Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 15:53

La légende des mille grues (羽鶴, せんばづる, senbazuru ou zenbazuru) est une légende originaire du Japon, où l’origami est très pratiqué, qui raconte que si l’on plie mille grues en papier dans l'année, retenues ensemble par un lien, on peut voir son vœu de santé, longévité, d'amour ou de bonheur exaucé. Certaines sources disent qu'au bout des 1 000 grues ça n'est pas un souhait mais 1 000 qui sont accordés. On dit que pour que le vœu, la chance ou la santé se réalise, on doit fabriquer le senbazuru pour une personne bien particulière et faire une prière à chaque grue achevée. Une seule personne doit conserver le senbazuru, celle pour qui il a été fait. Moins nombreuses seront les personnes à avoir fabriqué la guirlande, plus le vœu sera fort car il aura demandé beaucoup plus de patience et de persévérance... En général, on offre un senbazuru à une personne très proche malade (depuis Sadako Sasaki), ou plus culturellement pour une naissance ou un mariage.

La guirlande des 1 000 grues est devenue un symbole mondial de paix et les gens peuvent en laisser dans les temples ou jardins de prières (notamment à Tokyo et Hiroshima). Ils sont alors laissés aux éléments comme des messages. Ils ont alors le même sens que les drapeaux de prières tibétains.

 

1280px-Origami-crane.jpg

 

Cette légende a inspiré l'histoire de Sadako Sasaki, une fillette japonaise atteinte de leucémie à la suite de l’explosion de la bombe atomique d’Hiroshima, qui avait entrepris de réaliser mille grues en origami.

 

La meilleure amie de Sadako, Chizuko, lui raconta l'ancienne légende japonaise des 1000 grues et lui apporta un origami. Selon celle-ci, quiconque confectionne mille grues en origami voit un vœu exaucé. Sadako s'attela dès lors à la tâche, espérant que les dieux, une fois les mille grues pliées, lui permettraient de guérir et de recommencer la course à pied. La famille de Sadako s'inquiéta à son propos et vint souvent lui rendre visite à l'hôpital et l'aider à faire les origamis. Après qu'elle eut plié 500 grues, elle se sentit mieux et les médecins dirent qu'elle pouvait rentrer chez elle pour quelque temps, mais après moins d'une semaine elle se sentit de nouveau mal et dut retourner à l'hôpital.

Elle confectionna au total 644 grues de papier. Elle mourut le 25 octobre 1955 à l'âge de douze ans. Elle avait plié ses grues avec tout le papier qu'elle pouvait trouver, y compris des étiquettes de ses flacons de médicament.

L'histoire de Sadako eut un profond impact sur ses amis et sa classe. Ils finirent de plier les 1000 grues et continuèrent cette activité afin de collecter de l'argent en provenance des écoles japonaises pour construire une statue en l'honneur de Sadako et de tous les enfants frappés par la bombe.
Collégiens japonais offrant leurs grues au mémorial de Sadako.

Aujourd'hui, une statue à la mémoire de Sadako, placée sur un piédestal en granite et tenant une grue en or dans ses bras ouverts, se dresse dans le Parc de la Paix d'Hiroshima avec à sa base cette inscription :

    Ceci est notre cri.
    Ceci est notre prière.
    Pour construire la paix dans le monde

Tous les ans, des enfants du monde entier plient des grues et les envoient à Hiroshima. Les origamis sont disposés autour de la statue. Grâce à Sadako, la grue en papier est devenue un symbole international de la Paix.

 

Source : Wikipedia - Légende des 1000 grues

5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 12:41
Neuf Japonais sont morts étouffés en mangeant des mochi, des gâteaux traditionnels du Nouvel an à base de riz gluant, ont rapporté les médias locaux dimanche. 


Comment la pâte de riz peut gâcher la fête. Lors des festivités du Nouvel an 2015, le mochi, petit gâteau de riz gluant, a fait neuf victimes au Japon. 13 personnes se trouvaient dans un état grave vendredi, a également indiqué le quotidien Yomiuri Shimbun

Rien qu'à Tokyo, 18 personnes ont dû être hospitalisées après avoir mangé un mochi et trois d'entre elles sont décédées, a déclaré un porte-parole des pompiers. En cause notamment, le côté collant du mochi qui peut devenir étouffant. 


