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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 17:29

Le Yamato, qui fut incontestablement le plus puissant navire de tous les temps !

Le Yamato (大和), du nom de l'ancienne province japonaise de Yamato, était un cuirassé de premier rang de la marine impériale japonaise, et le premier de la classe Yamato. Avec son jumeau le Musashi, le Yamato était le plus grand des cuirassés jamais construits, déplaçant 65 027 tonnes, et armés de pièces de 460 mm, le plus gros calibre jamais monté sur un navire de guerre.


À servi dans la Marine impériale japonaise :
Commandé en Mars 1937
Quille posée: le 4 novembre 1937
Lancement: le 8 août 1940
Armé: le 16 décembre 1941
Statut: coulé le 7 avril 1945

 

yamato-navire-bateau.jpg

 


Caractéristiques techniques :

Type : Cuirassé
Longueur : 256 mètres à la ligne de flottaison
Maître-bau : 36 m
Tirant d'eau : 11 m
Déplacement : 65 027 tonnes (à vide, dont 21 266 tonnes de blindage) ; 72 800 tonnes à pleine charge (estimation)
Propulsion : 12 chaudières Kanpon, 4 turbines à vapeur,
Puissance : 150 000 ch (110 MW) (estimation)
Vitesse: 27 nœuds

 


Caractéristiques militaires  :

Blindage (colossaux) : 650 mm en tourelles
409 mm en ceinture
198 mm au pont

 


Armement :


En 1941 :
9 canons de 460 mm (montés en trois tourelles triples)
12 canons de 155 mm (montés en quatre tourelles triples)
12 canons anti-aériens de 127 mm (6 tourelles doubles)
24 canons anti-aériens de 25 mm
8 canons anti-aériens de 13 mm.
En 1945, 2 tourelles de 155 mm, ainsi que tous les canons de 13 mm, avaient été démontées pour renforcer l'armement anti-aérien, qui se montait alors à 24 pièces de 127 mm et 146 pièces de 25 mm.

Rayon d'action : 11 500 km à 16 nœuds (30 km/h)

 

Le Yamato embarque 7 hydravions de deux types :
1 F1M2 " Pete " et le E13A1 Jake ". Ils sont lancés par 2 catapultes de 19,5 mètres de long situées à l'arrière du navire. Leur manutention est assurée par une grue de 6 tonnes.

Les hydravions sont stockés dans un hangar qui se trouve à l'arrière, sous le pont principal.



Autres caractéristiques :

Équipage 2 750 hommes 

 

Les communications internes sont assurées par 461 tubes vocaux, 491 téléphones et 14 systèmes pneumatiques.

Sa dernière mission fut l'opération Ten-Go, dans le contexte de la bataille d'Okinawa, début avril 1945. Le Yamato fut envoyé en mission suicide attaquer la flotte américaine qui soutenait le débarquement des troupes sur l'ouest de l'île. Le plan consistait à causer un maximum de dégâts aux navires de soutien, puis à aller s'échouer pour servir de batterie côtière avant de faire sauter le navire. Le 6 avril, le Yamato, avec un équipage renforcé, quitta le port de Tokuyama avec son escorte. La flottille fut repérée par des sous-marins le lendemain faisant route au sud. La Task Force 58 lança 386 avions pour l'intercepter, qui engagèrent le combat en début d'après-midi. Le pilote Francis Ferry avec son Helldiver plongea vers 12h sur sa cible et lança ses roquettes et ses deux bombes de 450 kg qui explosèrent à l'avant et à l'arrière du pont. Par la suite des TBF Avenger lancèrent leur torpille. Ainsi, le Yamato, frappé par au moins 8 bombes et 13 torpilles, explosa à 14 h 20. Il chavira sur bâbord et coula à quelque 200 km d'Okinawa. Environ 2 475 hommes d'équipages périrent et 269 survécurent.

L'épave gît à 300 m de profondeur, coupée en deux au niveau du magasin de la tourelle avant qui a explosé, et a été explorée en 1985 et 1999.

 

 

Battleship-Yamato.jpg

(Cliquer sur l'image pour agrandir)

 

Aujourd'hui, les cuirassés ont été remplacés par les portes-avions.


Un porte-avion, grace à ses appareil peut attaquer un cuirassé sans que se dernier ne soit à portée de canons pôur riposter (l'exemple le plus concret est celui du Yamato, torture par plus de 400 bombardiers et chasseurs : malgré son blindage de plus de 35 cm d'épaisseur, le cuirassé fut littéralement éventré... coupé en deux... et il finit par chavirer après s'être reçus 5 bombes de 500 kg et 13 torpilles).

 

Sources : 

Les différents types de navire (militaire, commerce etc...) [Wikipedia Fr]

Yamato (navire) [Wikipedia Fr] (Plus d'information)

 

Voir aussi :

Ultime avatar du char forteresse ou du Landship ("navire terrestre") pendant la 2ème guerre mondiale

Le Fieseler Fi 103 / FZG 76 ou "V1" - Le 1er missile de croisière de l'histoire

L’acte le plus héroique consista à ne rien faire (1983) - Stanislav Petrov

Comment la France a tenté de bâtir un faux Paris en 1918

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 11:24

Nikola Tesla (serbe cyrillique : Никола Тесла), né le 10 juillet 1856 à Smiljan, Empire d'Autriche (aujourd’hui en Croatie), et mort le 7 janvier 1943 à New York, États-Unis, est un inventeur et ingénieur américain d’origine serbe, ayant principalement œuvré dans le domaine de l’électricité.

