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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 21:31

La fusée V4 ou (de) Rheinbote (« messager du Rhin ») était un projet de fusée à étages qui avait cours en Allemagne nazie, cette fusée était lancée à partir d'une rampe inclinée à 64°.

 

 

Historique 

Vers 1935, la société "Rheinmetall-Borsig AG" a développé une fusée à combustible solide dont les tests de tir ont commencé en 1936. Cette société a d'abord conçu des fusées d'assistance au décollage pour les cargos avant de se lancer dans ce que nous appelons les V4.

 

Le V4 a vu son développement retardé par le fait que la fusée V2/A4 était déjà en cours d'étude et dans les mains des SS. Les responsables, ne voulant pas de guerres intestines, reportèrent donc le projet.

 

Le premier cahier des charges concernant le V4 stipulait que la fusée devait pouvoir décoller avec une tête explosive de 200 kilos à 1 tonne et propulser l'ensemble entre 100 et 120 kilomètres.

Dans le même temps un autre projet du même type mais avec une fusée de 1,7 tonne et pouvant atteindre les 200 km de portée était à l'étude dès la fin de l'année 1941.

 

Le site de test et de lancement se trouvait à Leba, au bord de la mer sur les côtes de la Baltique dans l'actuelle Pologne. Ce site était partagé avec la Luftwaffe, qui s'en servait également pour ses propres essais, entre autres de moteurs.

 

Le nom de code de ce projet était "Raketensprenggranate 4831", ou bien encore "Rheinbote". La première fusée à étage sur laquelle travaillait la Rheinmetall-Borsig s'appelait Rh-Z 61, Rh pour le nom de la société, Z pour désigner la fusée à longue portée, et 61 pour la portée en elle-même, soit 160 km (mais les deux chiffes étaient mis à l'envers pour coder).

 

C'est en avril 1943 que la version définitive de fusée avec les 4 étages de propulsion fut enfin prête, sous le nom Rh-Z-61-2. Le 15 novembre 1944, une démonstration fut faite devant le Gruppenfürhrer Kammler, responsable de l'emploi des V3 et des V4 et le Generalmajor Dornberger ; sans aucun souci.

 

Un mois plus tard, le 12 décembre 1944, une batterie de Rheinbote fut créée sous le commandement des SS comme pour la fusée V2/A4. Sa désignation était Abteilung 709, ou artillerie 709. Elle reçut comme ordre de mission de se déployer à Nunspeet aux Pays-Bas. Ils reçurent la désignation de leur cible quelques jours plus tard : Anvers. Les premiers V4 de l'histoire devaient frapper la ville d'Anvers, déjà la cible des V1 et des V2. Le 24 décembre, les premières fusées furent envoyées.

 

Au final, peu de V4 furent tirés, d'une part par manque de munitions (peu de fusées étaient fabriquées et disponibles), d'autre part en raison de l'avancée rapide des alliés et du front.

 

Le 6 février 1945, le projet Rheinbote fut officiellement suspendu.

 

 

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Rheinbote et Rheintochters.

 

 

Source : Wikipedia - Fusée V4 [Fr]

 

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 19:23

 

Les missiles V2 (ou fusées A4) sont les premiers missiles balistiques opérationnels et les véritables « prototypes » des premiers lanceurs de l'ère spatiale. Ces armes développées par l'Allemagne nazie dès 1938 et utilisées pendant la Seconde Guerre mondiale ont provoqué la mort de milliers de personnes, non seulement sur les objectifs visés, mais plus encore parmi la main-d'œuvre concentrationnaire chargée de les construire dans des conditions épouvantables.

 

En dépit de son caractère novateur, l'effet du V2 fut principalement psychologique ; comparés au bombardement classique (dit « sur zone »), ces premiers missiles balistiques, imprécis et fabriqués en nombre relativement limité, ne jouèrent qu'un rôle marginal dans les pertes humaines et matérielles de la guerre aérienne. Mais le V2 allait ouvrir la voie aux vecteurs modernes qui sont le support principal de la dissuasion nucléaire et de la frappe dite « chirurgicale ».

 

 

Historique 

Les V2 furent conçus à la station expérimentale de l'armée allemande de Peenemünde sous la direction technique de l'ingénieur allemand Wernher von Braun.

 

La lettre V, utilisée habituellement au sens de Versuch (prototype) signifie ici Vergeltung, c'est-à-dire "représailles" ou Vergeltungswaffe "arme de représailles". En effet, les V2 furent lancés en réponse aux bombardements alliés. La V2 a failli être utilisée en 1944 en Sicile pour éradiquer la menace américaine. La mission a été annulée à cause du nombre de soldats italiens sur la zone.

 

Après l'échec des deux premiers tirs des 13 juin et 16 août 1942, le premier vol réussi d'un V2 (encore baptisé A 4 à cette période) eut lieu le 3 octobre 1942. En cette journée, alors que la situation devenait critique pour le programme, un 4ème prototype modifié dans l'urgence parcourut une distance de 192 km, effectuant une parabole dont l'apogée culminera à 85 km d'altitude.

 

« Cette journée constituera, sans doute un tournant décisif dans l'évolution de la technique. Non seulement notre fusée a pénétré dans l'espace, mais, pour la première fois nous nous sommes servis de celui-ci pour relier deux points terrestres. La preuve est faite que la fusée à réaction est un moyen de navigation dans l'espace. De même que l'eau, la terre et l'air, l'espace infini deviendra le théâtre de liaisons intercontinentales et, en tant que tel, acquerra une importance politique. Le 3 octobre 1942 est le début d'une ère nouvelle dans les transports : celle de la navigation spatiale ! Tant que durera la guerre, le devoir nous commande d'accélérer la mise au point de la fusée en tant qu'arme de combat. »

Walter Dornberger, allocution à Peenemünde, 3 octobre 1942

 

Les V2 étaient fabriqués en série dans l'usine souterraine de Mitlewerke -Dora et testés à Blizna. À partir de 1944, les V2 furent opérationnels en tant que missiles balistiques, mais ils n'apportèrent pas la supériorité escomptée par les Allemands dans la Seconde Guerre mondiale, du fait de leur imprécision (plusieurs kilomètres) et de leur relativement faible effet destructeur ("seulement" 750 kg d'explosif classique). Compte tenu de sa vitesse et de son altitude de vol, le V2 n'était vulnérable que pendant quelques secondes, lors de son décollage.

 

Aucun ne put être intercepté.

 

 

Utilisation

Un premier tir avait été prévu le 6 septembre 1944, depuis le plateau des Tailles, mais des ennuis techniques et l'avance des Alliés qui avaient franchi la Meuse contraignirent les Allemands à se rapprocher de leur frontière. Le premier V2 fut donc tiré le 8 septembre 1944 depuis Gouvy en Belgique en direction de Paris. En 5 minutes, il atteignit Maisons-Alfort, en banlieue parisienne, où il fit six morts et 36 blessés : « Paris venait d'avoir le redoutable privilège d'être la première cible d'un engin balistique militaire ».

