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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 13:41

L'expérience de Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d'un individu au sein d'un groupe.

 

 

Description de l'expérience

Solomon Asch invita un groupe d'étudiants (entre 7 et 9) de 17 à 25 ans à participer à un prétendu test de vision auquel avaient auparavant été soumis des sujets témoins qui n'eurent aucun mal à donner toujours la bonne réponse. Tous les participants étaient complices avec l'expérimentateur, sauf un. L'expérience avait pour objet d'observer comment cet étudiant (le sujet « naïf ») allait réagir au comportement des autres.

 

Les complices et le sujet furent assis dans une pièce et on leur demanda de juger la longueur de plusieurs lignes tracées sur une série d'affiches. À gauche, une ligne modèle, et à droite, 3 autres lignes. Chacun devait dire laquelle de ces 3 lignes sur la droite était égale à la ligne modèle de gauche. Avant que l’expérience ne commence, l’expérimentateur avait donné des instructions à ses complices. Au début, ils donnaient la bonne réponse, mais lors du 3ème essai, ils donnèrent unanimement la même fausse réponse. Le sujet « naïf » était l’avant dernier à répondre. Asch mit en avant que celui-ci fut surpris des réponses énoncées par ses acolytes. Au fur et à mesure des essais, il devint de plus en plus hésitant quant à ses propres réponses.

 

Les résultats de cette expérience ont montré que la plupart des sujets répondaient correctement, mais qu'un grand nombre (36,8 %), perturbés, finissait par se conformer aux mauvaises réponses soutenues à l'unanimité par les complices. Les sujets étaient même amenés à soutenir des réponses allant contre l'évidence et leur propre vue (voir les expériences filmées), pour par exemple affirmer que deux lignes avaient la même longueur, alors que l'écart était très visible car de plus de 5 cm.

 

Après l'annonce des résultats, le sujet attribuait généralement sa piètre performance à sa propre « mauvaise vue ». Ceci rejoint dans une certaine mesure l'expérience de Milgram où le sujet accuse l'expérimentateur d'être responsable de son comportement. Dans les deux cas, le sujet se dédouane de la responsabilité de ses décisions sur un élément extérieur à sa volonté.

 

 

Experience-de-Asch.png

Exemple de l'expérience.

La ligne de gauche est la ligne de référence ; les trois lignes de droite sont les lignes de comparaison.

 

 

Variantes

L’expérience de Asch comprend différents facteurs. L’auteur s’est alors demandé ce qu’il pouvait se passer s’il en faisait varier certains.


  • -la taille du groupe : le nombre de participants varia de 1 à 15 personnes. Asch remarqua que face à une seule personne, le sujet maintenait son indépendance. Lorsqu’il était face à deux autres personnes, 13,6% des sujets acceptaient la mauvaise réponse. Dès que la majorité était constituée de trois personnes, le taux de conformisme s’élevait à 31,8%. Asch conclut dès lors qu’un nombre de 3 à 4 complices suffisait pour que le taux de conformisme plafonne. De plus, celui-ci commencerait à baisser une fois que les complices sont plus de 7.
  •  
  • -l'unanimité du groupe : dans cette variante, le sujet « naïf » était soutenu par un partenaire de confiance. Dans une condition, ce partenaire était également naïf et dans l’autre, on lui avait demandé de donner les réponses correctes. Les résultats ont montré que lorsqu'il n'y avait pas unanimité parmi les complices, le taux de conformisme diminuait. En effet, les sujets « naïfs » s'émancipaient du groupe pour soutenir la réponse vraie, mais dissidente et contrariante pour le groupe.
  •  
  • -Toutefois, ne sachant pas exactement si c’était la simple présence d’un autre partenaire ou l’exactitude de sa réponse qui avait joué un rôle dans la diminution du taux de conformisme, Asch testa une nouvelle condition. Dans celle-ci, le partenaire se détachait de la majorité mais également du sujet « naïf » car il donnait une autre mauvaise réponse. Les résultats ont également montré une diminution dans le taux de conformisme.
  •  
  • -Retrait d’un vrai partenaire : le sujet « naïf » se sentait soutenu par le partenaire qui répondait également correctement. Après quelques essais, on lui demanda de se rallier à la majorité. Asch s'attendait à ce que le sujet « naïf » maintienne son indépendance vis-à-vis de la majorité lorsqu'il serait à nouveau seul. Les résultats ont cependant montré que le taux de conformisme augmenta suite à la perte du partenaire.

 

 

Autres facteurs qui influencent le conformisme

D’autres facteurs ont été identifiés comme pouvant également influencer le conformisme d’un individu.

