécommande ne permettait pas de faire décoller les B-17 depuis les CQ-17, ainsi chaque avion décollait grâce à une équipe de volontaires (un pilote et un ingénieur de vol), qui devaient l'amener à une altitude de 2 000 ft.(600 m), et passaient ensuite le relais aux opérateurs à distance. Juste avant d'atteindre la mer du Nord, les deux hommes d'équipages devaient amorcer le Torpex (la charge explosive) et ensuite évacuer l'avion, dont la verrière avait été enlevée afin d'accélérer leur évacuation. Le CQ-17 prendrait les commandes du bombardier jusqu'à ce qu'il soit sur sa cible.

 

 

Missions

Quand le programme d'entraînement fut complet, le 562nd escadron reçut dix 'drones' et quatre 'CQ-17'. La première mission fut lancée le 4 août contre un site de lancement de V-1 dans le Pas-de-Calais. Les CQ-17 perdirent le contrôle d'un B-17 peu après l'évacuation de son équipage et qui s'écrasa près d'Orford dans le Suffolk, créant un énorme cratère et détruisant plus de 8 000 m² de campagne aux alentours du crash. La caméra du nez du second B-17 fut obstruée peu avant son arrivée sur cible et la manqua de quelques centaines de mètres. Dans la phase suivante de la mission, un B-17 fut abattu par la flak et un autre manqua sa cible de 400 m.

 

 

Mission ratées

Au cours de la deuxième mission, deux jours après la première, l'opération Aphrodite prit une dangereuse tournure. Après que les équipages aient pu abandonner leurs "missiles" sans problèmes, un des B-17 fut perdu et tomba dans la mer, un autre fut touché et commença à faire demi-tour, se dirigeant dangereusement vers la ville de Ipswich, heureusement, il s'écrasa en mer sans faire de victime.

 

 

Dysfonctionnement du système de guidage

Après l'échec des premières missions dues aux dysfonctionnement du système de contrôle, Doolittle décida de mener une enquête. La plupart de ses collaborateurs lui suggérèrent de changer ce système. Quand ces changements furent réalisés, Doolittle relança Aphrodite, et ce en direction de Heligoland. Durant ce raid, le parachute du pilote ne s'ouvrit pas et de plus, ce B-17 n'atteignit pas sa cible, abattu probablement par la flak. La mission suivante fut à destination de Heide, et fut encore émaillée de problèmes liés aux dysfonctionnements du système de guidage : trois B-17 n'atteignirent pas leur cible, mais le quatrième avion s'écrasa suffisamment près de sa cible pour lui infliger des dommages significatifs.

Le BQ-7 est souvent accusé d'avoir causé la mort de Joseph Patrick Kennedy Jr. (le frère aîné de John Fitzgerald Kennedy). Il pilotait en fait un avion similaire, un B-24 Liberator, et non un B-17. Ces B-24 faisaient partie d'une mission équivalente à Aphrodite, nommée Anvil (enclume) et portaient le code BQ-8, mais elle ne fut jamais utilisée en combat car, au cours de leur première mission, le Torpex d'un des B-24 explosa, et l'équipage entier fut tué.

 

 

Conclusions

Les avions de l'opération Aphrodite furent donc employés dans un nombre très restreint d'occasions, le premier des quatorze raids eut lieu le 4 août 1944. Plusieurs cibles ont été visées, comme Helgoland, Heide et Hemmingstedt, mais les B-17 ont à plusieurs reprises manqué leurs cibles à cause de problèmes de mécanique, de visibilité ou encore d'imperfections dans le système de télécommande.

Ainsi, ce plan s'est retrouvé inefficace contre les objectifs difficiles à atteindre et très résistants qui lui furent initialement assignés par l'USAAF, qui fut donc contraint de changer pour des cibles plus conventionnelles comme des usines. Deux missions supplémentaires furent lancées, mais toutes les deux furent aussi des échecs, dus au mauvais temps ou encore aux systèmes de commandes. De plus, le seul avion qui toucha directement sa cible n'explosa pas et fournit alors aux allemands un système de guidage complet.

À l'issue de la dernière mission, le Strategic Air Forces décida que l'idée de ces missiles guidés était inappropriée et stoppèrent l'opération car au final, un seul B-17 avait entraîné des dommages. À ces déboires s'ajoutait la perte de deux membres d'équipage. L'échec du programme a été attribué à un manque de technologies disponibles et au fait que le réarrangement des masses de l'avion entraînait des comportements de vol différents de ceux originaux.

Source :  Opération Aphrodite - Wikipedia (Fr)

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 17:27

Le Surcouf est un croiseur sous-marin français ayant servi pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est coulé par accident ou par méprise dans la nuit du 18 au 19 février 1942 dans la mer des Antilles. C'était, en tonnage, le plus grand sous-marin militaire du monde de son époque.

 

Surcouf (sous-marin) Français

 

Surcouf-FRANCE.jpg

 

 

La conception

Le traité de Washington de 1922 a instauré des limites strictes pour les déplacements et les calibres d'artillerie des bâtiments de ligne et des croiseurs. Mais aucun accord n'a été trouvé pour les bâtiments légers (torpilleurs, contre-torpilleurs, frégates ou destroyers) ni pour les sous-marins. Aussi, pour assurer sa sécurité et celle de son empire, la France a entrepris la construction d'une importante flotte sous-marine (79 unités en 1939). Le Surcouf devait être le premier d'une série de trois croiseurs sous-marins mais il n'en a été que l'unique exemplaire.