Plus tard le même jour, alors que la veille Duncan Sandys, président du « comité de lutte contre la bombe volante » britannique avait déclaré lors d'une conférence de presse que « exception faite de quelques derniers coups possibles, la bataille de Londres est terminée », le premier V2 tiré sur Londres tombait à Chiswick. Il faudra deux mois et deux cent explosions sur son sol avant que le gouvernement britannique communique sur l'attaque des V2 en cours. Le secret était d'autant plus facile à garder que contrairement aux V1 qui avaient un ronronnement caractéristique évoquant le moteur d'une motocyclette, les missiles arrivaient à une vitesse de Mach 3,5, supérieure à celle du son, c'est-à-dire dans un silence total. Les explosions pouvaient être imputées à toutes sortes de causes. Lors de la chute du premier V2 sur Londres, personne ne comprit sur le moment qu'il s'agissait d'une bombe. On crut à l'explosion d'immeuble due au gaz jusqu'à la découverte des débris de la tuyère.

 

En tout, 4 000 engins furent construits pour être lancés vers le Royaume-Uni et Londres, dans des conditions très dures pour les prisonniers affectés à ces travaux forcés (usine souterraine de Dora). Les V2 tuèrent deux fois plus de déportés en Allemagne que de civils au Royaume-Uni.

 

Mis très tard en service, les V2 furent lancés depuis des sites que l'avance des troupes alliées imposa de déplacer plusieurs fois : aux Pays-Bas à partir de la région de Middelburg et surtout La Haye (permettant d'atteindre Londres) puis Rijs (région du Norfolk), Hellendorn et Dalsfem (vers la Belgique) ; en Belgique et en Rhénanie, des lancements eurent lieu depuis Saint-Vith et Mertzig vers Paris, puis des alentours de Coblence (Euskirchen et Hachenburg) vers le nord de la France et la Belgique. Les dernières batteries furent installées dans la région de Münster, visant Anvers et Liège.

 

Malgré les dégâts infligés aux infrastructures de fabrication et de lancement, 1 560 V2 furent lancés entre le 8 septembre et la fin de 1944, principalement vers Londres (450) et Anvers (920), mais aussi vers Norwich (40), Liège (25), Paris (20) ainsi que vers Lille, Tourcoing, Arras, Maastricht, Hasselt, etc...

 

Les tirs de 1 500 autres V2 se poursuivirent jusqu'au 27 mars 1945, principalement depuis La Haye, et toujours vers Londres — cible civile principale des Allemands — et Anvers, ainsi que vers quelques cibles militaires. Les dernières fusées furent tirées vers le Kent.

 

-Au total la région de Londres reçut 1 350 V2 et celle d'Anvers plus de 1 600, faisant principalement des victimes civiles.

 

 

Bilan 

Churchill a pu ironiser sur les faibles résultats tactiques du V2 : « À la place de Hitler, j'aurais fait fusiller l'ingénieur qui m'a fait construire une arme aussi coûteuse et aussi peu efficace ». -En effet, le V2 était une arme pratiquement imparable (contrairement au V1), mais qui demandait une fabrication longue et complexe pour moins d'une tonne d'explosif et une précision médiocre.

 

« Hitler entendait que l'on en construise 900 par mois. Il était absurde de vouloir répondre aux flottes de bombardiers ennemies, qui en 1944 larguèrent en moyenne sur l'Allemagne 3000 tonnes de bombes par jour pendant plusieurs mois à l'aide de 4100 quadrimoteurs, par des représailles qui auraient propulsé tous les jours 24 tonnes d'explosifs au Royaume-Uni : la charge de bombes larguées par six forteresses volantes seulement »

— Albert Speer, ministre allemand de l'Armement et de la Production de guerre de 1942 à 1945

 

Aucune cible militaire ou industrielle notable n'a été frappée par le V2. Son rôle a surtout été de propagande, pour entretenir les illusions du Führer et de l'opinion allemande, persuadés que les armes secrètes allaient retourner le sort de la guerre.

Jusqu’à aujourd’hui, les fusées V2 ont fait 2 700 victimes parmi les Britanniques et 6500 blessés.


-Échec tactique, c'est pourtant une brillante réussite technique : le V2 est directement à l'origine des missiles intercontinentaux, mais aussi du vol spatial et de la conquête de l'espace.

 

 

Postérité des V2 

La technologie des V2 fut exploitée par les Alliés après la fin du conflit mondial. Aux États-Unis, des tirs d'essais de V2 furent réalisés depuis la base de lancement de White Sands au Nouveau-Mexique. Par ailleurs, les deux premiers lancements depuis Cap Canaveral en juillet 1950, furent faits avec des « Bumper », composés d'un V2 modifié surmonté d'une fusée WAC Corporal. Les fusées Bumper servaient pour des tests technologiques et pour l'étude de la haute atmosphère.

Les Soviétiques avaient hérité du site de Peenemünde et d'une partie des techniciens, transférés en Russie vers le centre d'études de Gorodomlya. Selon Walter Albring, le rôle des savants allemands a été "faible ou nul" dans le programme spatial soviétique, mais plus important dans celui des fusées anti-aériennes.

 

Les Britanniques furent les premiers à procéder à des lancements de V2 après la Seconde Guerre mondiale. Initiée avec les Américains, l'opération Backfire dont le but principal était de « vérifier la procédure allemande de lancement des fusées à longue portée par des tirs réels », sera finalement totalement assumée par l'armée britannique. Les essais de V2 commencent le 1er octobre 1945 et s'achèvent par un quatrième tir le 15 octobre.

 

Finalement, les Français ont également réutilisé la technologie et les hommes du V2.

 

 

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Réplique du premier prototype de V2 tiré avec succès en octobre 1942 photographiée en 2002 au musée de Peenemünde

 

 

Source : Wikipédia - V2 (Missile) [Fr]

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 19:46

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Trois emplacements ont été définis. Les installations ont débuté par la zone A2, près de Villepinte (schéma tiré de la Revue militaire française).

 

 

À la fin de la Première Guerre mondiale, l'armée voulait attirer les avions allemands vers des cibles lumineuses imitant les grandes installations de la capitale. Le Figaro a retrouvé des archives détaillant le procédé.