 

Facteurs qui peuvent influencer le conformisme
Facteurs Aspects étudiés
Stimulus :
Ambiguïté
Caractéristiques du groupe :
Taille
Attrait
Unanimité
Cohésion
Traits de personnalité :
Besoin d’affiliation
Estime de soi
Personnalité de type autoritaire
Culture :
Collectiviste ou individualiste
Réponse :
Publique ou privée
Genre :
Homme ou Femme
  •  
  • Ambiguïté du stimulus : Crutchfield (1955) a constaté que lorsque les sujets étaient face à des stimuli ambigus, cela augmentait leur taux de conformisme. En effet, lorsqu'ils pensent qu'ils ne sont pas compétents, les sujets ont moins tendance à affronter la majorité. Toutefois, dans le cas de l’expérience de Asch, le stimulus avait été testé auparavant et avait été reconnu comme non-ambigü.
  •  
  • Caractéristiques du groupe : en plus de la taille et de l’unanimité du groupe, son attrait ainsi que sa cohésion peuvent également expliquer le conformisme.

  • L'attrait du groupe : plusieurs auteurs ont mis en avant qu’un individu qui se sent attiré par un groupe, aura plus de chance de se conformer aux normes qu’il préconise.

  • La cohésion du groupe : lorsqu’un groupe est très cohésif, il a également plus d’influence sur ses membres, ce qui peut expliquer un plus haut taux de conformisme.
  •  
  • Besoin d’affiliation : certains auteurs ont trouvé que plus le besoin d’affiliation (besoin de se faire aimer des autres) est important pour un individu, plus il se conformera. Il en est de même lorsqu’il a une faible estime de soi ou lorsqu’il accorde une grande importance à l’harmonie sociale, aux rapports interpersonnels et à son image car il craint la désapprobation sociale.
  •  
  • Personnalité de type autoritaire : plusieurs auteurs ont mis en évidence que les individus qui ont une « personnalité autoritaire » seraient plus sensibles à l’influence sociale. Leur volonté de respecter les conventions, les normes et le pouvoir pourrait expliquer cette tendance.
  •  
  • Culture : selon plusieurs auteurs, le conformisme peut varier selon la culture et plus précisément si la culture est individualiste ou collectiviste. Selon Triandis, les cultures collectivistes mettent l’accent sur l’importance du groupe comme entité et attachent peu d’importance au développement d’une personnalité autonome. Ceci permet d’expliquer pourquoi le conformisme n’est pas perçu comme une réponse à la pression sociale, mais comme une signe de maturité, en accord avec leurs valeurs. En effet, le conformisme témoigne du fait que la personne est responsable et consciente de son lien avec la communauté. Les cultures individualistes mettent quant à elle l’accent sur l’initiative individuelle et l’indépendance d’esprit qui importent beaucoup dans la culture nord-américaine par exemple. Whittaker et Meade ont répliqué l’expérience de Asch dans plusieurs pays et ont découvert des taux de conformisme assez similaires (31% au Liban, 32% à Hong Kong, 34% au Brésil, 51% chez les Bantous du Zimbabwe). Cependant, les répliques mises en œuvre 20 ans plus tard ont montré moins de conformité.
  •  
  • Réponse : lorsqu’ils doivent répondre en présence des autres (publiquement), les individus ont une plus grande tendance à se conform

 

 

Source : Wikipédia - Expérience de Asch [fr]

 

Voir aussi :

Expérience de Milgram

Wikipédia - Influence sociale [Fr]

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 23:33

En dépit du bienfait écologique que cela représente, le vélo comporte des risques. Les femmes qui ont l'habitude de faire du vélo accroissent le risque de perdre des sensations dans la région pelvienne. Cela peut diminuer leur plaisir lors des relations sexuelles.

 

Les hommes ne sont pas en reste, mais on le savait déjà (compression du nerf pudendal...) : des études antérieures avaient permis de vérifier que faire souvent du vélo présentait des risques pour les hommes : pertes de sensations dans les organes génitaux et dysfonction érectile ; c'était particulièrement avéré si le guidon était au même niveau ou plus haut que la selle.

 

L'étude a consisté à suivre 48 femmes qui devaient réaliser un parcours équivalent à au moins 16 km par semaine, 4 fois dans le mois. Il s'agissait d'un vélo stationnaire. On demandait aux femmes de préciser leurs sensations. On a aussi vérifié les pressions au niveau du pelvis. Pour les femmes, la position la plus risquée est l'inverse de celle des hommes : lorsque le vélo a le guidon plus bas que la selle, le risque de perte de sensations au niveau du bas du vagin et des grandes lèvres est plus élevé.

 

 

Source : Sur-la-toile.com

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 19:37

La guerre de Cent Heures est un conflit qui opposa le Salvador et le Honduras en juillet 1969. Elle est également connue sous le nom de guerre du Football, même si le football n’a été que le catalyseur et non la cause profonde de cette guerre.