 

Ses missions sont :

  • assurer le contact avec les colonies ;
  • chercher et détruire les flottes ennemies en collaboration avec les escadres ;
  • mener une guerre de course contre les convois ennemis.

 

 

Le Surcouf était armé d'une tourelle double de 203 mm, calibre identique à celui de l'artillerie d'un croiseur lourd (c'est pourquoi il a été appelé « croiseur sous-marin »), approvisionnée à 600 coups. Pour le réglage de ses tirs et l'observation, le Surcouf embarquait un hydravion Marcel Besson (MB 411) rangé dans un hangar étanche formant la partie arrière du kiosque. Son armement antiaérien était constitué par 2 canons de 37 mm. Il était équipé de 12 tubes lance-torpilles (8 de 550 mm et 4 de 400 mm) avec 12 torpilles de réserve.

 

Il transportait également un canot à moteur de 5 mètres pour arraisonner les navires et disposait d'un poste d'équipage pouvant loger 40 passagers ou prisonniers.

 

Sa profondeur maximale de sécurité était de 80 mètres, mais il pouvait atteindre 110 mètres sans déformation notable de sa coque épaisse, sa profondeur de flambement étant de 178 mètres. Sa profondeur d'écrasement était calculée pour 491 mètres.

 

Son premier commandant fut le capitaine de frégate Raymond de Belot. Il servit dans les Forces navales françaises libres, après avoir été modernisé à l'arsenal de Portsmouth (États-Unis). Mais hélas il ne fut pas équipé de radar.

 

Bâtiment exceptionnel pour son époque, le Surcouf a rencontré de nombreux problèmes de mise au point, notamment d'étanchéité de sa tourelle d'artillerie, et de stabilité. Il a été contraint à une refonte à Brest en 1936/1937.

 

Le Surcouf souffrait de plusieurs handicaps dans l'utilisation de son artillerie de 203 mm.

 

  • Compte tenu de la hauteur de commandement du télémètre (c'est-à-dire sa hauteur au-dessus de l'eau), la portée pratique de tir est de 12 000 mètres avec le télémètre ou de 16 000 mètres avec l'observation avec le périscope de secours. Nettement en deçà des possibilités des canons qui portent à 26 000 mètres.
  • La durée écoulée entre l'ordre d'émersion et le premier coup est de 3 minutes 35 secondes. Cette durée peut être plus longue car si le navire doit tirer plein travers, il lui faut attendre d'être en surface avant de pouvoir orienter sa tourelle,
  • Il a l'obligation de tirer au passage, c'est-à-dire quand le navire passe à l'horizontale lors des mouvements de tangage et de roulis,
  • Il lui est impossible de pointer latéralement la tourelle si le roulis dépasse 8°.
  • Le Surcouf n'est pas équipé pour tirer de nuit et ne peut donc observer seul les résultats de son tir.
  • La disposition des soutes, des monte-charges et de la chambre de tir ne permettait pas un approvisionnement en continu des gargousses et obus mais on devait attendre que les 14 salves en parc dans la tourelle aient été tirées pour réapprovisionner.

 

 

Pour remplacer son hydravion dont la mise en œuvre était très contraignante et l'emploi limité, des essais du gyroplane ont été réalisés à bord du Surcouf en 1938.

 

 

Surcouf (sous-marin)

 

Surcouf dechargement

Déchargement sur le SURCOUF. Ici l'on débarque l'hydravion qui équipe le submersible.

 

 

Source : Surcouf (sous-marin) - Wikipedia [Fr]

 

Voir aussi :

Le Yamato, le plus grand Cuirassé de tous les temps (navire)

Le dirigeable Zeppelin LZ 129 Hindenburg - La catastrophe de l’Hindenburg

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 14:29

Stanislav Ievgrafovitch Petrov (en russe : Станислав Евграфович Петров), né en 1939, est un officier en retraite de la Voyska PVO, la force de défense anti-aérienne de l'Armée soviétique.

 

Lors d'une alerte déclenchée par les satellites de surveillance soviétiques en septembre 1983, il aurait, comme il l'a rapporté, pris la décision d'informer sa hiérarchie qu'il pouvait s'agir d'une fausse alerte, et non d'un tir de missiles contre l'Union soviétique comme l'indiquait le système informatique d'alerte anti-missiles. Cette crise intervint à un moment d'extrême tension entre l'URSS et les États-Unis, et aurait donc pu déclencher une riposte soviétique.

 

Stanislav-Petrov.jpg

 

L'incident de septembre 1983

Dans la nuit du 25 au 26 septembre 1983, Stanislav Petrov était l'officier de garde sur la base d'alerte stratégique de Serpoukhov-15, située dans le village de Kourilovo, dans l'oblast de Kalouga à une centaine de kilomètres au sud de Moscou. Cette base était chargée de recueillir les informations des satellites soviétiques surveillant d'éventuels tirs de missiles nucléaires contre l'URSS. A minuit quinze, heure de Moscou, le système informatique d'alerte anti-missiles Krokus du SPRN (Sistemi Predouprejdienia o Raketnom Napadienii, système d'alerte en cas d'attaque par missile) indiqua un, puis quatre nouveaux tirs de missiles balistiques intercontinentaux Minuteman III en provenance de la Malmstrom Air Force Base, aux États-Unis. Ces tirs avaient été détectés par le satellite de surveillance Cosmos 1382, de type Oko.