Il est souvent considéré comme l’un des plus grands scientifiques dans l’histoire de la technologie, pour avoir déposé plus de sept cent brevets (qui seront pour beaucoup d'entre eux attribués à Thomas Edison)  décrivant de nouvelles méthodes pour réaliser la « conversion de l’énergie ». Tesla est reconnu comme l’un des ingénieurs les plus créatifs de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Pour sa part, il préférait plutôt se définir comme un découvreur.

Ses travaux les plus connus et les plus largement diffusés portent sur l’énergie électrique. Il a mis au point les premiers alternateurs permettant la naissance des réseaux électriques de distribution en courant alternatif, dont il est l’un des pionniers. Tesla s’est beaucoup intéressé aux technologies modernes se focalisant sur l’électricité qui était le noyau de ses inventions. Il est connu pour avoir su mettre en pratique la découverte du caractère ondulatoire de l'électromagnétisme (théorisé par James Clerk Maxwell en 1864), en utilisant les fréquences propres des composants des circuits afin de maximiser leur rendement.

Pourtant nombre de ses travaux sont encore aujourd'hui controversés. Parmi les gens qui s'intéressent à Tesla, beaucoup voient en lui le père des travaux contemporains HAARP. Ces aspects encore mystérieux de la personnalité de Tesla (rayon de la mort) servent parfois de support à certaines recherches scientifiques (énergie du vide). Il aurait, selon certains, créé une voiture fonctionnant avec l'énergie du vide, qui serait alors captée via une antenne. Tesla a joué un rôle de pionnier dans de nombreux domaines, ce qui lui a valu d'être mal perçu par certains.

 

Enfance et études

Nikola Tesla (tesla en serbe signifie herminette) est né en 1856 à Smiljan, dans la province de Lika de l'Empire d'Autriche.

Il est l'avant-dernier d'une fratrie de cinq issue d'une famille serbe orthodoxes  . Le père de Nikola, Milutin Tesla, était le pope orthodoxe serbe de Smiljan.

Dès son enfance, suite à divers événements émotionnels (notamment la mort de son frère aîné Danijel), il développe de grandes aptitudes intellectuelles dont il témoigne dans son autobiographie   bénéficiant d'une mémoire photographique hors du commun, d'un génie inventif, ainsi qu'un don de visualisation lui rendant maquettes et schémas inutiles. À 17 ans, il commence à inventer comme un autodidacte.

En 1875, il entre à l’école polytechnique de Graz, en Autriche, où il étudie les mathématiques, la physique et la mécanique. Une bourse lui est attribuée par l'administration des Confins militaires, le mettant à l'abri des problèmes d'argent. Ceci ne l'empêche cependant pas de travailler avec acharnement pour assimiler le programme des deux premières années d'études en un an. L'année suivante, la suppression des Confins militaires retire toute aide financière à Tesla, hormis celle, très maigre, que peut lui apporter son père, ce qui ne lui permet pas d'achever sa seconde année d'études.

Après quelques années passées à chercher du travail, Nikola Tesla débute en tant qu'ingénieur en 1881, à Budapest, à l'Office central du télégraphe du gouvernement hongrois.

Il s'intéresse aussi à la mythologie hindoue, puis au sanskrit comme Oppenheimer.

 

Ingénieur chez Edison 

moteur à courant alternatif triphasé

 

 

En 1882, il vient à Paris et travaille pour la société Continental Edison à l'amélioration des équipements venant de la société mère. D'après son autobiographie, il achève de mettre au point le premier moteur à induction utilisant le courant alternatif. Il développe plusieurs instruments qui utilisent la rotation de champs magnétiques, et obtient un brevet en 1888. Personne en Europe ne s'intéressant à sa technologie, il accepte alors l’offre de Thomas Edison de venir travailler aux États-Unis.

En 1884, âgé de 28 ans, il débarque aux États-Unis, où Edison vient de créer le réseau électrique alimentant la ville de New York. Ce réseau, basé sur le courant continu, souffre de sérieux dysfonctionnements : accidents fréquents, pannes régulières, plusieurs incendies se déclenchent... De plus, cette électricité ne peut être acheminée sur une longue distance, elle nécessite une centrale tous les deux milles.

Tesla est partisan de l'adoption du courant alternatif, qui résoudrait tous ces problèmes, tandis qu'Edison, ardent défenseur du courant continu, y est totalement opposé. De ce fait et du fait des personnalités très narcissiques des deux hommes, une opposition farouche les divise, ce qui amène Tesla à démissionner.

 

Ingénieur chez Westinghouse 

Un groupe de financiers, conscients du potentiel économique de sa proposition, offre à Tesla de fonder sa propre société, la Nikola Tesla Company, basée à New York. Malheureusement il se fait escroquer et se retrouve sans argent, les financiers ayant récupéré l'entreprise dans laquelle il avait investi ses économies.

En 1886, George Westinghouse s’intéresse de près au courant alternatif. En tant que concurrent direct d’Edison, il rêve d’approvisionner les États-Unis en électricité. Il embauche Tesla comme conseiller. Une lutte titanesque (surnommée la « guerre des courants ») s’engage entre Westinghouse-Tesla et Edison, elle finit par tourner à l’avantage du couple Westinghouse-Tesla.

