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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 23:51
Le stress, l’anxiété, les toxicités, une exposition accrue aux radiations de même qu’un manque d’exercice, ont une influence néfaste sur notre santé.

Un déséquilibre du système immunitaire peut provoquer des désordres allant d’un système hypo immunitaire où l’organisme ne peut se défendre contre les micro- organismes à un système hyper immunitaire, où l’organisme réagit trop fortement comme dans les cas d’allergies.

Certaines personnes peuvent également souffrir des deux effets alors qu’une partie de leur système immunitaire réagit trop fortement et que l’autre partie réagit trop faiblement.
On a récemment découvert que le système immunitaire est affaibli par l’état mental de la personne, par la peur, les dépressions, les angoisses, etc.

Voila la raison pour laquelle, dans un temps de guerre, il y à plus de maladies qui s’attrapent facilement.

Une réhabilitation du système immunitaire exige un changement du mode de vie. Il faut supprimer la cigarette, éviter les dépressions, l’anxiété et le négativisme par des méthodes psychologiques ou autres. Établir un programme comprenant une bonne alimentation, de bons exercices et administrer des produits de santé pour activer le soulagement et la réhabilitation.
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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 15:21
Lorsqu'une personne est souvent exposée à des composés toxiques volatils ou à la fumée de cigarette, à long-terme, le risque s'accroît d'avoir un emphysème pulmonaire. Il s'agit d'une condition où l'air est captif dans les poumons, cela obstrue les voies respiratoires et peut même conduire à la destruction des poumons.




Actuellement, environ 10 % des jeunes adultes et 1 % de la population adulte fume de l' « herbe » régulièrement. L'âge moyen de ces fumeurs qui ont des problèmes pulmonaires est de 41 ans. Il faut comparer cela avec le même âge moyen pour les fumeurs de cigarettes : 65 ans ...

Le problème est que cette maladie peut facilement passer inaperçue durant son développement, même lors de radios des poumons (ce fut le cas sur la moitié des patients atteints).

Le fait est que la fumée d'un joint est très chaude lors du pic d'inspiration et on tient aussi longtemps que possible la fumée avant de l'exhaler (en moyenne 4 fois plus longtemps afin de concentrer le produit et ses effets).

Cela prédispose par conséquent à de grands dégâts aux poumons et donc à l'emphysème pulmonaire à terme. C'est ni plus ni moins que détruire ses propres poumons !

Sources :
Imaginascience, Sciencedaily
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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 15:02
Il s'avère qu'un innocent petit verre de vin avant d'aller se coucher pourrait accroître votre risque de cancer, si vous êtes une femme.




Au Royaume-Uni, boire un verre par jour provoquerait ainsi 7000 nouveaux cas de cancer par an (surtout du sein) chez les femmes. Ce risque augmente bien sûr avec la fréquence de prise de boissons et la teneur en alcool.

Il faut donc mettre ce fait sur le compte de l'alcool lui-même. L'alcool serait donc responsable de 13 % des survenues des cancers suivants : seins, foie, rectum, bouche et gorge. On estime carrément que 5000 cas de cancers du sein au Royaume-Uni, soit 11 % des 45 000 cas de cancers diagnostiqués chaque année, peuvent être attribués à la consommation d'alcool par les femmes.

Cette étude s'est donc concentrée sur les femmes qui consommaient peu ou modérément de l'alcool; soit, 3 verres d'alcool par jour maximum. Elle a duré 7 ans et s'est focalisée sur 1.3 million de femmes dont un quart déclarait ne pas boire d'alcool.

À peu près 5 % de tous les cas de cancer au Royaume-Uni sont dus au fait de boire quelque chose comme un verre d'alcool par jour. Il faut donc vraiment conseiller aux femmes de ne pas boire plus de 2-3 unités par jour et pensons aussi aux hommes : pas plus de 3-4 unités. Par unités, il s'agit d'une demi-pinte de bière ou un verre de 125 ml de vin par exemple.