 

Petrov ne disposa que de quelques instants pour analyser la situation. Devant le faible nombre de missiles détectés, il indiqua à ses supérieurs qu'il s'agissait selon lui d'une fausse alerte. Son avis fut suivi et permit ainsi d'éviter une riposte soviétique qui aurait pu être le point de commencement d'un conflit nucléaire ouvert.

 

Par la suite, un diagnostic des systèmes soviétiques mit en cause le logiciel embarqué par les satellites qui avait fait une interprétation erronée d'un réfléchissement des rayons du Soleil sur les nuages, confondu avec le dégagement d'énergie au décollage de missiles.

 

Petrov soutient que les enquêteurs qui analysèrent la fausse alerte cherchèrent à faire de lui un bouc émissaire du dysfonctionnement du système ; mais il semble que les conséquences sur sa carrière ne furent finalement ni positives ni négatives. Selon Peter Pry, un ancien analyste à la CIA, cette alerte survint dans un contexte extrêmement tendu dans les relations entre les États-Unis et l'URSS, car Andropov était alors obsédé par la crainte d'une attaque surprise déclenchée par l'Occident, ayant en outre mis sur pied l'opération d'espionnage RYAN5.

 

Pour des raisons de secrets militaire et politique, l'incident ne fut rendu public qu'en 1998.

 

 

Les suites

Stanislav Petrov quitta son poste peu après l'incident en raison du stress provoqué par cette alerte et de l'enquête qui la suivit. Le 21 mai 2004, puis le 19 janvier 2006, il fut distingué pour ses actions par l'Association of World Citizens.

 

Source : Wikipédia [Fr]

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 11:47

Le dirigeable Zeppelin LZ 129 Hindenburg était un aéronef allemand ; il s'agit du plus grand jamais construit. Son vol inaugural est effectué en 1936. Après 14 mois de service actif affecté au transport commercial de passagers, il est détruit par un incendie, le 6 mai 1937, lors de son atterrissage à Lakehurst.

 


Caractéristique du LZ129

-Equipage : 30 à 61 personnes
-Capacité : 30 à 72 passagers et environ 15 tonnes de fret
-Autonomie : 16.000 kilomètres
-Longueur : 246,7 mètres (ce qui équivaut à peu près à la longueur du Titanic ou à celle de 3 B-747)

LZ-129-Hindenburg.jpg

-Diamètre : 41 mètres
-Propulsion : 4 Daimler-Benz de 16 cylindre développant près de 900 Kw chacun et actionnant 4 hélices en bois d’un diamètre de 7 mètres.

-Altitude de croisière 300 m.
-Vitesse maximale : 135 kilomètres par heure.
-16 cellules contenant en tout 216.000 mètres cubes d’hydrogène permettant de soulever un poids brut de 236 tonnes, ce qui laissait une marge d’environ 20 tonnes.

 

 

hind11hf3.jpg

 

 

Dihydrogène ou hélium ?

Le projet initial prévoyait d'utiliser de l'hélium, gaz ininflammable, pour assurer la sustentation. À cette époque, c'était un gaz cher car il provenait de sources naturelles aux États-Unis ; le dihydrogène, par contre, pouvait être produit facilement dans un pays industrialisé et son potentiel de sustentation est légèrement plus élevé. Les dirigeables américains, à l'hélium, devaient économiser leur gaz alors que le dihydrogène pouvait être évacué : les manœuvres de descente s'en trouvaient facilitées. Les Allemands avaient conçu leur projet avec de l'hélium, mais les États-Unis appliquaient un embargo sur l'exportation du gaz. En 1930, les États-Unis laissaient espérer un accord de livraison aux Allemands mais l'arrivée des nazis au pouvoir puis la volonté américaine de protéger de cette concurrence American Airlines qui développait sa flottille de Douglas DC-3 font persister cet embargo. Ils furent obligés de modifier leur projet et d'utiliser du dihydrogène. Le dihydrogène est évidemment dangereux mais il n'existe pas d'autre gaz pouvant être produit en quantité et assurant la sustentation nécessaire ; par ailleurs les Allemands avaient fait voler des dirigeables au dihydrogène sans aucun accident pendant des années et ils pensaient maîtriser son utilisation. De plus, à volume égal, l'utilisation du dihydrogène permettait d'emporter plus de passagers.

 

Le cinéaste Veit Harlan rapporte à ce sujet des propos d’Hitler tenus en aparté : « Jamais je ne monterai dans cet engin. C’est un cercueil volant ! Je ne traverserai l’océan que le jour où les avions seront capables de le faire. Ce cigare géant est rempli de gaz parce que les Américains ne veulent pas nous vendre de l'hélium. Tôt ou tard, il explosera. […] C’est pour cette raison-là que ce zeppelin n’a pas été baptisé Adolf Hitler comme il avait été prévu tout d’abord ».

