31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 22:13

Le complexe d'Œdipe (prononcé /édip/) (Ödipuskomplex en allemand), parfois contracté dans l'expression « l'Œdipe », est un concept central de la psychanalyse. Théorisé par Sigmund Freud dans sa première topique, il est défini comme le désir inconscient d'entretenir un rapport sexuel avec le parent du sexe opposé (inceste) et celui d'éliminer le parent rival du même sexe (parricide). Ainsi, le fait qu'un garçon tombe amoureux de sa mère et désire tuer son père répond à l'impératif du complexe d'Œdipe.

 

La légende d'Œdipe qui inspira le drame de Sophocle Œdipe roi, est selon Freud le plus à même de mettre en images le désir universel et inconscient que tout enfant ressent; il est également la structure centrale du psychisme humain. Pour Georges Politzer « le complexe d'Œdipe n'est ni un « processus » et encore moins un « état », mais un « schéma dramatique » ». Pour Roger Perron, il désigne « le réseau des désirs et des mouvements hostiles dont les objets sont le père et la mère, et des défenses qui s'y opposent ».

 

La psychanalyse identifie ainsi trois étapes fondamentales de développement psycho-affectif : le stade oral, le stade anal et le stade phallique lors duquel survient chez le garçon, comme chez la fille mais d'une toute autre manière, le complexe d'Œdipe. C'est en effet de 3 à 6 ans environ que le désir libidinal portant sur le parent de sexe opposé apparaît, et que le parent de même sexe est perçu comme un rival. Le complexe connaît ensuite un déclin avec la pré-adolescence : l'enfant affronte le complexe et son désir libidinal se dirige alors vers d'autres objets.

 

Freud fait du complexe d'Œdipe le pivot de sa théorie pulsionnelle et méta-psychologique, devenant ainsi le concept-clé de la psychanalyse et de ses courants dérivés. L'histoire du complexe d'Œdipe est en effet associée à la théorie freudienne ainsi qu'à l'histoire de la psychanalyse dans son ensemble. Le concept a également motivé nombre de critiques de différentes natures, internes à la psychanalyse comme issues d'autres disciplines.

 

 

Sigmund-Freud.jpg

Sigmund Freud

 

 

Source : Wikipédia - Complexe d'Œdipe [Fr]

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 17:49

Laissez moi vous raconter une histoire :

"Imaginez une marmite remplie d’eau froide, dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite. L’eau se chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager.


La température commence à grimper. L’eau est chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille ; ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant.


L’eau est maintenant vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle est aussi affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien.


La température de l’eau va ainsi monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais s’être extraite de la marmite.

 

Plongée dans une marmite à 50°, la grenouille donnerait immédiatement un coup de pattes salutaire et se retrouverait dehors."

 

 

le-syndrome-de-la-grenouille.jpg

 

Cette histoire est racontée par Olivier Clerc et illustre le fait qu’un changement lent endort notre jugement et nous empêche de réagir comme nous le ferions si le changement arrivait plus soudainement.

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 17:40

Excès de présence médiatique et soumission intégrale de l'information au pouvoir du gouvernement. Déluge d'information impossible à traiter.

 

 

Plus d'information : Choisir.ch

 

Voir aussi :

Le dictionnaire des syndromes [Fr]

Dictionnaire des syndromes [fr]

Wikipedia - Liste des syndromes [Fr]

Wikipedia - Syndromes [Fr]

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 16:55

Le syndrome de Peter Pan (parfois nommé complexe de Peter Pan ou puer aeternus et abrégée SPP) est une expression utilisée pour désigner l'angoisse liée à l'idée de devenir adulte et le désir associé de rester enfant et plus généralement pour caractériser un adulte immature, en référence au personnage éponyme du garçon qui ne voulait pas grandir créé par J. M. Barrie.

 

Bien que largement popularisée par un psychanalyste, Dan Kiley, qui en fit le titre d'un ouvrage à succès paru en 1983, la notion ne constitue pour autant pas un syndrome reconnu en psychologie clinique. Toutefois, selon l'analyse littéraire, la figure de l'enfant qui ne veut pas grandir, dite puer aeternus (le « garçon éternel » en latin), est au centre de nombreux mythes et œuvres de fiction. Elle peut aussi être rapprochée du concept d'enfant intérieur développé dans la théorie psychanalytique jungienne.