Près d'un siècle après le début de la Première Guerre mondiale, cet incroyable projet de l'armée française reste toujours aussi peu connu. En 1918, alors que le conflit allait toucher à sa fin, la DCA, chargée de défendre le territoire contre les attaques aériennes, s'est lancée dans la construction d'une réplique de Paris destinée à duper les pilotes allemands. Les avions, qui avaient fait leur entrée dans un conflit armée pour des missions de reconnaissance tactique et de bombardement, étaient à l'époque dépourvus de radars. En recréant une ville factice composée d'une myriade d'éclairages lumineux, les Français pensaient pouvoir attirer les raids nocturnes vers de mauvaises cibles.

 

Fin septembre, le blog anglophone Ptak Science Books a exhumé une revue du 6 novembre 1920, The Illustrated London News, détaillant l'incroyable procédé de défense passive mis au point par les français pour protéger leur capitale. L'information a été reprise en fin de semaine dernière par Slate et Le Monde. En complément, Le Figaro a retrouvé plusieurs archives qui lèvent le voile sur ce faux Paris. La plus complète figure dans un exemplaire de la revue L'Illustration parue quelques jours avant la publication anglaise, le 20 octobre.


Un premier projet «fort rudimentaire»

 

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La zone B, reprenant le tracé de la petite ceinture.

 

 

Alors que les projecteurs lumineux étaient déjà utilisés pour repérer les aéronefs ennemis, des premières expérimentations sont menées dès 1917 pour utiliser la lumière dans un tout autre registre, en créant cette fois de faux objectifs. Les bombardiers allemands Gotha, redoutés, venaient de mener leurs premiers raids d'envergure contre Londres. La technique est alors «fort rudimentaire», raconte L'Illustration. Au nord-est de Paris, on commence à installer «quelques lampes à acétylène, de manière à laisser croire à la présence d'avenues non éteintes».


Sous l'impulsion du secrétariat d'État à l'Aéronautique et de la DCA, le projet gagne de l'importance à l'orée de 1918. La décision est prise de simuler non pas quelques rues, mais l'ensemble de l'agglomération parisienne. «Les difficultés d'exécution étaient grandes», remarque L'Illustration. «Il était nécessaire qu'on utilisât une boucle de la Seine analogue à celle qui traverse la capitale et dont aucun artifice de camouflage ne pouvait tenir lieu. Il fallait ensuite que les zones qu'on allait ainsi désigner aux bombardements de l'ennemi ne fussent pas semées de localités habitées».

 


Fernand Jacopozzi, l'ingénieur qui éclaira la tour Eiffel

 

Après réflexion, trois zones furent retenues dans les régions Nord-Est, Nord-Ouest et Est de Paris. Dans la première, le projet devait restituer rapidement un faux Saint-Denis, un faux Aubervilliers, des fausses gares de l'Est et du Nord, «avec les usines qui peuplent cette banlieue Nord de Paris». Dans les autres zones, on devait reproduire le chemin de fer de la petite ceinture, les Champs-Élysées et d'autres points remarquables répliquant Paris (zone B, ci-dessus), ainsi que des objectifs industriels (zone C).

 

 

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L'hommage du Figaro à Fernand Jacopozzi, lors du décès de l'ingénieur en 1932.

 

 

«Les services de DCA ne possédaient, toutefois, aucun moyen de réalisation, et l'on dut s'adresser à l'industrie privée», note L'Illustration. C'est Fernand Jacopozzi, qui emporta le contrat grâce à «son ingéniosité et [à] la simplicité de ses moyens», raconta Le Figaro en février 1932, à la mort de l'ingénieur électricien d'origine italienne. Un premier contrat fut passé pour la région de l'Orme de Morlu, au nord-est de Saint-Denis. Jacopozzi, qui s'illustra quelques années plus tard en illuminant pour la première fois la tour Eiffel, les Champs-Élysées et de nombreux autres monuments de Paris, reçut pour ce fait d'arme la croix de la Légion d'honneur.


Attirer l'attention sans éveiller les soupçons

 

La construction du «faux objectif de l'Orme de Morlu» débuta par la fausse gare de l'Est, située entre Seyran et Villepinte. Elle comprenait «bâtiments, voies de départ, trains à quais et trains en marche, amorces de voies et signaux, et une usine avec bâtiments et fourneaux en marche», détaille L'Illustration. Les bâtiments, en bois, étaient recouverts «de toiles peintes, tendues et translucides, de manière à imiter les toits de verre sale des usines». La principale difficulté venait de l'intensité de l'éclairage. «Un éclairage intensif fût vite apparu comme une ruse grossière. Il fallait attirer l'attention des aviateurs ennemis par une lumière suffisante, mais ne pas éveiller leurs soupçons», explique le journal.

 

Soulignant «l'art de l'ingénieur électricien», la revue explique comment on utilisa «des lampes de différentes couleurs (blanches, jaunes et rouges) éclairant alternativement des vapeurs produites artificiellement», pour imiter les lueurs des foyers de machines en marche. «Les trains étaient indiqués par des surfaces en bois posées sur le sol. Un éclairage latéral projetait la lumière à l'extérieur, comme si elle venait des fenêtres. Mais le fin du fin était la réalisation d'un train en marche. Le dispositif de camouflage s'étendait sur 1800 à 2000 mètres et l'éclairage courait progressivement d'une extrémité à l'autre.»

 

Ces installations «ne furent prêtes qu'après le dernier raid allemand sur Paris en septembre 1918 ; elles n'ont donc pas l'épreuve de l'expérience», commenta La Revue militaire plus de dix ans plus après, en 1930. Et l'on découvrit plus tard que les Allemands avaient envisagé un procédé comparable. Ces projets ne furent quoi qu'il en soit pas inutiles, estimait-on alors encore à l'époque. «Connaissant l'existence de faux objectifs, [le pilote] aura tendance à se demander, même pour les vrais : est-ce un faux? Ce doute jeté dans les esprits de l'attaque est déjà un résultat appréciable.

 

Source : LeFigaro.fr

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 18:47

Histoire

 

Jusqu'en 1810, très peu de sociétés civiles semblent avoir criminalisé l’adultère masculin, la femme étant traditionnellement considérée comme une ressource et le mariage, un échange de propriété contracté entre hommes (cf. Claude Lévi-Strauss).

Sur le plan religieux en revanche, l'adultère est condamné dans le judaïsme, le christianisme et l'islam.

 

Le Code d'Hammurabi condamne la femme adultérine à la noyade.

 

L'adultère masculin et féminin est condamné dans le judaïsme, « Mais si le fait est vrai, si la jeune femme ne s’est point trouvée vierge, on fera sortir la jeune femme à l’entrée de la maison de son père ; elle sera lapidée par les gens de la ville, et elle mourra [...] Si l’on trouve un homme couché avec une femme mariée, ils mourront tous deux, l’homme qui a couché avec la femme, et la femme aussi [...] Si une jeune fille vierge est fiancée, et qu’un homme la rencontre dans la ville et couche avec elle, vous les amènerez tous deux à la porte de la ville, vous les lapiderez, et ils mourront, la jeune fille pour n’avoir pas crié dans la ville, et l’homme pour avoir déshonoré la femme de son prochain. » Dt 22. 20-24.