En 1893, Westinghouse annonce que sa compagnie vient d’obtenir le contrat d’installation de toute l’infrastructure électrique. Rapidement, les États-Unis utiliseront exclusivement le courant alternatif préconisé par Tesla.

 

Inventions majeures

Générateur de courant alternatif de Tesla
  • - Depuis 1943, Tesla est considéré comme le créateur de la radio sous le brevet   déposé à l'United States Patent and Trademark Office le 20 mars 1900. Avant que Tesla n'obtienne la primauté de l'invention, celle-ci était attribuée, à tort, à Marconi, plus populaire et meilleur homme d'affaires.
  • - Il est le principal promoteur du transport de l'énergie électrique en courant alternatif.
  • - En 1889 il s'intéresse à la haute fréquence et réalise un générateur fournissant une fréquence de 15 kHz.
  • - Il expose en 1891, lors de démonstrations, sa lampe « haute fréquence » à pastille de carbone, plus économique que nos tubes fluorescents actuels et dont le concept préfigure celui de l'accélérateur à particules ou celui du microscope électronique.
  • - À partir de 1896, en parallèle de Branly, il effectue des expériences de télécommande. En se basant sur l'excitateur de Hertz, il met au point la bobine qui porte son nom et qui constitue un premier émetteur accordé à ondes amorties. Tesla définit les bases de la télé-automatique  . Il conçoit qu’on puisse un jour commander des véhicules à des centaines de kilomètres sans qu’il y ait d’équipage, en utilisant la télégraphie sans fil  . Il crée deux navires robots télécommandés dont un est submersible . Ses brevets de 1895 contiennent en réalité les spécifications d’un bateau torpille sans équipage muni de six torpilles de 4,20 mètres.
  • - Expérimentation des gigantesques résonateurs à haute fréquence de 1899 à 1900 à Colorado Springs, en vue de la construction d'une tour de télécommunication à Wardenclyffe (Shoreham), Long Island.
  • - Tesla a, en outre, écrit sa théorie sur les armes à énergie dirigée avant le début du XXe siècle, son fameux « Rayon de la mort ».

Les radiocommunications et la transmission par ondes

C’est un transformateur à air avec des bobines primaires et secondaires réglées sur la résonance qui convertit à hautes fréquences des courants élevés de tensions relativement faibles, en courant faible de hautes tensions.

Tant que les fréquences sont élevées, les courants alternatifs de très hautes tensions s’écoulent largement sur la surface de la peau, sans causer de dommages. Des milliampères pénétrant dans les tissus nerveux peuvent tuer alors que beaucoup d’ampères sur la surface de la peau peuvent être tolérés pendant de brefs instants.

La bobine de Tesla sert en tant que dispositif de production de hautes tensions, toujours utilisé de nos jours sous une forme ou une autre dans tout récepteur radio ou de télévision ; elle deviendra très rapidement une partie de l’équipement de tout laboratoire de recherche universitaire.

Sa bobine a plusieurs applications médicales. En 1890, il est publié un article qui donne les valeurs thérapeutiques sur le corps humain du chauffage interne par des courants de hautes fréquences. Ce phénomène sera connu sous le terme de diathermie.

 

Le radar

Tesla découvre le principe du radar en 1900, il le met au point et publie malgré des problèmes financiers les principes de ce qui deviendra, presque trois décennies plus tard, le radar.

Il fonctionne comme les ultrasons des chauves-souris : un dispositif envoie un rayon concentré d’un courant de minuscules charges électriques vibrant à une très grande fréquence, puis après réflexion sur la cible, il réceptionne le rayon qu'il analyse pour enfin obtenir une image de la cible.

Quinze ans après la description du radar par Tesla, des équipes de chercheurs américains et français travaillent parallèlement d'arrache-pied à mettre au point un système fonctionnant selon ses principes. En 1934, une équipe française met au point et installe des radars sur des bateaux et sur des stations terrestres en utilisant des appareils conçus selon les principes énoncés par Tesla. Le radar a été d’une grande aide aux Britanniques pendant la Seconde Guerre mondiale pour prévenir les attaques aériennes de l'armée allemande.

 

Les robots télécommandés

Tesla définit les bases de la télé-automatique. Il conçoit qu’on puisse un jour commander des véhicules à des centaines de kilomètres sans qu’il y ait d’équipage, en utilisant la télégraphie sans fil. Il crée deux navires robots télécommandés dont un est submersible.

Ses brevets de 1895 contiennent en réalité les spécifications d’un bateau torpille sans équipage muni de six torpilles de 4,20 mètres. Il affirme qu’un faible nombre de ces engins suffit pour « attaquer et anéantir une armada entière en une heure, et sans que l’ennemi puisse jamais localiser ni identifier la puissance qui le détruit ». Mais les conceptions de Tesla sont trop en avance pour l’époque et les responsables de la défense américaine considèrent son projet comme un rêve irréalisable qu’ils qualifient d’expérience de laboratoire.

Tesla qui a tant œuvré pour inaugurer l’ère de l’automatisation, sent que le monde autour de lui n'est manifestement pas prêt.