 

 

Origine

L'idée d'un syndrome de Peter Pan est développée par un psychanalyste américain Dan Kiley en 1983. L'expression fait référence au personnage de Peter Pan, héros créé par J. M. Barrie et personnage principal de sa pièce Le Garçon qui ne voulait pas grandir (1904). Dan Kiley dans son ouvrage Le Syndrome de Peter Pan, sous-titré Ces hommes qui ont refusé de grandir (The Peter Pan Syndrome: Men Who Have Never Grown Up), décrit ces derniers comme étant narcissiques, émotionnellement immatures, socialement irresponsables et dépendants.

 

Ce syndrome n'est pas reconnu par le corps médical comme une entité clinique réelle car il n'a pas fait l'objet d'études scientifiques. De fait, il n'apparaît pas dans les classifications nosographiques des maladies mentales, telles que le DSM-IV. Selon les psychologues cliniciens qui ont été critiqué cette notion, l'explication du succès de ce concept dans la psychologie populaire tiendrait à la fois à la faible spécificité des critères diagnostiques proposés par Kiley qui font qu'on peut très facilement se reconnaître dans la définition qu'en donne Kiley (effet Barnum).

 

Dans la description qu'en donne Kiley et telle qu'elle fut popularisée, le syndrome apparaîtrait le plus souvent au début de l'âge adulte, lorsque l'individu commence à avoir des responsabilités et du sexe masculin. Toujours selon Kiley, les plus jeunes sont généralement célibataire et si ils sortent avec des femmes, ce sont des femmes d'un âge inférieur a l'âge de l'homme ou qui font des actes suggérant une immaturité. Kiley fait remarquer qu'on l'observe particulièrement chez les famille aisée.

 

La notion se rapproche de celle du garçon éternel, puer aeternus, que représente le dieu-enfant Bacchus dans les Métamorphoses d'Ovide (Livre IV).

 

Suite au succès de son livre Le Syndrome de Peter Pan, Dan Kiley a développé le thème du Dilemme de Wendy dans un livre éponyme, sous-titré Quand les femmes cessent de materner leurs hommes (1985).

 

 

Source : Wikipédia - Syndrome de Peter Pan [Fr]

 

Voir aussi : Wikipédia - Adulescence [Fr]

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 16:41

Le syndrome du larbin

I) Définition

Chez un individu, le syndrome du larbin est un comportement pathologique visant à prendre systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles dont il est issu. Ce syndrome diminue les capacités d’analyse du larbin et se traduit par un blocage psychologique l’incitant à agir préférentiellement contre ses propres intérêts au profit de ceux qui l’exploitent.


II) Analyse des symptômes

L’amour démesuré qu’affiche le larbin à l’égard des patrons, des rentiers ou des milliardaires, est l’acte de foi qui structure son discours. Le larbin agit sans discernement de ce qui pourrait être bon pour lui, il intellectualise le débat pour tenter de nous convaincre que piocher chez les riches est toujours la pire des solutions, quand bien même il en serait bénéficiaire. Les arguments économiques qu’il invoque inlassablement n’ont pas servi à forger sa conviction, le syndrome du larbin est malheureusement une vocation qui se trimbale dès le plus jeune âge et contre laquelle il n’existe aucun remède. Le larbin n’a pas choisi d’aimer les riches, il aime les riches parce qu’il est un larbin. De tendance nettement libérale le larbin est celui qui vous vante les bienfaits du bouclier fiscal alors même qu’il ne paye pas d’impôts. C’est encore le même larbin qui voudrait réduire ou supprimer l’impôt sur la fortune même s’il sait qu’il ne sera jamais concerné par la question. Un écervelé victime du syndrome du larbin n’a pas de conscience politique, il vote instinctivement dans l’intérêt de ceux qui l’exploitent pour s’attirer leur bienveillance. Le larbin estime que l’argent qui lui fait défaut, est beaucoup plus utile dans le coffre d’un riche qui pourra ainsi le réinvestir beaucoup plus utilement qu’il ne l’aurait lui même dépensé. Le larbin cautionne tous les sacrifices et les plans d’austérité dont il pourrait être l’objet comme la baisse des salaires, ou encore l’augmentation de l’âge de la retraite même si son travail ne lui convient d’aucune façon et que ses maîtres ne lui offrent aucune perspective d’améliorer sa condition.


III) Hypothèses sur l’origine du syndrome

Deux théories principales s’affrontent pour expliquer l’origine du syndrome : la thèse génétique et la pathologie mentale.


Après des siècles d’esclavage et de féodalité, les larbins pourraient être le produit d’une sélection artificielle des soumis par leurs maitres. La transmission génétique des caractères aurait favorisée la sélection d’une souche vivace de larbins domestiques au profit d’une nouvelle espèce de primates : l’homo larbinus.