 

 

Rencontres de football

C’est dans ce contexte houleux que le Salvador et le Honduras jouaient les matches éliminatoires pour la coupe du monde de football, qui devait se dérouler l’année suivante au Mexique. L’une des rencontres avait lieu à Tegucigalpa, la capitale du Honduras, alors perturbée par une grève des enseignants. Pour attirer l’attention sur leurs revendications, les grévistes avaient semé des clous sur la chaussée de certains quartiers, des pneus furent crevés et les footballeurs salvadoriens en visite en furent notamment les victimes. Se sentant personnellement visés, ils se répandirent en insultes sur les Honduriens. Sans doute en représailles, toute la nuit précédant l’épreuve, l’équipe du Salvador fut empêchée de dormir par les partisans de l’équipe locale, qui cernaient l’hôtel où logeaient les joueurs adverses.

 

Le lendemain, le 8 juin, épuisés par le manque de sommeil, les Salvadoriens perdirent 0 à 1, le but hondurien ayant été marqué à la dernière minute du jeu. Désespérée, Amelia Bolanios, une jeune Salvadoriennne supportrice de son équipe, se tira une balle dans le cœur. Le corps d’Amelia fut rapatrié, ses obsèques furent décrétées nationales, et suivies par le Président et le gouvernement du Salvador.

 

Le match de retour, prévu le 15 juin 1969 au Salvador, fut mis sous la haute surveillance de l’armée. Mais l’équipe du Honduras vit d’abord son hôtel incendié (il n’y eut aucune victime), et dut déménager pour un autre hôtel. Là, elle fut soumise par les Salvadoriens au même régime de privation de sommeil. Escortée par la police, l’équipe épuisée gagna le stade, et perdit le match 0 à 3. En outre, les Honduriens qui avaient fait le voyage pour assister au match furent molestés, et les échauffourées (voitures incendiées, fenêtres brisées, hôpitaux débordés) causèrent la mort de deux personnes. L’équipe de football put regagner son pays sans encombre, mais la frontière fut fermée.

 

Apprenant les faits, les Honduriens cherchèrent à se venger et s’en prirent aux résidents salvadoriens. Il y eut des morts et des blessés, le gouvernement ne fit rien au début pour empêcher les exactions, avant que la violence ne finisse par paralyser la capitale pendant deux jours. Seule la fatigue des émeutiers mit fin aux exactions.

 

Les deux pays ayant chacun gagné un match, ils devaient encore s’affronter à Mexico le 26 juin afin d’être départagés. Des deux côtés de la frontière, journaux, radios et télévisions continuèrent de verser de l’huile sur le feu, faisant appel à la fierté nationale. L’activité économique avait pratiquement cessé dans les deux pays alors que la passion pour ces faits gagnait toute l’Amérique centrale.

 

Le match à Mexico, disputé dans une atmosphère d’émeute, fut gagné par le Salvador 3 à 2, mais les troubles ne cessèrent pas : hommes molestés, femmes violées, quelques morts, hôpitaux une fois de plus débordés. Le Honduras accusa les arbitres de malhonnêteté, les joueurs adverses de tricherie. On échangea des calomnies des deux côtés, et cela gagna les deux gouvernements.

 

 

Pressions des militaires salvadoriens

Une dernière explication possible serait la pression exercée par les militaires salvadoriens sur leur président Sanchez Hernandez. Celui-ci avait été affaibli par l’affaire des Sleeping Beauties, et il craignait un coup d’État. La pression des généraux était importante et ceux-ci avaient déjà prévu la guerre, comme nous le montre l’attaque effectuée par les Salvadoriens : l’attaque avait été planifiée depuis longtemps et était calquée sur le plan qu’avaient utilisé les généraux israéliens durant la guerre des Six Jours. C’est d’ailleurs la thèse d’Yves Salkin selon laquelle Sanchez Hernandez aurait dû céder face à ses généraux.

 

« Le 14 juillet 1969, au matin, une ultime conversation téléphonique, dont la teneur n’a pas été révélée, a lieu entre les présidents López Arellano et Sanchez Hernandez et à la suite de laquelle le chef de l’État salvadorien a demandé à ses troupes d’être prêtes à passer à l’action le soir même. Qui l’a poussé à franchir le Rubicon ? Le désir de dissuader les Honduriens de ne plus chasser de leur sol les malheureux colons ? Non pas. Mais plutôt la peur, comme il le déclarera plus tard, de paraître faible devant son opinion publique et d’être victime d’un coup d’État. Avec le recul du temps, les objectifs de l’opération salvadorienne semblent plus clairs aujourd’hui. Le but politique, de toute évidence, était de faire tomber le gouvernement de López Arellano et de mettre fin à la politique anti-salvadorienne ayant cours au Honduras. »


Le conflit

Dans les heures qui suivirent le match, des escarmouches eurent lieu à la frontière des deux États, suivies d’une intense propagande qui rapporta des atrocités de toutes sortes, le plus souvent imaginaires. Des incidents de frontière mettant en jeu quelques douzaines de personnes devenaient des « combats importants », et les deux côtés annonçaient triomphalement la victoire.