Les personnes âgées, premières victimes du mochi

Pendant le Nouvel an, l'une des périodes de vacances les plus importantes au Japon, les familles cuisinent traditionnellement une soupe appelée ozouni dans laquelle sont plongées les gâteaux de riz gluant. Le site RocketNews 24 indique que les personnes âgées, qui ne mâchent pas suffisamment les mochi, sont les plus touchées. Les services de secours leur conseillent d'ailleurs, ainsi qu'aux enfants, de couper leur mochi en petits morceaux avant de le manger. 

Ces recommandations n'empêchent cependant pas les décès de survenir chaque année, ce qui a convaincu une entreprise japonaise de créer des mochi plus faciles à mâcher et moins collants. En 2011, au moins huit personnes avaient trouvé la mort en s'étouffant au Nouvel an, contre deux en 2013.

former-japanese-foreign-and-justice-minister-komura-perform.jpg

Un énorme gâteau de riz japonais est frappé lors d'une cérémonie du Nouvel an au Japon, à Tokyo, le 9 janvier 2006.
REUTERS/Kimimasa Mayama

 

Source : AFP, Lexpress.fr

Published by Milem - dans Japon
commenter cet article
10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 19:15

Historique en France

En France, ce projet a bénéficié, pendant un temps, de l’appui des pouvoirs publics, notamment du Comité interministériel à l'aménagement du territoire (CIAT) qui l’avait retenu en 1967 dans la perspective d’assurer des dessertes de voyageurs sur des distances allant de 100 à 500 km à des vitesses de 250 à 300 km/h (caractéristiques qui en font le précurseur du TGV). Cependant, le projet fut finalement abandonné en faveur du TGV.

 

Plusieurs modèles d'Aérotrains ont été développés : l'Aérotrain 01, l'Aérotrain 02, le Tridim, le S44, le I80-250 "Orléans", le I80-HV et le TACV Aerotrain Rohr Industries.

 

Différentes voies d'essais ont permis de tester ces prototypes. Deux voies étaient implantées dans les environs de Gometz-le-Châtel, l'une en béton dont le tracé a été reconverti en promenade pédestre, l'autre en asphalte et aluminium. Une troisième voie d'essais avait été mise en place entre Saran et Ruan, au nord d'Orléans ; cette voie surélevée, ou viaduc ou pont ferroviaire, portait le nom de voie d'essai de l'aérotrain d'Orléans.

 

AerotrainI80HV.jpg
Aérotrain I80-HV


Source : Wikipedia - Aérotrain

Published by Milem - dans Véhicules
commenter cet article
10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 12:40

Le mur d'Hadrien (latin : Vallum Aelium) est une fortification en pierre et en tourbe construite à partir de 122 après J.-C. par les Romains sur toute la largeur de l'Angleterre pour protéger le sud de l'île des attaques des tribus calédoniennes de l'actuelle Écosse. Le nom est également parfois employé pour désigner la frontière entre l'Écosse et l'Angleterre, même si la frontière actuelle ne le suit pas.

 

Le mur a marqué le nord de l'Empire romain en Grande-Bretagne pendant très longtemps. En plus de son utilisation comme fortification militaire et comme marque de puissance politique, on pense que les portes du mur auraient également servi de postes de contrôle pour la perception de taxes sur les produits importés. Ce limes breton fortifié est en effet plus symbolique qu'efficace.

 

Une importante partie du mur existe toujours, en particulier dans la partie centrale, et le mur est encore praticable à pied sans danger. C'est aujourd'hui l'attraction touristique la plus populaire du nord de l'Angleterre. En 1987, l'UNESCO l'a inscrit au patrimoine historique mondial.

 

Avec ses 4,5 mètres de hauteur et ses 2,7 mètres de largeur, le mur d'Hadrien s'étend sur 117 kilomètres, du fleuve Tyne à l'est jusqu'au Solway Firth à l'ouest. Il longe au sud la frontière actuelle entre l'Angleterre et l'Écosse et en est le plus proche à son extrémité occidentale. Il s'agit de l'un des derniers vestiges de la présence romaine dans cette région.

 

Hadrian-s_Wall_west_of_Housesteads_3.jpg

Section du mur d'Hadrien près de Housesteads.