Selon cette hypothèse le mécanisme en œuvre serait similaire à la sélection des chiens et des chevaux mais directement appliqué à l’homme.


Pour les tenants de la pathologie mentale le caractère héréditaire n’est pas retenu, il s’agirait plutôt d’un trouble qui se développerait dès l’enfance. Le processus s’aggraverait au passage à l’âge adulte lorsque le sujet prend conscience de la médiocrité de sa condition, le larbin développerait des stratégies inconscientes visant à restaurer un équilibre cognitif pour justifier l’acceptation de sa subordination. Le larbin finit ainsi par s’identifier à ses maîtres en s’imaginant appartenir au corps social qui l’exploite.


IV) Quelques exemples

Le larbin réagit vivement à toute discussion qui ose remettre en cause les privilèges des plus fortunés, incapable de se livrer à une argumentation convaincante, ses messages distillent la peur et les intimidations dont il est l’objet. En réaction le larbin brandit instinctivement une succession de termes caractéristiques qu’il essaye de glisser dans son discours tels que : communisme, bolchévisme, tirage vers le bas, la Stasi, Corée du Nord, isolement, dictature socialiste, évasion fiscale, paupérisation, millions de morts...


Les quelques messages qui suivent portent la quasi-signature "littéraire" d’un larbin digne de ce nom :

- Les riches il faut les bichonner, les câliner, si on les spolie trop ils s’installeront ailleurs.

- Le Bolchévisme ? Non merci les Russes ont essayé en 17...

- Comme en Corée du Nord ou au Zimbabwe ?

- La fortune de Bill Gates ? Ça fait 3 pizzas par Africain et après on fait quoi ?

- Si les riches disparaissent on pourra plus leur vendre des produits de luxe !

- Ma patronne paye trop de charges !

- Les parachutes dorés c’est une compensation pour dissuader de saboter davantage l’entreprise, divisé par le nombre de salariés ça fait beaucoup moins que dans une seule poche.


V) Population affectée

Le syndrome du larbin ne prolifère pas seulement chez les plus démunis intellectuellement comme on pourrait le penser, il affecte une large fourchette de la population sans corrélation apparente avec le niveau d’étude (20% de la population pense faire parti des 1% les plus riches). Les larbins sévissent en masse sur les forums d’économie dont l’étude de cette discipline semble en aggraver les symptômes. Le paysage politique avec l’élection d’un président au service des ploutocrates révèle un seuil de contamination critique dans la patrie des droits de l’homme. La situation est grave mais peut-être pas complètement désespérée et les symptômes ne cessent d’évoluer au fil de l’actualité, aussi aidez-nous à maintenir et à diffuser ce document pour lutter efficacement contre ce fléau des temps modernes.

 

 

Source : Agoravox.fr

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 16:03

Le syndrome du voyageur est un trouble psychique généralement passager que rencontrent certaines personnes confrontées à certains aspects de la réalité du pays visité, par exemple l'abondance d'œuvres d'art (syndrome de Stendhal), de symboles religieux (syndrome de Jérusalem), etc. Il est différent du voyage pathologique au cours duquel un sujet entreprend un voyage motivé par un contexte psychiatrique.

 

 

Caractères généraux

Il est caractérisé par un certain nombre de symptômes psychiatriques comme des états délirants aigus, des hallucinations, un sentiment de persécution (conviction délirante d’être victime de préjudices, d’agressions, de l’hostilité d’autrui), une déréalisation, une dépersonnalisation, de l'anxiété, et également des troubles à expression corporelle comme des vertiges, une tachycardie, des sueurs, etc.

 

En fait, le tableau clinique observé est assez variable, mais il a la caractéristique de survenir au cours d'un voyage qui confronte le voyageur à des choses inconnues de lui, qu'il n'a pas anticipées, alors que ces symptômes là n'existaient pas avant le voyage et qu'ils disparaissent avec un retour dans le milieu habituel. Cela le différencie du voyage pathologique dans lequel ce sont des troubles psychiatriques pré-existants qui conduisent à accomplir un voyage, généralement dans un contexte délirant.

 

Plusieurs syndromes du voyageur ont été décrits, dans différents contextes, avec des sources plus ou moins importantes.

 

 

Syndrome de Stendhal

- Article détaillé : Syndrome de Stendhal.

Le Syndrome de Stendhal ou syndrome de Florence se manifeste chez des personnes qui, exposées à une abondance d'œuvres d'art, se retrouvent face à leur conception artistique et à la grandeur physique et morale des œuvres. Il a été décrit par Stendhal qui le premier, en 1817, dans ses carnets de voyage, a fait la description de ce que lui-même a ressenti en sortant de la Basilique Santa Croce à Florence.

