1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 22:32

Le CNRS a annoncé le 17 juin que des biologistes français viennent de mettre au point une molécule prometteuse dans le traitement du cancer. Cette nouvelle molécule permettrait d’inhiber la multiplication des cellules cancéreuses et la formation des néovaisseaux sanguins participant à la croissance des tumeurs.


Son mode de fonctionnement :

La molécule HB-19 agit comme un agent double ce qui fait d’elle un puissant agent anti-cancéreux. Celle-ci permet de bloquer à la fois la synthèse d’une protéine (nucléoline de surface) indispensable à la croissance des cellules malignes ainsi que la formation des vaisseaux qui apportent « la nourriture à la tumeur ».

En plus de cette double-caractéristique très encourageante, elle ne serait pas toxique, contrairement aux traitements utilisés aujourd’hui pour le cancer. En effet, après l’interaction avec la nucléoline de surface, HB-19 ne pénètre pas dans le noyau de la cellule et pourrait ainsi éviter de nombreux effets secondaires liés à la chimothérapie ou la radiothérapie.


Premiers résultats encourageants :

Les premiers résultats expérimentaux sur des souris auxquelles ont été greffées des cellules cancéreuses humaines, par injection de cellules tumorales sous la peau ( cancers du colon, de la prostate, du sein et mélanome), sont très prometteurs. En effet, ce traitement expérimental a entraîné une inhibition significative de la progression des tumeurs, voire même dans plusieurs cas, l’éradication de cellules tumorales.


Enfin, grand espoir, cette cellule pourra être produite à l’échelle industrielle. Très soluble dans les milieux physiologiques, sa synthèse est en effet réalisable à l’échelle industrielle par les techniques actuelles de chimie.

Le CNRS dispose dores et déjà d’un brevet sur cette découverte et c’est la société ImmuPharma qui commencera dés 2009 les premiers essais cliniques avec des molécules HB-19 de deuxième génération encore plus efficaces.

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NB : Pour plus d’informations, ces résultats sont publiés dans la revue PLoS ONE.

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 15:33

Alors que la tour Burj Dubaï, le prochain gratte-ciel le plus haut du monde actuellement en construction à Dubaï aux Emirats Arabes Unis, ressemble de plus en plus à son aspect définitif, un autre projet promet de le déclasser au rang de "demi-portion": la Mile High Tower, avec plus de 1600 mètres de hauteur.

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Esquisse de la Mile High Tower


 

La tour Burj Dubaï est pour le moins impressionnantes: elle devrait dépasser les 800 mètres de hauteur, à comparer aux 508 mètres de la tour Taipei 101 située à Taiwan, actuellement détentrice du record. Pourtant le projet Mile High Tower planifié par la société Kingdom Holding ambitionne de doubler cette hauteur, atteignant comme son nom l'indique 1 mile, soit plus de 1600 mètres.

La Mile High Tower devrait être située en Arabie Saoudite, et son budget s'élève à 5 milliards de livres sterling, soit environ 6.3 milliards d'euros. Les premières esquisses de la tour ont été dévoilées par le prince milliardaire Al Oualid ben Talal. Selon ces documents, des "mini-tours" situés de chaque coté du bâtiment, et faisant partie intégrante de la structure, permettront de stabiliser l'ensemble. L'exploit technique est énorme, au point où il faudra réinventer des techniques de construction, comme emporter les matériaux par hélicoptères. La structure devra également être capable de supporter un large écart de température entre sa base et son sommet, ainsi que de résister aux vents forts sans un trop important effet de balancement.

Le gratte-ciel doit être l'élément phare d'un ensemble immobilier situé près de Jeddah, sur les rives de la mer rouge en Arabie Saoudite. Depuis le sommet, et par temps clair, il sera possible de voir le moyen orient, l'Afrique du Nord et l'océan indien.

Pour l'instant, le projet en est à ses débuts, avec le lancement prochain des appels d'offres pour sa réalisation. L'aspect de la tour subira donc probablement des modifications dans les mois à venir.

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 21:18

Cela a eu lieu en début d’année, certes, mais l’événement semble être presque passé inaperçu… un cœur de rat fabriqué à partir de cellules néonatales viable a été conçu par des chercheurs américains.

 


Des chercheurs de l’Université du Minnesota ( Minneapolis, Etats-Unis) ont en effet réussi à créer en laboratoire un cœur battant de rat capable de fonctionner comme une pompe cardiaque à partir du cœur d’un animal mort et de cellules cardiaques néonatales de rat.


Une expérience qui marque peut-être un tournant

Les chercheurs ont tout d’abord prélevé le cœur d’un rat mort et ont éliminé la totalité des cellules cardiaques afin de conserver seulement un « squelette de base » pour donner à l’organe final la forme d’un cœur. Ils y ont ensuite injecté des cellules cardiaques provenant de rats nouveau-nés puis ces cellules ont été mises en culture. Au bout de 4 jours, les cellules néo-natales se sont multipliées et ont colonisées toute la matrice. Les premières contractions du cœur ont pu être observées. Au bout de 8 jours, le cœur fonctionnait comme une pompe, à une puissance de 2 % de la fonction d’un cœur adulte. Débit faible mais impressionnant pour les chercheurs. « Quand nous avons vu les premières contractions, nous sommes restés sans voix », a commenté Harald C. Ott, un des chercheurs de l’équipe.