Ses recherches le poussent notamment dans certaines bases de l’informatique : des inventeurs de la deuxième partie du XXe siècle qui voulaient déposer des brevets dans le domaine informatique, se sont aperçus que Tesla les avaient précédés. « Je suis étonné par la répugnance qu’éprouvent les gens qui travaillent dans le domaine des ordinateurs à y reconnaître la priorité de Tesla, alors que Mrs Brattain, Bardeen et Schockley ont été couvert d’honneurs pour l’invention du transistor, qui a fait des calculatrices électroniques une réalité physique. »

 

Énergie gratuite

C’est au cours de la conférence du 20 mai 1891 à l’American Institute of Electrical Engineers de New York, que Tesla a pour la première fois parlé de l’énergie gratuite. Voici ce qu’il annonce : « Dans quelques générations nos machines seront propulsées par cette énergie disponible à tout endroit de l’univers.[…] Dans l’espace il y a une forme d’énergie. Est-elle statique ou cinétique ? Si elle est statique, toutes nos recherches auront été vaines. Si elle est cinétique – et nous savons qu’elle l’est –, ce n’est qu’une question de temps, et l’humanité aura mis en harmonie ses techniques énergétiques avec les grands rouages de la nature. »


Distinctions

  • - Polyglotte (en plus de sa langue natale, le serbe, Tesla parlait le tchèque, l'anglais, le français, l'allemand, le hongrois, l'italien et le latin), récipiendaire de quatorze doctorats des universités du monde entier et auteur d'environ 900 brevets dont beaucoup sont attribués à tort à Thomas Edison traitant de nouvelles méthodes pour aborder la conversion de l’énergie.

  • - 6 novembre 1915, la une du New York Times annonce que les prochains lauréats du Prix Nobel de physique sont Edison et Tesla. Cette nouvelle provient de l’agence Reuters de Londres. Le 14 novembre, l’agence Reuters de Stockholm dément l’information, les lauréats seront William Henry Bragg et son fils William Lawrence Bragg pour la détermination des structures cristallines par les rayons X (diffraction).
  • - En 1917, il reçoit la médaille Edison de l’American Institute of Electrical Engineers.
  • - Il obtient la médaille John Scott en 1934, une récompense attribuée à des scientifiques depuis 1816. Marconi l’avait obtenu en 1931 et Edison en 1889 et 1929.

Le mythe

  • - Des légendes urbaines se sont développées autour du personnage, qui serait né par une nuit d’orage particulièrement fort, qui plus est dans l’Europe centrale (le pays des vampires), et/ou qui aurait été touché par la foudre, etc.
  • - Le personnage de Tesla lui-même a inspiré les artistes : il apparaît dans le roman Le Prestige de Christopher Priest, sous les traits d’un scientifique qui aurait mis au point un système de téléportation. Sa rivalité avec Thomas Edison et ses expériences à Colorado Springs sont évoquées. Dans la version cinéma, réalisée par Christopher Nolan en 2006, le personnage de Tesla est incarné par David Bowie.

 

Source : Wikipedia.org

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 11:02
Lampe à pastille de Carbone - lumière à haute fréquence

Le point fort de ses démonstrations dans ce domaine est la lampe à pastille de carbone, présentée en 1891.

Elle est constituée d’un tube à vide (mais contenant quelques ions à l’état gazeux) de 15 cm terminé par un petit globe de verre muni d’une minuscule pièce de matériau solide, montée à l’extrémité d’un fil de connexion unique avec la source de haute fréquence. La pastille centrale du matériau propulse électrostatiquement les molécules du gaz environnant vers le globe de verre, puis de la même façon les attirent ensuite, au rythme de la source haute fréquence. Au retour, en heurtant la pastille, les molécules la chauffent jusqu’à incandescence, dans un processus qui se répète plusieurs millions fois par seconde. La chaleur de la pastille incandescente se transfère aux molécules de la petite quantité de gaz dans le tube, et ainsi de la lumière est produite.

Cette lampe est très économique : pour la même dépense énergétique, elle est 20 fois plus brillante que l’ampoule d’Edison, celle utilisée de nos jours. Le seul problème est qu’il faut une source de courant à haute fréquence, ce qui n’est malheureusement pas compatible avec les 50 Hz traditionnels. Le tube néon est inspiré des découvertes de Tesla, mais son rendement n’est pas aussi intéressant.

les radiocommunications et la transmission par ondesTesla a ouvert la voie à la transmission d’énergie et d’informations, ainsi que de l’électronique moderne.

A la base de tout : la bobine Tesla

Document  : une bobine Tesla en fonctionnement
C’est un transformateur à air avec des bobines primaires et secondaires réglées sur la résonance qui convertit à hautes fréquences des courants élevés de tensions relativement faibles, en courant faible de hautes tensions.

Tant que les fréquences sont élevées, les courants alternatifs de très hautes tensions s’écoulent largement sur la surface de la peau, sans causer de dommages. Des milliampères pénétrant dans les tissus nerveux peuvent tuer alors que beaucoup d’ampères sur la surface de la peau peuvent être tolérés pendant de brefs instants !
La bobine de Tesla sert en tant que dispositif de production de hautes tensions, toujours utilisé de nos jours sous une forme ou une autre dans tout récepteur radio ou de télévision ; elle deviendra très rapidement une partie de l’équipement de tout laboratoire de recherche universitaire.