Dans le christianisme, l'adultère est tout aussi condamné formellement dans le Nouveau Testament, tout en affirmant le pardon de Dieu en cas de repentance dans l'épisode de la femme adultère (Jn 8,2-11).

 

Depuis la fin du Moyen Âge, l'État royal récupère à son profit toutes les causes matrimoniales et impose une législation inégalitaire pour la femme adultérine (jusqu'à la loi Naquet sur le divorce pour faute en 1884 et la dépénalisation totale en 1975 en France) : la peine de « l’authentique » consiste à l'enfermer dans un couvent après lui avoir fait subir certains châtiments (crâne rasé, fouet jusqu'au XVIIe siècle). La Révolution française constitue à cet égard une parenthèse puisqu'elle en dépénalise l'adultère.

 

 

Les dernières lois Française

L'adultère est une violation du devoir de fidélité lié au mariage. Dans ce sens, il n'existe pas d'adultère dans les relations de couple sans mariage officiel, la violation du devoir de fidélité dans les unions libres ou dans les PACS est désignée généralement par le nom d'infidélité.

 

Jusqu'à juillet 1975, l'adultère était considéré comme un délit en France, seul l’adultère de l'épouse était répréhensible, avec une punition pouvant aller jusqu'à deux ans de prison. Le mari avait le pouvoir de stopper cette condamnation en consentant à reprendre sa femme, à pardonner à la fautive sa faute.

 

L'ancien code pénal était plus sévère, l'adultère était considéré comme une circonstance atténuante de la responsabilité de l'épouse dans l'agression ou même l'assassinat de sa femme et de son amant surpris en flagrant délit. L'amant était puni lorsqu'il avait profité de l'absence du mari surtout dans le cas d'un mari parti à la guerre. Ces codes reflétaient l'esprit de l'époque et la culture dominante, le mari infidèle n'y courait aucune sanction pénale, une amende d'un faible montant se permettait d'installer sa maîtresse au sein du domicile conjugal.

 

 

L’adultère n’est plus une faute pénale depuis 1975, mais demeure une faute civile. Il reste cependant la première cause de divorce au titre de l'article 212 du Code civil français qui dispose que « les époux se doivent mutuellement fidélité ». Le divorce sera prononcé lorsque l'infidélité de l'un des conjoints devient une violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage, et rendant intolérable le maintien de la vie commune.

 

Il faut noter également que jusqu'en 1975, le droit français faisait une discrimination vis-à-vis des enfants nés d'une relation adultérine : ces enfants (considérés jusquʼici comme « enfants naturels » au même titre que ceux conçus hors mariage) nʼavaient pas les mêmes droits que les enfants nés dʼune liaison légitime (dits « enfants légitimes »). Ainsi les droits de lʼenfant étant considérés comme n'ayant pas à tenir compte de la situation légale de ses parents géniteurs, le législateur français a donné les mêmes droits à tous les enfants, et supprimé depuis toute notion d’« enfant adultérin » dans le Code Civil, après lʼordonnance du 4 juillet 2005. Les droits de l'autre parent légitime se trouvent ainsi diminués à la succession du parent adultère.

 

Sources :

- Petite Larousse de la sexualité, de 2007

Pathol08.com

Wikipedia (Fr)

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 01:57

Quand on parle d'hyper inflation, on pense tout de suite à l'inflation de la République de Weimar où à celle de certains pays d'Amérique du sud.

 

 

En fait, le malheureux record du monde de l'inflation est détenu par la Hongrie. Juste avant la deuxième guerre mondiale, il fallait 5 Pengos (nom de la monnaie) pour un dollar US.

 

En 1946, c'était l'horreur économique totale : le change était passé à 4.700.000.000.000.000.000.000.000.000.000 pengos pour un US$ ! Non, ce n'est pas une erreur, il y a bien 29 zéros ... Je ne sais même pas comment exprimer un tel chiffre en milliards de billions ou autres ! La monnaie était tellement dévaluée qu'il n'y avait plus de place pour imprimer les zéros, les billions étaient exprimés seulement avec la lettre "B". 

 

 

Comment a-t-on pu en arriver à cette situation dramatique ?


Au début de la deuxième guerre mondiale, la Hongrie avait espéré conserver sa neutralité. En 1941, ses troupes furent envoyées rejoindre les Allemands sur le front Russe. Les dirigeants essayèrent de reprendre leur liberté mais sans succès et la Hongrie fut envahie par les troupes Allemandes. Celles-ci se comportèrent en véritable prédateurs sur ordres de Berlin et pillèrent littéralement la banque centrale de toutes ses réserves, que ce soit en or, billets ou autres, laissant un pays totalement ruiné et sans aide s'effondrer, de 1944 à 1946, dans l'inflation la plus terrible connue à ce jour dans le monde. La mise en place des communistes au pouvoir correspond à l'inflation la plus forte !


Il semble que l'inflation en juillet 1946 atteignait une moyenne de 47% par jour avec, semble-t-il des pointes à 150% !

 

 

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Billet de 100.000.000.000.000.000.000 de pengos  (10 puissance 20), soit 100 millions de milliards de pengo,dont la valeur correspondait à environ 0,20 US$.

 


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Billet de 1.000.000.000.000.000.000.000 de pengos (10 puissance 21), soit un milliard de milliard de pengo qui a été imprimé mais jamais distribué car il était déjà dépassé par la vitesse de l'inflation !

 

 

Sources :

Wikipedia – Hyperinflation [Fr]
Wikipedia – Hyperinflation [En]
Nithart.com – Hyperinflation [Fr]

Wikipedia - Pengo [Fr]

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 20:27

Hong Kong (chinois : 香港 ;  pinyin : xiānggǎng ; cantonais Yale : Hēunggóng ; littéralement : « port aux parfums » ou « port parfumé »), officiellement Région administrative spéciale de Hong Kong de la République populaire de Chine, est la plus grande et la plus peuplée des deux régions administratives spéciales (RAS) de la République populaire de Chine (RPC), l'autre étant Macao. Elle compte environ sept millions d'habitants que l'on appelle Hongkongais.

 

Hong Kong est située sur la rive orientale de la Rivière des Perles, sur la côte Sud de la Chine et elle est baignée par la mer de Chine méridionale. Elle jouxte la province du Guangdong au nord. Hong Kong est la ville la plus riche de Chine ; son économie est une des plus libérales au monde. C'est un pôle financier et commercial d'envergure mondiale.