Le mur d’Antonin est une muraille que l'empereur Antonin le Pieux fit construire vers 140 en Bretagne (Grande-Bretagne) par Quintus Lollius Urbicus entre le Firth of Forth et la Clyde (Écosse) et qui « doublait » au Nord la fortification (mur d'Hadrien) déjà édifiée par son père adoptif Hadrien. Il fut submergé par les invasions barbare pictes (écossaises) à la fin du IIe siècle. Aujourd'hui, ce mur couvert d'herbe est ce qui reste d'une ligne défensive faite de tourbe d'environ 7 mètres de haut et comptant 19 forts s'étend sur 60 km.

Hadrians_Wall_map-fr.svg.png


Sources : Wikipedia - Mur d'Hadrien
Wikipedia - Mur d'Antonin

Published by Milem - dans Histoires
commenter cet article
7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 13:12

L’estampille est la marque ovale qui se trouve sur le produit alimentaire ou sur son emballage et qui permet sa commercialisation car elle certifie l’agrément sanitaire de l’unité de production. Pour les pays de l’Union Européenne, cette marque est de forme ovale et contient la lettre du pays ou a été produite la denrée, le n° du département de production, le code INSEE de la commune de production et le numéro de l'usine de production agro-alimentaire de cette commune.

 

Par exemple, le code FR 49.099.001 se décompose comme suit :

  • FR : France,
  • 49 : Maine-et-Loire,
  • 099 : Cholet,
  • 001 : première entreprise de production alimentaire enregistrée sur la commune.
  • CE : Le sigle de l'Union Européenne.

 

 

L'estampille peut s'appeler « marque de salubrité » ou « estampille de salubrité », « estampille sanitaire ». Elle n'est obligatoire que pour les denrées d'origine animale (viandes, charcuteries, lait, œufs, poissons, crustacés…), mais s'étend à toute catégorie depuis l'entrée en vigueur du paquet hygiène.

 

2014-08-07_13-12-40_816.jpg

Source : Estampille (agroalimentaire) - Wikipedia (Fr)

Published by Milem - dans Santés
commenter cet article
26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 01:34

L'Opération Aphrodite était le nom de code d'une mission de l'USAAF pendant la Seconde Guerre mondiale. L'USAAF avait préparé cette opération comme méthode expérimentale pour détruire les équipements de production et de lancement des V-1 en se débarrassant des bombardiers B-17 qui étaient très endommagés.

Le plan réclamait des B-17 en fin de vie qui devaient être entièrement chargés d'explosifs puis conduits sur leurs cibles comme les bases des U-boots ou les sites des V-1 par télécommande depuis un avion volant proche de lui.

 

 

1280px-B-24J-55-CO.jpg

 

 

Le système de téléguidage

Pour faciliter la commande de ce qui était essentiellement un missile téléguidé très lent, deux caméras de télévision furent installées dans l'habitacle des B-17, fournissant ainsi une vue des instruments de contrôle et du sol. Cette vue devait ensuite être transmise aux avions d'accompagnement, nommés CQ-17.

Cette télécommande ne permettait pas de faire décoller les B-17 depuis les CQ-17, ainsi chaque avion décollait grâce à une équipe de volontaires (un pilote et un ingénieur de vol), qui devaient l'amener à une altitude de 2 000 ft.(600 m), et passaient ensuite le relais aux opérateurs à distance. Juste avant d'atteindre la mer du Nord, les deux hommes d'équipages devaient amorcer le Torpex (la charge explosive) et ensuite évacuer l'avion, dont la verrière avait été enlevée afin d'accélérer leur évacuation. Le CQ-17 prendrait les commandes du bombardier jusqu'à ce qu'il soit sur sa cible.

 

 

Missions

Quand le programme d'entraînement fut complet, le 562nd escadron reçut dix 'drones' et quatre 'CQ-17'. La première mission fut lancée le 4 août contre un site de lancement de V-1 dans le Pas-de-Calais. Les CQ-17 perdirent le contrôle d'un B-17 peu après l'évacuation de son équipage et qui s'écrasa près d'Orford dans le Suffolk, créant un énorme cratère et détruisant plus de 8 000 m² de campagne aux alentours du crash. La caméra du nez du second B-17 fut obstruée peu avant son arrivée sur cible et la manqua de quelques centaines de mètres. Dans la phase suivante de la mission, un B-17 fut abattu par la flak et un autre manqua sa cible de 400 m.

 

 

Mission ratées

Au cours de la deuxième mission, deux jours après la première, l'opération Aphrodite prit une dangereuse tournure. Après que les équipages aient pu abandonner leurs "missiles" sans problèmes, un des B-17 fut perdu et tomba dans la mer, un autre fut touché et commença à faire demi-tour, se dirigeant dangereusement vers la ville de Ipswich, heureusement, il s'écrasa en mer sans faire de victime.

