27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 16:10

Des scientifiques ont développé un « supermatériau » : il est plus fin que le papier, mais dix fois plus résistant que l'acier. Le papier graphène est constitué de graphite. Le responsable de recherche a déclaré que ce matériau , grâce à ses propriétés mécaniques, est très prometteur pour des applications commerciales et d'ingénierie. Il est plus léger, plus résistant et plus souple que l'acier. Cerise sur le gâteau : il est recyclable et bon marché.

 

Les scientifiques ont dû moudre du graphite brut, ont purifié le résultat avec des composés chimiques et reformer le tout en des configurations nano-structurés. Le produit fini est 6 fois plus léger que l'acier, 5 à 6 fois moins dense, deux fois plus solide et possède une rigidité au pliage 13 fois supérieure.

 

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Source : Sur-la-toile.com

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 19:18

Il suffirait d'une illusion optique qui donne l'impression que la main est massée pour donner un traitement efficace contre l'arthrite. Des chercheurs anglais de l'université de Nottingham ont mis en pratique de manière informelle cette astuce à de nombreux pensionnaires affectés par ce mal ; ces derniers ont été impressionnés par ce petit miracle. La simulation par ordinateur a été ensuite plus rigoureusement menée sur des échantillons de patients : dans 85 % des cas, la douleur a été réduite de 50 % .

C'est par pur hasard (sérendipité), lors d'une journée « portes ouvertes » à l'université, que l'on a découvert cela ; il y avait à ce moment-là des démonstrations d'illusions de La personne devait glisser sa main dans une boîte et regarder ce qu'on lui faisait sur une vidéo. Une autre main venait et massait la main de la personne. C'est une vieille femme qui a déclaré après avoir testé l'expérience : « Mon doigt ne me fait plus mal ! ». Elle était tellement heureuse qu'elle a même insisté pour prendre le matériel chez elle !


Les chercheurs furent aussi surpris de cet effet que la vieille dame et ont ensuite décidé de vérifier auprès d'une vingtaine de patients souffrant d'arthrite si cela était vraiment efficace.distorsion du corps (comme sur la vidéo ci-dessous).

 

Source : Sur-la-toile.com

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 10:44

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Le film photovoltaïque souple et transparent conçu par une société française permet de recharger un téléphone portable à la lumière du jour.

 

 

C'est une petite avancée technologique qui pourrait donner lieu à un véritable bond en avant. La société française Wysips a mis au point un film photovoltaïque souple et transparent, capable de recharger un téléphone portable à la lumière du jour. La démonstration a été faite avec un smartphone, mais n'importe quelle surface peut être habillée de ce film souple. Une fenêtre, une façade, une voiture ou encore un ordinateur peuvent ainsi transformer la lumière en énergie pour un coût raisonnable. Une fois développée, cette technologie pourrait intégrer des tissus qui deviendraient, eux aussi, capables de produire de l'énergie. Le rendement énergétique est d'environ 10 % (soit 100 watts par mètre carré). C'est environ 30 % de moins qu'un panneau photovoltaïque classique que l'on retrouve sur les toitures.

 

 

Six heures pour recharger pleinement la batterie

 

Un prototype de téléphone équipé de ce film vient d'être dévoilé. Les démonstrations ont prouvé que le film, épais de 0,1 mm, ne venait pas perturber les capacités tactiles des appareils. En l'état actuel de la technologie, le système ne permet pas de recharger intégralement la batterie de ce téléphone (6 heures en plein soleil pour une recharge complète, c'est long), mais l'autonomie de l'appareil est largement améliorée. La révolution est en marche.

 

"Nous venons de finaliser un premier prototype et, d'ici à six mois, nous fabriquerons les premières unités en série. Comme nous sommes sur un modèle de licence non exclusive, à terme nos technologies seront accessibles à tous les fabricants", explique Ludovic Deblois au Point.fr. Ces modules solaires permettront de ne pas augmenter la taille des batteries des smartphones, qui ne seront, a priori, jamais en panne. Les pays en voie de développement sont aussi un coeur de cible privilégié pour la société française. Wysips prévoit de vendre chaque film pour moins d'un euro aux fabricants d'électronique. Un prix modique au regard du progrès accompli.

 

Par Clément Pétreault

Source : Lepoint.fr 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 18:33

Pour la première fois, des chercheurs américains ont réussi à recréer en laboratoire des cœurs humains. Ils espèrent les voir battre d'ici quelques semaines.