Sa bobine a plusieurs applications médicales. En 1890, il est publié un article qui donne les valeurs thérapeutiques sur le corps humain du chauffage interne par des courants de hautes fréquences. Ce phénomène sera connu sous le terme de diathermie. Les médecins s’intéressent de plus en plus à l’oscillateur thérapeutique de Tesla, une petite bobine de tesla. Il vend des bobines médicales à des hôpitaux et laboratoires, ce qui lui rapporte beaucoup d’argent.

Le projet de radiodiffusion mondiale
Tesla n’abandonnera jamais l’idée d’un réseau mondial de télécoms. Il sait toutefois que l’époque n’est pas encore mûre et que le financement est un problème insurmontable : « l’humanité n’a pas atteint un stade suffisamment avancé pour se laisser mener de bon gré par l’instinct aigu du découvreur »
Tesla construit la tour de Wardenclyffe qui se veut être un centre mondial de radiodiffusion disposant de tous les services que l’on utilise aujourd’hui : interconnexions téléphoniques, synchronisation des faisceaux horaires, diffusion de bulletins d’informations sur les cours de la bourse, récepteurs de poches, réseaux de communications privées. Il en parle comme d’un système mondial de transmission d’informations.

Document : le projet de la tour Wardenclyffe

  La transmission d’énergie et l’utilisation des ondes hautes et basses fréquences.

  En 1899, Tesla se retire dans les montagnes de Colorado Springs afin de faire des expériences sur les ondes électromagnétiques. Il construisit un laboratoire à haute tension, à haute altitude qui entourait la plus grosse bobine Tesla au monde. Ses recherches précèdent toutes celles sur l’électromagnétisme, « ses expériences présentent une étonnante similarité avec les travaux les plus tardifs en matière de communications à très basses fréquences ».
Au cours de ses multiples séjours dans son laboratoire, il réussit à concevoir un système de transmission d’énergie sans fil et découvrit le phénomène des ondes stationnaires.

 

Transmission d’énergie sans fil 

 

Lors d’une conférence, Tesla annonce qu’il peut voir son rêve le plus cher se réaliser : la transmission d’énergie sans aucun câble de connexion.


  

Document : un exemple de transmission d’énergie  

 

Tesla croit non seulement que le globe est un bon conducteur, mais que les hautes couches de l’atmosphères sont conductrices et que celles qui sont situées à des altitudes très modérées qui sont aisément accessibles, constituent une parfaite voie conductrice. Ainsi, il pense prouver ainsi que l’on peut transmettre de grandes quantités d’énergie électrique dans les couches supérieures de l’atmosphère, sur n’importe quelle distance. 

 

En plus du projet de radiocommunication qu’il pensait mettre en place avec la tour de Wardenclyffe, il veut établir un système de transmission d’énergie sans fil. Par conséquent, on disposerait d’énergie électrique en n’importe quel point du globe. C’est précisément avec ce projet que Morgan, le créancier de Tesla à cette époque, n’était pas d’accord. Morgan décida de retirer son aide financière. L’excuse était : « si tout le monde peut puiser de l’énergie où mettrons-nous le compteur ? ». Elle fut détruite en 1917. 

 

Certaines de ses expériences à Colorado Springs sont relatés par des journalistes. D’après eux, Tesla a réussi à allumer 200 lampes à incandescence de 50 watts à 42 km de sa station. 

 

Si ce procédé vient un jour à être mis en place dans le monde, il serait « sur le point de provoquer une révolution industrielle d’une ampleur inégalée ».

 


  

Document : analogie sur le principe de la transmission d’énergie sans fil

 

Découverte de l’onde stationnaire 

 

Le 3 juillet 1899 est le jour de la découverte par Tesla du phénomène des ondes stationnaires. Voici les observations qu’il lui ont permis de déduire l’existence de ce phénomène. 

 

Dans le Colorado, de nombreuses décharges naturelles d’éclairs s’observent régulièrement. Ce 3 juillet, il remarqua que ses appareils réagissent parfois plus fort aux décharges très éloignés qu’à celles qui sont plus proches. Un violent orage éclate : des signes s’intensifièrent, puis après être passé par un maximum, il décrurent, puis cessèrent. Tesla a observé ce phénomène à intervalle réguliers. Puis l’orage se déplace. Il se retrouve à 300 km et ce phénomène continue à se manifester avec une force constante. 

 

Autrement appelée « onde Tesla », l’onde stationnaire, comme son nom l’indique, ne se déplace pas, contrairement aux ondes hertziennes. C’est par addition de deux ondes hertziennes que l’on obtient une onde stationnaire. Si l’on définit un point de l’espace et une onde passant par ce point. Le point va parcourir toute l’onde, et par conséquent le point et l’onde auront un mouvement relatif. Si l’on ajoute deux ondes hertziennes de même fréquence, on obtient une onde stationnaire. Le point précédemment défini, restera fixe par rapport à la nouvelle onde ainsi formée.





On voit bien que la courbe noire ne se déplace que verticalement et n’a pas de mouvement de translation, alors que les courbes verte et rouge se déplacent horizontalement.