Aucune quantité d'alcool n'est en réalité sans risque pour la santé, en matière de cancer.

Sources :
Imaginascience, BBC
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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 20:11
Il y a de nombreuses personnes dans le monde qui apprécient de jouer au paintball (ils sont 10 millions d'américains par exemple). Conseil numéro 1 : les pratiquants doivent impérativement porter des lunettes de protection.




Le paintball est un des sports extérieurs les plus populaires dans le monde développé, et les participants mettent normalement des équipements de protection adaptés. Il arrive toutefois des accidents et les plus dangereux d'entre-eux concernent les yeux évidemment.

La grande vitesse de la balle peut en effet causer un grave accident à l'oeil et selon des manières assez différentes. Ainsi, les chirurgiens affirment que seulement un tiers des victimes aux yeux retrouvent leur vision d'origine. Très et trop souvent, la perte de vision est permanente.

Il faudrait idéalement que des mesures de protection plus strictes soient instaurées afin d'éviter au maximum ces incidents désastreux. Une équipe américaine a ainsi réalisé une enquête entre 1998 et 2006 et analysé 36 cas de patients impliquant le paintball.

Chez 13 de ces 36 patients, la vision normale a pu être restaurées. Pour tous les autres, l'accident signifiait perdre la vue dans un des deux yeux ou même une action chirurgicale pour retirer l'oeil définitivement trop endommagé.

Le plus triste de ce constat est que les victimes étaient jeunes : 21 ans en moyenne seulement. 22 % du groupe ont dû subir une énucléation (oeil retiré). Il n'y avait aucune autre action possible. 19 % des patients avaient une rétine arrachée et 28 % une rupture de l'oeil. Un seul des 36 patients portait des lunettes de protection.

Sources :
Vidéo d'illustration (Break), Softpedia
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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 22:13
Halte au petit verre de vin quotidien, aux trop nombreux steaks ou côtelettes, à la charcuterie ad libitum, et vive l'allaitement maternel: l'Institut français du cancer (Inca) a publié mardi un état des connaissances sur l'impact de la nutrition sur les cancers.

La brochure, à destination des professionnels de la santé, fait la synthèse des études internationales les plus récentes en tenant compte de l'exposition particulière des Français à certains facteurs de risque.

Alcool
Au premier rang des accusés, l'alcool qui met la France au sixième rang mondial avec une consommation de 12,9 litres d'alcool pur par personne par an (un petit verre de vin, 25 cl de bière, un pastis équivalent à 10g d'alcool pur). Pour Didier Houssin, directeur de la santé, il n'y a pas, en ce qui concerne l'alcool et le cancer, "de dose protectrice".

Avec leurs effets invisibles, "les petites doses répétées sont les plus nocives", affirme le président de l'Inca Dominique Maraninchi. Paule Martel, directrice de recherche à l'Institut de recherche agronomique (INRA), renchérit : "toute consommation quotidienne de vin est déconseillée".

Risques accrus
Selon l'étude, "la consommation de boissons alcoolisées est associée à une augmentation du risque de plusieurs cancers: bouche, pharynx, larynx, oesophage, colon-rectum, sein et foie". Par verre consommé par jour, la hausse du risque va de 9% (colon-rectum) à 168% (bouche, pharynx et larynx).

La cause? Surtout la transformation de l'éthanol en acétaldéhyde, l'éthanol augmentant d'ailleurs la perméabilité de la muqueuse aux cancérogènes tels que le tabac. La consommation chronique d'alcool induit aussi une déficience en folates, favorable au cancer colorectal. En France, la consommation d'alcool est la deuxième cause évitable de mort par cancer (10,8% des morts par cancer chez l'homme et 4,5% chez la femme), après le tabac.

Viandes

Les viandes rouges et charcuteries sont pointées du doigt pour le cancer colorectal. Mais sans alarmisme: le seuil est fixé à 500g de viande rouge par semaine, soit plus que la consommation moyenne des Français (370g). Un quart de la population consomme cependant 500g ou plus. Le sel, dont la consommation baisse depuis dix ans, semble avoir un rapport avec le cancer de l'estomac.