 

 

Dysfonctionnement du système de guidage

Après l'échec des premières missions dues aux dysfonctionnement du système de contrôle, Doolittle décida de mener une enquête. La plupart de ses collaborateurs lui suggérèrent de changer ce système. Quand ces changements furent réalisés, Doolittle relança Aphrodite, et ce en direction de Heligoland. Durant ce raid, le parachute du pilote ne s'ouvrit pas et de plus, ce B-17 n'atteignit pas sa cible, abattu probablement par la flak. La mission suivante fut à destination de Heide, et fut encore émaillée de problèmes liés aux dysfonctionnements du système de guidage : trois B-17 n'atteignirent pas leur cible, mais le quatrième avion s'écrasa suffisamment près de sa cible pour lui infliger des dommages significatifs.

Le BQ-7 est souvent accusé d'avoir causé la mort de Joseph Patrick Kennedy Jr. (le frère aîné de John Fitzgerald Kennedy). Il pilotait en fait un avion similaire, un B-24 Liberator, et non un B-17. Ces B-24 faisaient partie d'une mission équivalente à Aphrodite, nommée Anvil (enclume) et portaient le code BQ-8, mais elle ne fut jamais utilisée en combat car, au cours de leur première mission, le Torpex d'un des B-24 explosa, et l'équipage entier fut tué.

 

 

Conclusions

Les avions de l'opération Aphrodite furent donc employés dans un nombre très restreint d'occasions, le premier des quatorze raids eut lieu le 4 août 1944. Plusieurs cibles ont été visées, comme Helgoland, Heide et Hemmingstedt, mais les B-17 ont à plusieurs reprises manqué leurs cibles à cause de problèmes de mécanique, de visibilité ou encore d'imperfections dans le système de télécommande.

Ainsi, ce plan s'est retrouvé inefficace contre les objectifs difficiles à atteindre et très résistants qui lui furent initialement assignés par l'USAAF, qui fut donc contraint de changer pour des cibles plus conventionnelles comme des usines. Deux missions supplémentaires furent lancées, mais toutes les deux furent aussi des échecs, dus au mauvais temps ou encore aux systèmes de commandes. De plus, le seul avion qui toucha directement sa cible n'explosa pas et fournit alors aux allemands un système de guidage complet.

À l'issue de la dernière mission, le Strategic Air Forces décida que l'idée de ces missiles guidés était inappropriée et stoppèrent l'opération car au final, un seul B-17 avait entraîné des dommages. À ces déboires s'ajoutait la perte de deux membres d'équipage. L'échec du programme a été attribué à un manque de technologies disponibles et au fait que le réarrangement des masses de l'avion entraînait des comportements de vol différents de ceux originaux.

Source :  Opération Aphrodite - Wikipedia (Fr)

Published by Milem - dans Histoires
commenter cet article
16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 12:39

Godiva, ou plus correctement Godgifu, est une dame anglo-saxonne du XIe siècle, épouse du comte Léofric de Mercie. Sa vie est mal connue. Son nom est associé à une légende apparue plus d'un siècle après sa mort, selon laquelle elle aurait traversée les rues de Coventry à cheval, entièrement nue, afin de convaincre son époux de diminuer les impôts qu'il prélevait sur ses habitants. Bien que dépourvue de tout fondement historique, la chevauchée de Lady Godiva a inspiré de nombreux artistes.


800px-Lady_Godiva_-John_Collier-_c._1897-.jpg
Lady Godiva (tableau de John Collier, 1898).

 

 

Légende

L'histoire raconte qu'elle était la belle épouse de Léofric (968-1057), comte de Mercie et seigneur de Coventry. Les habitants de cette ville souffraient sous l'imposition accablante du comte. À plusieurs reprises, Dame Godiva fit appel à son mari, qui refusait obstinément de diminuer les taxes. Enfin, las, il prétendit accéder à sa demande si elle montait à cheval nue dans les rues de la ville. Dame Godiva le prit au mot, et traversa la ville, vêtue seulement de ses longs cheveux. Son mari tint parole et supprima les impôts.

La forme la plus ancienne de la légende raconte la traversée du marché de Coventry par Godiva, accompagnée par deux chevaliers, alors que le peuple était rassemblé. Cette version est narrée dans Flores Historiarum de Roger de WendoverNote (mort en 1236), un collectionneur d'anecdotes quelque peu crédule, qui citait lui-même un autre auteur plus ancien.