 

« J'étais dans une sorte d'extase, par l'idée d'être à Florence, et le voisinage des grands hommes dont je venais de voir les tombeaux. Absorbé dans la contemplation de la beauté sublime, je la voyais de près, je la touchais pour ainsi dire. J'étais arrivé à ce point d'émotion où se rencontrent les sensations célestes données par les Beaux Arts et les sentiments passionnés. En sortant de Santa Croce, j'avais un battement de cœur, la vie était épuisée chez moi, je marchais avec la crainte de tomber. »

 

Aujourd'hui, les hôpitaux de Florence reçoivent toujours des patients présentant de tels états et le terme de syndrome de Stendhal a été consacré par une étude publiée en 1992.

 

 

Syndrome de Jérusalem

Il est équivalent au syndrome de Stendhal, à ceci près qu'il ne se rapporte pas aux œuvres d'art, mais au sens religieux révélé lors du pèlerinage dans la ville sainte des trois monothéismes, Jérusalem.

 

1200 personnes auraient ressenti ce syndrome, à des degrés divers, entre 1980 et 1993, et une quarantaine de personnes sont hospitalisées chaque année à l'hôpital de Kfar Shaul.

 

À l'approche de l'an 2000, la fréquence de ce syndrome avait suscité une inquiétude particulière de la police et des milieux médicaux face à une recrudescence d'illuminés et de pathologies hallucinatoires, qui s'est toutefois révélée quelque peu exagérée : le nombre de cas déclarés ne fut pas bien supérieur à celui enregistré dans les années « normales ».

 

En ce qui concerne la composition sociale des victimes de ce syndrome, 66 % étaient de confession juive, 33 % chrétiens et les 1 % restants sans religion sur les 470 personnes hospitalisées à Kfar Shaul entre 1980 et 1993. Cette pathologie ne touche d'ailleurs pas que les seuls touristes et pèlerins, mais aussi des résidents de Jérusalem.

 

Les cas sont le plus souvent enregistrés aux abords des grandes fêtes religieuses (Noël, Pâques, Pessah, etc.), et durant les mois chauds de juillet et août.

 

Les principaux symptômes ressentis sont les suivants : anxiété et stress, désir d'isolement, obsession de se purifier le corps (ablutions systématiques, taille des ongles), confection de toges à partir de draps, déclamation de passages de la Bible et chants sacrés, proclamation de sermons, hallucinations, etc.

 

Un film israélien éponyme de 2008, avec Lionel Abelanski et Dan Herzberg, traite de ce syndrome. La Plus grande histoire jamais ratée, 16e épisode de la saison 21 de la série télévisée Les Simpson diffusée en 2010, évoque largement le sujet : Homer Simpson, entre autres personnages, étant atteint du syndrome.

 

 

Syndrome de Paris

- Article détaillé : Syndrome de Paris.

Le syndrome de Paris (パリ症候群, Pari shōkōgun ) toucherait plus particulièrement les touristes japonais qui, ayant une vision idéalisée de la ville — le Montparnasse des Années folles ou le Paris d’Amélie Poulain — sont très déçus par la réalité et déstabilisés par le fossé culturel existant entre la France et le Japon.

 

Le terme « syndrome de Paris » se trouve dans un ouvrage paru en 1991 et écrit par le Docteur Hiroaki Ōta (太田 博昭 ), psychiatre du centre hospitalier Sainte-Anne à Paris. Il y analysait le trop fort décalage entre l’image que se font les Japonais de la France et la réalité. Les magazines japonais consacrés à Paris idéaliseraient la capitale française, beaucoup plus sale et désordonnée que les villes japonaises. Le docteur Ōta est le premier à avoir ouvert une consultation spécialisée pour les Japonais, et cela depuis 1989.

 

Le comportement et le langage démonstratifs des Français sont parmi les éléments les plus insupportables aux yeux des Japonais. Exprimer ouvertement son point de vue, interrompre son interlocuteur, être en désaccord et le faire savoir sont des attitudes contraires à l’éthique japonaise. Les femmes sont les plus touchées et supportent mal l’attitude trop « latine », trop entreprenante de certains Français. Le syndrome peut aller dans de rares cas jusqu’à l’hospitalisation et le rapatriement.