Les compléments alimentaires à base de bêta-carotène augmentent significativement le risque de cancer du poumon chez les fumeurs ou les gens exposés à l'amiante. La brochure rappelle que le cancer est une pathologie multi-factorielle (alimentation, environnement, génétique) et qu'il n'y a pas à l'inverse d'aliment miracle qui protégerait de cette maladie.

Elle vante les mérites d'une alimentation diversifiée et équilibrée associée à la pratique d'une activité physique - ce qui pourrait réduire le nombre de nouveaux cas de cancers de quelque 100.000 par an en France.

Fruits et légumes
Elle confirme les bienfaits de tous les fruits et légumes, riches en antioxydants et en vitamine B9 (folates), et associés à une réduction du risque des cancers de la bouche, du pharynx, du larynx, de l'oesophage, de l'estomac, et, pour les seuls fruits, du poumon. La consommation quotidienne recommandée est au minimum de 400 g par jour.

Enfin elle rappelle que l'allaitement maternel limite les risques de cancer du sein, recommandant une durée de six mois. Il est bon aussi pour l'enfant, puisqu'il réduit le risque de surpoids et donc de plusieurs cancers. Selon le Pr Maraninchi, ces recommandations valent aussi pour éviter une rechute de cancer. (afp)
17/02/09 17h43
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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 21:39
Voici une bien triste nouvelle pour les adeptes de boissons gazeuses aux fruits! Une nouvelle recherche mondiale, qui est en fait une première en son genre, vient de mettre au devant que celles-ci contiendraient des pesticides en concentrations très élevées.



Effectivement, la nouvelle nous provient tout droit d'Espagne, où une équipe de scientifiques de l’Université de Jaén a recherché des traces de produits chimiques dans une centaine d'échantillons de boissons à base de fruits provenant de divers pays.

Conclusions? La grande majorité des produits testés renfermaient malheureusement d'importantes quantités de pesticides, tels que du thiabendazole, du carbendazime, de l’imazalil et du malathion.

L'Espagne et l'Angleterre remportent la palme du plus fort taux de pesticides contenu dans leurs boissons gazeuses, tandis que les moins « contaminées » nous proviennent des États-Unis et de la Russie.


Si des réglementations régissent bel et bien les quantités acceptables de pesticides dans les légumes, les fruits et l'eau potable, les auteurs de l'enquête, Antonio Díaz-Molina et Amadeo Fernández-Alba, critiquent le fait que l'importance de la présence de produits chimiques dans les boissons gazeuses à base de fruits semble avoir été sous-estimée.

Rien de très rassurant, d'autant plus que les jeunes sont de très grands adeptes de ce type de boissons!

Voilà le genre de recherche qui suscite bien des interrogations; s'il y a de grandes teneurs de pesticides dans les boissons gazeuses, se pourrait-il qu'il y en ait également dans les jus de fruits?

Les résultats de l'investigation, intitulée Determination of Pesticide Residues in Fruit-Based Soft Drinks, paraissent dans l'édition du mois de décembre de la revue ACS' Analytical Chemistry.



Source: Santé-Canoé
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 11:19
Psychologie et Neurologie Chez les animaux de laboratoire en tout cas, mais ce n'est pas rassurant. Décidément, les portables sont de plus en plus décriés par les scientifiques.



La question qui se pose naturellement alors : « Est-ce que notre mémoire peut être affectée par notre utilisation des téléphones portables? » Henrietta Nittby a étudié des rats qui ont été exposés à des rayonnements de téléphonie mobile à raison de deux heures par semaine pendant plus d'un an.

Ensuite, on a remarqué que ces rats obtenaient des résultats plus médiocres lors d'un test de mémoire par rapport aux rats qui n'avaient pas été exposés à des radiations de portables. Le test mémoire consistait à libérer plusieurs fois des rats dans une boîte avec quatre objets. Ces objets pouvaient être différents ainsi que leurs placements selon les répétitions des essais.