Exploitation des découvertes de Tesla dans le domaine des ondes. Les découvertes de Tesla sur les ondes électromagnétiques peuvent avoir des répercutions importantes sur l’Humanité si elles sont utilisées à des fins destructrices. Voici quelques-uns uns des ces phénomènes qui peuvent être provoqués par l’utilisation des ondes électromagnétiques à très basses fréquences :

  •   Influence sur le climat, brouillage des liaisons radios et destruction des appareils électroniques, interférences dans les ondes émises par le cerveau, provoquant des troubles, des bourdonnements sonores.

 

Les armes à « énergie dirigée »Tesla avait écrit sa théorie sur les armes à énergie dirigée avant le début du vingtième siècle. Son fameux « rayon de la mort », pensait-il, installerait la paix sur la terre parce qu’il pourrait détruire des cités entières partout dans le monde et instantanément.
Tesla annonce : « mon dispositif projette des particules de dimension relativement grande ou au contraire microscopique, nous permettant de transmettre sur une petite surface, à grande distance, une énergie des trillions de fois supérieure à celle de tout autre rayonnement ».



Document : « le rayon de la mort »

 

Source : Cerfbleu.free.fr

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 10:32

Il est déjà temps de décompresser et de déconner un peu alors voici un p'tit quelque chose de trés drôle et de vachement sérieux à la fois.

On ne rigole pas avec les noms de famille...


Contrairement aux apparences, tous les Français sont loin de s'appeler MARTIN ou DURAND. Avec un million de patronymes différents, la France détient même le record mondial de la diversité.


Dans l'Atlas des Noms de Famille en France (éd. Archives et Culture), Laurent Fordant analyse le fichier des naissances recensées par l'INSEE de 1891 à 1990. Ce patrimoine exceptionnel livre d'importantes données généalogiques, mais aussi de nombreuses anecdotes surprenantes. Ce n'est qu'à la fin du XIXème siècle que les noms se fixent sous leur forme actuelle. Depuis, 200 000 patronymes ont disparu et 520 000 nouveaux sont nés.


Le plus répandu reste MARTIN (228857 naissances), suivi par BERNARD, THOMAS, PETIT et ROBERT. Néanmoins, la plupart d'entre nous porte un nom rare : 80,2% ont moins de 50 porteurs.On remarque notamment sept patronymes sans voyelles : X, B,M, Jxxx, Mm, Snp, Vlk... (Incroyable mais vrai).


Mais il y a plus lourd à porter : 377 SALOPPE, 3707 BATARD, 117 LAGARCE, 678 CATIN ont été recensés sur le siècle. D'autres préfèrent changer. Le dernier PUANT a disparu en 1914 et HITLER, juste après la deuxième guerre mondiale.


Les COCU, LACROTTE, HANUS, JOLICON ou autre MERDIER choisissent souvent un autre patronyme. Quant aux 883 CONARD, ils ne portent pas un patronyme d'origine péjorative. Au contraire, celui-ci dérive du germanique conhard qui signifie hardi, brave.

On apprend également que seulement 44 ASSASSIN sont nés en France au cours du siècle, contre 489 INNOCENT, mais il n'y a qu'un seul FLIC (dans le Finistère).


La répartition des patronymes à travers l'Hexagone révèle aussi quelques surprises. Tous les CAMEMBERT sont nés au pays des rillettes, la Sarthe, et non pas dans le Calvados qui compte quand même cinquante FROMAGE. On ne trouve aucun PRUNEAU à Agen (mais ailleurs, oui) et les PARISIEN se concentrent en Dordogne.


Certaines régions manquent de chance comme l'Isère où sont originaires tous les GLANDU, le Jura qui a la plus forte densité de CRETIN, et la malheureuse Loire-Atlantique qui détient le record de naissance de SALAUD.

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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 09:20

Voilà donc le récit d'Antoine Deleau :

"J'étais au premier rang, avantage que je devais à ma grande taille. L'artillerie anglaise nous foudroyait et nous répondions à chaque décharge par une fusillade de moins en moins nourrie. Entre deux décharges le général Anglais nous cria en français
"Grenadiers rendez vous ! " Cambronne répliqua " la garde meurt mais ne se rend pas ! " Je l'ai parfaitement entendu, j'étais à deux mètres de lui.

Le général anglais commanda le feu. Nous reformâmes le carré ; "Grenadiers rendez vous ! Vous serez traités comme les plus beaux soldats du monde !" reprit la voix stricte du général Anglais. Cambronne répliqua à nouveau "La garde meurt mais ne se rend pas !" Tous ceux qui étaient proches de Cambronne dont moi, répétâmes cette phrase, reprise bientôt par tout le carré. Nous essuyâmes une nouvelle terrible décharge .Nous reformâmes encore le carré et nous ouvrîmes le feu à notre tour…
Cette fois ce furent tous les soldats anglais qui nous cernant de toutes parts nous implorèrent de nous rendre.. "Grenadiers rendez vous ! rendez vous !"

C'est alors que fou d'impatience et de colère, Cambronne lâcha le fameux "Merde !"
Ce fut le dernier mot que j'entendis car je reçus un boulet dans mon colback qui m'étendit sans connaissance sur un tas de cadavres."


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Qui a vaincu à Waterloo ?...C'est un mot ! Un mot qui fracture la poitrine, une insulte à la foudre ! Le plus beau mot qu'un français ait répété ! Dire ce mot et mourir ensuite quoi de plus grand ? C'est foudroyer le tonnerre !