 

Colonie britannique à partir du traité de Nankin (1842), rétrocédée à la Chine en 1997, Hong Kong demeure fondamentalement différente du reste de la République populaire de Chine. Une loi fondamentale particulière détermine son régime politique. Elle obéit au principe « un pays, deux systèmes », qui permet à Hong Kong de conserver son système légal, sa monnaie, son système politique, ses équipes sportives internationales et ses lois sur l'immigration.

Selon les termes de la déclaration sino-britannique commune, la Chine a promis que Hong Kong garderait une relative autonomie jusqu'à au moins 2047, soit 50 ans après le transfert de la souveraineté.

 

La ville compte 20 500 résidents britanniques (ils étaient 25 500 en 1996). La majorité est composée d'expatriés employés par des multinationales ou des entrepreneurs installés avec leur famille. Depuis la rétrocession, les rues ont gardé leur double nom, en anglais et en cantonais.

 

Hong Kong possède deux langues officielles : l'anglais et le cantonais. L'anglais est la langue des affaires. Le putonghua (mandarin) - langue nationale chinoise - est, lui aussi, de plus en plus employé.

 

 

Rétrocession à la Chine 

Les Nouveaux Territoires ayant été loués pour 99 ans, ils sont revenus à la Chine au terme du bail en 1997. L'île de Hong-Kong et la presqu'ile de Kowloon, cédées à perpétuité au Royaume Uni, auraient théoriquement pu rester anglaises. Toutefois, l'aménagement du territoire de Hong Kong, qui avait intégré les Nouveaux Territoires dans un même ensemble urbain, rendait impossible une séparation qui impliquait l'établissement d'une frontière (les lignes de métro passaient d'une zone à l'autre, le futur nouvel aéroport était dans les nouveaux territoires, etc). C'est pourquoi, il est apparu incontournable de restituer à la Chine la totalité du territoire de Hong-Kong. Ce qui fut annoncé par la Déclaration commune sino-britannique, signée le 19 décembre 1984, par laquelle le Royaume-Uni s'engageait à remettre à la Chine l'ensemble de la colonie en 1997. La République populaire, quant à elle, s'engageait à maintenir les systèmes économique et législatif, et le mode de vie hongkongais pendant 50 ans. C'est la politique dite « un pays, deux systèmes ».

 

Le 1er juillet 1997, Hong Kong devient la première région administrative spéciale chinoise. L'événement donne lieu à une cérémonie retransmise dans le monde entier.

 

 

Organisation politique, judiciaire et administrative 

D'un point de vue juridique, Hong Kong se distingue nettement de la Chine continentale. La région a hérité des britanniques un système de common law, et les libertés fondamentales sont respectées.

 

Le système politique se compose d'une assemblée législative, qui élit un chef de l'exécutif, le plus important responsable politique hongkongais. Ce dernier est le chef du gouvernement. L'influence du pouvoir de Pékin est un sujet politique sensible à Hong Kong.

 

La moitié des membres est démocratiquement élue au suffrage universel direct par la population des cinq circonscriptions géographiques (Hong-Kong, Kowloon Est, Kowloon Ouest, Nouveaux Territoires Est, Nouveaux Territoires Ouest). L'autre moitié se compose d'élus de 28 catégories socio-professionnelles.

 

 

Sources :

Hong Kong [Wikipedia Fr] (plus d'information)

Hktdc.com

 

Censure d'Internet en Chine [Wikipedia Fr]

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 20:17

L'ère Meiji (明治時代, meijijidai ) est la période historique du Japon entre 1868 et 1912; initiée par la restauration de Meiji, elle est comprise entre l'ère Keiō (fin de l'époque Edo) et l'ère Taishō. Cette période symbolise la fin de la politique d'isolement volontaire appelée Sakoku et le début de politique de modernisation du Japon.

 

Le Japon de l’ère Meiji était en perpétuel état de crise, il recherchait un certain équilibre intérieur difficile à acquérir face à la complexité du monde extérieur et avait la nostalgie du temps passé, mais son désir de changement le pousse à se révolter contre son passé. Ce fut une lutte épique qu’il livra pendant des années de bouleversement social, politique et culturel. Il tira partie de cette « lutte » en rêvant et réalisant de grandes entreprises, des avancées dans les domaines de l’industrie, de l’économie, de l’agriculture et en matières d’échanges commerciaux.

 

 

L’ouverture du pays 

  •   1853 : le commodore Matthew Perry qui dirige l'expédition américano-européenne (bateaux noirs) pénètre dans la baie de Tokyo. Son but est d’ouvrir le Japon au commerce avec l’Occident. Au Japon deux courants se forment, l’un plutôt pour le commerce avec l’Occident et l’autre totalement opposé. Le premier courant l'emporte finalement et le Japon signe le Convention de Kanagawa avec Perry 31 mars 1854.
  •   Septembre 1864 : la flotte occidentale composée de navires américains, britanniques, hollandais et français tente de forcer le détroit de Chōshu en bombardant les côtes.
  •   Juillet 1866 : un nouveau traité ramène les droits d’importations à 5% ce qui condamne les extrémistes et renforce le parti loyaliste.
  •   Printemps 1867 : l’agitation et les idées de réformes sont si importantes que le shogun Yoshinobu du clan des Tokugawa est contraint de renoncer au pouvoir.

 

La restauration Meiji de 1868 

  •   3 janvier 1868 : les troupes loyalistes s’emparent du palais impérial à Kyōto. Un conseil impérial réuni sur le champ abolit le bakufu. Le règne de l’empereur Mutsuhito qui n’a que quinze ans va commencer ici.
  •   6 avril 1868 : à Kyōto l’empereur Mutsuhito prête un serment en cinq articles qui annoncent les changements prévus par le nouveau régime et l’ouverture officielle du Japon.
  •   Entre 1868 et 1869 : une guerre civile éclate au Japon. Guerre entre les armées des clans de Satsuma, de Chōshu, de Tosa et leurs alliés et, d’autre part, les troupes appartenant au gouvernement shogunal d’Edo et les clans qui lui restèrent fidèles.
  •   1871 : le yen remplace l’ancienne monnaie du Japon. Le Shinto (religion caractérisée par une quasi-divination de l’empereur) redevient une religion d’État.
  •   1872 : un système scolaire obligatoire est instauré. Une ligne ferroviaire reliant Tôkyo à Yokohama est ouverte.
  •   1er janvier 1873 : le calendrier grégorien remplace le calendrier luni-solaire d’origine chinoise.
  •   1876 : le port du sabre est interdit ce qui va provoquer une année plus tard la révolte du clan de Satsuma.
  •   1877 : création de l'université de Tokyo.
  •   10 octobre 1882 : le Nihon Ginkō est créé (la banque du Japon).
  •   11 février 1889 : une Constitution institue un régime représentatif. Elle établit deux chambres l’une élue au suffrage censitaire, l’autre la Chambre des pairs.
  •   Entre 1894 et 1895 : la guerre éclate entre la Chine et le Japon (sino-japonaise). Le conflit est dû aux problèmes d’expansion territoriale. Le Japon remportera facilement cette guerre.
  •   1890 : première session parlementaire sous la constitution Meiji.
  •   1895 : Taïwan est annexé.
  •   1900 : le Japon participe, aux côtés des puissances occidentales à la répression de la révolte des Boxers en Chine.
  •   1902 : le Japon s’allie à la Grande-Bretagne rivale de la Russie en Asie.
  •   1904 et 1905 : le Japon entre en conflit avec la Russie (guerre russo-japonaise).
  •   1905 : Traité de Portsmouth.
  •   1907 : accords franco-japonais et russo-japonais.
  •   1910 : traité d’annexion de la Corée.
  •   1910 : la Corée est annexée.
  •   1912 : l’empereur Meiji meurt et l’Ère Meiji prend fin.