 

De 1988 à 2004, 63 patients ont été hospitalisés dans le service du docteur Ōta : 29 hommes et 34 femmes, la moitié entre 20 et 30 ans. Après un traitement d'une durée moyenne de deux semaines, tous ont été rapatriés, de préférence avec un membre de leur famille. Sur ces 63 patients, 48 présentaient des troubles schizophréniques ou psychotiques, 15 présentaient des troubles de l'humeur.

 

Eriko Thibierge-Nasu, psychanalyste explique que « la revendication et la subjectivité sont vécues comme des agressions par les Japonais. Extérioriser un avis, dire ouvertement « je ne suis pas d’accord », c’est quelque chose qu’ils ne comprennent pas ». Philippe Adam, auteur du Syndrome de Paris, affirme qu’on « rend assez mal aux Japonais l’affection qu’ils portent pour la France ». Sa nouvelle a fait l’objet d’une adaptation au cinéma par la réalisatrice japonaise Saé Shimaï (島井 佐枝, Shimai Sae ) en 2008.

 

À l'été 2011, vingt personnes auraient été concernées par ce syndrome, la plupart japonaises ; six ont dû être rapatriées.

 

 

Syndrome indien

Il concerne les touristes se rendant en Inde, pays dans lequel tous leurs repères n’ont plus cours. La foule, le bruit, les odeurs, la pauvreté, les excès du climat (mousson, chaleur…), l’omniprésence de la mort et du mysticisme provoquent, dans le meilleur des cas, une folle envie de fuir, mais peuvent également engendrer un vacillement de la personnalité parfois accompagné de troubles psychiatriques importants, notamment un sentiment océanique. Normalement, ces symptômes cessent lorsque les personnes touchées rentrent chez elles.

 

 

Source : Wikipédia - syndrome du voyageur [Fr]

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 12:41

L'expérience de Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe.

 

 

Description de l'expérience

Solomon Asch invita un groupe d'étudiants (entre 7 et 9) de 17 à 25 ans à participer à un prétendu test de vision auquel avaient auparavant été soumis des sujets témoins qui n'eurent aucun mal à donner toujours la bonne réponse. Tous les participants étaient complices avec l'expérimentateur, sauf un. L'expérience avait pour objet d'observer comment cet étudiant (le sujet « naïf ») allait réagir au comportement des autres.

 

Les complices et le sujet furent assis dans une pièce et on leur demanda de juger la longueur de plusieurs lignes tracées sur une série d'affiches. À gauche, une ligne modèle, et à droite, 3 autres lignes. Chacun devait dire laquelle de ces 3 lignes sur la droite était égale à la ligne modèle de gauche. Avant que l’expérience ne commence, l’expérimentateur avait donné des instructions à ses complices. Au début, ils donnaient la bonne réponse, mais lors du 3ème essai, ils donnèrent unanimement la même fausse réponse. Le sujet « naïf » était l’avant dernier à répondre. Asch mit en avant que celui-ci fut surpris des réponses énoncées par ses acolytes. Au fur et à mesure des essais, il devint de plus en plus hésitant quant à ses propres réponses.

 

Les résultats de cette expérience ont montré que la plupart des sujets répondaient correctement, mais qu'un grand nombre (36,8 %), perturbés, finissait par se conformer aux mauvaises réponses soutenues à l'unanimité par les complices. Les sujets étaient même amenés à soutenir des réponses allant contre l'évidence et leur propre vue (voir les expériences filmées), pour par exemple affirmer que deux lignes avaient la même longueur, alors que l'écart était très visible car de plus de 5 cm.

 

Après l'annonce des résultats, le sujet attribuait généralement sa piètre performance à sa propre « mauvaise vue ». Ceci rejoint dans une certaine mesure l'expérience de Milgram où le sujet accuse l'expérimentateur d'être responsable de son comportement. Dans les deux cas, le sujet se dédouane de la responsabilité de ses décisions sur un élément extérieur à sa volonté.

 

 

Experience-de-Asch.png

Exemple de l'expérience.

La ligne de gauche est la ligne de référence ; les trois lignes de droite sont les lignes de comparaison.

 

 

Variantes

L’expérience de Asch comprend différents facteurs. L’auteur s’est alors demandé ce qu’il pouvait se passer s’il en faisait varier certains.