 

 

Bilan

Entre sa mise en service le 4 mars 1936 et l'accident qui le détruisit le 6 mai 1937 le LZ 129 "Hindenburg" a parcouru environ 337 000 km en 63 voyages.

 

Le plus long trajet a été effectué entre Francfort et Rio de Janeiro du 21 au 25 octobre 1936. Le trajet, 11 278 km a été effectué en 111,41 h à une vitesse moyenne de 101,8 km/h. Le trajet le plus rapide effectué entre Lakehurst et Francfort les 10 et 11 août 1936 a permis de parcourir 6 732 km en 43,02 h soit une moyenne de 157 km/h grâce à des vents particulièrement favorables.

 

 

L'accident de Lakehurst

Le 6 mai 1937 le dirigeable atterrit à Lakehurst, dans le New Jersey, après une traversée commerciale de la compagnie DZR. Le voyage s'est déroulé sans incident particulier mais l'atterrissage est retardé par un orage. 200 manœuvres (marins et ouvriers) s'apprêtent à l'amarrer. Un incendie éclate à la poupe du dirigeable, rapidement alimenté par le dihydrogène. Le dirigeable perd son stabilisateur horizontal et s'écrase au sol en 34 secondes. Les flammes sont attisées par le carburant diesel des moteurs. Il y avait 97 personnes à bord (61 membres d'équipe et 36 passagers). L'accident fit 35 morts (21 membres d'équipage, 1 membre du personnel au sol et 13 passagers). C'est le premier accident mortel d'un dirigeable civil depuis la Première Guerre mondiale.

 

1280px-Hindenburg_burning.jpg

Début de l'incendie du Hindenburg - (Cliquer sur l'image pour agrandir)

 

 

Les dépouilles mortelles de l'équipage et de quelques passagers sont rapatriées le 21 mai jusqu'à Cuxhaven où une cérémonie officielle est organisée. Les cercueils sont ensuite acheminés par train spécial vers les lieux de résidence respectifs. À Friedrichshafen, une cérémonie a lieu le 23 mai pour l'enterrement de 6 membres d'équipage. D'autres cérémonies de deuil sont organisées comme à Francfort.

 

 

Un phénomène médiatique

L'accident a la particularité d'avoir été filmé par plusieurs compagnies d'actualités cinématographiques, car l'arrivée du Zeppelin aux États-Unis attirait une importante foule de curieux et l'attention des journalistes. Les images de la catastrophe seront donc vues dans le monde entier, et reproduites par tous les journaux, ce qui ruinera la carrière des zeppelins. Faire voler des passagers sous une telle quantité d'hydrogène devint impensable, alors même que les zeppelins n'avaient jamais connu d'accident auparavant, et que les accidents d'avion qui auront lieu par la suite n'auront jamais un tel retentissement.

 

L'accident fut également commenté par un journaliste radio présent sur place, Herbert Morrison. Diffusé quelques heures plus tard par la station de radio de Chicago WLS, et rediffusé le lendemain par la station nationale NBC, son reportage fut l'un des premiers exemples d'un désastre de grande ampleur commenté à chaud par un média audiovisuel.

 

 


 

 

Causes de l'accident

Dans son résumé le rapport américain indique qu'une décharge électrique est probablement à l'origine de l'incendie mais n'en apporte pas la preuve.

Le rapport allemand est rédigé de manière plus circonspecte mais appuie la thèse de la décharge électrique entre le dirigeable et un des filins d'amarrage mouillé qui fut lancé au sol. Au final la cause de l'accident reste indéterminée.

 

Plusieurs autres hypothèses sont émises : sabotage (à la suite du bombardement de Guernica, du réarmement de la Rhénanie et de l'intensification de la persécution des Juifs, les lettres de menace dans ce sens s'accumulent : un membre de l'équipage Eric Spehl est accusé d'avoir posé une bombe), pale d'hélice brisée, imprudence d'un fumeur, mauvais fonctionnement d'une soupape au ballast, attentat avec un fusil à lunette tirant des balles traçantes incendiaires, effet condensateur entre deux armatures métalliques non reliés électriquement accumulant une charge électrique avec l'orage.

 

C'est donc 15 mois après sa construction que le Hindenburg est détruit. Après l'accident, toutes les machines volantes ne voleront plus à l'hydrogène mais à l'hélium. Le Hindenburg reste le plus gros ballon dirigeable jamais construit.

 

 

Sources :

Wikipedia [Fr] (Plus d'information)

 

Voir aussi :

L'explosion du HMS Barham

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 00:24

En 1940, Artur Axmann prit la tête des Jeunesses hitlériennes pour les transformer en une force auxiliaire utile dans un contexte de guerre. Les Jeunesses hitlériennes assistèrent les pompiers et l'effort de reconstruction des villes lors des bombardements alliés. Elles accomplirent des missions dans le service postal, les chemins de fer, le service de radiodiffusion et servirent dans les équipes de défense anti-aérienne.