 

 

C'est une première. Les chercheurs de l'Université de Minneapolis dans le Minnesota sont parvenus à développer en laboratoire des coeurs humains. En 2008, ils avaient déjà recréé des cœurs de rat et de cochon en utilisant des cellules souches et des cellules musculaires issues du cœur de l'animal. Une expérience réussie qu'ils ont décidé de recommencer, cette fois-ci en utilisant des cellules humaines. Comme pour les animaux, les coeurs se sont très bien développés.

 

Dans le cas de l'expérience animale, les organes étaient parfaitement fonctionnels et avaient commencés à battre. Ils étaient toutefois restés trop chétifs pour être greffés. De même, les cœurs humains ne pourront pas être transplantés. Mais l'équipe espère "qu'ils vont montrer des signes de battements dans les prochaines semaines" comme l'a indiqué le Dr Doris Taylor, experte en médecine régénérative qui a conduit les recherches.

 

Si l'opération réussit, il sera alors possible, dans le futur, de greffer des cœurs issus des propres cellules des patients. Une technique qui éviterait entre autres, les rejets susceptibles de se produire et les traitements normalement nécessaires lorsque l'organe transplanté provient d'une autre personne. Pourtant, la tache s'annonce difficile comme l'a expliqué au Sunday Times le Dr Taylor : "Il y a de nombreux obstacles à franchir pour générer un cœur tout à fait fonctionnel, mais je prédis qu'il pourrait être possible de faire grandir des organes entiers pour des transplantations".

 

 

Source : Maxisciences.com

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 10:56

L'extinction d'une flamme d'environ un demi-mètre de haut fut réussie grâce à l'utilisation d'un fil en fer électrifié. Combattre les incendies uniquement par l'électricité, un rêve qui pourrait devenir réalité selon les dires des chercheurs de l'Université d'Harvard ayant procédé à cette expérience. Quelques millisecondes ont suffi pour qu'une flamme haute de 50 centimètres s'éteigne suite à l'emploi d'une fil de fer électrifié, une méthode ne requérant qu'une puissance de 600 watts. Précédemment, ces scientifiques avaient constaté que la forme des flammes variait lorsqu'ils se servaient de l'électricité pour tenter d'éteindre le feu. L'emploi d'un courant alternatif occasionna une réaction différente faisant étouffer les flammes.

 

L'utilisation de cette technique pour combattre les feux faciliterait la tâche aux sapeurs qui n'auraient qu'à recourir à un bloc d'alimentation ainsi qu'à des fils plutôt que de déverser de l'eau en grande quantité sur les flammes. Cette découverte pourrait entraîner , outre une avancée dans la lutte contre les incendies, de nouvelles applications pour rendre plus efficaces les méthodes employées dans la production d'énergie.

 

 

Source : Sur-La-Toile.com

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 14:46

Des chercheurs de l'Air Force ont réussi à capturer, sur un modèle réduit, 99 % de l'énergie d'une « vague océanique » (miniature). Ils ont prouvé qu'il suffit d'utiliser des principes aéronautiques afin de récolter facilement la puissance des océans.

 

La technique consiste à utiliser une turbine cycloïdale ressemblant à une hélice de type Voith Schneider utilisée principalement dans les remorqueurs (voir vidéo). Le concept en entier s'apparente en réalité aux principes d'une hélice d'hélicoptère et c'est pour cela que l'on a impliqué des spécialistes aéronautiques dans cette recherche « marine ». Les pales peuvent changer leur angle d'attaque.

 

Le département américain de l'énergie a été si impressionné par cette première maquette qu'un budget de 400 000 dollars a été ajouté afin de réaliser une maquette à l'échelle un dixième. Ensuite, on cherchera à faire en sorte que le système soit capable de supporter des tempêtes et que l'énergie récoltée puisse être facilement intégrée au réseau électrique.

 

Source : Sur-la-toile.com

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 14:11

Testé sur des macaques femelles, un vaccin développé au bout de quinze années de recherche par des scientifiques français donne un nouvel espoir de limiter la transmission du VIH. Mais il a ses limites.

 

 

Un nouveau candidat-vaccin contre le virus du sida, développé contre la transmission sexuelle du virus, a été testé avec succès sur des macaques femelles par des chercheurs français. Les résultats de ces travaux sont publiés dans la revue spécialisée américaine Immunity.

 

Les chercheurs de l'Institut Cochin à Paris (Université Paris Descartes-CNRS-Inserm) ont vacciné cinq macaques femelles, par voie nasale et intramusculaire. Ces femelles, une fois vaccinées, ont été protégées contre l'infection par voie vaginale et sont restées séronégatives.