  • -la taille du groupe : le nombre de participants varia de 1 à 15 personnes. Asch remarqua que face à une seule personne, le sujet maintenait son indépendance. Lorsqu’il était face à deux autres personnes, 13,6% des sujets acceptaient la mauvaise réponse. Dès que la majorité était constituée de trois personnes, le taux de conformisme s’élevait à 31,8%. Asch conclut dès lors qu’un nombre de 3 à 4 complices suffisait pour que le taux de conformisme plafonne. De plus, celui-ci commencerait à baisser une fois que les complices sont plus de 7.
  •  
  • -l'unanimité du groupe : dans cette variante, le sujet « naïf » était soutenu par un partenaire de confiance. Dans une condition, ce partenaire était également naïf et dans l’autre, on lui avait demandé de donner les réponses correctes. Les résultats ont montré que lorsqu'il n'y avait pas unanimité parmi les complices, le taux de conformisme diminuait. En effet, les sujets « naïfs » s'émancipaient du groupe pour soutenir la réponse vraie, mais dissidente et contrariante pour le groupe.
  •  
  • -Toutefois, ne sachant pas exactement si c’était la simple présence d’un autre partenaire ou l’exactitude de sa réponse qui avait joué un rôle dans la diminution du taux de conformisme, Asch testa une nouvelle condition. Dans celle-ci, le partenaire se détachait de la majorité mais également du sujet « naïf » car il donnait une autre mauvaise réponse. Les résultats ont également montré une diminution dans le taux de conformisme.
  •  
  • -Retrait d’un vrai partenaire : le sujet « naïf » se sentait soutenu par le partenaire qui répondait également correctement. Après quelques essais, on lui demanda de se rallier à la majorité. Asch s'attendait à ce que le sujet « naïf » maintienne son indépendance vis-à-vis de la majorité lorsqu'il serait à nouveau seul. Les résultats ont cependant montré que le taux de conformisme augmenta suite à la perte du partenaire.

 

 

Autres facteurs qui influencent le conformisme

D’autres facteurs ont été identifiés comme pouvant également influencer le conformisme d’un individu.

 

Facteurs qui peuvent influencer le conformisme
Facteurs Aspects étudiés
Stimulus :
Ambiguïté
Caractéristiques du groupe :
Taille
Attrait
Unanimité
Cohésion
Traits de personnalité :
Besoin d’affiliation
Estime de soi
Personnalité de type autoritaire
Culture :
Collectiviste ou individualiste
Réponse :
Publique ou privée
Genre :
Homme ou Femme
  •  
  • Ambiguïté du stimulus : Crutchfield (1955) a constaté que lorsque les sujets étaient face à des stimuli ambigus, cela augmentait leur taux de conformisme. En effet, lorsqu'ils pensent qu'ils ne sont pas compétents, les sujets ont moins tendance à affronter la majorité. Toutefois, dans le cas de l’expérience de Asch, le stimulus avait été testé auparavant et avait été reconnu comme non-ambigü.
  •  
  • Caractéristiques du groupe : en plus de la taille et de l’unanimité du groupe, son attrait ainsi que sa cohésion peuvent également expliquer le conformisme.

  • L'attrait du groupe : plusieurs auteurs ont mis en avant qu’un individu qui se sent attiré par un groupe, aura plus de chance de se conformer aux normes qu’il préconise.

  • La cohésion du groupe : lorsqu’un groupe est très cohésif, il a également plus d’influence sur ses membres, ce qui peut expliquer un plus haut taux de conformisme.
  •  
  • Besoin d’affiliation : certains auteurs ont trouvé que plus le besoin d’affiliation (besoin de se faire aimer des autres) est important pour un individu, plus il se conformera. Il en est de même lorsqu’il a une faible estime de soi ou lorsqu’il accorde une grande importance à l’harmonie sociale, aux rapports interpersonnels et à son image car il craint la désapprobation sociale.
  •  
  • Personnalité de type autoritaire : plusieurs auteurs ont mis en évidence que les individus qui ont une « personnalité autoritaire » seraient plus sensibles à l’influence sociale. Leur volonté de respecter les conventions, les normes et le pouvoir pourrait expliquer cette tendance.
  •  
  • Culture : selon plusieurs auteurs, le conformisme peut varier selon la culture et plus précisément si la culture est individualiste ou collectiviste. Selon Triandis, les cultures collectivistes mettent l’accent sur l’importance du groupe comme entité et attachent peu d’importance au développement d’une personnalité autonome. Ceci permet d’expliquer pourquoi le conformisme n’est pas perçu comme une réponse à la pression sociale, mais comme une signe de maturité, en accord avec leurs valeurs. En effet, le conformisme témoigne du fait que la personne est responsable et consciente de son lien avec la communauté. Les cultures individualistes mettent quant à elle l’accent sur l’initiative individuelle et l’indépendance d’esprit qui importent beaucoup dans la culture nord-américaine par exemple. Whittaker et Meade ont répliqué l’expérience de Asch dans plusieurs pays et ont découvert des taux de conformisme assez similaires (31% au Liban, 32% à Hong Kong, 34% au Brésil, 51% chez les Bantous du Zimbabwe). Cependant, les répliques mises en œuvre 20 ans plus tard ont montré moins de conformité.
  •  
  • Réponse : lorsqu’ils doivent répondre en présence des autres (publiquement), les individus ont une plus grande tendance à se conform