 

Vers 1943, les chefs nazis firent des Jeunesses hitlériennes une réserve militaire où ils puisaient des troupes suite aux pertes importantes et croissantes dues à la guerre. Ainsi la 12e Panzerdivision SS Hitlerjugend sous le commandement de Fritz Witt était entièrement composée de jeunes garçons entre seize et dix-huit ans. Cette division fut déployée pendant la Bataille de Normandie contre les forces canadiennes et britanniques au Nord de Caen. Pendant les mois qui suivirent, la division obtint une réputation de férocité et de fanatisme. Quand Fritz Witt fut tué par l'artillerie alliée, le SS-Brigadeführer Kurt Meyer en prit le commandement et devint le plus jeune commandant de division à l'âge de 33 ans.

 

Lors de l'invasion de l'Allemagne par les Alliés, la Wehrmacht recrutait des membres des Jeunesses hitlériennes de plus en plus jeunes. En 1945, la Volkssturm mobilisait couramment des membres des Jeunesses hitlériennes à partir de douze ans.

 

Pendant la bataille de Berlin, les Jeunesses hitlériennes constituaient une part importante des forces allemandes et se battirent avec fanatisme. Bien que le commandant de la ville, le général Helmut Weidling ordonna à Artur Axmann de dissoudre les unités combattantes des Jeunesses hitlériennes, cela ne fut jamais fait à cause de la confusion.

 

 

les-jeunesses-hitleriennes.jpg

 

 

Source : Wikipédia - Jeunesses hitlériennes [Fr]

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 17:49

La bataille des Haies est le nom donné à une phase de la bataille de Normandie qui impliqua majoritairement l'armée Américaine face aux troupes allemandes, du 13 juin, quelques jours après le débarquement, jusqu'au 24 juillet 1944, début de l'Opération Cobra. Cette bataille se déroula dans le bocage normand marqué par ses innombrables haies d'où le nom que lui donneront après la guerre les historiens.

 

On en distingue trois parties :

 


La bataille des haies est une guerre d'infanterie qui peut être comparée par certains de ses aspects à une guerre de jungle.

L'avancée américaine est très lente et très coûteuse en vies humaines. Il faut quelquefois plusieurs dizaines de morts alliés pour prendre un pré ou une haie.

Le moral des troupes américaines est atteint dans cette guerre d'usure où une haie prise avec difficulté ressemble terriblement à la haie précédente, au point que le bocage normand est surnommé l'Hedgerow Hell (l'« enfer des haies »).

 

 

Le-bocage-normand-et-ses-haies---Bataille-des-haies.jpg

Le bocage normand et ses haies

 

 

Contexte stratégique et environnemental

Face au blocage de la situation à l'est du front et l'impossibilité pour les troupes anglo-canadiennes de prendre Caen (voir bataille de Caen), les troupes alliées, principalement américaines, se voient obligées de progresser au sud-ouest dans une zone de bocage, une zone très favorable à la défense et dont les troupes allemandes, plus expérimentées, savent profiter.

 

D'un point de vue opérationnel, cette succession de prés et de haies empêche l'alignement du front d'attaque américain et facilite les prises de flanc. D'un point de vue tactique, chaque haie présente un nouveau retranchement à conquérir, exposant aux coups des défenseurs, l'infanterie et les blindés alliés à courte portée de tir telle une succession d'embuscades. Or l'état-major américain n'avait pas prévu de disputer des combats intenses dans cette zone et sous-estima les difficultés de la configuration du terrain, rendant difficile tout mouvement de chars ou la progression des hommes disposant de peu de visibilité.

 

Les haies favorisent les positions défensives allemandes et leur camouflage. Les troupes de la Wehrmacht auxquelles les Alliés doivent faire face sont plus expérimentées que les troupes qui stationnaient sur les côtes du débarquement. Notamment les Fallschirmjäger qui savent tirer profit de ces petits prés clôturés par des talus et des hautes haies. Elles s'y camouflent facilement, rendant la suprématie aérienne alliée moins déterminante et l'artillerie américaine peu efficace. Les Allemands pratiquent une tactique où chaque point défensif d'un pré peut soutenir celui du pré d'à côté.

 

 

Franchissement des haies par les blindés

Les blindés alliés ne peuvent progresser sur ce terrain, les routes sont étroites et bordées de hautes haies où les chars sont exposés aux tirs de l'artillerie allemande. Et quand ils arrivent à franchir les haies, la manœuvre découvre le dessous du char, non blindé, pour les tirs de panzerschrecks (l'équivalent des bazookas américains) de soldats allemands embusqués.

 

Afin de permettre un accompagnement blindé des troupes, l'US Army chercha des solutions pour que les chars percent facilement les haies et une fois franchies, les chars ne s'avanceront plus dans les prés et soutiendront l'infanterie à distance pendant qu'elle remontera de chaque côté pour attaquer la haie suivante.

 

Des bulldozers furent utilisées mais ceux-ci n'étaient présents qu'en petit nombre. Des canons de gros calibre pour pulvériser les haies furent testés. Des unités de blindés ou de génie développèrent leur propre technique par explosifs mais dont les résultats restaient mitigés (temps de mise en œuvre, perte de l'effet de surprise, difficulté à placer l'explosif, etc.). Lors d'un test de pose d'explosifs par tube, les hommes du 747e bataillon blindé découvrirent qu'un tank équipé de tuyaux pouvait parfois traverser par lui-même certaines petites haies. Mais la manœuvre tordait fréquemment les tuyaux. Après avoir observé de telles traversées de haies, le premier lieutenant Charles B. Green du 747e équipa un tank Sherman d'un gros butoir faits à partir de rails de voie ferrée. Ainsi équipé, le tank se révéla assez puissant pour déchirer et traverser presque toutes les haies. Les équipes de maintenance équipèrent ainsi plusieurs Sherman du 747e.