Des applications cliniques pleines de promesses…

Cette découverte marque peut-être un tournant en matière de recherche en transplantation d’organes. A long terme, il serait peut-être possible de faire face au problème vital de la pénurie d’organes en ayant la possibilité de fabriquer des organes adaptés à chaque individu. Autre avantage, ces organes présenteraient théoriquement moins de risques de rejet, puisque développés à partir des propres cellules du patient. Egalement , le cœur bio-artificiel devrait en théorie être régulé et régénéré de la même façon que l’organe d’origine.


S’il était mis au point chez l’homme, le « cœur bio-artificiel » pourrait ainsi augmenter le nombre de cœurs disponibles pour une transplantation en allongeant la durée d’utilisation de l’organe après le décès du donneur (aujourd’hui de 4 heures au maximum). Aujourd’hui, 22 millions de personnes à travers le monde vivent avec une insuffisance cardiaque.

 

…mais qui semblent encore lointaines.

Cependant, pour le moment l’expérience n’a eu lieu que sur un rongeur et le cœur « bio-artificiel » n’a pas été transplanté sur un autre animal. La prochaine étape est donc de transplanter ces cœur bio-artificiel sur des animaux vivants afin d’étudier si ce type de greffe a des chances de réussir.


Mais les applications cliniques semblent encore lointaines. Selon le Professeur Phillippe Menasché de l’hôpital Georges Pompidou, « Un cœur, ce n’est pas que du muscle cardiaque, c’est aussi des artères coronaires, des nerfs, de vaisseaux lymphatiques, du tissu conjonctif, c’est très compliqué. Il s’agit de recherches magnifiques, mais de là à envisager un cœur bio-artificiel, c’est de l’utopie complète. »


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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 21:08
Les soucoupes volantes ne seront peut-être bientôt plus le fait de la seule science-fiction. Subrata Roy, professeur de l'université de technologie mécanique et aérospatiale de Floride, a soumis une demande de brevet pour une conception circulaire d'appareil volant, rappelant les vaisseaux spatiaux des innombrables films d'Hollywood. Subrata Roy a cependant baptisé son appareil en toute simplicité "véhicule aérien électromagnétique sans ailes," ou WEAV.




Le prototype proposé à la construction est de petite taille, dans les 16cm, alimenté par des batteries embarquées. Roy a déclaré que la conception de l'appareil peut être testée, et qu'il est théoriquement possible de construire des appareils de bien plus grande taille. La soucoupe volante pourrait se mouvoir dans des atmosphères autres que celle de la terre. Par exemple, il serait envisageable d'utiliser cette technologie pour l'exploration de Titan, une lune de Saturne.

L'U.S. Air Force et la NASA ont montré un intérêt pour cette technologie. Selon Roy, "C'est un concept très original, et s'il est réussi, il sera révolutionnaire". Le véhicule se déplace par un phénomène appelé la magnétohydrodynamique. Une force propulsive est créée lorsqu'un courant ou un champ magnétique est passé au travers d'un fluideplasma.

L'air environnant subit un mouvement, créant un effet ascensionnel, et assurant une stabilité contre les rafales de vent. Afin de maximiser la superficie de contact entre l'air et le véhicule, la conception de Roy est partiellement creuse et sans interruption.

Un des aspects les plus intéressants de l'utilisation de la magnétohydrodynamique est que le véhicule n'aura aucune pièce mobile. L'absence de pièces mécaniques traditionnelles, telles que des propulseurs ou des réacteurs, devrait fournir une fiabilité énorme. Une telle conception permettra également au WEAV de planer et décoller verticalement.

Bien que la conception soit prometteuse sur le papier, de gros obstacles se présentent entre la théorie et le décollage d'un premier prototype. La gestion de la gravité terrestre lors du vol de l'appareil, la masse de la source d'énergiepuissance suffisante pour générer le plasma nécessaire, les interférences de communication avec le véhicule en sont des exemples concrets, qu'il convient de résoudre.

Selon Roy, "Naturellement le risque est énorme, mais le retour technologique également". "Si cela réussi, nous aurons un avion, une soucoupe et un hélicoptère en un seul engin".


Source : University of Florida
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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 18:28

LG Philips en était déjà à de l'e-paper au format A4 en 4096 couleurs l'année dernière et voici qu'il passe maintenant à la vitesse supérieur avec un nouveau modèle souple de la même taille, mais avec 16 millions de couleurs, en 1280 x 800 pixels et doté de 7.000 heures d’autonomie avec une simple pile.