 

 

  Modernisation 

Les principales réformes et leurs conséquences 

La pression d’autres pays (États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie) menaçait une colonisation du Japon. Le Japon décida alors de copier les nations occidentales et de s’industrialiser.


  •   L’ouverture du pays vers l’étranger
Conséquences : l’ouverture du pays amena de nouvelles maladies comme le choléra, la dysenterie, la typhoïde ou encore la vérole. Les maladies, elles, vont créer une grande panique au sein de la population japonaise. Celle-ci va devenir très hostile aux étrangers.
L’ouverture du Japon vers l’étranger montre la fin d’une protection, dont ils avaient pu bénéficier contre les épidémies.
  •   L’abolition des privilèges
Conséquences : les seigneurs doivent rendre leur domaine à l’empereur, les samouraïs se font interdire le port du sabre, et les clans militaires sont brisés.
L’empereur gouverne en « souverain absolu ».
  •   Une armée nationale
Conséquences : une armée nationale est créée et le recrutement militaire est élargi.
L’armée devient une armée de métier et n’est plus une armée basée sur des clans (castes) économiques.
  •   Le développement des moyens de transport
Conséquences : les moyens de transport, comme le train (chemin de fer), facilite le déplacement au sein même du pays. Ainsi, les populations rurales viennent plus facilement travailler dans les villes, où la demande de main-d'œuvre est importante.
  •   La création du Yen (nouveau système bancaire -monnaie unique-)
Conséquences : le Yen va fortement faciliter les échanges commerciaux entre le Japon et l’Occident (mais aussi avec les autres pays asiatiques).
  •   Le Shintoïsme, religion d’État
Conséquences : l'empereur devient le grand prêtre du Shinto d'État (kokka shintō) et chaque citoyen doit adhérer à un sanctuaire shinto.
  •   L'éducation
Conséquences : l’enseignement devient obligatoire. L’état crée des écoles publiques très rapidement.
Grâce à l’enseignement et à une philosophie compétitive, une nouvelle forme d’élite apparaît.
  •   Le statut personnel
Conséquences : Pour la population, la « Restauration de Meiji » a permis une grande liberté dans la promotion sociale de l'individu. L'accès aux professions et aux carrières qui, auparavant, étaient réservées à certaines classes, fut facilité.
  •   Le statut de la femme
Conséquences : bien que le droit de vote n'ait été accordé aux femmes que bien plus tard lors de l'occupation du Japon en 1946, leur statut, qui au Japon n’était pas aussi contraint qu’ailleurs, s’est encore libéralisé.



Économie

  •   industrialisation rapide et à marche forcée, le Japon se dresse au bout de quelques décennies, avec une croissance supérieure à celle de l'Allemagne, dans le rang des grandes puissances industrielles (encore quasi nulle à la fin du XIXe siècle, la production d'acier passe durant les années 1900 de presque rien à près de 200 milliers de tonnes.
  •   constitution de zaibatsu tels Mitsubishi, Mitsui, Sumitomo, Yasuda.
  •   colonisation d'Hokkaidō, jusqu'alors distincte de l'empire japonais sous le nom d'Ezochi, après la répression de la République indépendante d'Ezo en 1869.

 

 

Technique 

  •   création d'une ligne télégraphique entre Tōkyō et Yokohama en 1869
  •   création d'une ligne de chemin de fer entre Tōkyō et Yokohama en 1872
  •   premier pont en fer sur la rivière Sumida en 1887
  •   création de l'unité monétaire japonaise en 1871, introduction de la monnaie fiduciaire (yen) sous forme de billets de banque convertibles en argent (1885), et mise en place d'un système bancaire (1882). C'est le point de départ pour l'industrialisation du Japon. 

 

 

Politique

  •   restauration du pouvoir de l'empereur, le Shogun étant discrédité après l'accord passé lors de l'expédition américaine Perry.
  •   constitution en 1889
  •   le calendrier luni-solaire d'origine chinoise est remplacé par le calendrier grégorien en 1873
  •   reconstitution du shintoïsme qui devient la religion nationale, séparée clairement du bouddhisme
  •   séparation du pouvoir législatif et exécutif
  •   Mot d'ordre : « esprit japonais et méthodes occidentales »
  •   Mise en place d'un nouveau système éducatif

 

 

Expansion militaire 

 

 

Impact Global 

Au prix d'une guerre civile, l'empereur Meiji a atteint à la fin de son règne son but principal : amener le Japon à la hauteur des puissances occidentales en établissant un pouvoir central fort. Ce sont tous les efforts menés durant l'ère Meiji, véritable révolution politique, sociale, industrielle, et militaire, qui permirent au pays du soleil levant d'obtenir une victoire éclatante durant la guerre russo-japonaise (1905). Cette première victoire d'une puissance orientale sur une puissance occidentale dans l'Histoire contemporaine fît apparaître dans l'opinion publique le spectre du « péril jaune », et dans une certaine mesure, la politique expansionniste du Japon sous l'ère Shōwa est en continuité avec la politique de l'ère Meiji. Pour le gouvernement japonais, au début du XXe siècle les alternatives sont: étendre son influence sur l'Asie ou passer sous l'influence de l'Occident, autrement dit coloniser ou être colonisé. C'est dans l'optique de rester une grande puissance que sera mis en place la sphère de coprospérité de la grande Asie orientale.

 

Un grand nombre des mesures prises durant l'ère Meiji perdurent dans le Japon moderne (devenu néanmoins pacifiste après la Seconde Guerre mondiale) : instruction obligatoire, institution du yen comme monnaie nationale, ouverture sur l'Occident, administration centrale s'appuyant sur des préfectures, entre autres. Le Japon n'a pas renoncé à son statut de grande puissance, et possède d'ailleurs aujourd'hui le second PIB au monde derrière les États-Unis. (8,05% du PIB mondial, en 2007)

 

En guise de reconnaissance, un temple portant le nom de Meiji Jingū a été construit à Tōkyō.