 

Un sergent tankiste, Curtis G. Culin, mit alors au point alors un dispositif simple mais ingénieux. Il fixa à l'avant de son char des lames d'acier leur permettant de franchir les haies en les tranchant à leur base. Ces lames avaient été fabriquées à partir des hérissons tchèques, sorte de chevaux de frise en poutrelles d'acier, que les Allemands avaient disposés sur les plages normandes pour éviter le débarquement des chalands et péniches alliés.

 

Le général Omar Bradley fut invité le 15 juillet à venir voir une démonstration du dispositif et convaincu ordonna immédiatement que le plus de tanks possibles en soient équipés, d'autant que le lancement d'une grande opération, l'opération Cobra s'annonçait. Ainsi lors de la percée sur Saint-Lô, environ 3 tanks sur cinq possédaient un hedge-cutter. L'aspect du dispositif valut aux tanks équipés le surnom de « rhino » pour sa ressemblance avec la corne de l'animal.

 

 

Fin des batailles

Les Alliés ne sortiront de ce piège du bocage qu'avec le lancement de l'opération Cobra et le percement des lignes allemandes avec une nouvelle tactique définie par le général Omar Bradley dite du « tapis de bombes ». Le 25 juillet, 1 500 bombardiers saturent de bombes un corridor étroit de quelques kilomètres seulement entre les villages de La Chapelle-en-Juger et Hébécrevon, au nord de la grande route joignant Saint-Lô à Coutances, afin d'annihiler toute défense allemande et de créer la brèche dans laquelle s'engouffreront les armées américaines, marquant la fin de la guerre des haies. Les troupes allemandes, usées elles aussi par 2 mois de combats et manquant d'effectifs ne pourront reconstituer rapidement une ligne de défense, permettant la percée d'Avranches et une guerre de mouvement plus favorable aux Alliés.

 

 

carte-Bocage-normandie.jpg

Carte des fronts alliés (nord) et allemands (sud) au soir du 18 juin 1944.

 

 

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Le char Sherman Hedgecutter, surnommé Rhino

 

 

Bataille-des-haies.png

 

 

Source : Wikipédia - Bataille des Haies [Fr]

 

Voir aussi :

Goliath (Engin chenillé filoguidé) - Le robot de la 2ème guerre mondiale

L'Opération Fortitude (1944) - Utilisation de leurre

Le camouflage "Dazzle", ou "Razzle Dazzle" fut employé par les britanniques dès août 1917

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 15:50

# Le mur de l'Atlantique


Le mur de l'Atlantique (Atlantikwall en allemand) est un système extensif de fortifications côtières, construit par le Troisième Reich pendant la Seconde Guerre mondiale le long de la côte occidentale de l'Europe et destiné à empêcher une invasion par les Alliés du continent depuis la Grande-Bretagne.

 

Ces fortifications s'étendent de la frontière hispano-française jusqu'au nord de la Norvège (Festung Norwegen). Elles sont renforcées sur les côtes françaises, belges et néerlandaises de la Manche et de la mer du Nord.

 

 

Naissance et développement

Le 22 juin 1941, le IIIe Reich rompt le Pacte germano-soviétique en déclenchant l'Opération Barbarossa, ce qui ouvre le front de l'Est. Or l'attaque sur Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, incite les États-Unis à officiellement entrer dans la Seconde Guerre mondiale, ce qui fait craindre à Hitler un débarquement sur les côtes atlantiques, Staline pressant les Alliés occidentaux pour l'ouverture d'un second front en Europe. La Wehrmacht consacrant alors l’essentiel de ses ressources en hommes et en matériels sur ce front de l'Est. Hitler, avec sa directive de guerre no 40 du 23 mars 1942, ordonne toute une série de mesures afin de renforcer les côtes des pays occupés ou annexés. En premier lieu, une protection de tous les grands ports, surtout ceux abritant, sur la façade atlantique, les bases pour sous-marins. Les Allemands sont persuadés qu'un débarquement ne peut avoir lieu qu'à proximité d'un port afin d'assurer la logistique des troupes débarquées. Dans cet esprit, l'installation de batteries lourdes et moyennes de la Kriegsmarine responsable des objectifs marins, pour l'armée de terre, la création de points d'appui renforcés autour de ces ports, enfin l'armée de l'air, la Luftwaffe doit assurer la protection anti-aérienne des lieux. Les objectifs doivent être atteints pour la fin de l'année. L'organisation Todt, le Reichsarbeitsdienst service du travail du Reich, ainsi que les unités du génie de l'armée sont chargés conjointement des travaux. Le commandement à l'ouest est également l'objet de modifications des compétences afin de rendre plus homogène la stratégie de défense et de construction du mur.