Victor Hugo (Les misérables.1862)
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Sources : Témoignage de Antoine Deleau. Cité dans le journal Le Voleur. Trente cinquième année de parution numéro 296 du 2 Juillet 1862.


A cet épisode que nous rapporte Dom Pierre, il convient de préciser que le général Cambronne lui-même nia le restant de sa vie avoir prononcé le mot. Ce qui fit dire à l'historien Henri Houssaye : « Mais alors qu'on ne s'explique pas pourquoi, il aurait nié la phrase si vraiment il l'avait prononcée, on comprend beaucoup plus facilement qu'il ait été embarassé et même confus d'avouer le mot. Devenu le mari d'une Anglaise et créé vicomte par Louis XVIII, Cambronne se piquait d'une excellente éducation. Il tenait à passer pour un homme bien élevé. Il ne voulait pas donner aux malveillants un nouveau prétexte de dire que les généraux de l'Empire étaient de grossiers soldats qui avaient importé dans les états-majors et jusque dans les salons les façons et le langage de corps de garde. Mais si l'on se représente par la pensée l'épisode final de la tragique bataille du 18 juin 1815, si l'on songe à l'état d'esprit où se trouvait Cambronne, à l'exaspération que devaient produire sur lui les sommations réitérées de l'ennemi, on reconnaît que le mot était en situation. Il est psychologiquement vrai : or, comme, au témoignage de Cambronne lui-même, il répondit quelque chose - une phrase ou un mot - aux Anglais qui le sommaient de se rendre, ce quelque chose doit être cela.»




(1) Cambronne (Pierre-Jacques-Etienne, vicomte) 1770 - 1842, général. S'engagea comme volontaire en 1792. Il participera à la plupart des combats de la république, du consulat et de l'Empire. Blessé à plusieurs reprises, sa bravoure lui vaudra d'être nommé général de brigade. L'Empereur le fera officier de la légion d'honneur, baron de l'Empire. Quoique blessé lors de la campagne de France en 1814, il reprendra du service pour assurer la défense de Paris. Lorsqu'il apprendra l'abdication de Napoléon et l'imminent départ de ce dernier pour l'île d'Elbe, il écrira au général Drouot : « On m'a toujours choisi pour aller au combat ; on doit me choisir pour suivre mon souverain, un refus serait pour moi la plus mortelle injure.» Il sera du voyage.

Lors du retour de l'Empereur en 1815, c'est lui qui commandera l'avant-garde de la "petite armée" de Golfe-Juan aux tours de Notre-Dame. Napoléon ayant retrouvé son trône, il sera nommé général de division, comte de l'Empire et grand officier de la Légion d'honneur. Il refusera le grade de général de division en affirmant : « On dirait que c'est un passe-droit.»

A Waterloo, il commandera le 1er chasseurs à pied de la Garde. Blessé, il sera fait prisonnier et emmené en Angleterre. De retour en décembre 1815, il sera écroué le 20 et passera devant le conseil de guerre le 26 avril 1816. Il sera acquitté.

En 1819, le roi Louis XVIII le fera chevalier de Saint-Louis. En 1823, il prendra sa retraite et s'établira à Nantes, sa ville natale, où il s'éteindra le 29 janvier 1842.


Source :
http://ameliefr.club.fr/Mot-de-Cambronne.html
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11 mai 2008 7 11 /05 /mai /2008 15:40

Les événements relatés sont assez monstrueux, puisqu’il ne s’agit que de guerres et de morts pour de simples conflits de pouvoirs. Prenons donc tout cela à la légère.

 


Napoléon III avait beau être surnommé le petit, il assurait plutôt bien à la guerre. Son prestige militaire n’était certes pas celui de tonton, mais après avoir montré qui était le chef aux Russes pendant la guerre de Crimée (comme quoi, quand on va pas faire l’andouille dans la toundra, on peut battre les Russes), aux Chinois pendant la seconde guerre de l’opium et aux Autrichiens a Solferino, l’armée française passait pour être la meilleure du monde. (Pour être tout à fait juste a égalité avec l’armée albione qui était aussi de la partie en Crimée et en Chine).

 

A cet époque le Japon commence son ouverture à l’étranger et comprend assez rapidement que ce n’est pas avec son armée anecdotique qui avait résisté environ un quart de seconde au Chef d’escadre Perry qu’il fera quelque chose de son avenir. Le Shogun, qui en gros était le chef militaire qui dirigeait le pays à la place de l’Empereur par intermittences depuis le douzième siècle, demande à la France de l’aider à moderniser l’armée nippone. Napo envoie 17 militaires d’élite menés par Charles Chanoine dont le prestige au Japon est important, puisqu’il était le chef des armées françaises ayant vaincu les Chinois. Nos vaillants soldats, moustachus et en bel uniforme impérial comme il se doit, partent de Marseille et arrivent trois mois plus tard à Yokohama, après être passés par l’Egypte, le canal de suez, Singapour, Saigon et Hong-Kong. Je ne me plaindrai plus des 12 heures d’avion du Paris-Tokyo.

 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les relations entre les soldats français et l’armée japonaise sont excellentes. Oublié l’incident ayant eu lieu 4 ans plus tôt où des samouraïs qui n’aimaient pas trop les étrangers avaient tranché en rondelles quelques Français (on rigolait beaucoup moins à l’époque) et où la France en retour avait bombardé le fort de Shimonoseki avant de débarquer et de piquer les canons du Prince Nagato. (On peut d’ailleurs voir ces canons au musée des Invalides, avec une petite pancarte : « Piqués aux Japonais »).