 

"Ce succès est prometteur"

Ce candidat-vaccin, fruit de quinze années de recherche, a été développé en collaboration avec la société américaine Mymetics (basée à Nyon, en Suisse) et le soutien financier de l'ANRS (agence française de recherche sur le sida).

 

"Ce succès est prometteur", souligne Morgane Bomsel, directrice de recherche au CNRS à l'Institut Cochin. "Le vaccin fonctionne relativement bien in vitro contre les sous-types B et C du VIH, responsables de 95% des cas aux Etats-Unis, en Europe et en Inde", ajoute la chercheuse.

 

Cependant ce vaccin, qui n'a été testé que sur des singes femelles, protège d'une infection vaginale non traumatique, ne reflétant pas nécessairement la réalité, relève-t-elle. "Reste donc à étudier le vaccinchez des mâles et à voir son efficacité contre d'autres voies d'infection sexuelles", notamment le rectum, souligne la chercheuse. La poursuite de l'étude permettra aussi de vérifier le maintien de l'efficacité du vaccin dans le temps, selon les chercheurs.

 

Source : Lci.tf1.fr

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 13:31

DEFENSE – L'armée de terre a présenté mardi le nouvel équipement de ses fantassins...

 

L’armée de terre en rugit de fierté. Elle a présenté mardi à Sarrebourg (Moselle) le nouvel équipement des fantassins français. Bardé de technologie, le système Félin, développé par Sagem (groupe Safran) pour un milliard d’euros, est censé faire des Français les soldats «les plus modernes au monde». Depuis six semaines, le premier régiment d’infanterie de Sarrebourg s’habitue à cette nouvelle tenue pour, peut-être, l’utiliser en Afghanistan dès le mois de décembre prochain. En 2015, tous les régiments d’infanterie français seront «félinisés». Si l’équipement pèse plus lourd (30 kilos en tout contre 27 jusqu’alors), il permet au soldat d’être mieux protégé et plus efficace dans les combats. Petit tour d’horizon des principales nouveautés.

 

Viser et tirer sans se mettre à découvert  Les «lunettes» de tir, en fait une sorte de viseur ultra-moderne monté sur le fusil d’assaut, permettent au soldat, par blue-tooth ou par câble, de visualiser ce que «voit» son arme. Celle-ci devient une sorte de caméra. D’ailleurs, elle peut prendre des photos ou même enregistrer des films jusqu’à 3 minutes. L’écran s’affiche sur le gilet du soldat ou même directement dans son œil via une oculaire rattachée au casque. Avantage: pouvoir observer son ennemi et lui tirer dessus sans se mettre soi-même à découvert. Par exemple, un fantassin qui fait du repérage dans une maison n’a plus à entrer dans une pièce et la balayer de son arme en se mettant à découvert. Il lui suffit de glisser son arme dans la pièce en restant abrité derrière une cloison pour observer ce qu’il s’y passe. Et tirer s’il le faut sans avoir à «passer la tête».

 

Pouvoir communiquer entre soldats silencieusement C’est l’un des aspects les plus impressionnants de Félin. Jusqu’alors, pour parler entre soldats d’un même groupe, il fallait soit hurler (surtout quand ça tire de partout) soit utiliser une radio (bruyante et qui mobilise une main, ce qui empêche de pouvoir tirer en même temps). Bref, rien de très discret. Désormais, un «bandeau communiquant», placé sur la tête, propose un système radio par osthéopathie. Les communications passent par vibration osseuse dans le crâne. Le soldat entend les échanges radio mais pourtant, autour de lui, tout est silencieux. Un peu comme un walk-man sauf que là, les oreilles sont parfaitement dégagées. Le système permet de se déployer silencieusement et de donner des ordres tout en chuchotant. Nécessaire dans les scénarios de guérilla urbaine. La commande de la radio est intégrée au bout du fusil, ce qui permet de la manier tout en visant.

 

Voir plus loin et la nuit avec son arme Tous les fusils seront équipés de «lunettes» soit à infra-rouge qui détectent les sources de chaleur soit intensificateur de lumière qui permettent de voir la nuit. Dans les deux cas, il est possible de zoomer. Ainsi, le Fa-Mas, le fusil d’assaut classique, bénéficie d’une portée efficace de 600m le jour et 800m la nuit. La capacité de détection d’un ennemi est portée, elle, jusqu’à 900m le jour. Au-delà de la portée du fusil.