 

 

Source : Wikipédia - Expérience de Asch [fr]

 

Voir aussi :

Expérience de Milgram

Wikipédia - Influence sociale [Fr]

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 15:36

Voici vingt conclusions tirées de recherches scientifiques :

  • -Dans toutes les sociétés du monde, les femmes correspondant au canon de beauté local ont un rapport taille-hanches d’environ 0,7 (source) ;
  • -Les hommes préfèrent très nettement les femmes ayant un beau corps et un visage peu attirant aux femmes ayant un beau visage et un corps peu attirant (source) ;
  • -Les femmes sont attirées sexuellement par les hommes dotés de grandes pupilles (source) ;
  • -Une belle jeune femme a été chargée d’aborder des étudiants pour leur demander de coucher avec elle : 75% ont accepté. Un séduisant jeune homme a fait de même avec des étudiantes : aucune n’a accepté (source) ;
  • -Les femmes sont 60 à 70% plus douées que les hommes pour retenir les détails d’une scène et la disposition des objets dans une pièce (source) ;
  • -90% de la communication émotionnelle est non verbale (source) ;
  • -L’homme est plus prompt à tomber amoureux et adhère plus volontiers à la croyance que l’amour dure toujours (source) ;
  • -Pour les hommes comme pour les femmes, la gentillesse est la première qualité souhaitée pour un partenaire (source) ;
  • -Plus l’homme est riche, plus il a de chances que sa partenaire soit jeune. Plus la femme est belle, plus riche sera l’homme. La beauté d’une femme est un excellent indicateur de la richesse de son mari (source) ;
  • -Les femmes renaclent plus que les hommes à faire des rencontres en dehors de leur groupe ethnique (source) ;
  • -Les individus qui perdent l’odorat subissent une dégradation émotionnelle plus forte que ceux qui perdent la vue (source) ;
  • -Les femmes sont attirées par les hommes dont le codage ADN des HLA (antigènes des leucocytes humains) est le plus différent du leur (source) ;
  • -La satisfaction conjugale suit une courbe en U : le couple est infiniment heureux pendant quelques années, le bonheur décine ensuite pour atteindre le point le plus bas pendant l’adolescence des enfants, pour remonter à l’arrivée de la retraite (source) ;
  • -Les hommes sont plus constants que les femmes dans leur désir sexuel (source) ;
  • -Les pourboires des stripteaseuses baissent de 45% quand elles ont leur règles (source) ;
  • -Les hommes aspirent à accomplir le même genre d’actes sexuels, quel que soit leur niveau d’éducation ; les préférences des femmes, en revanche, varient selon l’instruction, la culture, le niveau social. Les femmes instruites ont plus de chance de s’adonner aux pratiques buccales, par exemple (source) ;
  • -Les femmes pieuses sont moins aventureuses que les incroyantes (source) ;
  • entre 1980 et 2000, l’âge moyen du premier mariage a gagné cinq ou six ans en France, en Allemagne, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni (source) ;
  • -Dans la plupart des sociétés, le taux de divorce culmine dans la quatrième année de mariage (source) ;
  • -Plus de 65% des divorces après 50 ans surviennent à la demande de la femme (source).

J’ai trouvé ces vingt faits touchant à l’amour et au désir dans « L’Animal social », le dernier livre de David Brooks traduit en français par les éditions de la Cité. Le livre ne parle pas que de désir, loin de là : il explore la nature humaine en général, à la lumière des découvertes scientifiques récentes.

 

 

Source : Rue89.com

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 20:37

La relation entre l'argent et le bonheur est moins évidente qu'elle en a l'air. En réalité, c'est plus subtil : tout dépend de comment vous dépensez cet argent. Les chercheurs (dont Daniel Gilbert, expert en la matière) viennent vous donner quelques conseils grâce à leur dernière recherche (empirique).

Voici donc la traduction des 8 points qui figurent dans le résumé de l'étude (et quelques compléments donnés dans le développement).

 


1- D'abord, pensez à acheter des « expériences » (de vie), par exemple des vacances originales, plutôt que des objets. Cela peut paraître contre-intuitif, car les objets restent et le reste devient des souvenirs. Les études ont toutefois clairement montré que l'effet sur le bonheur d'acquisition d'objets reste peu longtemps. Par contre, les souvenirs, s'ils sont bons, restent à vie.