Les chercheurs responsables de l'étude pensent que ces résultats confirment des conclusions d'une étude antérieure, à savoir que le rayonnement micro-ondes des téléphones mobiles peut avoir une incidence sur la barrière hémato-encéphalique.

Petite leçon d'anatomie : cette barrière protège le cerveau en empêchant les substances qui circulent dans le sang de pénétrer dans les tissus cérébraux et d'endommager les cellules nerveuses.

On a donc déjà constaté que l'albumine, une protéine qui fonctionne comme une molécule de transport dans le sang, « fuit » dans les tissus du cerveau lorsque les animaux de laboratoire sont exposés à des rayonnements de téléphonie mobile. L'équipe de recherche a également révélé certaines lésions sous la forme de cellules nerveuses endommagées dans le cortex cérébral et dans l'hippocampe, la mémoire centrale du cerveau.

La fuite d'albumine se produit directement après la radiothérapie, tandis que les lésions nerveuses ne se produisent que plus tard, après quatre à huit semaines. De plus, ils ont découvert des modifications de l'activité d'un grand nombre de groupes de gènes (et pas dans les gènes simples de manière isolée).

Il semblerait donc que l'oreillette soit de rigueur si vous voulez retrouver vos clés de bagnole...

Sources : Imaginascience, Sciencedaily
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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 19:00
20 minutes
  • La tension artérielle baisse et redevient normale.
  • Le pouls ralentit et redevient normal.
  • La température des mains et des pieds augmente et redevient normale.
8 heures
  • La quantité de nicotine et de monoxyde de carbone présente dans le sang diminue de moitié.
  • L'oxygénation des cellules redevient normale.
24 heures
  • Le monoxyde de carbone est complètement éliminé de l'organisme.
  • Les poumons commencent à rejeter les résidus de fumée.
48 heures
  • La nicotine a été entièrement expulsée de l'organisme.
  • Les terminaisons nerveuses commencent à se régénérer.
  • L'odorat et le goût s'améliorent.
  • L'odorat et le goût s'améliorent.
72 heures
  • Les bronches se relâchent, ce qui facilite la respiration.
  • La capacité pulmonaire s'accroit.
  • L'énergie augmente.
2 semaines à 3 mois
  • La circulation sanguine s'améliore.
  • La marche devient plus facile.
  • Le fonctionnement des poumons peut s'améliorer jusqu'à 30 %.
  • Pour la femme enceinte, le risque d'avoir un enfant de faible poids est comparable à celui d'une femme qui n'a jamais fumé si elle a cessé durant les trois premiers mois de sa grossesse.
1 à 9 mois
  • La toux, la congestion nasale, la fatigue et l'essoufflement diminuent.
  • La voix devient plus claire.
  • Les cils vibratiles dans les poumons se régénèrent et la capacité de l'organisme de retenir le mucus, de purifier les poumons et de combattre l'infection s'accroit.
  • Le corps reprend de l'énergie.
1 an
  • Le risque de maladies cardiovasculaires est réduit de moitié.
  • Dans les premières années après avoir cessé de fumer, le risque, pour la femme, de contracter un cancer du col de l'utérus devient comparable à celui d'une personne n'ayant jamais fumé.
5 ans
  • Le risque de cancers de la bouche, de la gorge et de l'œsophage diminue de moitié. Le taux de mortalité relié au cancer du poumon pour le fumeur moyen (un paquet par jour) diminue également de moitié.
  • De 5 à 15 ans après avoir cessé de fumer, le risque d'ACV diminue et se compare à celui d'un non-fumeur.
10 ans
  • Le taux de mortalité attribuable au cancer du poumon est semblable à celui d'un non-fumeur.
  • Les cellules précancéreuses sont remplacées par des cellules saines.
  • Le risque de cancer de la bouche, de la gorge, de l'œsophage, de la vessie et du pancréas diminue.
15 ans
  • Le risque d'accidents coronariens est semblable à celui d'un non-fumeur.