 

 

Sources :

Ère Meiji [Wikipedia Fr] (Plus d'information)

Convention de Kanagawa [Wikipedia Fr]

 

La Guerre russo-japonaise (1904-1905)

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 19:07

On désigne par l'expression coup d'Agadir, ou encore « crise d'Agadir », un incident militaire et diplomatique qui eut lieu en 1911, entre la France et l'Allemagne, provoqué par l'envoi d'une canonnière (navire léger armé de canons) de la marine de guerre allemande dans la baie d'Agadir au Maroc, la SMS Panther.

 

 

Les causes 

Au début du XXe siècle, la France, qui administre l'Algérie colonisée depuis 1830, se préoccupe de la sécurité de sa frontière avec le Maroc, tout en lorgnant sur ce pays. Le royaume chérifien était alors l'un des derniers pays non colonisés d'Afrique, et suscitait la convoitise de plusieurs puissances européennes, au premier rang desquelles la France, ainsi que celle de l'Empire allemand qui estimait avoir un retard à rattraper en matière de colonies.

 

En 1904, la France et la Grande-Bretagne concluent, contre l'Allemagne, un accord d’« Entente cordiale » : la France laisse les mains libres à la Grande-Bretagne en Égypte, et en contrepartie, peut instaurer un protectorat au Maroc.

 

En mars 1905, pour rappeler ses prétentions sur le Maroc, l'empereur Guillaume II débarque à Tanger et rencontre le sultan Moulay Abd al-Aziz. C'est le « coup de Tanger », qui provoque des tensions entre les puissances européennes. Pour apaiser ces tensions, se tient, en 1906, à Algésiras, une conférence internationale. L'Allemagne s'y voit reconnaître un droit de regard sur les affaires marocaines, alors que la France et l'Espagne obtiennent des droits particuliers sur le Maroc en matière de police et de banque.

 

En mars 1911, le sultan Moulay Abd al-Hafid, menacé par une révolte, demande à la France de lui prêter main forte. En mai, les troupes françaises occupent Rabat, Fès et Meknès. L'Allemagne, inquiète pour ses prétentions sur le Maroc, considère cette occupation comme une violation des accords d'Algésiras et décide de réagir.

 

 

Déroulement

Prétendant répondre à un appel à l'aide d'entreprises allemandes de la vallée du Souss (il n'y avait alors que quatre ressortissants Allemands dans cette région), l'Allemagne, le 1er juillet 1911, décide, pour protéger ses intérêts, d'envoyer une canonnière, la SMS Panther, dans la baie d'Agadir, dont la rade avait été, jusqu'à 1881, fermée au commerce étranger. À partir de la mi-juillet, la Panther est régulièrement relayée par le croiseur SMS Berlin en alternance avec la canonnière SMS Eber.

 

L'Allemagne, qui voulait mettre un coup d'arrêt à l'expansion de la France au Maroc et affaiblir l'Entente cordiale entre la France et la Grande-Bretagne, est surprise par les vives réactions que provoque son coup de force. Le Royaume-Uni se déclare immédiatement en faveur de Paris et menace Berlin. Le gouvernement français, soutenu par son opinion, manifeste une très grande fermeté et n'exclut pas une réponse militaire. La France et l'Allemagne sont au bord du conflit.

 

Le gouvernement Caillaux, conscient du très grave danger qu'une guerre représente, préfère négocier. Ces négociations sont conduites, côté Français, par le président du conseil Joseph Caillaux, l'ambassadeur français à Berlin Jules Cambon et, côté Allemands, par Kinderlen, ministre des Affaires étrangères allemand. Aux termes d'âpres tractations, l'Allemagne renonce à être présente au Maroc en échange de l’abandon par Paris de 272 000 km² de territoires d'Afrique équatoriale, au Gabon, au Moyen-Congo et en Oubangui-Chari, au profit du Cameroun allemand. Un traité franco-allemand est signé le 4 novembre 1911 à Berlin, laissant les mains libres à la France au Maroc. C'est alors seulement que les bâtiments allemands quittent définitivement la baie d'Agadir, le 28 novembre 1911.

 

 

Conséquences 

En mars 1912, par le Traité de Fès, la France peut imposer au sultan Moulay Abd al-Hafid son protectorat sur le Maroc. Dès lors, l'indépendance du Maroc n'est plus qu'une façade. Le général Lyautey devient résident général, c’est-à-dire gouverneur du Maroc. La France contrôle désormais plus de la moitié de la côte nord de l'Afrique.

 

Ce bras de fer franco-allemand, qui annonce la Première Guerre mondiale, permet à la France d'éprouver son alliance avec la Grande-Bretagne et accentue l'hostilité de l'Allemagne à l'égard du Royaume-Uni. La guerre de 14-18 aurait pu éclater trois ans plus tôt sans l'habileté de Joseph Caillaux et la panique boursière en Allemagne dont le président du Conseil, spécialiste des finances, s'attribue la responsabilité.

 

C'est aussi pour la France l'occasion, pour la première fois depuis la défaite de 1870, de s'opposer avec succès à l'Allemagne qui occupe toujours l'Alsace et la Lorraine. Certains historiens, néanmoins, tels Serge Berstein et Pierre Milza, considèrent que la partie « s'achève par un gain substantiel obtenu par l'impérialisme allemand ».

 

La presse nationaliste allemande de l'époque dénonça le fait que l'Allemagne ait risqué une guerre pour des « étangs congolais ».

Cependant, pour le spécialiste des relations internationales Henry Kissinger, le principal problème allemand résidait dans le fait qu'en intimidant ou en menaçant plusieurs pays de guerre en l'espace de quelques années, sans même être capable de formuler un objectif réfléchi, l'Allemagne avait intensifié les peurs à son égard et fait émerger une coalition contre elle, sans gain substantiel en retour, sans consolider sa propre coalition. Une conséquence indirecte d'Agadir est que les Britanniques et les Français se répartissent les zones maritimes à protéger : les premiers ont l'Atlantique, les seconds la Méditerranée, situation qui accroitra l'obligation du Royaume-Uni à entrer dans la Première Guerre mondiale.

 

 

Sources :

Coup d'Agadir [Wikipedia Fr]

Conférence d'Algésiras [Wikipedia Fr]

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 20:17

Le bombardement de Zanzibar est le seul événement militaire de la Guerre anglo-zanzibarienne qui a opposé le Royaume-Uni et Zanzibar le 27 août 1896. Avec une durée d'environ 40 minutes, ce conflit détient le record d'être la guerre la plus courte de l'histoire.