 

Le 4 juillet 1969, alors que le nombre des Salvadoriens expulsés se monte à 20 000 et que le vice-consul du Salvador à Tela est assassiné, les relations diplomatiques entre les deux États sont rompues.

 

Toutes ces rodomontades culminèrent le lundi 14 juillet 1969, quand un avion militaire salvadorien lâcha une bombe sur Tegucigalpa. La guerre commençait, et allait durer... cent heures.

 

L’armée de terre salvadorienne était supérieure en nombre (8 000 hommes) et en armement (fusils allemands modernes et pièces d’artillerie de 105 mm), alors que son homologue hondurienne, mal organisée, était plus faible en personnel (2 500 hommes) et en armes (vieux fusils américains). L’aviation hondurienne, au contraire (23 avions de combat type Corsair), était supérieure à l’aviation adverse (11 avions de combat type Mustang et Corsair).

 

L’armée salvadorienne lança des offensives le long de la principale route joignant les deux pays et contre les îles honduriennes dans le golfe de Fonseca. Au début, elle avança rapidement sur huit kilomètres. Dans la soirée du 15 juillet la capitale provinciale de Nueva Ocotepeque était capturée. Cependant l’aviation hondurienne était supérieure et détruisait, outre son opposante, les dépôts de munitions et de carburant, ce qui contraignit l’armée salvadorienne à l’immobilité.

 

Les 20 Chance Vought F4U Corsair de la Fuerza Aera Hondurena affrontèrent des Corsairs et des North American P-51 Mustang du Salvador avec succès. Ce furent d’ailleurs les derniers combats de ces avions de la Seconde Guerre mondiale.

 

La guerre du football a causé 2 000 morts et quelques milliers de blessés. Près de 50 000 personnes y ont perdu leur maison et leurs terres. De nombreux villages furent détruits, tandis que l’industrie salvadorienne fut fortement touchée par une crise.

 

La guerre dura quatre jours (d’où le nom de Guerre de Cent heures). Le 19 juillet, sous la pression de la communauté internationale et de l’Organisation des États américains, les Salvadoriens retirèrent leurs troupes. L’immense majorité des immigrés salvadoriens quitta le Honduras. Ce qui au final avantagea López Arellano, qui put faire sa réforme agraire sans peine.

 

 

Conséquences de la guerre

Il y eut près de 2 000 morts dans chaque camp.

 

Le conflit entre Honduras et Salvador perdura. Il fallut attendre 1980 pour qu’un traité de paix soit signé. La dispute territoriale à l’origine du conflit ne fut résolue qu’en 1992 par la Cour internationale de justice (CIJ).

 

À cause du conflit, le projet de Marché commun centraméricain fut interrompu pendant 22 ans. Les militaires sortirent renforcés dans les deux pays.

 

 

Source : Wikipédia - Guerre de Cent Heures [Fr] (plus d'info)

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 18:54

L'événement de la Toungouska est une explosion survenue le 30 juin 1908 vers h 14 en Sibérie centrale, dans la Russie impériale. L'onde de choc, équivalant à plusieurs centaines de fois celle qu'aura généré la bombe d'Hiroshima 37 ans plus tard, a détruit la forêt sur un rayon de 20 kilomètres et fait des dégâts jusqu'à une centaine de kilomètres.

 

Plusieurs hypothèses scientifiques ont été émises sur l'origine du phénomène : météorite, foudre, méthane échappé de conduits volcaniques… L'hypothèse la plus plausible, et retenue au début du XXIe siècle, est celle de l'impact d'un objet céleste (un petit corps du Système solaire de caractéristiques encore inconnues), ayant explosé à une altitude comprise entre 5 et 10 kilomètres. Cela fait de l'événement de la Toungouska la plus grosse explosion connue de l'ère humaine due à la rencontre d'un tel corps avec la Terre.

 

La première expédition n'a pu intervenir qu'en 1927 et n'a pu trouver de cratère d'impact ni de restes de la météorite. Il existe encore de grandes inconnues sur cet événement : petit astéroïde ou comète, taille de cet objet, puissance de l'explosion, etc...

 

 

Les faits

Dans la matinée du 30 juin 1908 (correspondant au 17 juin du calendrier julien, alors en usage dans la Russie impériale), quelques témoins voient passer une boule de feu dans le ciel sans nuage de la Sibérie centrale. Celle-ci explose à une altitude comprise entre 5 et 10 kilomètres, au-dessus de la rivière Toungouska pierreuse, à 63 km nord-nord-ouest du village de Vanavara à 7 h 14 locale (0 h 14 TU ou 7 h 2 heure locale solaire). Cette explosion est enregistrée, sous forme de séisme de magnitude 4,5 à 5, à 7 h 17 min 11 s, à l'observatoire magnétique d'Irkoutsk, à 1 000 km de là.

 

L’explosion détruisit intégralement la forêt dans un rayon de plus de 20 km, abattant 60 millions d'arbres ; le souffle fit des dégâts sur plus de 100 km et la déflagration fut audible dans un rayon de 1 500 km. De nombreux incendies se déclenchèrent, brûlant des zones forestières pendant plusieurs semaines.