Aparté :


- Des études montrent qu'un fumeur a un risque 6 à 7 fois plus élevé de perdre ses dents qu'un non-fumeur.
- Vous avez 50% plus de risques d'avoir une crise cardiaque qu'un non-fumeur. Fumer bouche les artères et provoque des crises cardiaques et des attaques cérébrales.
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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 15:40
Des chercheurs de l'université technique de Munich ont réussi à établir la présence d'une substance cancérigène, la glycidamide, dans les frites et les chips.

La glycidamide se forme lorsque les aliments, à base de pommes de terre, sont réchauffés. Elle est plus dangereuse que l'acrylamide, une autre substance cancérigène présente dans ces produits. La présence de la glycidamide a toutefois été relevée en petites quantités. Des quantités comprises entre 0,3 et 0,5 grammes par kilos ont été décelées dans dix sortes de chips et trois sortes de pommes de terre différentes.
(belga)
18/08/08 15h49




















Source :
http://www.7sur7.be
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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 21:12
Rendu célèbre par l'affaire Litvinenko, le Polonium 210 est bien moins exotique qu'il n'y paraît : l'élément radioactif – parmi les plus toxiques qui soient – qui a servi à assassiner l'ancien espion du KGB est inhalé, chaque jour, par près de 1,25 milliard de fumeurs que compte la planète. Selon une étude publiée dans le numéro de septembre de l'American Journal of Public Health citée par Le Figaro, l'industrie cigarettière connaissait depuis plus de quarante ans la présence dans les feuilles de tabac de ce composé hautement cancérigène.


Philipp Morris, British American Tobacco, RJ Reynolds et toutes les multinationales du tabac ont volontairement caché, pendant ces quarante années, cette information qui aurait pu gravement refroidir les ardeurs des fumeurs. En décortiquant plus de 60 millions de documents internes des firmes productrices – déclassifiés après un procès perdu en 1998 contre l'Etat du Minnesota –, Monique Muggli, une chercheuse de la Mayo Clinic, aux Etats-Unis, est arrivée à la conclusion que "les industriels savaient tout et n'ont rien dit", écrit Le Figaro.


12 000 MORTS PAR AN

D'après cette enquête, les industriels ont découvert la présence de polonium dans le tabac dès 1964. Selon Monique Muggli, interrogée par 20minutes.fr, les fabricants de tabac ont essayé, dans les années 1970 et 1980, de supprimer la teneur en polonium de leurs produits. Peine perdue : les dirigeants des firmes concernées ont eu peur que les différents traitements expérimentés ne "changent le goût de leur produit, mais surtout que le grand public apprenne les objectifs de ces recherches", explique Mme Muggli. Silence, donc. Un mémo adressé en 1978 au vice-président de Philip Morris, conseillait d'étouffer l'affaire : "Nous risquerions de réveiller un géant endormi !"

Le géant en question a en effet de quoi effrayer. "Le polonium 210 est un émetteur de radiations alpha si instable et dangereux qu'il est un des rares à n'avoir jamais été utilisé en médecine, explique Le Figaro. Il provoque des cancers du poumon par inhalation : il se dépose aux embranchements des bronches où il provoque le processus de cancérisation." Selon Monique Muggli, le polonium Po est à l'origine de 1 % de tous les cancers du poumon aux Etats-Unis. Il serait responsable d'environ 12 000 morts par an dans le monde. Sa présence dans le tabac est due à l'utilisation d'engrais riches en phosphates qui contaminent les feuilles.

Interrogée par Libération, Emanuelle Beguinot, directrice du Comité national contre le tabagisme, relativise la portée de ces révélations. Pas vraiment rassurante, Mme Beguinot rappelle que le polonium "n'est qu'un des 4 000 composés toxiques d'une cigarette".

Benoît Vitkine


Source : Lemonde.fr

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