 

 

Le Shogun Tokugawa s’habille même en uniforme militaire napoléonien.




Et le gouvernement devient plutôt profrançais. L’amour franco-japonais règne. Manque de pot, tragique disynchronisation de l’histoire, l’Empereur Meiji décide que deux cent ans de Tokugawa ça suffit et qu’il aimerait bien récupérer le pouvoir.

 

Commence alors une nouvelle guerre civile auquel le Japon est bien habitué. Les perfides Anglais qui comme chacun sait n’ont jamais digéré la guerre de 100 ans et sont obsèdés depuis cette époque par l’envie de nuire aux intérêts français, prennent le parti de l’Empereur.

 

Parallèlement à cela l’équilibre des forces change en Europe avec la montée d’un petit Etat allemand que Napoléon Ier avait conquis en une semaine. Ce petit Etat, c’est la Prusse, contre laquelle nous fîmes trois guerres en cent ans dont deux qui devinrent mondiales. Napoléon III rappelle donc ses militaires à la maison. Chanoine n’est pas content, non seulement il doit abandonner l’armée qu’il a formée, mais en outre il a trois changements pour rentrer, un a Hong-Kong, un a Saigon et un a Alexandrie et tout le monde sait que la ligne 13 est surchargée au mois d’octobre.

 

 

Cependant tout le contingent Français ne rentre pas, un petit groupe mené par le Capitaine Jules Brunet décide de rester. Laisser les Anglais gagner ? Jamais ! Ils ont quand même brûlé Jeanne d’Arc, exporté la jelly et profité de la spéculation immobilière londonienne pour racheter nos fermes du Périgord. C’est intolérable.

 

 

Selon d’autres sources Jules Brunet n’aurait pas pu abandonner l’armée shogunale avec laquelle il avait tissé des liens forts.

 

Le Capitaine Brunet est un brillant polytechnicien, spécialisé dans l’artillerie, ayant déjà été récompensé pour sa bravoure pendant la Guerre du Mexique. Il décide alors que « ça va pas se passer comme ça, non mais. »

 

Malheureusement ce sont les armées impériales qui gagnent la bataille décisive de Boshin à l’issue de laquelle le Shogun Tokugawa, quinzième de la lignée, rend le pouvoir à l’Empereur.

 

Brunet et ses quatre officiers français entrent dans la résistance japonaise dirigée par Enomoto, l’ancien chef de la flotte Tokugawa (flotte d’ailleurs construite par l’ingénieur français Léonce Verny), avec qui Brunet entretenait des relations d’amitié.

 

La montée en puissance de l’armée impériale force les dissidents shogunaux à fuir à Hokkaido, l’île du nord. Grâce aux plans des Français, les partisans du Shogun prennent la forteresse de Goryokaku. Enomoto décide alors de fonder la République d’Ezo, sur le modèle américain. Il en devient président.

 

L’armée de la République d’Ezo passe sous le commandement d’Otori Keisuke et de Jules Brunet en tant que commandant en second. L’armée est divisée en 4 parties, chacune menée par un officier Français. Pour reconnaître leur officier français dans le tumulte de la bataille, les soldats japonais ont une technique simple : c’est celui qui porte la moustache.


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L’aventure se termine à la bataille de Hakodate. L’armée d’Ezo compte 800 soldats, l’armée impériale 8000. Napoléon lui-même n’avait jamais fait mieux que gagner à 1 contre 3. Du 1 contre 10, ça devenait un peu plus délicat.

 

 

 
L’Empereur Meiji a atteint son but : dominer enfin tout le Japon.

 

 

Brunet et ses camardes sont renvoyés en France et y sont jugés pour avoir désobéi aux ordres de Napo III. Mais comme la guerre Prussienne commence, Brunet est rapidement réhabilité pour aller se battre. Il est fait prisonnier au siège de Metz, puis, libéré, il joue un rôle très important dans la victoire des Versaillais contre les Communards.

 

Au Japon tout se finit par des tripes sur le sol ou un consensus. En général les deux dans cet ordre. Après la fin de la guerre civile Enomoto le dissident devint le commandant de la flotte impériale et parvint à convaincre l’Empereur Meiji de décerner une médaille de reconnaissance à Brunet que celui-ci reçu à l’Ambassade du Japon à Paris.

 

L’armée japonaise restera comme beaucoup fortement influencée par la formation française (rappelons que la plupart des armées du monde utilisent les grades de l’armée française).

 

Jules Brunet finit sa carrière en tant que chef d’Etat major. Le Ministre de la Guerre étant alors …. Charles Chanoine.

 

Une bien belle histoire franco-japonaise qui a inspiré, vous l’aurez reconnu, le film The Last Samourai.

 

Pour approfondir le sujet des relations franco-japonaises : 絹と光、日仏交流の黄金期/ Soie et lumière: l’âge d’or des échanges franco-japonais (en français et japonais), Christian Polak, Hachette Fujingaho.



Sources :
Jules Brunet [Wikipedia Fr]

Voir aussi :
Guerre_russo-japonaise [Wikipedia Fr]
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