 

Un vortex de poussières et de cendres se forma et fut entraîné jusqu'en Espagne par la circulation atmosphérique, créant des halos dans la haute atmosphère, qui s'étendirent sur tout le continent. On put observer des couchers de soleil très colorés et une luminosité exceptionnelle en pleine nuit fut constatée pendant plusieurs jours en Europe occidentale, à tel point qu'on pouvait lire un journal de nuit. Les scientifiques pensèrent à l'éruption d'un volcan, comme le Krakatoa en 1883, qui avait injecté d'énormes quantités de poussières dans l'atmosphère, et de ce fait, avait généré des phénomènes lumineux semblables.

 

 

Un long mystère

L'onde de choc fut enregistrée en Europe occidentale et aux États-Unis qui pensèrent immédiatement à une météorite, mais l'éloignement de la région et les troubles en Russie ne permirent une étude sur place qu'en 1927. Sur les lieux, les scientifiques découvrirent stupéfaits qu'il n'y avait ni cratère, ni trace d'impact, ni débris. Avec l'arrivée de la Seconde Guerre mondiale, puis de la Guerre froide, seules deux expéditions purent retourner enquêter en 1958 et 1961. On découvrit une multitude de petites sphères de métal et de silicates dispersées dans le sol de la région, ce qui permit d'émettre quelques hypothèses. Une étude américaine en 1993 avança qu'il s'agissait d'un petit noyau cométaire, essentiellement composés de gaz gelés qui ont fondu et explosé entre 6 et 9 km d'altitude, le reste de la matière étant dispersé en une pluie de sphérules.

 

 

Lac Cheko

Le lac Cheko est un lac d'eau douce, près de la rivière Toungouska pierreuse. Il a une forme d'un rectangle aux coins arrondis d'une longueur de 708 mètres, d'une largeur de 364 mètres et d'une profondeur d'environ 50 mètres. Il est situé à environ 7 kilomètres au nord-ouest de l'épicentre, et son grand-axe est orienté vers cet épicentre. Il semble inconnu avant 1908, et sa première référence cartographique date de 1928.

 

Des spécialistes estiment qu'il pourrait être un cratère d'impact d'un morceau du bolide. Luca Gasperini, géologue italien, a entrepris des études sur les sédiments de ce lac en juillet 1999, et pense que c'est un cratère formé par un impact secondaire dans un marais alluvial.

 

S'opposant à lui, d'autres spécialistes mettent en avant la forme de ce lac (plutôt elliptique) qui n'est pas analogue aux autres cratères d'impact (bol avec un fond rond et du matériau chaotique tout autour).

 

 

Astéroïde ou comète ?

La question de la nature de cet objet se pose toujours : petit astéroïde ou comète ? Cet objet est dénommé souvent TCB (Tunguska Cosmic Body ou Corps cosmique de Toungouska), et surnommé parfois Ogdy, nom du dieu du feu des Évenks.

 

Ses caractéristiques furent d'abord estimées aux alentours de 50 mètres de diamètre et 10 millions de tonnes avant qu'une nouvelle simulation présentée en 2007 par les laboratoires Sandia ne réduisent l'estimation à 62 000 tonnes.

 

Des études ont été menées en 2007 pour rechercher le parent de cet objet : des similitudes ont été trouvées avec la comète 97P/1906 V2 et avec l'astéroïde (106538) 2000 WK (découvert le 26 novembre 2000 par LINEAR).

 

 

Autres hypothèses

De nombreuses hypothèses de toutes sortes ont été émises sur ce phénomène mystérieux :

  • - une météorite d'un kilogramme d'antimatière se serait annihilée lors de son entrée dans l'atmosphère (Clyde Cowan, Chandra R. Atluri et Willard Frank Libby, 1965) ;
  • - un micro trou noir (1021 grammes(1*10 puissance 15 tonnes) dans un volume correspondant à quelques atomes) aurait pénétré la Terre à la Toungouska et serait ressorti, 12 minutes plus tard dans l'Atlantique Nord (Al Jackson, Mike Ryan, 1973) ;
  • - ce serait une boule de foudre d'un kilomètre de diamètre (Anthony Lawton, 1977) ;
  • - dix millions de tonnes de méthane se seraient échappés de conduits volcaniques et se seraient embrasés (Wolfgang Kundt, 2001).
  • - un astéroïde de matière noire (invisible) aurait explosé en altitude (Robert Foot, 2002) ;

Alors que d'autres, relèvent plus de la science-fiction :

  • - un tir malencontreux du rayon de la mort de Nikola Tesla ;
  • - une explosion nucléaire d'origine extraterrestre ;
  • - un OVNI (à propulsion nucléaire) se serait écrasé.