On pense généralement que les cheveux longs de Godiva sont un ajout ultérieur à la légende. D'autres éléments et thèmes sont coutumiers dans les contes : le seigneur intransigeant, la promesse exigée, des conditions de vie très difficiles, la chasteté. Un élément par contre ne l'est pas : la puissance et l'indépendance d'une épouse anglo-saxonne de la classe aristocratique.

Une des variantes de la légende veut que les habitants de Coventry, pour montrer leur reconnaissance envers leur Dame, se soient tous enfermés chez eux pendant son passage. Seul un curieux, nommé Tom, aurait osé enfreindre la consigne et aurait jeté un coup d'œil à la dérobée ; mais en punition, il devint sur-le-champ aveugle. C'est de là que vient l'expression anglaise « Peeping Tom », très souvent remplacée dans la langue actuelle par le français « voyeur ». Selon certaines sources, cette légende serait née en 1586 : on aurait demandé au peintre Adam van Noort de représenter l'épisode et il aurait montré Léofric en train de regarder sa femme par la fenêtre pour constater qu'elle exécutait effectivement sa promesse. Le public aurait mal interprété ce détail, prenant le comte pour un simple indiscret.



Réalité

Il est certain qu'une dame de ce nom a existé au XIe siècle, comme le démontrent plusieurs documents anciens, comme la charte de Stow, la charte de Spalding, et l'enquête de Domesday, bien que l'orthographe du nom change considérablement suivant les écrits. Il apparaîtrait dans les chroniques d'Ely (Liber Eliensis), à la fin du XIIe siècle, qu'elle était veuve quand Léofric l'épousa en 1040. Elle a aidé à la fondation d'un monastère à Stow, Lincolnshire. En 1043, elle persuade son mari de construire un monastère bénédictin à Coventry. Sa devise, « di Ego Godiva Comitissa diu istud desideravi », a été trouvée sur la charte donnée par son frère, Thorold de Bucknall, shérif de Lincolnshire, au monastère bénédictin de Spalding ; et elle est commémorée comme bienfaitrice dans d'autres monastères, à Leominster, Chester, Wenlock, Worcester, et Evesham. Son nom est mentionné dans l'enquête de Domesday de 1085, comme une des quelques Anglo-Saxons à défendre leurs terres après sa conquête, et la seule femme mentionnée en tant que détentrice d'un fief. Elle est probablement morte quelques années plus tard et a été enterrée sous un des porches de l'église de l'abbaye. Dugdale (1656) affirma qu'une veuve, avec des représentations de Leofric et Godiva, a été placée dans l'église de la Trinité, à Coventry, pendant le règne de Richard II.

Au XIIIe siècle le roi Édouard Ier a voulu savoir exactement ce qu'il en était de cette légende. L'étude des annales de Coventry a bien confirmé qu'à partir de 1057 l'impôt n'a effectivement plus été perçu, mais on n'a trouvé aucune preuve que ce fût dû à l'événement qu'on raconte.

Le cortège de Godiva, commémoration du tour légendaire institué le 31 mai 1678, en tant qu'élément de la foire de Coventry, a été célébré régulièrement jusqu'en 1826. De 1848 à 1887 il a été rétabli, et continue encore aujourd'hui. Les participants s'habillent en costumes du XIe siècle. Le défilé commence à partir des ruines de l'ancienne cathédrale et emprunte l'itinéraire suivi autrefois par la courageuse lady, passant bien sûr près de son monument. On joue des musiques d'époque et divers concours sont organisés, dont le plus populaire celui de la meilleure lady Godiva. Il faut préciser que seules des femmes y participent, vêtues de costumes du XIe siècle ; la seule condition, absolue, est d'avoir des cheveux longs et dorés.

Malgré l'étrangeté de la chose, il arrive que des boutiques de vêtements prennent le nom de « Lady Godiva ».


Source : Wikipedia - Godiva (Fr)

12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 11:05

La mise en veille

Lorsque l’ordinateur est mis en veille, il est mis dans un mode particulier qui consomme très peu d’énergie. Mais il en consomme toujours ! Ainsi, la mémoire vive est toujours alimentée. L’état du système peut donc être conservé lors de la mise en veille. Autrement dit, mettre l’ordinateur en veille ne vous fait pas perdre votre travail en cours.