2- L'argent est mieux dépensé lorsqu'il fait le bonheur d'un autre (ou de plusieurs). Le pire est que tout le monde le sait, car on pleure au cinéma lorsqu'une personne donne (sans attendre de retour) à quelqu'un dans le besoin. Pourquoi les gens ne donnent-ils pas plus volontiers alors ? Bonne question, c'est peut-être comme pour la douche : on est réticent à en prendre une et lorsqu'on sent l'eau chaude sur nous, on ne veut plus en sortir...

3- Dépensez plutôt pour de petits plaisirs que pour un grand qui est onéreux (ex. : une belle voiture).

4- Ne prenez pas de garanties et assurances supplémentaires. Ces assurances jouent sur la peur, mais, même au niveau des probabilités, elles ne sont pas rentables pour le consommateur, et sont juteuses pour les compagnies d'assurances qui jouent sur notre peur instinctive de la perte (« loss aversion ») qui est bien plus grande que le bonheur d'acquérir quelque chose. De plus, les gens ignorent que leur « mental » s'adapte très bien émotionnellement à ces éventuelles pertes lorsqu'elles arrivent.

5– N'achetez pas impulsivement. Le bonheur réside dans l'attente de nos plaisirs souvent déjà parce que la réalisation de nos plaisirs ne nous donne pas autant de bonheur qu'on le croyait. Les chercheurs rappellent l'invention de la carte de crédit, née d'une frustration : Frank McNamara n'avait pas de « cash » sur lui pour payer l'addition au restaurant et a dû appeler sa femme pour qu'elle lui apporte l'argent. Comme il travaillait dans le crédit, l'idée lui est venue de faire en sorte de pouvoir « consommer d'abord, et payer plus tard ». Ce mode de vie est l'antithèse de ce qu'il faut faire pour être heureux.

6- Pensez aux détails. On voit souvent que les avantages d'un choix, d'un rêve. On oublie trop les inconvénients.

7- Attention à l'achat de comparaison. Lorsqu'on veut faire une acquisition, il est très tentant de peser le pour et le contre entre différentes options d'achat. Cela n'est pas inintéressant, mais peut être un piège pour notre cerveau qui va moins faire attention aux caractéristiques intrinsèques d'un produit.

8- Faîtes attention au choix des autres. Faire les moutons de Panurge a du bon. Si vous hésitez à aller voir un film par exemple, il peut être tentant de lire le synopsis, les interviews d'acteurs, etc. En fait, vous pouvez aller beaucoup plus vite et avoir plus de chances de mieux choisir en regardant les notes des autres (surtout ceux qui vous ressemblent, même genre sexuel, même tranche d'âge, etc.)

 

 

Source : Sur-la-toile.com

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 15:10

S'il vous prend de temps à temps de vous parler à vous-même, sans vous en rendre compte parfois (« Que me disais-tu, Chéri ? »), ne cachez pas cette petite manie, car tout le monde le fait plus ou moins souvent. Il n'en reste pas moins que ce comportement paraît a priori irrationnel (quelle information communiquez-vous … à vous-même ?). Des recherches antérieures ont montré que cela aide les enfants à canaliser leur comportement, par exemple pour répéter les étapes d'une manoeuvre ou d'un exercice.


Woody Allen s'amusait à dire que la masturbation, c'est faire l'amour à quelqu'un qu'on aime ; se parler à soi-même relève du même principe. On est en effet déjà certain que quelqu'un vous écoute. Des chercheurs viennent de réaliser des séries d'expériences pour comprendre comment se parler à soit même permet d'être plus efficace lorsqu'on recherche des objets. Ne dites pas que vous ne le faites pas (« Mais j'ai bien laissé mes clefs de bagnole sur le bureau ? ») ! Lors de la première expérience, on montrait une vingtaine d'images ou de texte d'objets divers à des volontaires et ils avaient la possibilité ou non de parler à eux-mêmes. Les résultats ont confirmé que se parler aide dans la quête.


On demandait aussi à des volontaires de trouver le plus vite possible une image de bouteille de Cola dans un fatras d'images sur l'écran. Se répéter « Cola » en cherchant permet de trouver bien plus vite l'objet convoité.

 

Ordinateur-mot-de-passe.jpg 
"Mot de passe, mot de passe, mot de passe..."


Employez par conséquent cette méthode dès que vous cherchez quelque chose afin de maximiser vos chances.

 

 

Source : Sur-la-toile.com

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