 

Localiser ses compagnons Chaque soldat est géolocalisé. Sa position est visualisable par les autres sur une carte. Lorsqu’un soldat envoie une photo ou une image à son chef de section, il peut indiquer ainsi précisément où se situe la prise de vue.

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Alexandre Sulzer, à Sarrebourg (Moselle)
Source : 20minutes.fr
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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 20:39

Le premier "bébé-médicament" en France, qui permettra de soigner l'un de ses aînés pour lequel il est un donneur compatible, a vu le jour à l'hôpital Antoine Béclère à Clamart…

 

Le premier "bébé-médicament" en France, qui permettra de soigner l'un de ses aînés pour lequel il est un donneur compatible, a vu le jour à l'hôpital Antoine Béclère à Clamart, ont annoncé lundi à l'AFP les professeurs René Frydman et Arnold Munnich.

 

Les spécialistes parlent de "bébé du double espoir" car les méthodes utilisées pour aboutir à sa naissance offrent aux parents à la fois l'espoir d'avoir un enfant qui ne souffrira pas d'une grave maladie comme ses aînés et qui permettra aussi de soigner l'un d'entre eux.

 

Le petit garçon, Umut-Talha (en turc "notre espoir"), qui pesait 3,650 kg à sa naissance le 26 janvier dernier, est "en très bonne santé", a indiqué à l'AFP le Pr Frydman.

 

Il est né par fécondation in vitro après un double diagnostic génétique pré-implantatoire (DPI) permettant le choix des embryons.

 

Cette double procédure de diagnostic a permis de s'assurer d'une part que l'enfant était indemne de la grave maladie génétique (bêta-thalassémie) dont souffrent les premiers enfants de la famille, mais aussi qu'il pouvait être donneur compatible avec l'un de ses aînés malades.

 

Cette compatibilité tissulaire (HLA) permet d'envisager ultérieurement une greffe de sang du cordon ombilical qui a été prélevé après sa naissance, pour soigner son aîné malade.

 

La bêta-thalassémie est une maladie génétique grave et invalidante. Cause d'anémie, elle rend nécessaires à la survie des transfusions sanguines répétées.

 

Les parents, d'origine turque âgés d'une trentaine d'années, et leur garçon sont rentrés chez eux dans le sud de la France.

 

Il y a déjà eu des naissances de "bébé-docteurs" dans le monde, mais c'est la première fois en France.

 

Les Etats-Unis ont commencé il y a une dizaines d'années, et quelques naissances ont été signalées plus récemment en Europe, en Belgique (les deux premiers annoncés par l'hôpital universitaire de l'AZ-VUB, près de Bruxelles en 2005) et en Espagne (une naissance en 2008).

 

La loi française de bioéthique de 2004 et ses décrets d'application, parus en décembre 2006, autorisent cette pratique après accord de l'Agence de la Biomédecine, d'où "cette première naissance HLA compatible".

 

L'un des deux embryons transférés, exempt de la maladie et d'un groupe HLA compatible avec un des aînés, s'est développé jusqu'à terme.

 

Aux Etats-Unis, il y a plus de dix ans Molly Nash, fillette de six ans, qui souffrait d'une maladie génétique, l'anémie de Fanconi affectant le système immunitaire, avait été sauvée grâce aux cellules extraites du cordon ombilical de son frère, Adam, dont l'embryon avait été sélectionné dans le but de réaliser cette greffe.

 

En Espagne, le premier bébé-médicament, Javier, né en octobre 2008, a permis grâce à son sang de cordon ombilical de guérir son aîné Andrés, souffrant également d'une bêta-thalassémie majeure. Andrés n'a plus besoin des transfusions sanguines, auparavant nécessaires pour le maintenir en vie, précisaient ses médecins.

 

La bêta-thalassémie, dont il existe des variantes plus ou moins sévères, est une maladie répandue dans les populations du bassin méditerranéen, l'ensemble du Moyen-Orient, le sud et l'est de l'Asie, l'Afrique et les Antilles.

 

La maladie est due à un gène commandant la production d'un composant essentiel de l'hémoglobine qui transporte l'oxygène dans les globules rouges.

 

Cette première française est le fruit de la collaboration des équipes médicales et biologiques de l'hôpital Necker (Pr Arnold Munnich et Dr Julie Stephann, Dr Nadine Gigarel, Dr Philippe Burlet, Dr Jean-Paul Bonnefond, Pr Michel Vekemans) et de l'hôpital Antoine Béclère (Dr Nelly Achour-Frydman, Dr Laetitia Hesters, Dr Frédric Lamazou, Mme Violaine Kerbrat et Pr Renato Fanchin).