 

 

Tunguska-carte.png

Situation et épicentre de l'évènement de la Toungouska.
(rouge) : forêt détruite (r = 20 km) ; (orange) : forts dégâts (r = 100 km) ; (dégradé bleu) : bruit de l'explosion (r = 1 500 km)

 

 

Sources :

Wikipédia - Événement de la Toungouska [Fr]

Sur-la-toile.com (plus d'info)

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 18:27

Le Pitohui bicolore (Pitohui dichrous) est l’un des rares oiseaux à être vénéneux avec d’autres oiseaux du genre Pitohui ou encore l’Ifrita de Kowald.

 

 

Répartition

Le Pitohui bicolore se trouve en Indonésie et en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

 

 

Découverte de sa toxicité

Le Pitohui bicolore est si commun que cette espèce a été décrite il y a plus d’un siècle et demi. Cependant, il a fallu attendre 1990 pour que sa toxicité soit enfin découverte.

 

En effet, Jack Dumbacher en fut griffé d’un coup de patte. Alors qu’il léchait sa blessure, il se rendit compte que ses lèvres et sa langue commençaient à picoter et à brûler. L’effet du poison dura plusieurs heures. Plus tard, il mit une plume de pitohui dans sa bouche et le même effet se produisit, mais en plus fort : « comme une pile de 9 V ».

 

Il publia plus tard sa découverte, car aucun oiseau vénéneux n’était alors connu par la communauté scientifique.

 

L'une des principales toxines de cet oiseau est l'homobatrachotoxine, un alcaloïde de structure stéroïde analogue à la batrachotoxine que l'on retrouve dans le venin de certaines grenouilles tropicales.

 

 

Pitohui-dichrous.jpg

 

 

Pitohui-bicolore.jpg

 

 

Source : Wikipédia - Pitohui bicolore [fr]

 

Voir aussi : Wikipédia - Ifrita de Kowald [fr]

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 17:12

Une situation extrême fut atteinte avec la « Emu War » (la « guerre des Emeus »), qui eut lieu en Australie-Occidentale en 1932 quand des émeus, pendant une importante période de sécheresse, convergèrent vers le village de Campion pour y trouver de l'eau, effrayant les habitants qui essayèrent en vain de les repousser, causant la destruction de plusieurs récoltes, à l'époque où le Krach Boursier de 1929 faisait sentir ses effets en Australie.

 

Pour essayer de réduire la population d'émeus, un gros oiseau indigène d'Australie, les soldats employèrent des mitrailleuses, ce qui conduisit les médias à adopter le nom de « Guerre des Émeus » pour parler de l'incident.

 

Devant l’échec des campagnes de destruction, le gouvernement se contenta finalement d'un système de récompense, déjà en place depuis 1923. 20 ans plus tard, les fermiers optèrent pour la construction de clôtures infranchissables, pour lesquelles le gouvernement australien débloqua des milliers de dollars en 1953

 

 

La-Guerre-des-Emeus---Emu-War.jpg

 

 

Sources :

Wikipédia - Guerre des Émeus [Fr]

Plus d'info ici : Nature-extreme.psyblogs.net

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 12:14

Le magazine économique américain propose sur son site Internet des articles boursiers signés "Narrative Science", autrement dit un robot.

 


Le site Internet de Forbes propose à ses lecteurs des prévisions de résultats de plusieurs sociétés, dont la publication est attendue ces prochains jours. Cela n'aurait rien de surprenant si ces articles concernant l'actualité boursière d'Abercrombie & Fitch, Limited Brands ou encore Saks n'avaient pas été écrits par un robot plutôt que par un humain, relevait le Guardian dimanche.

 

Le magazine américain a choisi de recourir à la technologie proposée par Narrative Science, une petite société américaine basée au nord de Chicago, sur un campus universitaire. Issu des travaux de deux spécialistes de l'intelligence artificielle, Larry Barnbaum et Kris Hammond, également professeurs de journalisme, ce logiciel «transforme des données en article, de telle sorte que le résultat soit indiscernable d'un article écrit par un journaliste», explique la société sur son site Internet. En pratique, l'algorithme met en forme des données - puisées par exemple dans les rapports annuels des sociétés - à l'aide d'une base de mots et d'expressions abondamment utilisés par les journalistes.

 


Un prix Pulitzer d'ici cinq ans

Si la société a d'abord concentré ses efforts sur les comptes rendus sportifs, elle s'intéresse aujourd'hui aussi à la finance et à l'immobilier. Trois domaines qui ont en commun de reposer sur une solide base statistique. Le résultat est factuel, mais «assez proche des dépêches de l'Associated Press», jugeait en mars 2011 dans Le Monde Nick Allen, qui a participé au développement du logiciel. Surtout, l'algorithme de Narrative Science est d'une rapidité imbattable - moins de deux minutes sont nécessaires pour produire un article - et d'un coût modique, aux alentours de 10 dollars les 500 mots.