 

 

Le débarquement

Les Alliés attaquent les défenses du mur de l'Atlantique lors du débarquement du 6 juin 1944 en Normandie sur les cinq plages différentes. Ils ont alors fait le choix de débarquer loin d'un port, ces derniers étant trop solidement défendus, retenant l'expérience du débarquement de Dieppe de 1942. À l'exception d'Omaha Beach et de quelques batteries plus à l'intérieur des terres, les défenses côtières allemandes ne résistent guère plus d'une heure au débarquement des troupes alliées.

 

Mais les Alliés sont encore confrontés aux défenses du mur de l'Atlantique lors de la prise de Cherbourg fin juin 1944, du Havre début septembre 1944 ainsi que lors de la bataille de l'Escaut en novembre 1944 pour libérer les accès maritimes du port d'Anvers. La sanglante et longue bataille de Brest entre juillet et septembre 1944 pousse les Alliés à ne pas s'attaquer aux autres forteresses des ports bretons dans lequel l'armée allemande s'est retranchée (Saint-Nazaire, Lorient, Brest) sauf Saint-Malo (libérée en août 1944), ni aux îles Anglo-normandes et qui ne sont libérées que le 9 mai 1945, lendemain de la capitulation allemande.

 

 

Le-mur-de-l-Atlantique.gif

 

 

Source : Wikipédia - Mur de l'Atlantique [Fr]

 

 

 

# La ligne Maginot

 

La ligne Maginot, du nom de l'homme politique et ministre de la guerre André Maginot, est une ligne de fortifications et de défense imaginée par la Commission d'organisation des régions fortifiées et construite par la France le long de ses frontières avec la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne, la Suisse et l'Italie au cours des années 1920-1930.

 

Le terme « ligne Maginot » désigne parfois le système entier, mais souvent il désigne uniquement les défenses contre l'Allemagne (théâtre d'opérations du Nord-Est), tandis que les défenses contre l'Italie sont appelées « ligne alpine » (théâtre d'opérations du Sud-Est). À ces deux ensembles se rajoutent les fortifications de Corse, de Tunisie (la ligne Mareth) et d'Île-de-France (la ligne Chauvineau). Le pendant allemand de la ligne Maginot est la ligne Siegfried.

 

Avec le temps, l'expression de « ligne Maginot » est devenue synonyme d'une défense qu'on croit inviolable mais qui s'avère totalement inutile.

 

 

Projets

La conception de la ligne Maginot au cours des années 1920, puis sa réalisation au cours des années 1930 découlent directement de la Première Guerre mondiale. En effet, cette guerre a aggravé la situation démographique de la France, qui se trouve ainsi lourdement défavorisée face à l'Allemagne : en cas de nouvelle guerre, il est nécessaire d'économiser au maximum le précieux « sang français » exalté par les nationalistes dans l'entre-deux-guerres. De plus, la France a subi d'importantes destructions qui ont affecté de grandes villes, des terres agricoles fertiles et des bassins industriels de première importance ; pour éviter cela, il est nécessaire de garantir l’intégrité du territoire national.

 

Ces nouvelles fortifications ont ainsi plusieurs missions en cas de guerre :

 

  • économiser les troupes et compenser les classes creuses causées par la Première Guerre mondiale ;
  • empêcher une attaque-surprise venant d'Italie ou d'Allemagne et permettre de mobiliser l'Armée française à l'abri ;
  • protéger les bassins industriels et les mines d'Alsace et de Lorraine ;
  • servir de base à une éventuelle contre-attaque ;
  • pousser les Allemands à passer par la Belgique ou par la Suisse, obligeant d'une part le Royaume-Uni (garant de la Belgique) à se battre contre l'Allemagne, d'autre part en déplaçant la zone des combats hors de France (cette stratégie est la composante du plan Dyle).

 

Les premiers projets de la ligne Maginot voient le jour avec la création en 1925 de la Commission de défense des frontières (CDF), qui établit les premiers projets. Cet organisme est remplacé à partir de 1927 par la Commission d'organisation des régions fortifiées (CORF), qui fait établir les plans et les propose au ministre de la Guerre ; elle est composée d'officiers du génie et d'artillerie avec pour président l'inspecteur général du génie, qui est d'abord le général Fillonneau puis à partir de janvier 1929 et jusqu'en 1935 le général Belhague.

 

 

Bataille de France

La bataille de France désigne l'invasion allemande des Pays-Bas, de la Belgique, du Luxembourg et de la France pendant la Seconde Guerre mondiale. L'offensive débute le 10 mai 1940, mettant fin à la « drôle de guerre », et se termine le 22 juin par la défaite des forces armées françaises et la signature de l'armistice par le gouvernement Pétain.

 

Le territoire des quatre pays est alors occupé militairement selon différentes modalités, principalement : une zone occupée par l'Allemagne au Nord et à l'Ouest, une zone occupée par l'Italie dans le Sud-Est et une zone libre sous l'autorité du gouvernement de Vichy. Ces territoires sont libérés par les offensives alliées entre juin 1944 et mai 1945.

 

 

Les raisons de la défaite française

En dépit d'une idée courante, l'armée française était loin d'être aussi surclassée en quantité et en qualité qu'on a bien voulu le dire. Mais les conceptions de base françaises quant au rôle de l'armée, considéré comme défensif, avait conduit à des choix de matériels qui, intrinsèquement solides, avaient des performances inadaptées à la guerre moderne, manquant de mobilité, d'autonomie et de moyens de communication radio et, parfois, inférieurs en vitesse comme dans l'aviation, mais parfois dotés d'une très grande puissance de feu et d'un excellent blindage comme pour certaines catégories de chars qui surclassaient le matériel allemand.