 

Pour sortir de veille, il suffit bien souvent de bouger la souris ou d’appuyer sur une touche du clavier (cela dépend toutefois de votre matériel). La sortie de veille est quasi-immédiate, ce qui la rend très pratique. Selon la configuration que nous allons voir tout à l’heure, il vous sera peut-être demandé le mot de passe de votre compte utilisateur.

 

Le mode veille prolongée

Un ordinateur en veille prolongée, contrairement à la veille simple, ne consomme plus du tout d'énergie. Autrement dit, vous pouvez débrancher l’ordinateur sans crainte (ou bien retirer sa batterie dans le cas d’un portable). La mémoire vive est donc perdue. Selon ce que nous avons dit précédemment, l'état du système (les logiciels et applications en cours, etc.) devrait donc être perdu également. Pourtant ce n'est pas le cas.

 

Le démarrage rapide

Comme son nom l’indique, permet à Windows de se lancer plus vite. En réalité, ce mode est un mode hybride entre la veille prolongée et l’arrêt du système. En effet, si les sessions utilisateurs sont bien arrêtées, la session « noyau » (la base de Windows si vous préférez) est copiée de la mémoire vive vers le disque dur. Ainsi, à la reprise, il n'y a plus qu'à lancer les sessions utilisateurs.

 

377239.png

 

Source : Openclassrooms.com

11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 19:53

Entre 1561 et 1566, les habitants de Nuremberg en Allemagne et Bâle en Suisse furent témoins de phénomènes extraordinaires dans le ciel: de véritables ballets aériens de sphères, disques, tubes engagées dans des ballets voire des batailles avec crash à la clé.

 


Une observation datant de 1561 :


Voici une gravure d'une bataille aérienne entre ovnis au dessus des cieux de Nuremberg en Allemagne le 4 Avril 1561. Certains vaisseaux se sont écrasés. En raison des croyances religieuses des artistes médiévaux, les fuselages et ailes deviennent des croix et les fusées des tubes emplis de sphères.

 

1561b.jpg

(Gravure de la collection Wickiana, Zurich)


Vous noterez qu'il semble que deux personnages sont témoins du crash d'au moins un des objets volants.


Le 4 avril à l'aube, dans le ciel de Nuremberg (Allemagne), beaucoup d'hommes et de femmes voient se produire un très effrayant spectacle où interviennent divers objets, dont des boules: "environ 3 dans la longueur, de temps en temps, quatre dans un carré, beaucoup restaient isolées, et entre ces boules, on vit nombre de croix couleur de sang. Puis on vit deux grand tuyaux, dans lesquels petits et grands tuyaux, se trouvaient 3 boules, également quatre ou plus. Tous ces éléments commencèrent à lutter les uns contre les autres." (Gazette de la ville de Nuremberg).


L'événement dure 1 h et connaît un tel retentissement qu'un artiste, Hans Glaser, en exécute une gravure à l'époque. On décrit deux immenses cylindres noirs lançant de nombreuses sphères bleues, noires et rouge sang, des croix rouge sang et des disques. Ils semblent se livrer bataille dans le ciel. A en juger par la gravure de Glaser, certaines de ces sphères se seraient écrasées au sol, à l'extérieur de la ville.


REFERENCES:
Voir aussi Bâle 1566.

Ces observations ont été mentionnées dans:

"Ein moderner Mythus Von Dingen, die am Himmel gesehen werden"
"A modern myth: things seen in the skies"
"Un mythe moderne: les objets vus dans le ciel"

Carl Gustav Jung
Zürich, Stuttgart
Rascher Verlag 1958.



 

Une observation illustrée datant de 1566 :


1566.jpg

1566b.jpg

Photo © Yves Bosson / Agence Martienne http://www.agence-martienne.fr/

(Gravure de la collection Wickiana, Zurich)


Le 7 août, à l'aube, de nombreux citoyens de Bâle (Suisse), effarés, peuvent voir pendant plusieurs heures des sphères noires se livrant à une formidable bataille aérienne, envahissant le ciel de leur cité: "à l'heure du lever du soleil, on a vu dans l'air beaucoup de grosses boules noires qui se dirigeaient à grande vitesse vers le soleil, puis qui firent demi-tour, s'entrechoquant les unes les autres comme si elles menaient un combat, un grand nombre d'entre elles devinrent rouges et ignées, par la suite elles se consumèrent et s'éteignirent" écrivit Samuel Coccius, l'étudiant en "écritures sacrées et en arts libéraux" qui consigna les étranges événements dans la gazette de la ville.