Deux qualités cruciales, alors que la presse cherche à réduire ses coûts. Selon le New York Times , Narrative Science compte à ce jour une vingtaine de clients, dont la plupart souhaitent garder l'anonymat. La chaîne de télévision sportive américaine The Big Ten Network recourt notamment à ce logiciel pour couvrir davantage de compétitions locales. Dans le quotidien américain, l'un des directeurs de Narrative Science, Stuart Frankel, assure que «la plupart du temps, nous faisons ce qui, autrement, n'aurait pas été fait». L'entreprise cite, à titre d'exemple, les résultats de petites sociétés qui n'intéressent qu'un public très spécialisé. L'un des chercheurs à l'origine de ce logiciel dont la qualité a vocation à être sans cesse améliorée, Kris Hammond, n'en nourrit pas moins l'ambition de décrocher un prix Pulitzer d'ici cinq ans.

 

 

Source : Lefigaro.fr

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 16:36

Voici vingt conclusions tirées de recherches scientifiques :

  • -Dans toutes les sociétés du monde, les femmes correspondant au canon de beauté local ont un rapport taille-hanches d’environ 0,7 (source) ;
  • -Les hommes préfèrent très nettement les femmes ayant un beau corps et un visage peu attirant aux femmes ayant un beau visage et un corps peu attirant (source) ;
  • -Les femmes sont attirées sexuellement par les hommes dotés de grandes pupilles (source) ;
  • -Une belle jeune femme a été chargée d’aborder des étudiants pour leur demander de coucher avec elle : 75% ont accepté. Un séduisant jeune homme a fait de même avec des étudiantes : aucune n’a accepté (source) ;
  • -Les femmes sont 60 à 70% plus douées que les hommes pour retenir les détails d’une scène et la disposition des objets dans une pièce (source) ;
  • -90% de la communication émotionnelle est non verbale (source) ;
  • -L’homme est plus prompt à tomber amoureux et adhère plus volontiers à la croyance que l’amour dure toujours (source) ;
  • -Pour les hommes comme pour les femmes, la gentillesse est la première qualité souhaitée pour un partenaire (source) ;
  • -Plus l’homme est riche, plus il a de chances que sa partenaire soit jeune. Plus la femme est belle, plus riche sera l’homme. La beauté d’une femme est un excellent indicateur de la richesse de son mari (source) ;
  • -Les femmes renaclent plus que les hommes à faire des rencontres en dehors de leur groupe ethnique (source) ;
  • -Les individus qui perdent l’odorat subissent une dégradation émotionnelle plus forte que ceux qui perdent la vue (source) ;
  • -Les femmes sont attirées par les hommes dont le codage ADN des HLA (antigènes des leucocytes humains) est le plus différent du leur (source) ;
  • -La satisfaction conjugale suit une courbe en U : le couple est infiniment heureux pendant quelques années, le bonheur décine ensuite pour atteindre le point le plus bas pendant l’adolescence des enfants, pour remonter à l’arrivée de la retraite (source) ;
  • -Les hommes sont plus constants que les femmes dans leur désir sexuel (source) ;
  • -Les pourboires des stripteaseuses baissent de 45% quand elles ont leur règles (source) ;
  • -Les hommes aspirent à accomplir le même genre d’actes sexuels, quel que soit leur niveau d’éducation ; les préférences des femmes, en revanche, varient selon l’instruction, la culture, le niveau social. Les femmes instruites ont plus de chance de s’adonner aux pratiques buccales, par exemple (source) ;
  • -Les femmes pieuses sont moins aventureuses que les incroyantes (source) ;
  • entre 1980 et 2000, l’âge moyen du premier mariage a gagné cinq ou six ans en France, en Allemagne, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni (source) ;
  • -Dans la plupart des sociétés, le taux de divorce culmine dans la quatrième année de mariage (source) ;
  • -Plus de 65% des divorces après 50 ans surviennent à la demande de la femme (source).

J’ai trouvé ces vingt faits touchant à l’amour et au désir dans « L’Animal social », le dernier livre de David Brooks traduit en français par les éditions de la Cité. Le livre ne parle pas que de désir, loin de là : il explore la nature humaine en général, à la lumière des découvertes scientifiques récentes.

 

 

Source : Rue89.com

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 22:00

Chaque jour, une personne en France perdrait un doigt… à cause de son alliance ou d’une bague. Durant des tâches ménagères, en portant un objet lourd ou en voulant escalader un grillage, les risques au quotidien sont bien réels. Devant ce constat, l’union de consommateurs UFC-Que Choisir a émis certaines recommandations… de bon sens.

 


«  Ces accidents surviennent deux fois plus souvent dans le cadre de la vie courante qu’au travail et plus fréquemment lors d’activités anodines que lors d’activités de bricolage ou de jardinage » avertissait déjà en 2005 la Commission de Sécurité des Consommateurs (CSC).