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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 08:09

Conférence donné par un hologramme en Australie.
Telstra chief hosts conference as hologram

 


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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 20:40

Une équipe de l'Université McGill a découvert une manière de rendre le corps plus résistant aux virus. La découverte pourrait rendre les vaccins superflus d'ici seulement cinq ans.

 


«Nous avons réussi à transformer des cellules pour qu'elles produisent beaucoup plus d'interférons, des molécules qui empêchent la réplication des virus», explique Mauro Costa-Mattioli, professeur au département de biochimie de McGill, qui est l'auteur principal de l'étude publiée aujourd'hui dans la revue Nature. «Elles deviennent pratiquement invulnérables. Normalement, la production d'interférons ne commence qu'après l'infection par le virus. C'est souvent trop tard.»

L'étude a été réalisée sur des souris génétiquement modifiées. Même si elles produisaient en permanence des interférons, une activité qui utilise de l'énergie normalement disponible pour d'autres fonctions cellulaires, les souris semblaient normales et en bonne santé.

Les interférons sont déjà utilisés en thérapie antivirale. Mais ils causent souvent des nausées et de la fièvre. M. Costa-Mattioli estime que favoriser la production d'interférons par le corps lui-même mènera à moins d'effets secondaires.

L'objectif suivant est de trouver un médicament qui arrive au même effet que la modification génétique. Avec «énormément de chance», cela prendra cinq ans, selon le biochimiste montréalais. Le traitement commencerait vraisemblablement aux périodes où les infections virales sont les plus courantes, par exemple l'automne, au même moment que les vaccins contre la grippe.

La modification génétique consistait à inhiber deux protéines qui normalement empêchent la production d'interférons. Quand ils entrent dans une cellule, les virus entravent la production normale de protéines. Ces deux protéines cessent donc de réduire au silence les interférons, qui prolifèrent. En quelque sorte, le virus prend un risque calculé, qui lui sourit régulièrement, en prenant le contrôle d'une cellule: parmi les protéines qu'il supprime, se trouvent celles qui empêchent la production de ses ennemis, les interférons.

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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 20:23
Des chercheurs de l'Université de Bochum ont mis en évidence un processus qui pourrait être à l'origine de la vie sur Terre. A l'aide de simulations sur supercalculateur au Centre de recherche de Jülich (FZJ), les scientifiques ont montré que, dans les conditions originelles, de simples acides aminés peuvent former de longues chaînes peptidiques en dehors des cellules et par suite les premiers éléments constitutifs de la vie, sans avoir recours à un moyen biologique.


Au sein d'un "laboratoire virtuel" incarné par le supercalculateur JUBL de Jülich, les chercheurs ont imposé les conditions de température et de pression adéquates. Celles-ci étant très difficilement contrôlables dans un véritable laboratoire, le recours au supercalculateur s'est trouvé être la meilleure solution. Après 4 mois de calculs, l'étude a révélé que des biomolécules complexes pouvaient se former sans avoir recours aux outils biologiques habituels tels que les ribosomes. En paramétrant les conditions voulues et en introduisant la présence de surfaces de sulfure de fer, les simulations ont révélé que la formation des peptides était accélérée, rendant le milieu propice à la formation de séquences peptidiques.

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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 22:03

Le robot humanoïde coréen Albert HUBO, concurrent du célèbre humanoïde ASIMO, est devenu la star du forum de l’APEC ( Asie Pacific Economique Coopération) qui s’est tenu le 15 novembre 2005 en Corée du sud à Buzan. Hubo le prédécesseur d’Albert mesure 1 mètre 20 pour 55 kg, il est doté d’une reconnaissance visuelle et vocale. Il possède 41 articulations, il danse, soulève des objets avec ses mains dotées de cinq doigts articulées et fonctionnant de manière indépendante, il peut serrer une main sans la broyer (capacité de mesurer sa force).L’humanoïde au visage d’Albert Einstein mesure 1mètre 37, soit 17 centimètres de plus que son confrère. Il possède 31 moteurs dans la tête, qui lui permettent de modifier son expression faciale, ainsi il peut rire, fermer et cligner des yeux ou encore prendre un air menaçant quand on le taquine un peut trop. En plus d’avoir du caractère ce robot parle le langage des signes grâce à ses cinq doigts articulés.

 

 

Source : Vieartificielle.com


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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 15:03
Et si la viande de l'avenir était directement produite en industrie? Des ingénieurs du Touro College de New York ont réussi, en prélevant du tissu musculaire sur un poisson rouge et en le cultivant en laboratoire, à augmenter son volume de 14 %.


La production de plus gros morceaux de viande pour la consommation humaine (le produit final ressemble à de la chair à saucisse) risque toutefois d'être plus difficile, car elle nécessite un apport constant de nutriments.

Le directeur de recherche rêve pourtant déjà de produire de la saucisse fraîche en une seule nuit. Les animaux pourront alors dormir tranquilles et les carnivores n’auront qu’à s’y habituer.

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