 

Une conférence de presse se tiendra mardi à 10h00 à la maternité de l'hôpital Antoine Béclère à Clamart.

(source AFP)

 

Source : Liberation.fr

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 20:03

Notre comportement, dicté par notre cerveau, est-il totalement indépendant ? Il semblerait bien que non, selon une étude très sérieuse. L’activité cérébrale serait influencée par la flore intestinale, de simples bactéries situées dans notre tube digestif.


Des bactéries qui prennent le contrôle de notre cerveau ? Ce n’est pas le sujet d’un nouveau film de science-fiction, mais bien la réalité. Il faut aller regarder dans l’intestin, au niveau des bactéries qui constituent la flore intestinale, autrement appelée le microbiote. Celui-ci fait l’objet d’un grand nombre de recherches depuis quelques années, suffisamment pour prouver que ces bactéries sont essentielles à notre bien-être et même notre survie.

Au moins 100.000 milliards de bactéries sont hébergées par nos intestins, soit un poids total de plus de 1,5 kilogramme ! Apportées au moins en partie par la flore intestinale de notre mère, les bactéries intestinales sont également le reflet de notre alimentation. Actrices de notre digestion, elles pourraient être à l’origine de l’obésité, d’allergies ou des maladieschroniques de l’intestin. Les virus (bactériophages) portés par ces bactéries pourraient même jouer un rôle sur notre santé. De là à modifier l’activité du cerveau, il y a un grand pas... que certains scientifiques ont franchi !

 

Les bactéries stressent les souris

Déjà séduits par cette idée, des chercheurs de deux instituts situés à des milliers de kilomètres chacun (le Karolinska Institutet en Suède et le Genome Institute de Singapour) ont, pour convaincre la communauté scientifique, comparé les comportements de souris possédant ou non des bactéries intestinales. Comme tous les Mammifères, les souris naissant naturellement avec une flore intestinale, certains de ces rongeurs ont donc été spécialement élevés pour être dépourvus de tout microorganisme.

 

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Le déplacement des souris, représentatif de leur activité, est moins étendu chez celles pourvues d'une flore intestinale (à gauche) que les souris qui n'en possèdent pas (à droite). © Rochellys Diaz Heijtza, Sven Pettersson.

 

 

Grâce à des observations minutieuses des souris dans les cages, les chercheurs ont pu montrer que les souris privées de bactéries intestinales sont plus actives et montrent moins de symptômes d’anxiété. Elles se promènent davantage et sont plus audacieuses dans leurs choix que leurs homologues sauvages. Par exemple, des souris normales auront tendance à s’abriter dans les compartiments sombres, alors que les rongeurs « stériles » choisiront aléatoirement tout type d’abri.

L’exposition des souris sans germes à des bactéries intestinales à un stade précoce de la vie les conduit à obtenir à l’âge adulte les mêmes caractéristiques comportementales que les souris colonisées. Pourtant, si les souris stériles ne sont exposées qu’à l’âge adulte aux bactéries, elles ne retrouvent pas un comportement normal. Il existe donc une période critique, au début de la vie, où les bactéries influencent de manière irréversible le comportement adulte des souris.

 

La flore intestinale responsable de maladies psychiatriques ?

Pour comprendre le mécanisme de cette emprise des bactéries sur le comportement murin, les chercheurs ont ensuite recherché les différences au niveau des profils d’expression des gènes dans le cerveau entre les deux types de souris. Certains gènes, particulièrement ceux impliqués dans des voies de signalisation intracellulaire ou dans l’activité synaptique des neurones, ont été retrouvés exprimés de façon différentielle. Suivant toute logique, ces variations ont pu être mises en évidence dans les régions du cerveau impliquées dans le contrôle moteur et le comportement anxieux.

Selon les auteurs, ces résultats suggèrent que le processus de colonisation microbienne induit un mécanisme de signalisation qui affecte une partie des circuits neuronaux. Prudent, l’un des auteurs, Sven Pettersson souligne qu’ « il est important de noter que cette nouvelle connaissance ne s’applique qu’aux souris, et qu’il est trop tôt pour dire quoi que ce soit au sujet des effets des bactéries intestinales sur le cerveau humain. » Cependant, si ces résultats sont transposables à l’Homme, la flore intestinale pourrait être à l’origine de maladies psychiatriques.

 

Source : Futura-sciences.com

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