 

Les accidents les plus fréquents surviennent en effet :

- en sortant d’un véhicule ;
- en retombant d’un grillage ;
- en s’accrochant sur un clou ;
- en tombant d’un escabeau ;
- en accrochant ses clés ;
- en claquant une porte…

 

L’alliance ou la bague se comportent alors tel un fil à couper le beurre, coupant d’abord la peau, puis les vaisseaux, les nerfs, les tendons. Cette lésion appelée ‘doigt-bague’ se termine en général par une amputation complète du doigt. Même en cas de lésion incomplète, la prise en charge doit se faire dans un centre spécialisé de chirurgie de la Main.


Pour éviter l’accident

Pour vous prémunir de ce type d’accident, l’UFC Que Choisir, vous conseille d’enlever systématiquement vos bagues et alliance lors d’une activité manuelle ou sportive. Mais aussi, pensez à les faire ajuster en fonction de l’évolution de votre morphologie. Ainsi, elles seront plus facilement retirables en cas de nécessité. Enfin, ne portez pas d’anneau au pouce. La perte de ce doigt, qui est directement liée aux actions de préhension, constituerait un lourd handicap.

 

Aller plus loin : Consultez le site de la Fédération européenne des services d’Urgences de la Main.

 

 

Sources :
UFC Que Choisir - Commission de Sécurité des Consommateurs - http://www.urginfo64a.net, consultés le 3 mai 2012
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Published by Milem - dans Santés
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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 21:37

La relation entre l'argent et le bonheur est moins évidente qu'elle en a l'air. En réalité, c'est plus subtil : tout dépend de comment vous dépensez cet argent. Les chercheurs (dont Daniel Gilbert, expert en la matière) viennent vous donner quelques conseils grâce à leur dernière recherche (empirique).

Voici donc la traduction des 8 points qui figurent dans le résumé de l'étude (et quelques compléments donnés dans le développement).

 


1- D'abord, pensez à acheter des « expériences » (de vie), par exemple des vacances originales, plutôt que des objets. Cela peut paraître contre-intuitif, car les objets restent et le reste devient des souvenirs. Les études ont toutefois clairement montré que l'effet sur le bonheur d'acquisition d'objets reste peu longtemps. Par contre, les souvenirs, s'ils sont bons, restent à vie.

2- L'argent est mieux dépensé lorsqu'il fait le bonheur d'un autre (ou de plusieurs). Le pire est que tout le monde le sait, car on pleure au cinéma lorsqu'une personne donne (sans attendre de retour) à quelqu'un dans le besoin. Pourquoi les gens ne donnent-ils pas plus volontiers alors ? Bonne question, c'est peut-être comme pour la douche : on est réticent à en prendre une et lorsqu'on sent l'eau chaude sur nous, on ne veut plus en sortir...

3- Dépensez plutôt pour de petits plaisirs que pour un grand qui est onéreux (ex. : une belle voiture).

4- Ne prenez pas de garanties et assurances supplémentaires. Ces assurances jouent sur la peur, mais, même au niveau des probabilités, elles ne sont pas rentables pour le consommateur, et sont juteuses pour les compagnies d'assurances qui jouent sur notre peur instinctive de la perte (« loss aversion ») qui est bien plus grande que le bonheur d'acquérir quelque chose. De plus, les gens ignorent que leur « mental » s'adapte très bien émotionnellement à ces éventuelles pertes lorsqu'elles arrivent.

5– N'achetez pas impulsivement. Le bonheur réside dans l'attente de nos plaisirs souvent déjà parce que la réalisation de nos plaisirs ne nous donne pas autant de bonheur qu'on le croyait. Les chercheurs rappellent l'invention de la carte de crédit, née d'une frustration : Frank McNamara n'avait pas de « cash » sur lui pour payer l'addition au restaurant et a dû appeler sa femme pour qu'elle lui apporte l'argent. Comme il travaillait dans le crédit, l'idée lui est venue de faire en sorte de pouvoir « consommer d'abord, et payer plus tard ». Ce mode de vie est l'antithèse de ce qu'il faut faire pour être heureux.

6- Pensez aux détails. On voit souvent que les avantages d'un choix, d'un rêve. On oublie trop les inconvénients.

7- Attention à l'achat de comparaison. Lorsqu'on veut faire une acquisition, il est très tentant de peser le pour et le contre entre différentes options d'achat. Cela n'est pas inintéressant, mais peut être un piège pour notre cerveau qui va moins faire attention aux caractéristiques intrinsèques d'un produit.

8- Faîtes attention au choix des autres. Faire les moutons de Panurge a du bon. Si vous hésitez à aller voir un film par exemple, il peut être tentant de lire le synopsis, les interviews d'acteurs, etc. En fait, vous pouvez aller beaucoup plus vite et avoir plus de chances de mieux choisir en regardant les notes des autres (surtout ceux qui vous ressemblent, même genre sexuel, même tranche d'âge, etc.)

 

 

Source : Sur-la-toile.com

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