REFERENCES:
Voir aussi Nurnberg 1561.

Ces observations ont été mentionnées dans:

"Ein moderner Mythus Von Dingen, die am Himmel gesehen werden"
"A modern myth: things seen in the skies"

Carl Gustav Jung
Zürich, Stuttgart
Rascher Verlag 1958.

 

 


 

hamburg1697.jpg

Observation à Hambourg, 1697.


Cette illustration montre l'observation de deux objets (?) au-dessus de Hambourg, en Allemagne, le 4 Novembre 1697. Les objets ont été décrits comme "deux roues lumineuses".

 

Source : Ostdudauphin.fr/ufo.htm

15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 12:50

Victor Lustig parvient à berner son acheteur en se faisant passer pour un fonctionnaire chargé de vendre la Dame de fer.

mars-524761-jpg_1044761.JPG

 

Par et

Victor Lustig est sur des charbons ardents. Il lui faut quitter Paris, au plus vite. Qui n'en ferait pas autant à sa place ? Ce Tchécoslovaque de 35 ans vient de réaliser le coup du siècle en vendant la tour Eiffel à un gogo. Ses poches sont littéralement bourrées de liasses de billets de banque. Il n'a pas de temps à perdre, il doit disparaître de la circulation avant d'être démasqué. La police doit certainement être à ses trousses. Direction : Vienne.

 

La vente de la Dame de fer est une escroquerie mythique décrite dans plusieurs films. Cependant, de nombreux points restent obscurs, comme celui de la date exacte de la vente. Ce dont on est certain, en tout cas, c'est du nom du pigeon ferré par Lustig : André Poisson. Il s'agit d'un riche ferrailleur de la région parisienne. Comment croire que la tour Eiffel puisse être vendue ! Ne faut-il pas être le dernier des idiots ? C'est aussi gros que Rachida croyant pouvoir être maire de Paris, ou alors que Hollande prétendant inverser la courbe du chômage...

 

Né en 1890 dans une famille très bourgeoise, Victor Lustig n'est pas à son coup d'essai dans l'arnaque. À son actif : trucages de jeux, tuyaux pour courses de chevaux, fausse monnaie... Sa victime favorite est le milliardaire en croisière. Il a l'idée de vendre la tour Eiffel alors qu'il séjourne dans le Paris des Années folles pour y claquer le pognon de ses précédentes escroqueries. Quand il finit par se retrouver à sec, il se met en chasse d'un nouveau gogo. Qu'inventer, cette fois ? Attirer Depardieu dans le "trou du cul du monde" de la Belgique, en lui faisant croire qu'il y paiera moins d'impôts ? C'est déjà fait... C'est en lisant le journal que l'idée de sa prochaine arnaque prend forme. Il paraît que la tour Eiffel pose un gros souci d'entretien à l'État. Fleuron de l'Exposition universelle de 1889, elle aurait dû être démontée en 1909, mais elle est toujours debout à cause de son utilité dans le domaine militaire. Affichant 36 ans, la Dame de fer a grand besoin d'être rénovée, repeinte. L'article mentionne que l'État se bat les flancs pour trouver les fonds nécessaires. L'idée jaillit instantanément : trouver un ferrailleur à qui vendre la tour Eiffel !

 

Discrétion

Le Tchécoslovaque choisit d'incarner un haut fonctionnaire du ministère des Postes et Télégraphes, chargé par le président Doumergue en personne de vendre la tour Eiffel. Il envoie une invitation "officielle", à l'en-tête de la Ville de Paris, aux cinq ferrailleurs les plus nantis de la région pour les inviter à déjeuner au prestigieux hôtel Crillon. Dans ce repaire de milliardaires, de diplomates et d'hommes politiques, les ferrailleurs sont mis en confiance. Avec son allure aristocratique et son langage châtié, Victor Lustig crée immédiatement la confiance. Aucun doute n'effleure ses convives quant à son personnage. Avec un art consommé de la flatterie, il leur explique les avoir choisis pour le sérieux de leur réputation. Les cinq ferrailleurs sont aux anges. Quand il les sent bien à point, Lustig leur annonce la bonne nouvelle : ils ont le privilège d'avoir été choisis pour acheter la ferraille de la tour Eiffel, sur le point d'être démontée. Devant leur stupeur, il leur sert l'argument du coût d'entretien trop élevé pour l'État - tous les journaux en parlent ! - et précise que si la vente n'a pas été officiellement annoncée, c'est simplement pour éviter les mouvements de protestation inutiles. Bien entendu, "la France" compte sur leur discrétion pour ne pas répandre ce secret d'État. Après le dessert, Lustig les invite à monter à bord d'une limousine pour visiter la "Dame de fer".