 

 

La bataille 

Depuis 1880, le sultanat de Zanzibar, situé sur la côte orientale de l'Afrique, dans l'État actuel de Tanzanie, est un protectorat britannique.

 

Le 25 août 1896, le sultan Sayyid Hamid bin Thuwain bin Said meurt ; Khalid ibn Bargach, un resistant hostile à l'influence britannique, s'empare alors du trône. Rejetant l'ultimatum que lui délivre le Royaume-Uni, celui-ci érige des défenses autour de la ville, face à la mer et mobilise ses forces, soit environ 2 800 hommes. Les Britanniques décident de mettre fin par la force à son règne et l'escadre de l'amiral Rawson de la Royal Navy est dépêchée dans ce but devant Zanzibar.

 

Les offres de reddition ayant été rejetées, la flotte britannique ouvre le feu le 27 août. Les batteries côtières sont détruites et un vieux yacht à vapeur, armé en guerre et portant le pavillon du sultan, est coulé après une résistance acharnée, mais sans espoir devant la disproportion des forces, tant sur le plan matériel que sur l'efficacité.

 

Prenant acte de la défaite de ses forces, l'usurpateur se réfugie au consulat de l'Empire allemand où il reçoit asile pendant trente-huit jours, et il est accueilli sur le navire de la Kaiserliche Marine, le SMS Seeadler. Le 2 octobre, il est évacué vers Dar es Salaam où il vivra en exil pendant une quinzaine d'années, tandis qu'un nouveau sultan, favorable aux Britanniques, est installé à sa place.

 

Cette bataille coûte la vie à plus de cinq cents Zanzibarites.

 

 

Navires engagés 

Bombardement de Zanzibar par la flotte britannique

  • Royaume-Uni
    • St-George, croiseur, navire amiral
    • Racoon, croiseur
    • Philomel, croiseur léger
    • Trush, canonnière
    • Sparrow, canonnière

  • Zanzibar
    • Glasgow, frégate-yacht à vapeur, navire amiral (coulé)

 

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Bombardement de Zanzibar par la flotte britannique

 

 

Source : Bombardement de Zanzibar [Wikipedia Fr] 

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 17:12

Effets d'une bombe atomique

Article détaillé : Explosion atomique.


Les aspects particuliers de la bombe comme sa puissance et sa matière explosive la distinguent des explosifs traditionnels. Plusieurs effets la rendent bien plus dangereuse que les bombes développées jusqu'alors. On distingue généralement quatre grands effets (le souffle, la chaleur, l'impulsion électromagnétique et les radiations). Utilisées en grand nombre, les bombes atomiques peuvent également avoir un effet sur le climat global de la Terre.

 


Souffle

La puissance de l'explosion est bien plus importante qu'avec un explosif traditionnel. Une onde de choc provoque un déplacement important et rapide de l'air environnant, exerçant ainsi une contrainte (pression) sur les objets environnants.

 

Le souffle de l'explosion détruit tous les bâtiments alentour et provoque des lésions et la surdité des personnes qui sont trop proches de l'explosion. Une fois l'onde de choc passée, de forts vents créés par l'effet de vide (dépression, contrainte opposée) dû à l'explosion, semblables à ceux d'un ouragan, finissent de démolir les bâtiments qui seraient encore debout.

 

Si l'explosion a lieu au niveau du sol ou même est souterraine, des séismes peuvent également avoir lieu.

 


Chaleur

La chaleur de l'explosion est telle qu'elle déclenche des incendies et cause des brûlures sur les personnes même distantes de plusieurs kilomètres de l'explosion. Pour donner un ordre de grandeur, une bombe de 10 Mt provoque des brûlures jusque dans un rayon de 30 kilomètres et la température en son centre dépasse plusieurs millions de degrés. À cela peuvent s'ajouter des brûlures aux yeux pour ceux qui regardent l'explosion. 35% de l’énergie d'une bombe nucléaire est dissipée sous forme de chaleur.

 

 

Impulsion électromagnétique (IEM)

Article détaillé : Impulsion électromagnétique.


Une explosion nucléaire provoque un déplacement d'électrons, qui crée un courant électrique. Ce courant est tel qu'il perturbe pendant un certain temps les alimentations électriques et détruit complètement la plupart des circuits électroniques. Cet effet est maximal dans le cas des explosions à très haute altitude ou dans l'espace, plus limité lors d'explosions dans la basse atmosphère ou au niveau du sol.

 

 

Radiations

L'irradiation due à une arme nucléaire peut être de deux types :

  • Une irradiation immédiate et directe, pour les personnes proches de l'explosion, qui peut être très intense (voir Syndrome d'irradiation aiguë) ;
  • Une irradiation à long terme, due aux éléments radioactifs de la bombe et des éléments contaminés, qui peuvent être transportés par les mouvements d'air sur de très grandes distances. Cette irradiation est plus importante en termes de nombre de personnes touchées.

 

Les effets à long terme sont à relativiser d'après les résultats du suivi médical des survivants de Hiroshima et Nagasaki :

  • Il existe bien une augmentation des taux de cancers, significative, mais moins importante que ceux liés à d'autres causes comme le tabagisme (même pour les sujets exposés aux plus fortes doses l'excès de cancer ne semble pas dépasser 4%).
  • Contrairement aux idées reçues, il n'a pas été observé d'augmentation des malformations ou de troubles génétiques chez les descendants de survivants irradiés.

 

 

Impact climatique

Article détaillé : Hiver nucléaire.


Selon certains scénarios, si une guerre nucléaire venait à être déclenchée avec l'emploi massif des bombes nucléaires, des impacts importants sur le climat de la Terre pourraient se faire ressentir. Les incendies en masse déclenchés par l'effet de chaleur, ainsi que le soulèvement de la poussière, pourraient provoquer la formation d'un gigantesque manteau de suie et de poussière dans la stratosphère, qui occulterait les rayons du Soleil. Il s'ensuivrait, pendant quelques jours seulement ou plusieurs années, ce que l'on appelle communément un Hiver nucléaire.


 

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Nagasaki avant / après

 

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Hiroshima en ruines

 

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Le dôme de Genbaku (原爆ドームGenbaku Dōmu), ou le mémorial de la paix d'Hiroshima ou encore le dôme de la Bombe Atomique, était à l'origine le Palais d’exposition industrielle du département de Hiroshima. (photo de nos jours)

 

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Démonstration de force aérienne survolant le Missouri le 2 septembre 1945

 

 

Sources :

Arme nucléaire [Wikipedia fr]

Armes nucléaires en Corée du Nord [Wikipedia Fr]

Bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki [Wikipedia Fr]

 

Dôme de Genbaku [Wikipedia Fr] (L’espoir d’une paix perpétuelle et l’abolition définitive de toutes les armes nucléaires sur la Terre)

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