 

Un des problèmes cruciaux vient d'un effort de guerre tardif, ce qui a retardé l'équipement des unités en matériel moderne et en quantités suffisantes. Une autre cause essentielle englobe un certain nombre de manquements dans le haut-commandement et surtout des erreurs stratégiques fatales liées a des dogmes trop rigides au sein de l'État-Major français. En effet, c'est avant tout l'encerclement des meilleures unités françaises ainsi que de la majorité du corps expéditionnaire anglais en Belgique qui a causé la défaite de la France.

 

 

Ligne Maginot

 

 

Source : Wikipédia - Ligne Maginot [Fr]

 

Voir aussi : Wikipédia - Bataille de France [Fr]

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 10:51

Le Goliath est un petit engin chenillé filoguidé utilisé par la Wehrmacht lors de la Seconde Guerre mondiale. D’une masse de 365 kg a 430 kg selon les types, il disposait d'une charge d'explosifs de 60 à 100 kg, pouvant être actionnée à distance, afin de détruire un char ou une place fortifiée. Chaque Goliath était prévu pour être détruit avec sa cible.

 

 

Historique

Vers 1940, après avoir récupéré près de la Seine un prototype de véhicule miniature développé par le concepteur français Adolphe Kégresse, le bureau de l'ordonnance de la Wehrmacht demanda le développement par la compagnie automobile Borgward de Brême d'un véhicule semblable afin de transporter des explosifs. Le résultat fut le Sd.Kfz. 302 (Sonderkraftfahrzeug, « véhicule spécial ») appelé le Leichter Ladungsträger (« porteur de charge léger ») ou Goliath. Le véhicule était dirigé à distance par l'intermédiaire d'une boîte de commande munie d'un manche à balai, qui était relié au Goliath par deux câbles téléphoniques se connectant à l'arrière du véhicule. Le premier modèle du Goliath utilisait un moteur électrique pour se mouvoir mais à cause de son coût et de ses difficultés de réparation, le modèle suivant (connu sous le nom de Sd. Kfz. 303) utilisa un moteur à essence plus simple et plus fiable.

 

Il est notamment connu pour avoir été présent sur les plages du débarquement. Heureusement pour les troupes alliées, ceux-ci avaient été mal entretenus et étaient fragiles. Pour preuve, à Utah Beach, un seul de ces chars explosa, les autres étant trop rouillés, ou leurs câbles trop abîmés par l'artillerie, pour pouvoir être utilisés. Il fut également utilisé par l’offensive allemande pour déminer un gigantesque champ de mines défensif lors de la bataille de Koursk. Plus tard, lors de l'insurrection de Varsovie de 1944, ils furent aussi employés par leurs unités SS. Les Polonais, avec le nombre restreint d'armes antichars à leur disposition, envoyaient souvent des volontaires pour découper les câbles de commande du Goliath avant qu'il n'atteigne sa cible.

 

Bien qu'un total de 7 564 Goliaths des deux modèles aient été produits, cette arme à usage unique n'a pas été considérée comme une réussite en raison de son prix de revient unitaire élevé, de sa vitesse très lente (9,5 km/h), de son mince blindage qui ne le protégeait contre aucun type d'armes antichars modernes, et de ses câbles de commande vulnérables.

 

Le combat pendant le soulèvement de Varsovie a prouvé que si le Goliath n'était pas couvert par un tir de suppression, ses câbles de commande pouvaient être facilement sectionnés par un combattant déterminé, juste équipé d'une pelle. Le Goliath, cependant, créa la base pour les avancées post-Seconde Guerre mondiale en matière de technologies de contrôle distant (drone).

 

Plusieurs exemplaires sont conservé dans des musées, en autre, un exemplaire de ce « mini-char » est en exposition au musée du débarquement de Sainte-Marie-du-Mont, au musée de la Libération de Cherbourg-Octeville, au musée Guerre et Paix en Ardennes à Novion-Porcien ainsi qu’au Deutsches Panzermuseum Munster à Munster (Örtze).

 

 

Mini tank de la 2ème guerre mondiale

Soldats britanniques avec des engins Goliath capturés en Normandie.

 

 

Goliath (Engin chenillé filoguidé)

Montage d'un Goliath Sd. Kfz. 303 par des soldats allemands lors de l'Insurrection de Varsovie de 1944.

 

 

Robot de la 2ème guerre mondiale

Un Goliath dans le Deutsches Panzermuseum.

 

 

Intérieur d'un Goliath Sd. Kfz. 303.

Intérieur d'un Goliath Sd. Kfz. 303.

 

 


 


 

Source : Wikipédia - Goliath (chenillé) [Fr]

 

Voir aussi :

Le Yamato, le plus grand Cuirassé de tous les temps (navire)

Le gouvernement Français envoya un magicien pour calmer les révoltes Kabyle de 1856

La guerre de Sept Ans (1756 - 1763) - Souvent comparé à la Première Guerre mondiale

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