 

L'incroyable escroc court-circuite la longue file de visiteurs attendant de monter sur la tour Eiffel en brandissant une fausse carte ministérielle au guichet. L'instant est crucial. Une bouffée d'adrénaline l'inonde. Mais ça marche. L'employé lui fait signe de passer avec sa petite troupe de ferrailleurs. Lustig les emmène se rendre compte par eux-mêmes combien la tour Eiffel est en mauvaise santé et que la France est forcément obligée de s'en séparer, c'est inévitable. La visite achevée, Victor Lustig indique aux ferrailleurs qu'ils doivent lui faire savoir au plus vite leur intention ou non d'être candidats à l'achat des 7 000 tonnes de ferraille.

 

Hameçon

Fin psychologue, l'escroc a flairé, dès le déjeuner du Crillon, qui sera son pigeon. Ou plutôt son poisson, puisqu'il s'appelle... André Poisson. C'est le seul à n'avoir pas l'air d'être très sûr de lui, à avoir les mains moites, et à manifester un besoin de reconnaissance. Quel coup de pub ce serait pour lui d'être l'homme qui a acheté la tour Eiffel, doit-il se dire. Effectivement, c'est lui qui rappelle l'escroc. Le Poisson a mordu à l'hameçon. Lustig lui propose un second rendez-vous, en tête à tête. Le ferrailleur se montre hésitant, sa femme est réticente, c'est un gros investissement, tout semble si secret, il ne sait plus sur quel pied danser. L'aigrefin comprend qu'il va falloir lui sortir le grand jeu. Pas question qu'une bonne femme lui fasse rater l'affaire. Il prend le ton de la confidence pour expliquer à Poisson qu'il n'est, lui-même, qu'un pauvre fonctionnaire pas bien riche et qu'en les arrosant un peu, lui et ses collègues, il leur sera très facile de le placer tout en haut de la liste des acheteurs. Sachant combien la corruption est courante dans l'administration, le ferrailleur est désormais convaincu qu'il peut emporter le marché du siècle. Il rêve déjà de voir son nom en une de tous les quotidiens. Pour cela, il n'a qu'à remettre à celui qu'il prend pour le représentant du ministère une grosse somme en liquide et à s'engager à faire un virement bancaire, pour lequel, bien sûr, Lustig fournira une facture. L'affaire est conclue, Poisson paie, l'escroc empoche.

 

Quand, quelques jours plus tard, en l'absence de toute nouvelle, Poisson se rend compte qu'il est victime d'une escroquerie, Lustig est déjà à Vienne. Il a sauté dans un train gare de l'Est sitôt l'affaire conclue. L'imbécile de Poisson n'ose même pas porter plainte tant il se sent ridicule. Imaginez, lui, le riche ferrailleur, son nom étalé dans toute la presse pour s'être fait avoir comme un bleu alors qu'il rêvait de gloire, pas question ! Constatant qu'il ne fait l'objet d'aucune poursuite, que l'affaire n'a pas été ébruitée, Victor Lustig caresse l'idée de vendre la tour Eiffel une seconde fois. Le mois suivant, le voilà de nouveau à Paris, avec un complice. Mais cette fois, le ferrailleur à qui il a affaire est moins crédule, il se méfie et alerte la police. Avant que les flics ne lui mettent la main dessus, Lustig a le temps de s'enfuir aux États-Unis, où il se recycle dans la vente de machines à imprimer des faux billets de banque. On dit qu'il en aurait vendu une à Al Capone. Mais quand il comprend qui est son client, il s'empresse de lui dire qu'il n'arrive malheureusement pas à obtenir la machine promise et qu'en homme honnête il vient lui rendre son fric. La vérité, c'est qu'il n'avait pas le choix, c'était rendre l'argent ou finir en steak haché. Lustig finit par se faire arrêter en 1934 et meurt en prison en 1947.

Source : Lepoint.fr

Published by Milem - dans Insolites
commenter cet article

Ma Playlist

Rechercher

Ma Playlist 2

Pages